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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 07:00

Chocololo-3620.JPG« Ma première décision va sans doute vous surprendre mais je la trouve, bien au contraire, conforme au respect que l’on doit au vin et à ceux qui le font. Aucun de nos châteaux ne présentera ses vins à la dégustation dite des Primeurs. Je suis une prématurée. J’ai passé quelques semaines en couveuse, ce qui ne m’a pas empêché de pousser comme une asperge ou de la folle avoine si vous préférez, alors je souhaite que les vins présentés aux dégustateurs soient ceux qui seront effectivement dans les bouteilles mises sur le marché.

 

Dans un souci d’égalité d’accès au marché comme disent les nazes de l’OMC – dixit le Michel – nous ne pratiquerons plus le système des allocations au Négoce de la Place de Bordeaux... »

Là, il y eut un oh !

 

« Je sais, comme le disait à tort et à travers un candidat président « c’est une vraie rupture, j’en conviens aisément. Cependant, le système de commercialisation que nous sommes en train d’étudier sera une forme de vente directe très innovante. Ce soir je ne puis vous en dire plus car je réserve mon annonce au  négoce de la place... »

Là, il y eut des ah !

 

« Pour vous mettre plus encore l’eau à la bouche, si je puis m’exprimer ainsi face au gotha des GCC, je peux quand même vous dire que nous pratiquerons des ventes en duo avec des châteaux moins renommés que nous mais dont l’excellence n’est plus à prouver. En un raccourci un peu rapide nous nous inspirerons du système de la Romanée-Conti. Sans vouloir jouer les donneuses de leçon, ce qui serait de ma part une forfaiture, j’estime que le haut du panier des Grands Crus Classés ne peut se désintéresser du sort du gros du peloton. Même si dans le monde des affaires ce mot n’est pas de saison je me veux solidaire.

Là, il y eut des ricanements.

 

«  Je sens vraiment que je vais finir sous vos applaudissements comme disait l’ex-premier mari de Cécilia. Bien sûr je plaisante. Reste encore à vous dire que nous n’élaborerons plus de second vin, et bien évidemment de troisième ou même de quatrième comme certains de nos éminents et prestigieux confrères.

Là, il y eut des rires.

 

« Pour sûr mon comique de répétition porte ses fruits. Ne vous privez pas je suis de très bonne composition. Donc très chers confrères tous les vins qui n’iront pas dans nos grands vins seront assemblés en Vin de France par nos amis de la coopérative emblématique d’Embres&Castelmaure dont le président, Patrick Hoÿm de Marien est ici présent. La première cuvée issue de la prochaine récolte portera le nom de NOAH, clin à mon ami Yannick et symbole d’un cépage réprouvé, et l’étiquette sera imaginée par Vincent Pousson qui lui n’a pu être des nôtres car il souffre du mal de mer.

Là, il y eu des applaudissements.

Merci de votre attention et maintenant passons à table... »  

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 00:09

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Dans son style inimitable, fait de plat et de déliés, après avoir délivré des généralités générales, un éditorialiste connu du Net, dégaine son scud d’été « oublier les blogs bling bling, écrit par leur auteur pour leur auteur. » Mais qu’est-ce donc qu’un blog bling-bling ? » me dis-je alors. Et puis, que je sache, un blog est par construction originelle le fait d’un individu qui publie sur le Net ce qu’il estime être intéressant pour des lecteurs. Alors qu’il écrive pour satisfaire les débordements de son ego ou pour toute autre raison, qu’importe, puisque sans lectorat il sombrera à plus ou moins longue échéance dans l’anonymat de la Toile. Oui mais l’auteur, pour appuyer sa brillante démonstration, met en avant un blog collectif, link dont il qualifie le contenu de remarquable pour jeter en pâture les blogs qu’il affuble de l’étiquette popularisée par les porteurs de Rolex ou les amateurs de marques aux prix pharaoniques. Bien sûr je me suis rendu sur ce blog pour m’informer. Qu’en dire ? Tout simplement que c’est une approche intéressante pour, en effet, comme l’écrit l’éditorialiste, dans le style qu’affectionne le Sud de France, faire « découvrir un patrimoine économique, social, culturel à la recherche de sa renaissance... » Il s’agit, ici des caves coopératives. Pour autant, est-ce une raison pour opposer le « sérieux » d’une approche dites professionnelle à la « légèreté » d’une approche personnelle ? La réponse est bien sûr non !

