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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 02:00

En cette fin d’été 1971, la situation politique intérieure ne laisse pas d’être inquiétante, les scandales de la Garantie Foncière et du Patrimoine foncier ont fait apparaître des compromissions de certains membres de l’UDR, certes de rang modeste, dans des affaires financières plus que douteuses. Le bon peuple de France a toujours fermé les yeux sur les affaires de cul de ses dirigeants mais le mur de l’argent, les 200 familles, les profiteurs publics, les prébendiers ça l’énerve. Que Mitterrand, qui venait  de faire main basse sur le nouveau Parti Socialiste au Congrès d’Epinay avec la complicité du vieux droitier Gastounet et du futur Che le cryptocommuniste, attaquât le parti du Président Pompe, passe encore, mais quand ce sont ses propres alliés, les Républicains Indépendants, qui, par l’entremise d’une interview de Michel Poniatowski à l’hebdomadaire Les Informations, en qualifiant les dirigeants gaullistes et certains milieux d’affaires de « copains et de coquins », le torchon brûle. Le député Rives-Henry s’accroche à son siège de député, il ne sera exclu qu’en novembre et démis de son mandat qu’en mai 1972. Le climat  se tend encore plus lorsqu’on apprend le 18 novembre qu’Edouard Dega, inculpé pour fraude fiscale, était le frère de Georges Dega, ils sont tous deux fonctionnaires des Finances, naguère membre du cabinet de Chaban lorsqu’il était Président de l’Assemblée. Au tout début de 1972 c’est le coup de grâce pour le maire de Bordeaux : le 19 janvier, le Canard Enchaîné publie la feuille d’impôt de celui-ci, d’où il ressort que par le biais du système de l’avoir fiscal, le second personnage de l’Etat n’a pas payé un  centime au fisc de 1966 à 1969. La campagne de presse se déchaîne avec à sa tête l’Express de JJSS qui aligne les dossiers chauds dont celui du groupe Hachette. Le sabreur Chirac est lui-même touché à propos de l’acquisition de son château corrézien de Bity.

 

La tempête intérieure, certes préoccupante, ressemblait bien plus, face au désordre monétaire mondial provoqué par l’annonce, le 15 août 1971, de la non-convertibilité du dollar, à une tempête dans un verre d’eau. Ce fut un vrai coup de tonnerre qui avait glacé d’horreur les dirigeants politiques européens. Pour l’expert, Jean Denizet, ce fut « parmi les dates historiques les plus importantes non seulement de l’après-guerre, mais de l’histoire économique de l’humanité. » Victoire du secrétaire d’Etat au Trésor John Connolly, le démocrate texan, ancien gouverneur de cet Etat, blessé grièvement en 1963 lors de l’attentat de Dallas qui avait coûté la vie à Kennedy, sur l’ondoyant Henry Kissinger et des hommes comme Georges Schultz et Paul  Volker. Les USA, très clairement ne voulaient plus faire de cadeaux à la vieille Europe. Le madré Pompidou sentit tout le parti qu’il pouvait tirer de cette situation. Pour lui, Nixon n’est pas un médiocre, ni un réactionnaire, mais un réaliste. Il confiera à André Fontaine du Monde « A tout prendre je préfère les réalistes aux hommes de gauche à la Roosevelt, prisonniers d’une idéologie. Nixon, lui, n’aurait pas fait Yalta. ». En novembre, les contacts patiemment tissés par Michel Jobert portent leurs fruits : le 24, il est annoncé que le Président français et Nixon se rencontreront aux Açores, les 13 et 14 décembre.

 

J’étais du voyage en tant que flic des VO. La Grande Maison, toute heureuse de glisser l’un des siens dans les bagages du Président Pompe avait fait le nécessaire pour, avec la bénédiction du Secrétariat Général de l’Elysée où la très chère de Chloé gardait toutes ses entrées. Ce qui me fascinait dans la situation qui m’était faite c’est que je bénéficiais de l’exécration  que se vouaient les services entre eux, tant dans mon Ministère de rattachement : l’Intérieur, qu’entre les Affaires Etrangères, si conservatrices, la DGSE totalement à l’Ouest, Matignon hors-jeu sur le domaine réservé, l’Elysée où les deux éminences grises : la Garaud et le Juillet, tout occupés à se chamailler avec Chaban et sa bande de réformateurs, dont Jacques Delors, laissaient à Jobert les coudées franches. Qu’allais-je faire aux Açores me direz-vous ? Tout simplement faire pipi sur le territoire de mes grands amis de Langley. Imaginez-vous leurs tronches lorsqu’ils ont découvert dans les accréditations la mienne. Avec eux il faut savoir montrer ses biscotos pour gagner leur respect.

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 00:09

5-joan-baez.jpg

Camarade communiste ne me houspillez pas ce n’est pas demoi mais une citation d’un certain Etienne Liebig spécialisé dans la drague puisqu’il est l’auteur de 2 opus remarqués « Comment draguer la catholique sur les chemins de Compostelle » et le présent « Comment draguer la militante dans les réunions politiques » dont est tiré mon titre. C’est édité à la Musardine. C’est un anar de gauche qui passe en revue tout l’échiquier politique de l’extrême-gauche à l’extrême droite.

