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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 12:00

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Dimanche,alors souvenir du temps où je me rendais en Normandie, l'Abbaye Notre-Dame du Bec chez les bénédictins et bénédictines de l'ordre de Saint-Benoît, au Bec Hellouin, dans l'Eure (27) en Haute-Normandie ICI

 

Abbaye du Bec-Hellouin © Philippe Deneufve

 

Le printemps est arrivé hier.

 

Selon Météo France, le début de semaine prochaine verra le retour de gelées quasi-généralisées sur la moitié nord, avec de fortes gelées (températures inférieures à -5 °C) à craindre durant la nuit de lundi 23 mars à mardi 24 mars 2020.

 

Le gel sur une végétation très en avance fera des dégâts considérables.

 

Pensez-donc nous sommes bien loin d’Urbain, de Pancrace, de Servais et de Mamert, ces saints oubliés appelés saints de glace, ont une véritable histoire et représentaient des dates à retenir, celles de la dernière période de gel printanier.

 

L'histoire

 

Il faut remonter jusqu'en 500 ans après Jésus-Christ pour retrouver les premières traces de ces croyances liées aux saints de glace. À cette époque, les gens priaient saint Mamert pour qu'il protège les cultures et les plantations. N'obtenant pas toujours gain de cause, ils constatèrent que le temps se dégradait, cette baisse des températures intervenant toujours à la même période et pouvant aller jusqu'au gel. Initialement, ce furent saint Mamert (archevêque de Vienne), saint Pancrace, saint Servais et saint Urbain les premiers saints de glace. Les saints de glace changèrent de nom au fil de l'évolution des religions et des calendriers.

 

Ne cherchez pas ces noms dans le calendrier (remanié en 1960 par l'Eglise catholique) : aujourd'hui, vous trouverez à ces dates-là Sainte Estelle, Saint Achille et Sainte Rolande. Mais qu'importe le saint du jour...

 

Les scientifiques ont évidemment une toute autre interprétation et considèrent, grâce à des observations astronomiques, que la Terre arrive, à cette période de l'année, dans un espace où les poussières stellaires seraient plus importantes.

 

Les dates des saints de glace

 

Si le nom des saints de glace a changé, les dates quant à elles restent fidèles aux origines. Il s'agit des 11, 12 et 13 mai. Une quatrième date, le 25 mai, est souvent évoquée. Ces saints ont chacun non seulement leur date mais également leur dicton :

 

  • le 11 mai, « Attention, le premier saint de glace, souvent tu en gardes la trace »

 

  • le 12 mai, « Saint Pancrace souvent apporte la glace »,

 

  • le 13 mai, « Avant saint Servais point d'été, après saint Servais plus de gelée ».

 

  • Le 25 mai, qui n'est pas un saint de glace mais qui y est rattaché, indique : « Mamert, Pancrace et Servais sont des saints de glace, mais saint Urbain les tient tous les trois dans sa main ».

 

Dans mes statistiques de lectorat le 12 et 13 mars ont subi un coup de mou, depuis c’est reparti sur une moyenne de plus de 1000 jours.

 

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L’histoire de la pénurie de masques c’est l’éternelle histoire de la cigale et la fourmi

 

La dernière fois que la France a fait des stocks de masques (2 milliards d’unités), c’était pour faire face au H1N1. On a accusé Roselyne Bachelot, alors ministre de la santé, d’en avoir trop fait. Depuis, on ne stocke plus de masques. On a la société que l’on construit.

 

« Nous non plus, au début, on n'y croyait pas » : ces Italiens confinés à cause du coronavirus ont un message pour les Français ICI 

 

 

Ma fille Léana #10ans devait avoir son exposition de peinture ce week-end. Déçue, je lui ai promis la plus grande visibilité à ses deux toiles! A vos RT Cœur rouge

 

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Jean-François Kahn : « Être confiné et montrer du doigt les responsables, c'est indécent »  ICI 

 

Jean-Francois Kahn est l'invite du grand entretien politique du << Point >>.

 

Que pensez-vous de la gestion de la crise par Emmanuel Macron et le gouvernement ?