 

Je m’explique. Cette dénonciation, non étayée d’ailleurs, sens la frustration d’un éditeur sur le Net qui estime que le contrôle éditorial constitue une digue indispensable face au flux débordant de tous ces petits débiteurs indépendants de lignes. Une telle approche relève aussi de l’un des péchés mignons du monde du vin : l’entre-soi, des professionnels parlent aux professionnels, ils geignent ensemble, brassent, tels des derviches tourneurs, les mêmes récriminations, sont toujours en retard d’une guerre, se ménagent mutuellement, se confortent et se réconfortent, tout ça pour regretter dans une unanimité touchante que « les concurrents de la France avancent plus vite. » J’ai retrouvé dans mes papiers un e-mail personnel émanant d’un de ceux qui a fait les vins de Pays d’Oc, c’était en 2003, où il me disait sa tristesse face à ceux qui s’attribuaient des médailles pour des combats menés par d’autres, et pour prédire qu’avec eux nous gaspillerions nos chances. C’est bien joli de faire des constats à postériori mais ce qui compte dans la vie c’est d’assumer ses responsabilités à l’heure des vrais choix.

 

Bien sûr que les blogs sont plein d’ego. Le mien, vieux de 6 ans, n’en est sûrement pas indemne, et je l’assume. Mais c’est quoi au juste cette « mâturité» que l’auteur associe à la professionnalisation ? Un retour à l’ordre, à la suprématie du communiqué de presse, à l’information calibrée par l’émetteur, à l’incapacité d’une approche remettant en cause le discours dominant. La séquence qui s’ouvre va donner aux éditeurs patentés l’occasion de faire la preuve de leur capacité à poser les bonnes questions à ceux qui aspirent à tenir la barre de notre barque. À mon tour je vais ironiser : le dossier de la suppression des droits de plantations où a-t-il été correctement exposé ? Nulle part, il semblerait qu’il soit descendu du ciel sans que quiconque l’ai initié et approuvé. Et vous qu’avez-vous fait me rétorquera-t-on ? Pas tout a fait rien (merci de lire mon adresse du 8 août 2007 à Madame la Commissaire Mariann Fisher-Böll sur la réforme de l’OCM vin qui a été ensuite votée au nom de la vulgate libérale dominante de l’époque link) mais comme je ne suis qu’un plumitif sans pouvoir ma lettre équivalait à pisser dans un violon. Où ai-je lu qu’il fallait réformer mais sans pour autant tout jeter ? Nulle part, sauf dans la cacophonie des professionnels et de leurs prises de positions syndicales feutrées pour ne pas gêner. Bref ne comptez donc pas sur moi, blogueur sans légitimité, pour que ce sujet émerge sur mon espace de liberté et ce pour deux raisons : mon devoir de réserve (je suis un des rares à avoir passé du temps sur ce dossier pour le compte d’autrui) et surtout mon peu de goût à prendre des coups en lieu et place de ceux dont c’est la responsabilité. Là encore, c’était à l’heure du choix qu’il fallait faire triompher une vision revisitée de la régulation.

 

Donc, pour en revenir à l’opposition manichéenne entre le « sérieux » et le « clinquant » cher à notre éditorialiste, entre des publications ayant pignon sur rue et des petits joujoux entre les mains de zozos,  ma position est d’une grande simplicité : fournir du contenu au lecteur, du contenu qu’il ne retrouve pas partout sur la Toile, sur la presse papier, à la télé, le genre marronnier, donner la parole à ceux qui ne l’ont jamais, ouvrir des débats sur tous les sujets sans craindre la foudre des annonceurs, n’avoir qu’un seul juge de son influence : ses lecteurs, leur fidélité, leur diversité. L’important n’est en rien le nombrilisme professionnel mais notre capacité à donner à ceux qui ne sont pas dans notre jeu, les consommateurs de toute origine, le goût de ce merveilleux produit qu’est le vin. Alors les blogs bling-bling ou les blogs pro quelle importance, franchement même en août la réflexion peut dépasser les lieux communs ou alors mieux vaut faire la sieste ! Voyez comme je suis : avec cette chronique je vais être triquard chez notre éditorialiste. Qu’importe !

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 00:09

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Les puristes du rock vont m’incendier – « technique parfaite au service d’une musique sans âme » dixit le magazine Rolling Stone – mais je m’en tape car j’ai aimé le TOTO des origines, celui des années 80, qui avec des titres comme Hold the line, Rosanna et Africa, a occupé la bande FM toute neuve avec un rock matinée de pop, mais puisant aussi ses sources  dans le jazz et le funk. De la musique en boucle mais ça me lavait la tête de tous les soucis accumulés sous les ors de la République. Pas touche à mes souvenirs sur ma première vraie chaîne Hi Fi.  