 

Bien évidemment, il a exercé son art sur une communiste à la fête de l’Huma. Pour lui elle est « la piqure de rappel d gauche. » et on « y dégote quelques personnalités venues se frotter au peuple dans ce lieu symbolique : gauchistes vieillissants, artistes militants et écrivains reconnus mais anarchistes. » Liebig souligne que « le force de la Fête, c’est un plateau de vedettes à faire pâlir TF1, tout ça pour le prix de deux places de cinoche. Il y en a pour tous les goûts, avec juste une volonté affichée de ne pas faire venir de fachos déclarés ou des copains de Sarko. »

 

Mélanchon, le candidat de substitution du PCF, ne se tapera pas le discours-fleuve, l’est qu’une branche rapportée dur-dur pour lui qu’aime tant ouvrir son grand clapoir. Enfin, revenons à quelques saillies du dragueur impénitent :

 

« Même la France qui, de longue date, fut toujours terre d’asile pour le bolchevique, n’offre plus aujourd’hui les conditions environnementales indispensables à sa reproduction. »

 

« On raconte que sur les rives du lac Manyaro qu’il faut se rendre pour espérer apercevoir les bonobos s’abreuver en maigres groupes. Pour ma part, c’est vers la Courneuve que je dirige mes pas, puisque les Anciens prétendent qu’en ces terres austères, une fois par an, le communiste accomplit un bien étrange pèlerinage. »

 

« Faire vaciller les certitudes d’une communiste, c’est à peu près aussi facile que faire entrer une religieuse à cornette dans un sex-shop pour acheter un tube de lubrifiant vaginal. »

Vous l’avez compris ce bougre de Liebig ne fait pas dans la finesse mais il ne ménage personne et en dépit de ses outrances il touche parfois juste. Mais comme je ne veux pas mettre des motifs de discorde dans la future union de la gauche pour le deuxième tour j’en reviens au spectacle.

 

Comme le souligne Liebig « A la Fête de l’Huma, deux problèmes essentiels perdurent pour le communiste français au-delà de la chute du mur et du faux procès des époux Ceausescu. Comment retrouver sa bagnole sur ce putain de parking P2, et doit-on s’asseoir et se mouiller le cul aux concerts ou rester debout et se faire huer par les spectateurs assis ? »

 

Bon cette année c’est Joan Baez qu’est tête d’affiche. Elle a 70 ans. Elle répond au journal le

Monde :

 

Question : Quarante ans après votre premier concert à la Fête de l'Humanité, vous rejouez à La Courneuve. Cela a-t-il un sens politique de chanter ici ?

 

Réponse : Non. Les temps ont changé. Aujourd'hui, il s'agit surtout d'un gros festival, avec moins de connotations politiques. Je me demande si ce serait une bonne idée de reprendre Parachutiste, de Maxime Le Forestier. J'ai chanté cette chanson à la Fête de l'Huma, en 1971, avant même que Maxime ne la publie lui-même.

 

Question : Pensez-vous que les gens ont gardé une capacité à se mobiliser ?

 

Réponse : Il était beaucoup plus facile de le faire il y a quarante ans. Les enjeux étaient clairs. Pour moi, cela a d'abord été la lutte pour les droits civiques, puis le combat contre la guerre du Vietnam. Je n'avais pas beaucoup à réfléchir, c'était une évidence. A tel point que nous avons connu une crise d'identité à la fin de cette guerre, pour n'avoir pu trouver de substituts aussi intenses à cet engagement. Dans cette société guidée par l'avidité, il est aujourd'hui très difficile de désigner clairement son ennemi, de lutter contre le monde des financiers, des spéculateurs. Si j'avais une priorité, ce serait le réchauffement climatique.

 

Place à la chanson

 

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 00:09

Pour soutenir ma juste cause de la défense du cochon libre j’en appelle à un avocat incontestable : Gérard Oberlé

-         Qui a appris la musique, à l'église et au bistrot, par des cantiques et des chansons à boire ;

-         Qui a poussé comme un lys des champs entre eau bénite et eau-de-vie ;

-         Qui souligne que Spirituel et spiritueux dérivent de la même racine ;

-         Qui sait que l'ancien mot ivrongne est l'anagramme de vigneron.

-         Qui dit que pour écrire son Itinéraires Spiritueux c’est «Le cul des bouteilles m'a servi de lorgnette et le verre à cocktail de kaléidoscope. Disons que ma vision du monde est un peu trouble. Une chance ! Quand je verrai les choses comme elles sont réellement il sera temps de fermer boutique.»

-         Qui a reçu l’onction du Jacques Perrin des Milles Plateaux, c’est dire :

« En ces temps de béni oui-oui, d’indigence culturelle, de politiquement correct, de présidents abstèmes, la parution de Itinéraire spiritueux de Gérard Oberlé est un vraie jubilation terrestre. Un livre traversé de part en part par une vitalité joyeuse et frondeuse, écrit au burin et à la gouge, poli comme une pierre de lune par le temps et l’infinie patience de ceux qui savent qu’aucune soif n’est extinguible parce que la soif fait partie de la vie comme la musique jaillit du silence. Un objet à ne pas mettre entre toutes les mains : altérés, adventistes, atrabilaires, frileux du coude, autistes du gosier ou pourfendeurs de silènes, s’abstenir ! »  

oberle.jpg

                        photo deTristan Primpaneau ®

Qui est Gérard Oberlé ?

 

« Gérard Oberlé est né en Alsace en 1945. Adolescent en Suisse  chez les Jésuites à Fribourg, Puis  étudiant en lettres classiques à Strasbourg et à la Sorbonne, il devient maître auxiliaire de latin et de grec à Metz.  Sa carrière de professeur de latin-grec est prématurément brisée par le jet d'un  encrier sur la personne du fonctionnaire d'académie chargé de l'inspecter.