 

Je me suis interdit de répondre à cette question. Il y a quelque chose d'assez gênant aujourd'hui à faire des tonnes de papiers pour dire à quel point la gestion de la crise est mauvaise. Il y a désormais un modèle d'éditorial. Première partie : le pouvoir s'est planté et les responsables politiques sont nuls. Deuxième partie : nous sommes en guerre, il faut l'unité nationale et mettre fin à l'esprit partisan. C'est totalement hypocrite. Il y a sûrement des leçons à tirer et des décisions à prendre. Mais après ! Après cette crise. Être confiné chez soi et montrer du doigt les responsables, je trouve cela totalement indécent. Dans les cas de catastrophe nationale, je pense qu'il devrait être interdit de faire des articles pour montrer à quel point on est intelligent.

 

Que voulez-vous dire ?

 

Le nombre d'articles où les gens écrivent : « J'avais raison », « à quel point ça me pose des questions sur le vivre ensemble », « cela dit vraiment des choses sur notre société ». Après la crise, oui, on pourra écrire, interpréter, juger, mais sur le moment je ne vois pas d'autres impératifs que la solidarité, l'esprit de responsabilité et notre contribution à ce que le vivre ensemble résiste.

 

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Une bonne nouvelle : Pandémie. Le pacte de stabilité européen terrassé par le coronavirus ICI 

 

«Du jamais vu” : face à la pandémie de Covid-19, qui pourrait plonger la zone euro dans une récession comparable à celle de 2009, L’Union européenne (UE) va briser un tabou en suspendant ses règles de discipline budgétaire, pour permettre à ses membres de dépenser sans compter

 

 

L’image contient peut-être : nourriture

 

Hier après-midi il faisait beau après un déjeuner carotène blanquette de veau sur mon balcon je me suis installé au soleil pour lire et pour me protéger j’ai un chapeau de paille anglais, genre tyrolien et j’ai eu la fâcheuse idée de publier une photo sur face de bouc en précisant : je n’ai pas une tête à chapeau.

 

L’image contient peut-être : Jacques Berthomeau, debout, chapeau et plein air

 

J’aurais dû indiquer contrairement à Pax mais comme celui-ci ne gambade pas sur les réseaux sociaux je me suis abstenu.

 

On s’est payé ma fiole dans le genre : Zanini… Un ami m’a dit « change de chapeau ». Ce que je fis en précisant « Afin de couper court aux moqueries j’ai changé de couvre-chef sans grande illusion »

 

L’image contient peut-être : Jacques Berthomeau, debout et chapeau

 

Et le soir, lorsque la fraîcheur s’abattit sur Paris j’ai fini ainsi.

 

L’image contient peut-être : Jacques Berthomeau, debout et lunettes

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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 06:00

 

 

« Mon père (André Raimbourg, dit Bourvil) me disait : moi la tête d’affiche, quand j’arrive sur un plateau de cinéma, je salue d’abord les figurants. »

 

Dominique Raimbourg, 68 ans, ancien député de Nantes-Sud, avocat et socialiste, s’est intéressé aux exclus : SDF, prisonniers, gens du voyage, pour lesquels il a fait voter la loi de janvier 2017 mettant fin à leur statut discriminatoire. C’était juste avant de se faire éjecter de son siège de député par la vague macroniste. Devenu premier secrétaire du PS 44, Raimbourg s’occupe désormais d’une autre population en péril : les militants socialistes.

 

« Le meilleur des hommes », selon Gérard Oury, avec qui il tourna trois films d’anthologie dont Le Corniaud (1965) et La Grande Vadrouille (1966).

 

« Un homme vrai », souligne le réalisateur Frédéric Zamochnikoff dans son documentaire qui retrace la courte vie de ce fils de paysan normand, amoureux de la musique et des gens.

 

« Bourvil, un homme vrai », de Frédéric Zamochnikoff (Fr., 2016, 52 minutes)

 

Télérama

 

Des intervenants triés sur le volet, des anecdotes savoureuses et, en prime, une remarquable déconstruction de la mécanique du rire chez Bourvil-Louis de Funès. Le bouleversant portrait d'un comédien doué, homme à l'empathie sans limite.

 

Le 27 juillet 2017, André Raimbourg, plus connu sous le nom de Bourvil, aurait eu 100 ans. Décédé le 23 septembre 1970, il fut l’un des acteurs les plus populaires et les plus talentueux du cinéma français. Nez de travers, sourire tendre, yeux rieurs et voix perchée, Bourvil séduisait par son empathie et sa vraie-fausse naïveté, qu’il cultivait habilement.