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 00:09

Un soir je me suis décidé à appeler le père de Marie et je suis tombé sur Francesca qui, loin de me faire des reproches sur mon si long silence, m’a répondu comme si nous nous étions quittés la veille. Tout allait bien pour elle, Paris était une ville merveilleuse, le grand homme (le père de Marie pour ceux qui prennent ce récit en route) la sortait presque tous les soirs dans son monde d’artistes et d’écrivains et l’avait fait inscrire à la Sorbonne où elle entamait un cycle d’Histoire médiévale. Je me contentais de lui dire que j’allais rentrer à Paris à la fin de la semaine. Francesca laissa échapper « Quel bonheur ! » et moi de répondre que ce ne serait que pour un tout petit moment. Son bref silence m’a mis mal à l’aise mais très vite Francesca embrayait sur ce que nous allions faire ensemble. Entre Chloé et Francesca mon choix était déjà fait, je suis un vieux chien fidèle qui ne sait que suivre ses vieux instincts. J’irais en Italie, sans enthousiasme, pour tenter de tirer Chloé de ce merdier où elle se complaisait. Elle et moi étions complaisants, installés que nous étions dans notre autodestruction. Notre génération se croyait investie d’une mission libératrice alors qu’elle s’est contentée de brûler ses propres navires pour le plaisir morbide du feu purificateur. Nous voulions tout détruire, faire table rase, assainir, purifier, mais nous n’avions rien d’autre à proposer que des discours obscurs, des solidarités groupusculaires, des vies sans chair. Nous avons eu, comme seuls stigmates, beaucoup de sang sur les mains ou sur la conscience, et beaucoup ont fui leur responsabilité, la queue entre les jambes, couards verbeux, abjurateurs comme Battesti.

photode-G.jpg 

Le dernier soir à l’hôtel de la Marine en sirotant un dernier Calvados je suis tombé sur un reportage d’une certaine Françoise Berger qui, dans le Figaro, relatait le « chemin de croix de Lorraine », dixit le Canard, de l’Association pour la fidélité à la mémoire du général de Gaulle présidée par Pierre Lefranc. Un grand moment de ce que notre vieux pays sait faire : se fabriquer des images d’Epinal et dresser des statues Saint-sulpiciennes :

« Quelques morceaux de bois plantés en terre ont tout changé : Colombey-les-Deux-Eglises appartenait à ses habitants Colombey-les-Mille-Croix appartenait aux Français.

- ... Voici des fleurs, des feuilles et des branches.

- Et puis voici mon cœur.

Partout des croix de Lorraine faites de branches, de planches, de matière plastique, de métal recouvertes de lierre, d’immortelles, de lauriers, ornées ou peintes des trois couleurs. Une forêt pour rendre hommage au chêne abattu.

Devant la tombe, la procession défile lentement. Beaucoup se signent. La grande plaque de pierre blanche n’a pas changé depuis un an. L’inscription « Charles de Gaulle, 1890-1970 » n’a même pas pâli.

Au sortir du petit cimetière, c’est le début de la « longue marche » : quelques centaines de mètres sur un large chemin tout neuf pour atteindre « la montagne ». Elle mesure tout juste quatre cents mètres de haut qui suffisent pour dominer l’Europe couchée sur une table d’orientation. Moscou est à 2400km, Constantinople à 2100km, Athènes à 1950km, Berlin à 795km. Colombey se donne des allures de centre du monde. En face s’étende la magnifique forêt d’Orient où s’initiaient les Templiers.

Pendant plus d’une heure, les genoux s’enfoncent dans la terre humide, un léger coup de marteau retentit. On croirait assister à quelque rite païen en voyant s’aligner ces symboles multicolores.

Certains plantent timidement leur offrande. D’autres la déposent avec des gestes solennels. Quelques bricoleurs comparent même en connaisseurs la perfection des réalisations. On dirait un jeu naïf et enfantin. Mais c’est aussi une prise de possession. »

 

Lorsque j’ai retrouvé le grand homme, toujours vert mais soucieux, et que j’ai fait référence à cette idolâtrie, il a levé ses grands bras au ciel « Mon garçon, oui c’est un grand chêne abattu, la France des notaires, des Indépendants-Paysans, des rentiers a aiguisée la hache et maintenant le petit peuple sait bien que le pays va être livré aux affairistes. Rien en face d’eux, les socialistes ne sont que des pleutres qui vont se faire bouffer par ce manipulateur de Mitterrand, les communistes ne sont plus qu’une nomenklatura aveugle et obtuse menée par un démagogue. Reste plus qu’aux plus immondes à relever la tête : la vieille droite nationale, antisémite et populiste ne tardera pas à relever la tête. Vous êtes des jeunes cons qui vous épuisez dans des luttes stupides à Billancourt derrière ce faux-derche de Sartre. C’est Camus qui a raison ! Vous méprisez le peuple alors qu’il a besoin de vous. Qu’allez-vous tirer de votre gangue ? De l’opportunisme mon garçon, vous serez les valets des nouveaux maîtres qui nous gouverneront dans la froideur et l’indifférence de leur conseil d’administration. De Gaulle ne vivait que pour la grandeur de la France, il nous a légué des commis de ce qu’on appelle maintenant des multinationales... »