 

Gérard Oberlé vit depuis 1976 dans le sud-Morvan tout en s'échappant régulièrement vers l'Egypte, l'Arizona, ou la Syrie. Romancier, il a publié : Nil Rouge (Folio, 2000), Pera Palas (Le Cherche-Midi, 2000), Palomas Canyon (Le Cherche-Midi, 2002), ses chroniques musicales (La Vie est un tango, Flammarion), et un livre inclassable, Salami ! (Actes Sud, 2002) et Retour à Zornhof (Grasset, 2004).

 

Il est également chroniqueur à France-Musique et à Lire

 

Ps : A cause de son crâne entièrement chauve et de sa corpulence, Gérard Oberlé est souvent confondu avec le chanteur des 'Garçons bouchers'. Gérard Oberlé est un ami intime de l'écrivain Jim Harrison avec lequel il entretient une correspondance très riche. photo-Cochon-5.jpg

Saint Cochon

 

D

ans un sonnet gastronomique où le facétieux et gourmand Charles Montselet ne craint pas de faire rimer ange avec fange, sont célébrés les mérites du cochon « philosophe indolent… animal roi… cher ange ».

 

Si les enfants d’Abraham et de Mahomet se détournent de « l’impure bête », le cochon fut toujours présent dans l’Europe païenne et chrétienne. Compagnon de plusieurs saints dans l’imagerie populaire et dans la littérature médiévale – Blaise et le bon saint Antoine entre autres – sa vocation généreuse er bienfaisante se sacralise tel un martyr. Son sacrifice, ses cris dans l’octobre humide des rentrées des casses participaient des travaux d’automne de l’Alsace de mon enfance au même titre que les vendanges ou la cueillette du houblon.

Heureuses journées ! Très riches heures du calendrier rustique, fastes charcutiers où se mêlaient allègrement les rites de l’église et le plus vigoureux paganisme bachique. Un paroissien tuait le cochon et le village entier était de la fête, maire et curé, garde-champêtre et maître d’école, garçons e ferme aux râbles puissants, conscrits bien culottés, fillettes à la blondeur crémeuse de capiteux godiveaux, vachères duveteuses expertes au catéchisme de l’amour aux champs… Jamais en friche ! Troupeaux de lardons échauffés par le premier verre de schnaps, danseurs sanguins et mafflus qui ne pratiquaient guère le madrigal, chiens et chats, oies et dindons, et aussi l’idiot du village – personnage autrefois intouchable – communiaient avec exubérance à cette kermesse de santé où portaient beau les types les plus colorés de la gent breughélienne.

En Provence, les paysans d’antan appelaient leurs cochons les nobles : les Normands disaient les gentilshommes, seule engeance sociale à ne point travailler et passant, comme les cochons, leurs journées à manger, boire, dormir et copuler.

Sur les arpents nivernais où je respire depuis une vingtaine d’années, près des premières collines de ce Morvan mystérieux aux rudes traditions, j’ai retrouvé – quoique plus austère – une coutume qui se réclame de la même liturgie : la Saint-Cochon. Fête d’automne qui se célèbre entre villageois quand les colchiques émaillent les grasses pâtures à charolaises et que le givre glace la nèfle et la prunelle des haies (…)

 

Extrait de la Préface de Gérard Oberlé à l’A-B-Cédaire porcinophile aux éditions Virgile

 

Voilà, ça suffit pour ce samedi, j’ai remis une couche pour vous sensibiliser à mon Manifeste du Cochon Libre

 

NOM :

Prénom :

Adresse postale :

E-mail :

Je signe le Manifeste du Cochon Libre

 

à adresser sur l’adresse berthomeau@gmail.com  et merci d’apporter votre soutien en commentaire afin de créer l’émulation

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 00:01

C’est du Jacques pur jus.

Desproges en tête : « Les femmes et le bordeaux, je crois que ce sont les deux seules raisons de survivre. »

  1. Ce livre n’est pas objectif.
  2. Ce livre n’est pas initiatique
  3. Ce livre est fait pour être picoré.
  4. Ce livre est une histoire.

Jacques aime :

Les vins élégants, harmonieux. Avec ce qu’il faut de tanins ou d’acidité pour qu’ils se tiennent droits.

Les vins qui font appel à l’intelligence et à la sensibilité

Les gens qui cherchent et qui doutent.

 

Jacques n’aime pas :

Les vins monstrueux qui sentent la vanille et le shampoing bon marché.

Les vins rassasient.

Les vins qui traduisent des ego ballonnés.

Les gens qui savent tout.

 

Jacques ne prétend pas à l’objectivité, l’honnêteté suffira. C’est juste un livre de bonne foi, comme disait Montaigne.

 

Bon comme tout ce qui précède est de lui il faut tout de même que je bosse pour dire à ceux qui ne le savent pas encore : Jacques aime les bouches tendues et comme de bien entendu : les vins tendus. link

 

 Le Nouveau Dupont Merveilleux du vignoble « Le Guide des Vins de Bordeaux » chez Grasset est donc arrivé : 2,3kg de mots pour 39€ 1948 pages

photoDupontJ.jpg

Comme le dit Jacques son livre raconte des histoires car « quand il y a de l’humain, il y a des histoires à raconter, des changements, des parcours, des aventures, des expérience… Rien que du bonheur pour les curieux. »

 

Par construction ce type d’ouvrage ne se prête pas pour le chroniqueur à l’analyse exhaustive alors pour vous donner envie de lire le nouveau Dupont Merveilleux du vignoble j’ai choisi l’histoire du château Cantemerle 5e cru classé du haut-médoc. www.cantemerle.com