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 07:00

photoB16.jpgMarie accueillit chacun de ses invités avec un mot gentil. Elle les reconnut tous sans exception ce qui fit grosse impression. Dans son tailleur-pantalon noir Saint-Laurent, juchée sur de beaux talons, Marie de Saint-Drézéry, qui avait domestiqué au mieux ses cheveux en les piquetant de fleurs des champs, rayonnait. À son côté Paul de Candolle, chemise rose à col ouvert sous un costume gris lamé, orchestrait le ballet des serveurs tous issus d’une entreprise de réinsertion d’anciens taulards. Tout au fond de la salle un pupitre, juché sur une petite estrade et pourvu d’un micro, attirait l’attention de tous car il ne faisait aucun doute que Marie allait y faire, avant le souper, comme c’était écrit sur le carton d’invitation : ses petites annonces. Verres à la main ces messieurs et quelques dames des propriétaires s’agglutinèrent en demi-cercle avec un sens aigu de la hiérarchie des GCC. C’est le grand Eric qui testa la sono en déclamant sérieux comme un Pape «On dit d'un bon vin que c'est la Vierge qui vous pisse dans le gosier» provoquant des rires forcés. Précédée par Paul de Candolle qui tenait sous son bras un maroquin de cuir patiné, Marie fendit le demi-cercle pour prendre place sur la petite estrade. Elle chaussa des petites lunettes à monture métallique pendant que de Candolle posait sur le pupitre deux feuillets. Un silence à couper au couteau s’était installé. Marie s’éclaircissait la voix.

« Mesdames, mes chers collègues,

 

Tout d’abord merci d’avoir répondu aussi massivement à mon invitation. Je suis vraiment touchée. Vous pardonnerez je l’espère mon inexpérience. Mon invitation en ce lieu magique, entre les deux rives de la Gironde, outre le plaisir d’apprendre à mieux vous connaître, marque ma volonté de participer pleinement à la prospérité de notre vignoble prestigieux. Le destin funeste vient de me placer brutalement à la tête d’un patrimoine remarquable et j’entends en être digne. L’hypocrisie n’étant mon fort je ne vais vous la jouer grave – désolé je sors du texte de Paul, j’y reviens – mes tantes et mes oncles, famille de sang, ne constituaient pas ma famille de cœur et, tout en respectant leur mémoire, je ne me sens en rien leur héritière. Pour autant, même si certains d’entre vous le croient, je ne suis pas une révolutionnaire. Ce qui m’importe c’est de bien faire. De mon père je tiens le goût des chiffres. J’aime jongler avec eux et, même si jusqu’ici les valeurs monétaires m’étaient étrangères, je puis vous assurer que j’ai comblé mon retard en moins de temps qu’il faut à une pouffiasse pour perdre quelques kilos – pardon Paul c’est plus fort que moi il faut toujours que je fasse ma ramenarde.

Sans faire un mauvais jeu de mots je souhaitais vous accorder la primeur de la nouvelle orientation que je veux impulser à ces propriétés qui me sont tombées dessus comme la vér... – oui Paul, toi l’homme qui a quitté tes actes authentiques pour guider une pauvre fille comme moi, je reviens à ton beau texte. »

Marie but d’un trait son verre d’eau et passa la première page sous la seconde.

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 00:09

Dans ma jeunesse, oui je sais vous bassine avec mes souvenirs, lorsque ma mère voulait faire plaisir à mon père elle lui cuisinait de la loubine. C’était son poisson roi, alors que maman était très sole. Dans son livre D’Yeu que c’est bon ! Bruno Verjus, qui n’aime rien tant que les îles et tout particulièrement l’insula Oia son anti-ville, jamais vile, de cœur et de pied à terre, parle de la Loubine du plateau de Rochebonne. Celui-ci « se situe à plus de trois heures de mer* des côtes d’Yeu. Vaste comme deux fois la surface de l’île, il offre un site rocheux unique pour la pêche au homard, langouste, thon germon et loubine.

En juillet, la loubine (bar) se pêche à la canne avec des lançons. En août elle musarde et modifie son régime alimentaire. Elle ne résiste pas aux ballardes, lignes de fond garnies de chancres-ballants, petits crabes blancs. »

* faudra acheter un petit moteur Denis

Un pêcheur à pied note lui aussi :

« Il m'est arrivé, sur des fonds connus de m'avancer en péchant jusqu'au moment du retournement du jusant : presqu'immédiatement les touches reprennent et dans les petits fonds on aperçoit les hordes de loubines comme chevauchant la vague en direction du rivage... Tout juste si elles ne cognent pas mes bottes ... »

 

La loubine est donc un bar commun est surnommé « loup » ou « perche de mer », dans la région méditerranéenne. Cependant, les termes de bar et de loup ne sont pas pour autant complètement synonymes puisque les poissons du genre Anarhichas, sont eux uniquement appelés loups. Le mot « bar » a pour origine le mot néerlandais borstel qui comme le mot allemand bürste signifie brosse (l’équivalent chez nous des brosses de chiendent dont se servaient les lavandières) en référence aux dangereuses épines dorsales de ce poisson.

 

Maman la préparait au four, le four de la cuisinière à bois, celle où l’on enfournait par le haut, en ôtant les rondelles selon le volume des morceaux,  le bois fendu. Elle déposait les loubines vidées dans un plat émaillé rectangulaire avec des poignées aux deux bouts, sans aucun condiment, afin que la belle chair blanche et ferme de la  loubine exprime seule sa saveur. Juste un tout petit d’eau au fond du plat pour que le poisson ne prenne pas au fond. Tout le contraire de ce qu’elle faisait avec la daurade couchée sur ses rondelles de carotte et recouverte de thym, feuilles de laurier et de persil. Papa était un adepte de la sardine crue, alors sa loubine se devait d’être al dente, pas mollassonne. Je suis sûr qu’il eut aimé la cuisson à l’unilatéral car comme le note Bruno Verjus lorsqu’on cuit le « bar sur sa peau, la chair va prendre et blanchir un peu. Lorsque le dessus de la chair est translucide, couper le feu. »

 bouteille-jubilation.jpg

Donc va pour la loubine à la Berthe Berthomeau pour son Arsène plus facile à préparer dans un four moderne que dans l’antique four de la cuisinière du Bourg-Pailler, un tour de moulin à sel puis un autre de moulin à poivre et c’est tout. Minimaliste certes mais préservant le goût de la chair de la loubine, cette reine vorace (voir la découverte de Bruno Verjus dans le ventre de l’une d’elle : link ) Reste pour arroser cette fille : et oui chez nous nous aimons les filles du bord de mer, à ouvrir une belle bouteille de la toute nouvelle communale du Muscadet : Le Pallet. Osez Jubilation mes amis pour fêter la naissance du petit dernier link J’ai reçu le faire-part d’Inter-Loire annonçant trois naissances d’un coup : Clisson, Gorges et Le Pallet. Vous allez me trouver mauvaise langue mais deux pages pour un faire-part c’est du lourd, du besogneux, du trop de tout : mot du Président de l’appellation sous le titre : confirmation d’une légitimité, puis un gloubiboulga pour journaliste ignare en mal de copié-collé, avec pour me mettre de bonne humeur la phrase de communiquant-type : « Bref : les nouveaux venus dans la famille du Muscadet poussent l’excellence à son paroxysme. Ils commencent modestement : à peine une centaine d’hectares, sur les 10 000 que compte l’appellation, et environ 65 producteurs sur 650. Mais ce sont des précurseurs : ces trois crus pourraient être rapidement suivis par Mouzillon- Tillières, Château Thébaud, Monnières Saint-Fiacre, Goulaine... entre autres. »

 

Faites-nous rêver, bordel ! Donnez la parole aux vignerons qui ont accouché ces nouveaux enfants. Ne pensez-pas à notre place. Cessez de tout noyer dans du verbiage. Travaillez essentiellement à l’extension de la notoriété de ces précurseurs qui ne font que retrouver le vrai chemin de nos AOC, l’excellence, que beaucoup ont oubliée. Mettez-les en avant que diable : dans les Côtes-du-rhône on dit d’abord Cairanne, Sablet, Chusclan...Ne leur chaussez pas vos semelles de plomb. Y’a du travail à faire, lorsque je suis allé sur Google et que j’ai renseigné « Le Pallet AOC » j’ai eu droit au Wikipédia Palette. Alors plutôt que des communiqués ronflants qui tombent dans des boîtes aux lettres électroniques surchargées faut d’abord s’occuper de toucher au plus vite les consommateurs. Bon courage aux gars et aux filles du Pallet, de Gorges et de Clisson, c’est vous qui êtes dans le vrai mais pour autant il faudrait tout de même que dans cette appellation, chère à mon cœur, en état de sinistre, des choix clairs soient vraiment faits et que les actes suivent. Même si la réalité déplaît rien ne sert de l’esquiver.