 

J’y retrouve tout ce j’aime en Jacques et moi, qui n’est point son talent, c’est ce que j’aurais aimé écrire sur le château Cantemerle où s’est déroulé un petit morceau heureux de mon histoire de petit rapporteur vilipendé par quelques hiérarques bordelais , Jean-Louis Trocard en tête.  Venise 0123

CANTEMERLE

5e cru classé

Surface : 90 ha

Propriétaire : MABTP

Contact : Philippe Dambrine

33460 Macau

05.57.97.02.82

www.cantemerle.com

 

« la prochaine fois, je leur fais boire du vinaigre ! » Ainsi parlait Pascal Berteau, outré par la conduite de certains visiteurs du soir. Pendant Vinexpo ou lors d’autres grandes manifestations bordelaises, Cantemerle, comme d’autres châteaux assez vastes, héberge gratuitement professionnels du négoce ou de la presse. Pascal, le responsable technique, représente exactement l’opposé de son patron, Philippe Dambrine. Le premier parle avec son cœur et sa gouaille de Médocain garanti pur jus d’entrecôte grillée aux sarments, qu’il sait (paraît-il) faire cuire comme personne. Et ce n’est pas facile, car la braise de sarments ne dure que quelques instants : »Faut pas se louper ! »

Dambrine, lui, aurait pu faire une brillante carrière au Quai d’Orsay. Il est patient, Philippe Dambrine. Depuis que les propriétaires, les Mutuelles d’assurance du bâtiment et des travaux publics, lui ont confié Cantemerle, il a attendu son heure. D’abord il a « écouté » le vignoble, surgreffant du cabernet-sauvignon sur des pieds de cabernet franc, attendant que les vignes plantées en 1982 soient à leur âge adulte, peaufinant ses techniques douces de vinification. Le domaine a réussi un 2000 exceptionnel, même si peu de gens s’en sont aperçus. Il existe un temps de latence important entre les réels progrès accomplis par un cru et sa reconnaissance sur le marché et les critiques. Pas assez de dégustations à l’aveugle, la trop grande vitesse, la peur adolescente de ne pas suivre le mouvement, de passer pour un mauvais goûteur, de faire l’éloge d’un médiocre ou l’inverse de « casser » un très bon que l’on n’a pas compris… Tout cela fait que nombre de ceux qui viennent déguster le nouveau millésime en avril qui suit la vendange… pourraient s’en dispenser. Tant ils reproduisent les schémas du voisin ou leurs notes des années précédentes. Faiblesse et vanité font bon ménage.

Et voilà pourquoi votre fille est muette, et pourquoi Cantemerle peine à trouver sa reconnaissance. Il n’est pas le seul, parlez-en à Durfort-Vivens ! En attendant, le 2000 est excellent, il arrivait comme la récompense de beaucoup d’efforts, notamment au vignoble. Les millésimes suivants relèvent du réglage. Changement dans les vinifications, moins d’extraction, un rapprochement avec le style margaux classique, dont Cantemerle est très proche en termes de terroir.

Second vin : les Allées de Cantemerle.

 

Millésime 2000

-         Dégustation d’avril 2001

 

« Des cabernets-sauvignons avec 14° potentiels sur pied, je n’avais jamais vu cela de ma vie. C’était sur le plateau de Pichelèbre, sur une surface de 10 hectares et pas seulement sur une parcelle », explique Philippe Dambrine, peu suspect d’exubérance. Avec une matière première aussi riche, les vinificateurs ont donc procédé en douceur : »On a plus fait de l’infusion que de la macération, sans trop toucher aux cuves. » Après les écoulages, quand il ne reste que la partie solide, peaux et pépins, dans la cuve, l’équipe Dambrine s’est lancée dans une opération (que Château-Margaux fait aussi en partie) qui n’est pas des plus faciles : »On a retiré sur une vingtaine de centimètres les couches du haut et du bas, qui sont les plus lessivées et plus oxydées, pour ne garder que le milieu du gâteau. » Après pressurage, ils ont obtenu ainsi un jus dense et moelleux, sans altération, qui est venu renforcer l’assemblage. La qualité exceptionnelle de ce Cantemerle tient aussi aux nouvelles plantations opérées en 1980 et 1982 et dont les raisins commencent à entrer dans le grand vin. « On redécouvre le Cantemerle tel qu’il existait il y a cinquante ans. » La maîtrise technique en plus. 55%cabernet-sauvignon, 40% merlot, 5% petit-verdot.

17 Nez de peau d’orange et d’agrumes, très frais, touche de framboise, bouche sérieuse et douce à la fois, trame tannique onctueuse, sans aspérité mais sans faiblesse, bien droite, qui donne une très grande longueur au vin et beaucoup d’élégance. Le meilleur Cantemerle que nous ayons goûté. »

 

-         Dégustation du 24 mai 2002

 

17 – Note café, framboise, fraise des bois, nez ouvert et séduisant, bouche fraîche, élégante, dense et délicate à la fois. La réputation de ce cru, souvent comparé aux margaux, est une fois de plus confortée.

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 00:09

Ceci est une belle histoire vraie d'hommes et de vin. Si vous êtes amoureux de ce nectar des dieux suivez-moi sur ce chemin de croix parsemé de vins et vous ne le regretterez pas... Pour ceux qui ignorent qui est Marie de Saint-Drézéry marquise de Bombon lire l'intégrale de la grande saga de l'été link l'ânon de Marie se prénomme Porcinet...

 

Tout a commencé lorsque mon Paul tout bronzé m'a dit qu'il allait courir les 42 kilomètres et 195 mètres d’un marathon dans les vignes du Médoc. J’ai alors bien ri et, lorsqu’il a ajouté qu’il allait le faire en tutu avec des ailes de libellule car le thème du 27e marathon du Médoc c'était les animaux, là, j’ai manqué m’étrangler. Mais lorsqu’il m’a mis sous le nez la liste des points de ravitaillement : dont Ducru-Beaucaillou km 7, Beychevelle km 9, Pontet-Canet km 24, Mouton Rothschild km 25, Lafite-Rothschild km 27, Phélan-Ségur km 33 et Montrose km 37 je me suis dit, toi ma cocotte va falloir que tu mettes ton nez dans le Médoc profond. Enfin, pour m’achever mon néo-marathonien m’a glissé à l’oreille qu’au km 37 y’avait des huîtres, qu'au 37,5 y’avait du jambon de Bayonne,qu'au 38,5 y’avait de l’entrecôte, qu'au 39 y’avait du fromage, qu'au 40 y’avait des fruits de la région et qu'au 41 des glaces.

Marathon-du-Medoc-216.JPGCellule de crise, décision immédiate : déléguer mon taulier sur place pour un état des lieux de ce marathon atypique dit « le plus long du monde » voir photo. Je m’attendais au pire car notre homme coulait des jours tranquilles en Corse. Je le sonne ! Il décroche. J’lui dis tout de go ! Il me répond qu’il est ravi car ça fait des années qu’il espérait répondre positivement à l’invitation de Vincent Fabre le président du Comité d’organisation. Vous ne pouvez pas savoir comme parfois il m’énerve ce taulier : « il connaît tout le monde » et il est intarissable. J’lui dit souvent « trop de mots Berthomeau ! » Mais peu importe il sait s’y prendre avec moi : pour me faire plaisir il embrayait sur  la nativité de Marie (7 septembre)  qu’un mécréant comme lui venait de fêter à Lavesina : retraite aux flambeaux, homélie de l’évêque d’Ajaccio... L1020456.JPGL1020458.JPG

 

Samedi 10 septembre en transit de Bastia Poretta il décolle de Roissy à 7h30 pour Bordeaux où l’attendait un hélico* (voir photo) pour Pauillac. Dépose du taulier au flanc d’une Harley-Davidson  HD superglide série dyna 1600cc piloté par Thierry (voir photo) pour suivre les marathoniens en direct live. Marathon du Médoc 004


Marathon-du-Medoc-035.JPG

Témoignage irréfutable sur le parcours

 

«  Cher Jacques,

Il me semble vous avoir vu sur une moto de presse hier à l’occasion du marathon, passant devant COS.

Si c’était vous…… vous étiez magnifique.

Cordialement,

JG Prats »

 

Je concède que le taulier se la pète vraiment grave mais n’en déplaise à son ego l’hélico* était prévu pour 3 journalistes chinoises de Hong-Kong en tournée dans le Médoc sous la houlette de Elodie Niatel de la Sopexa Hong-Kong. Il n’empêche qu’il s’appliquait dans sa tâche : mitraillant  les coureurs en pleine action, et se prenait pour un vrai reporter… Résultat de cet intense labeur : vous pourrez consulter son superbe et original reportage photo à la rubrique Wine News N°80 et 81 (colonne de droite en haut). Aux francs buveurs je signale qu’à chaque point de ravitaillement le château hôte offrait une dégustation en musique (70 orchestres je crois). Qui a dit que les bordelais étaient culs pincés ?

Marathon-du-Medoc-038.JPGRemarque d’importance : le vin est toujours présent tout au long du marathon avec un naturel désarmant qui devrait faire réfléchir nos « amis » prohibitionnistes.

Marathon-du-Medoc-082.JPGRetour sur la ligne d'arrivée du 27e marathon du Médoc

 

8 500 participants (nombre volontairement limité)

Conditions climatiques très clémentes.

Marathon-du-Medoc-081.JPGLe vainqueur : Thierry Guilbault, le militaire cognaçais basé à Creil, 37 ans, 8e participation, courant sous les couleurs de Brane-cantenac (voir photo)

Première femme, 16e Stéphanie Briand, une Nantaise, sélectionnée en équipe de France sur la distance,.

Classements et temps :

Messieurs:

1. Thierry Guilbault (FRA)     2 h 28:19.

2. David Antoine (FRA)         2 h 31:27.

3. Fraser Thomson (GBR)        2 h 34:42.

 

Dames:

1. Stéphanie Briand (FRA)      2 h 54:31.

2. Nathalie Vasseur (FRA)      2 h 55:52.

3. Solangé Roué (FRA)          3 h 14:05.

 

Remise des prix aux vainqueurs :  leur poids en bouteilles de vinMarathon-du-Medoc-122.JPGMarathon-du-Medoc-120.JPG

 

2404 étrangers inscrits (44 pays de tous les continents)

Dont 550 britanniques, 439 allemands, 331 belges, 199 étasuniens, 189 japonais…

Du côté France en dehors du gros paquet aquitain 1589, l’Ile de France 1012, les Pays de Loire 581, la Bretagne 572 fournissent les plus gros bataillons.

 

Si je vous balance tous ces chiffres c’est pour montrer l’impact de l'évènement sur un bel échantillon de nos consommateurs : beaucoup de participants font le déplacement pour la spécificité vin de ce marathon. C’est remarquable ! Je puis certfier que ça s'éclate grave : nos amis du nord de l'Europe se lâchent vraiment.