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 07:00

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Les plus gros courtiers et les grands négociants étaient furax de ne pas être invités au pince-fesses du « hérisson » et ils ruminaient leurs mesures de rétorsion. Quelques-uns, clients de Paul de Candolle, prirent contact avec lui discrètement en son nouveau cabinet pour tenter d’obtenir une invitation en prétextant, pour certains, qu’ils étaient aussi propriétaires de GCC. Ils reçurent pour toute réponse de celui-ci « Mes chéris notre Marie ne veut pas mélanger les torchons et les serviettes, vous êtes ses obligés. Il va falloir vous y faire et je vous suggère de l’inviter à la prochaine réunion de vos syndicats. Je puis vous assurer qu’elle ira... » Ça sentait à plein nez les éléments de langage, l’enfumage, les plus outrés se tournèrent sitôt vers Alain Juppé, le maire, pour qu’il veuille bien actionner son compère du Grand Emprunt, Michel Rocard, avec qui il venait même d’écrire un livre au titre très sexy : La politique telle qu’elle meure de ne pas être. Ils furent assez fraîchement accueillis. « Messieurs, revenez à la raison, mademoiselle de Saint-Drézéry, même si elle vous défrise un peu, est libre du choix de ses invités. Je n’ai pas envie de lire dans le Canard Enchaîné que le Ministre des Affaires Etrangères  a joué les messieurs bons offices par l’entremise de Michel Rocard auprès d’une péronnelle qui, vous en conviendrez, sous ses airs de grande nunuche, semble mener sa barque avec détermination et discernement. Et puis, de toute façon, en ce moment Rocard est injoignable, il fait le compte des populations de manchots empereur dans les terres australes... » Déconfits, outrés, ils se replièrent en bon ordre et décidèrent en bureau de leurs syndicats respectifs qu’il était urgent d’attendre. Le jour dit, sur les quais de Bordeaux et sur ceux du port de Blaye, la fine fleur des deux rives se pressait pour embarquer sur les bateaux affrétés par de Candolle pour le compte de Marie. Sur le premier, ils furent accueillis par un Eric Cantonna martial dans une tenue de Grand Amiral de la Flotte Impériale Russe. Lénine, le chat de Marie, se tenait à ses côtés dans un panier d’osier. Sur l’autre rive c’est François des Ligneris, vêtu comme un Cap-hornier, qui tint le rôle flanqué de Tintin au Congo qui débitait quelques jurons cultes du capitaine Haddock. La baronne G, très entourée eu égard à sa présence au fameux déjeuner de l’Envers du décor, racontait à ces messieurs abasourdis entretenir une correspondance régulière avec un certain Luc Charlier, néo-vigneron grand admirateur du Léon à barbichette. En retrait, les dames de ces messieurs soupiraient, s’éventaient, l’une d’elle se risquait même à dire : « j’ai bien peur que nous fuissions sur le Titanic... »  

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 00:09

L1020150.JPGFallait l’oser : monter à Paris, et dans le cas présent c’était bien vrai puisqu’il s’agissait de se retrouver sur la butte Montmartre à la pétanque du Tertre 7 rue Becquerel. Bonne idée que de constituer des triplettes pour : 

Le tournoi de pétanque de 15h30 à 18h30

9 pistes de jeux et les équipes s’affrontent en triplette

A vos cochonnets !

La dégustation - de 15h30 à 18h30

Les blancs et les rosés de l’appellation sont servis sur chaque piste pour vous rafraîchir entre deux lancés de boules.

Et entre deux parties, dégustez à l’horizontal les rouges de l’appellation Vacqueyras sur les Millésimes à la vente.

Remise des Prix - à 19h00

Barbeuc’ et vieux flacons - à 20h00

Vieilles bouteilles et grands millésimes de l’appellation sont ouverts autour d’une rôtisserie.

Soirée guinguette et chansons françaises s’installent gaiement !

 

Vu le temps de cochon que nous connaissons ce mois de juillet ce n’était pas gagné mais, sans doute la magie du vin, vers midi le temps s’est éclairci et le soleil a enfin pointé le bout de son nez. Moi qui ne suis pas un journaliste patenté ou un caviste désœuvré ou un sommelier qui ’a rien à glander ou un retraité je me trouvais à l’heure dites au siège de Danone produits frais du côté de Saint-Ouen pour m’occuper de mes vaches à lait. Quand j’ai pointé mon nez au bas d’la Butte vers 19 heures, comme disent les chefs de gare, je me suis contenté de faire des photos car ça sentait la fin de la journée les vignerons c’étaient un peu égaillés. Atmosphère bon enfant, pas beaucoup de têtes connues de moi, sauf mon pote Nicolas qui pétanquait avec Miss Vicky Wine, et Daniel Berger très élégant et imberbe. Pour faire court, ça vous changera :

Organisatrices : mention TB

Vignerons : mention Passable je ne sais pas où ils étaient passés.

La pétanque, je dois l’avouer, ne fait pas partie de ma culture, moi je suis boule en bois de Vendée. La pétanque est à Paris un produit d’importation sudiste qui fleure bon le pastis et l’esbroufe marseillaise. Tout le contraire des taiseux de mes bocains vendéens, pour autant la pétanque fait partie de la culture du populo. Souvenir de mes Cégétistes du Comité d’Entreprise de la SVF grands adeptes du petit jaune et de la boule qui pète. Moi je les charriais car à longueur de temps ils pestaient contre notre actionnaire : Pernod-Ricard alors qu’ils se tassaient du Ricard ou du 51 produits fort profitables du groupe. Bref, la pétanque c’est un Georges Brassens, forçant sur l’accent marseillais, sur une java de guinguette, jupe fendue, main du Julot sur la fesse de sa cavalière. Temps englouti jamais retrouvé alors si un peu de nostalgie ne nuit jamais il ne faut pas en abuser.