 

Ce qui est aussi remarquable c’est l’excellence de l’organisation : plus de 3000 bénévoles mobilisés. Chapeau à toute l’équipe de Vincent Fabre ! De la belle ouvrage comme je l’aimeMarathon-du-Medoc-117.JPG

Autre remarque d’importance : ce n’est pas du tout  prout-prout ma chère, c’est simple, de bon goût, convivial, écologiquement correct : parcours nickel-chrome…

 

Et je n’en ai pas fini car le lendemain du marathon une balade dans les vignes est proposée à 4000 participants. Départ 10 heures du château Castera : rien que pour embêter le taulier cette année c’était 10km mais ce n’était pas un chemin de croix en dépit des stations de dégustation : chaque participant était pourvu d’un taste-vin et à chaque propriété traversée : un petit coup pour la route en musique.

 Marathon-du-Medoc-143.JPGMarathon-du-Medoc-145.JPG Marathon du Médoc 144

Au château Livran : première station nous avons eu droit à un jeune groupe « les no think » qui nous ont balancé un morceau des White Stripes : Seven Nation Army qui nous  amis en transes.

Marathon-du-Medoc-160.JPGMarathon-du-Medoc-161.JPG

Le taulier en avait plein les bottes dans la ligne droite du retour mais 3 vins l’attendaient pour l’apéritif dans la cour du château puis un bon déjeuner en musique avec un super orchestre et ses danseuses qui chauffaient la salle. Et bien sûr sur la piste de danse les couples tourbillonnaient.

Marathon-du-Medoc-213.JPGLe taulier, secrétaire autoproclamé de l’ABV buvait du petit lait (assez rouge tout de même) et c’était a regret qu’il repartait vers les frimas parisiens. Et moi, Marie de Saint-Drézéry marquise de Bombon je ne pouvais que regretter« Si j’avais su j’aurais fait le marathon du Médoc avec mon ânon » et de me promettre que l’année prochaine avec l’aide du taulier jamais à court d’idées loufoques je sponsoriserais une équipe de marathoniens... Du côté de mon Paul je dois avouer que nous ne l’avons pas vu à l’arrivée : les derniers kilomètres gastronomiques sans doute…

 

Encore merci à Vincent Fabre ! Et à l’année prochaine sur sa ligne et sur mes lignes. Amitiés et fidélité…

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 00:09

Les sœurs Robin, Thérèse et Marie ne sont plus; après la mort de Thérèse Robin, en 1984 Marie confia à son neveu Jacques Guinaudeau et son épouse Sylvie l’exploitation des vignes. Lorsqu’elle décède à la fin de 2001, les époux Guinaudeau, avec leur fils Baptiste, assumèrent alors l'entière responsabilité de la succession et afin de garder la propriété dans la famille, ils décidèrent de racheter toutes les parcelles de Château Lafleur.  


photoLafleur1

 

D'un seul tenant de 4,5 hectares, ce domaine est un petit bijou situé entre Pétrus et La Fleur Pétrus. C’est l'un des plus beaux vignobles de l'appellation, traversé par deux allées en croix. « What I appreciate particularly about the Guinaudeau is that, most unusually for Bordeaux, they have an almost Burgundian ethos of care and personal attention in the way they run the property. The family personally works the vineyards and seems to know practically every vine.»

Jancis Robinson MW

 

Bien que la qualité du cru ait été reconnue depuis la fin du 19ème siècle, les sœurs Robin, comme le montre bien le texte ci-dessous, n’ont jamais tenté de capitaliser sur la célébrité de leur propriété. Depuis, Robert Parker, qui n’aime rien tant que le Pomerol a écrit « Un des vins les plus distinctifs, exotique, et le plus grand - et pas seulement de Pomerol, mais dans le monde. »

 

Je m’en tiendrai là, n’ayant ni les compétences ni les connaissances pour m’aventurer sur un terrain qui n’est pas le mien. Mais ce que j’ai lu sur la famille Guinaudeau, leur proximité terrienne, leur soin, leur lignée paysanne assumée, me va bien loin des paillettes et de l’air du temps (lire ce qu’écrivent mes collègues d’IDealwine link)

12000 bouteilles par an pour le millésime 2008 voir le site link forcément pas à la portée de tous les budgets.

photoLafleur 

« C’est notre père qui nous a tout appris. Comme il tenait à ses vignes, quand il est mort en 1946, nous les avons gardées. Mais on a rien changé. Si, la marque du sulfate. Et depuis dix ans nous n’avons plus de bœufs. On a un homme de confiance. C’est un Portugais qui nous aide bien. Le papier-peint remonte à 1919, l’année qui a suivie celle où mon père est venu s’installer ici. Le Saint-Michel, nous l’avons récupéré quand on a démoli la vieille église. Et les armes, sur le mur, des souvenirs que le meilleur ami de notre père avait rapporté des Indes. Il voulait qu’il aille avec lui. Personne ne parlerait peut-être de Château Lafleur. C’est un beau vin, peut-être parce qu’il n’a qu’un chemin qui le sépare de Pétrus. Ma sœur et moi nous faisons tout. Mais moi, je ne bois pas, je compte. On décide ensemble. C’est monsieur Moueix qui s’occupe des ventes. »

 

Extrait du numéro 2 de l’Amateur de Bordeaux mars/avril 1982 page 19

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 07:00

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Libé et la Rvf se sont accouplés pour enfanter un supplément Vins. Le nième, en effet depuis des années tout le monde court derrière le Jacques – pas moi bien sûr mais le Dupont Merveilleux du Vignoble du Point – et comme maintenant tout le monde sous-traite le bousin aux dégustateurs patentés (B&D étant en position dominante) nous avons droit à un produit assez bien fabriqué mais qui ne brille ni pas par son originalité, ni par sa prise de risque. Mais bon chacun sait que la RVF est une vieille dame qui court depuis des années derrière la tendance et que Libé, lui, depuis le départ du vieux squale July, tente en vain de remettre au goût du jour notre vieux slogan soixante-huitard : « Cours camarade le vieux monde est derrière toi… », l’enfant ne pouvait que se lover dans les nouvelles tendances. L’heure est à la nature alors va pour « Le vin grandeur nature » comme le proclame le titre et, comme de bien entendu, « Libération part à la rencontre de vignerons talentueux, indépendants, amoureux de leurs terres » Nous sommes au pays de Candy...

 

Après tout que Libé cherchât à drainer et à conforter son lectorat essentiellement urbain je n’y trouve rien à redire. Les ouvriers de la 25ième heure (lire par exemple pour bien comprendre l’effet-retard RVF : Nature&Découvertes 2 bio-bons font des bulles P. Lescarret R. Boulard posté en 2008 link où l’ami Patrice Lescarret déclarait déjà « on peut faire bio sans avoir le cheveu  long et fumer la moquette ; on peut faire des vins natures qui ne sentent pas le pet de vache) n’en sont pas moins des ouvriers et ils participent eux aussi à l’extension du domaine du vin. Donc je souhaite une longue et belle vie au spécial vin de Libé en espérant que pour sa première dent il aille un peu plus fouiner dans les replis de notre beau terroir pour nous offrir de réelles découvertes.

 

Tout cela serait bel et bon si ce cher Demorand - Nicolas de son prénom et frère de Sébastien, qui lui s’est envoyé du Lescarret derrière la cravate depuis un sacré bail - dont la voix m’a éveillé au temps de France-Inter, ne se soit cru obligé de faire l’éditorialiste. En France, l’éditorialiste est un individu en capacité d’écrire avec la même pertinence de profondes réflexions sur des sujets aussi divers que variés tels : de l’usage de la confusion sexuelle dans les suites du groupe Accor ou de la cartographie des terroirs de la rive gauche avec la méthode Houellebecq. Là, pour ce spécial Vin notre Nicolas s’est surpassé en pondant dans un bel effort digne du héros du Roi des Aulnes de Michel Tournier un édito au titre « Cépages de Gauche » que même July bourré au whisky n’aurait même pas osé. C’est beau comme le papier de circonstance. J’ai beaucoup apprécié sa vision de l’évolution du vin à la française. Plus nombriliste que lui tu meurs ! Très french-cancan atteint du syndrôme Parker.

 

Mais ce que j’apprécie le plus dans cet éditorial c’est sa chute :

« Comme le note le même Nossiter dans le Goût du Pouvoir, l’idée de terroir connaît aujourd’hui une mutation accélérée, et un basculement de la droite vers la gauche*. Le capitalisme mondialisé est passé par là. A la recherche des plus vastes marchés possibles et d’une standardisation généralisée de la production, il en est venu à considérer les spécificités culturelles, viticoles, agricoles, comme étant des freins à son déploiement. »

 

Si j’étais prof à Normale Sup je noterais dans la marge de votre copie : « sur le fond je suis enclin à vous suivre mais vos références sont bien légères et vous en restez à la surface des choses. D’un élève de 1ière passe encore mais de venant de vous j’attendais mieux. Peux vraiment  mieux faire ! »

 

Ne vous offusquez pas Nicolas, Sébastien votre frère pourra témoigner que suis un peu taquin et que de toute façon je n’y connais pas grand-chose au vin. La Toile est ainsi faite : n’importe qui peut écrire n’importe quoi. Vous avez eu raison Nicolas de vous adresser à des valeurs sûres – je n’ironise pas, les rédacteurs des articles ont fait du beau travail – mais il va vous falloir vous inscrire en cours du soir pour votre édito de 2012. Prendre de la hauteur certes mais à condition d'être à la hauteur de votre réputation. Un peu plus de pertinence et d’impertinence ne nuirait en rien à votre combat pour la Gauche du vin (en ex-soutier la deuxième gauche le 20 de gauche me ravit).

 

En conclusion de cette chronique je ne résiste pas, en ces temps anxiogènes, à tracer au bas de cette chronique l’une de ces phrases dont les murs de 68 étaient si friands : « N’allez pas en Grèce cet été, restez à la Sorbonne »

Pour lire l’édito de Nicolas Demorand vous pouvez vous connecter sur www.liberation.fr  

*en quelque sorte de Pétain à Eva Joly

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 00:09

Le texte qui suit peut heurter la sensibilité aussi bien des féministes que des ligues de vertu. Il est politiquement incorrect et j’invite donc leurs regards à s’éloigner de cette page « immonde ». Et pourtant ce texte est cité par une femme, Blandine Vié, dans son San-Antonio se met à table. C’est du brut de cuve, non dosé, ça ne fait pas dans la finesse c’est même limite béruréen. Je ne suis pas certain que Paul Vranken apprécie cette publicité gore pour son Pommery mais comme le texte de Frédéric Dard fait partie intégrante de notre patrimoine littéraire je me devais de le porter à la connaissance des générations futures.