 

Ma boule en bois à moi, plus grosse que la marseillaise mais plus petite que la lyonnaise se joue dans un lieu dédié : le roué. Celui-ci est une aire de jeu en terre battue, avec des bandes, de 20 mètres de long sur 2,50 mètres de large, dont le fond est matérialisé par une grosse poutre de bois. La boule est pourvue d’un trou non percé, le côté faible, et comme elle ne se joue que roulée, l’art de la main, car le côté fort incurvera le court de la boule, est essentiel. Ajouté à cela la possibilité de jouer avec les bandes donne à ce jeu une gestuelle aux antipodes de la pétanque. La partie se joue en 15 pts, entre deux équipes de deux. Le cochonnet doit se situer au-delà  de la moitié du roué et à plus de 1,50 mètres du fond. Toute boule qui touche le fond, sans avoir effleuré le cochonnet, est éliminée. Dans ma Vendée des années 50-60 le Pastis était une denrée inconnue et seul le vin de la cave ou les « fillettes » de Gros du bistrot avaient droit de cité.

 

Bon je ne vais pas faire le mauvais joueur puisque je n’ai pas joué et puis comme ça été un des rares jours de juillet où le soleil a daigné se montrer je ne vais pas chipoter. Si les journalistes, les cavistes, les restaurateurs et les vignerons sont contents, que demande de plus le peuple ? Et puis comme tu n’es pas resté au barbecue tu n’as pu goûter aux vieux millésimes alors camembert Berthomeau ! Certes, certes, et pourtant c’était la St Jacques et même avec la magie du lieu je n’ai pas connecté, comme une impression d’entre-soi, de fête un peu plaquée là. Peut-être qu’après mon départ la fête a battu son plein... De toute façon les organisatrices m’ont envoyés un message pour me dire à l’année prochaine. Qui vivra, verra... et si Dieu le veut !

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 07:00

20110126114317.jpgPaul de Candolle avait sauté à pied joint sur la proposition de Marie, laissant à son premier clerc la gestion de l’étude il fit un aller-retour éclair à Londres pour renouveler sa garde-robe de fond en comble chez Vivienne Westwood. En rentrant il annonça à Marie-Charlotte son épouse son intention de faire part de son un coming-out dès le lendemain dans Sud-Ouest. L’enseigne de sa nouvelle agence : Paul&John permis d’identifier très vite l’heureux élu, un rejeton des Chartrons qui fumait la moquette tout en dilapidant la fortune accumulée par son grand-père. La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre dans Bordeaux et sur les deux rives, dans les châteaux l’angoisse était à son comble, tout ça c’était d’après eux l’effet « hérisson ». Le surnom de Marie était descendu de Paris jusqu’à Bordeaux via l’acheteur vins de Monoprix qui l’a connaissait car elle l’avait un jour dépanné pour une animation de foire aux vins. Tous les propriétaires des GCC avaient reçu le carton d’invitation du « hérisson » au « Bal des Vampires » sur le refuge de l’île de Patiras au coeur de l’Estuaire de la Gironde au pied du phare link. L’illustration du carton était de Christophe Blain le co-auteur avec Abel Lanzac de la bande dessinée culte Quai d’Orsay : chroniques diplomatiques mettant en scène le grand agité dont Jacques Chirac avait fait un Premier Ministre. En en tête une citation d’Héraclite « La sagesse : dire le vrai et agir selon la nature » puis les réjouissances :


- accueil des invités : coupe de Cerdon Bartucci ou de Mont Blanc du domaine Belluard

- les petites annonces de la patronne

- souper fin (costume de ville et pas de chichi pour les dames)

- un pot pourri des Rita Mitsouko par Catherine Ringer

- la pochette-surprise sur le bateau du retour

 

Des deux rives, et Marie l’avait manuscrit de sa main, partiraient des bateaux afin que cette soirée sur cette île, atypique et mystérieuse mais hospitalière, marque un réel trait d’union et devienne le symbole du renouveau de Bordeaux. Que faire ? Ne pas y aller équivalait à une déclaration de guerre. Y aller c’était passer sous les fourches caudines de cette gourgandine. Les partisans du boycott furent vite mis en minorité lors de la réunion de l’UGCC. L’affaire fut pliée dès que l’on sut que Bernard Arnault y enverrait sa fille, François Pinault son fils et que Christian Moueix s’y rendrait en personne.

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 00:09

photoStChi.jpgLes « Tintin reporter » de Télérama « explorent cinq régions de France » pendant l’été. C’est le Languedoc-Roussillon du vin qui ouvre le bal. Qu’un grand média national s’intéresse au vin j’applaudis des deux mains mais sans tirer à boulets rouges sur « Un rouge se rebelle » (c’est le titre du reportage) je trouve que nous resservir encore une fois l’histoire du Midi Rouge (80% de l’article) dessert cette belle région. C’est le boulet qu’elle traîne alors que la chaîne a été sectionnée depuis bien des années. Notre reporter, Stéphane Jarno, est un reporter en chambre, il a pu écrire son article à Paris sans se taper le voyage dans le terroir. Ma remarque ne met pas en cause la qualité des sources où l’ami Jean Clavel tient une bonne et juste place. Mais que diable ça manque de chair tout ça. Où sont les femmes et les hommes d’aujourd’hui qui font le Languedoc et le Roussillon ? Au rayon des grands absents, et l’entame de l’article est digne d’un copié-collé des papiers des divers services de presse des nombreuses interprofessions de South of France, avec une mention spéciale pour celui des Vins de Pays d’Oc. Je cite.

 

« Ils sont partout. Sur les meilleures tables new-yorkaises comme dans les supermarchés chinois, servis au verre dans les bars de Tokyo ou vendus par caisses entières chez les cavistes canadiens : les vins du Languedoc-Roussillon sont partis à la conquête du monde. Dans le nord de l’Europe, où la consommation de vin gagne petit à petit sur celle de la bière, ils se taillent la part du lion. Et les compagnies aériennes ne sont pas en reste qui, sur leurs plateaux-repas, sont nombreuses à avoir troqué les sempiternels petits bordeaux contre des crus du pays d’Oc. Même Air France s’y est converti. Evidemment, cette marche triomphale cache une réalité contrastée ; tous n’est pas rose au pays des corbières et du banyuls, où chaque année bien des viticulteurs mettent la clé sous la porte. Mais le chemin accompli par ces vins en à peine un quart de siècle n’en reste pas moins remarquable. »

 

Fermez le ban, le reporter passe à l’histoire, ça plaît aux lecteurs de Télérama le je me cultive un peu pendant les vacances et ça permet de rester dans le sanitairement correct. Dans le sous titre l’allusion à la guerre mondiale du vin est de rigueur mais du côté de la réalité de la vie d’aujourd’hui de nos vignerons pas le début d’une vraie approche de reporter. Tout ça est loin, tout ça ce sont des sujets qui emmerderaient les lectrices et les lecteurs de Télérama. Paris et le désert français titrait un bouquin de JF Gravier paru en 1947 : c’est toujours une réalité dans la tête des rédactions parisiennes qui ne prennent pas la peine, lorsqu’elles envoient un journaliste en reportage, de lui demander de sortir des sentiers battus, d’aller au contact de la vie des gens de nos belles provinces. Le fossé élitiste est bien toujours présent, ça me fâche et je l’écris. La photo qui illustre la chronique, très artistique : bravo Guillaume Rivière, va très bien avec l’introduction de l’article : ça doit plaire au bobo l’Upper East Side ou aux nouveaux riches de Shanghai cette France forcément houellbecquienne...

 

Pour le présent notre reporter l’expédie en deux petits paragraphes aussi généraux qu’approximatifs « Certaines AOC ont retrouvé leur lustre d’antan (saint-chinian, picpoul-de-pinet), d’autres comme le pic-saint-loup ou le faugères ont fait une ascension fulgurante, et les grès-de-montpellier se révèlent très prometteurs. Le recrutement d’œnologues, la diversification des cépages, la recherche de nouveaux assemblages, bref l’amélioration globale de la vinification a porté ses fruits. Premier bénéficiaires : les vins de pays, qui représentent aujourd’hui la moitié de la production régionale. Réussite exemplaire, le label « pays d’Oc » et ses vins monocépages qui cartonnent à l’export. Même les Bordelais dit-on, en seraient jaloux !

La filière, surtout, suscite beaucoup de vocations chez les jeunes et crée de nouveaux emplois. Depuis une dizaine d’années, de nombreux domaines sont rachetés et transformés. Indépendants, peu enclins à se plier aux contraintes et à l’aventure collective de l’AOC, ces électrons libres produisent à leur manière et souvent « bio ». Grâce à eux le Languedoc-Roussillon est devenu un eldorado en la matière et le salon Millésime bio qui se tient tous les ans à Montpellier est la plus grande manifestation européenne du genre. »

 

Pour l’avenir la parole est donnée à l’ami Jean Clavel mais comme ce n’est pas un sujet spécifiquement languedocien il m’excusera de ne pas en parler.

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