 

« Elle apprécie terriblement le gag du champagne. Faut dire que c’est plaisant. Seule fausse note : celui dont j’use est bouchonné, mais quoi, à la guerre comme à la guerre, non ? La recette je l’ai lue dans une revue, y a lulure. Me rappelle pas si c’était dans le Pèlerin ou Le chasseur Français. Elle nécessite une certaine agilité de la partenaire puisqu’elle doit faire l’arbre fourchu ? Quand elle a bien trouvé son équilibre, tu lui aménages bien la case trésor et tu verses le champagne autant qu’elle est capable d’en contenir. Après quoi, tu bois. En principe, un quart de Pommery suffit. Mais tout cela dépend de la dadame. Il est évident que si tu entendais pratiquer cette figure amoureuse avec Berthe, il te faudrait un magnum, voire un jéroboam. »

 

Le Casse de l’oncle Tom 1987

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 07:00

« Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie »

 

Est-elle bien de saison la phrase culte de Charles Denner dans le film, non moins culte, de François Truffaut « L’Homme qui aimait les femmes »  (visionnez et écoutez bien la séquence en question). En effet, la séduction semble être un produit en voie de disparition sous la double poussée des mâles prédateurs et de prétendues féministes.

Et pourtant qui peut nier qu’un regard croisé, qu’un sourire esquissé, qu’un je ne sais quoi dans le balancement des hanches, qu’une respiration qui s’accélère, qu’un pas qui se ralenti, sont des préludes bien innocents à des plaisirs qui vont de la simple conversation jusqu’au mitant du lit où la rivière est profonde.

 

Les femmes et les hommes sont-ils condamnés à s’aimer par l’entremise d’un ordinateur via un logiciel de rencontre ?

 

Je ne sais mais je n’en serai jamais !

 

Homme qui aime les femmes un jour, homme qui aimera les femmes toujours !

 

Profession de foi sans concession possible qui m’amène au sujet du jour : les Vendredis du Vin  # 39 dont j’ai accepté, sous la délicate et amicale pression d’Iris, via Antonin le grand séducteur de la Toile du vin link, de présider la session de Septembre. Normal en ces temps de vendanges et de vinification tout le monde est très occupé, sauf moi ! Je serai dans ma lourde charge présidentille épaulée par Eva link qui fut une présidente, séduisante et compétente, de ce rendez-vous des amoureux du vin.

 

Le sujet sur lequel vous allez devoir plancher coule de source, séductrices et séducteurs, il vient en renfort de ma cause :

 

Le Vin qui aimait les femmes 

 

Bien évidemment ça n’a rien à voir avec ces vins dont on nous dit que ce sont des vins de femmes. Vous devrez, comme le faisait John Malkovitch, vous mettre dans la peau d’un Vin pour ressentir et exprimer les sentiments que lui inspirent soit les femmes en général, soit une en particulier. Libre à vous ! Exprimez-vous sur ce thème où vous voulez : sur votre blog, sur votre Facebook ou ici-même. Ruez vous sans modération sur vos souris !

 

Inspirez-vous de Truffaut : soyez un Jean-Pierre Léaud, celui des 400 Coups ou celui de l’Amour en Fuite avec la délicieuse et regrettée Claude Jade link ou prenez le long pas de sa dernière compagne Fanny Ardant interprète du film d’amour fou et torride La femme d’à côté avec un grand Depardieu...

 

Tout ça donc pour le 30 septembre dernier jour du mois.

 

Je vous attends tous pour ce rendez-vous galant... Allez sur pour plus de renseignements  www.vendredis.wordpress.com 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 00:09

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« Le rayon vin ne semble pas l’intéresser. On le pousse néanmoins à l’intérieur. Une nouvelle fois c’est l’absence totale de lisibilité qui le frappe. Pour détendre l’atmosphère, on lui montre une étiquette « Monoprix gourmet » attachée à un Madiran. « Ah oui, il paraît que c’est bien... » dit-il, en se demander s’il a descendu les poubelles. On tente alors de le faire réagir avec un grand cru classé du Médoc, un Cos d’estournel, à 99 euros la bouteille. « Ah oui, j’en ai bu. C’est pas mal... » De toute façon ses vins, il les prend chez un fournisseur italien, Idea Vino, avenue Parmentier, où un certain Carlo s’occupe de tout »

 

Ce texte n’est pas sorti de la maison Berthomeau mais est un extrait de Schnock n°1 la revue des vieux de 27 à 87 ans qui se donne pour mission d’explorer la culture populaire et qui veut tourner le dos au jeunisme ambiant sans tomber dans le vieux con.... Il est l’œuvre de Grégoire Maurel qui a « tenté l’impossible : emmener le critique gastronomique du Figaro au Monoprix. Suspens : éviteront-ils, en passant à la caisse, le célèbre « vous avez la carte Monoprix ? »

 

Bien sûr c’est totalement parisien, ça se passe un mercredi, à 16 h au Monoprix de la rue de Rennes (celui où bossait Marie de Saint-Drézéry) et François Simon n’est pas indemne de la coquetterie des cabotins en surjouant son rôle de critique gastronomique star si anonyme mais qu’ici tout le monde connaît. L’homme a de la hauteur de vue mais pas de porte-monnaie ce qui lui permet de proférer des jugements définitifs « Les supermarchés français sont bêtes ». J’invite les gens de Monoprix à lire ce reportage. Si vous-même vous le souhaitez faites l’acquisition de Schnock n°1 avec JP Marielle en couverture ce n’est pas donné, 14 euros, mais même s’il n’y a pas que du bon, on y trouve de la matière telle « Les années Actuel de B. Kouchner » ou « Marcel Mathiot, Le Vieil Homme qui aimait les femmes » et bien sûr le grand dossier Jean-Pierre Marielle.  link photoauteur-copie-1

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