 

C’est grâce à son instituteur du petit village de Bourville, dans le pays de Caux, que le jeune André Raimbourg s’ouvre à la culture et à la musique. Ne voulant pas prendre la suite de la ferme familiale, il devient mitron avant d’entamer une formation d’instituteur. Il décide finalement de s’orienter vers le spectacle après avoir vu, sur scène, son idole Fernandel.

 

Jouant le plus souvent les comiques paysans avec sa mèche rabattue et son costume étriqué, André Raimbourg se lance dans une carrière musicale à Paris après avoir gagné, en 1938, un radio-crochet sous le pseudonyme d’Andrel, en référence à son modèle Fernandel. Il prendra le nom de Bourvil en 1942 pour ne pas être confondu avec son cousin Lucien Raimbourg, déjà dans le métier.

 

« Si c’est avec Bourvil, je signe tout de suite »

 

Sa carrière décolle en 1956 avec le film La Traversée de Paris, de Claude Autant-Lara, adapté d’une nouvelle de Marcel Aymé, qui avait pourtant exprimé ses réticences quant au choix de Bourvil « acteur comique ». Jean Gabin trancha le conflit : « Si c’est avec Bourvil, je signe tout de suite. » Ce film, devenu depuis un classique du cinéma français, a permis à Bourvil de montrer toute la palette de son talent, comique et dramatique, comme le souligne Francis Huster, qui avait repris ce rôle au théâtre près de quarante ans après.

 

La suite ICI 

 

 

 
Fortunat
1960 France Réalisé par Alex Joffé  avec Michèle Morgan, Bourvil, Gaby Morlay
 
Télérama
AbonnéCritique parPhilippe Piazzo

Film d'Alex Joffé (France, 1960). Scénario : A. Joffé et Pierre Corti, d'après Michel Breitman. Image : Pierre Petit. Musique : Denis Kieffer. 115 mn. NB. Avec Michèle Morgan : Juliette. Bourvil : Fortunat. Gaby Morlay : l'institutrice. Rosy Varte : Mme Falk. Teddy Bilis : M. Falk. Frédéric Robert (Frédéric Mitterrand) : Maurice.

Le genre : mélodrame.


Juliette Valecourt, grande bourgeoise parisienne, ignore que son mari fait partie d'un réseau de résistance. Quand il est arrêté par la Gestapo, elle se réfugie dans une bourgade de province proche de la ligne de démarcation. Elle y rencontre Fortunat, un cordonnier un peu rustre et ivrogne qui doit, pour leur sécurité, se faire passer pour son mari...


Fortunat a profondément marqué les spectateurs à sa sortie. En le revoyant, on découvre combien les conventions du cinéma commercial de l'époque (duo de stars, décors de studio...) pèsent peu en regard de l'intelligence et de la sensibilité de la mise en scène. Le scénario, peu explicatif, procède par petites touches. Il dévoile par mille et un détails les sentiments de condescendance et d'amour mêlés qu'éprouvent Juliette et Fortunat. La scène de l'arrestation des voisins est un modèle de pudeur. Bourvil est magnifique, tour à tour grand benêt et homme d'honneur. Michèle Morgan laisse percer derrière son visage de sphinge de véritables troubles. Alex Joffé est un cinéaste populaire injustement oublié.


Philippe Piazzo

 

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 12:00

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Me suis levé à 7 heures, le chat faisant comme à l’accoutumé son cinéma matinal pour j’aille préparer mon petit déjeuner, en effet monsieur n’aime pas manger seul. Un point de détail, ce n’est pas mon chat mais celui de ma voisine partie aux USA en touriste et qui n’est pas revenue…

 

Il fait beau, le boulevard est désert, je pars, muni du papier officiel rempli de ma blanche main) faire quelques emplettes à la supérette qui se trouve à un nombre infinitésimal de lieue (La lieue métrique française vaut exactement 4 km ; la lieue terrestre ou lieue commune de France vaut 1/25 de degré du périmètre terrestre, soit exactement 4,4448 km), je vous épargne la verste russe (une ancienne mesure de longueur utilisée en Russie, valant (à partir du XXVIIIe siècle) 1 066,8 mètres. Elle était égale à une longueur de 500 sagènes ou 1500 archines.)

 

Je croise, à distance réglementaire une joggeuse.

 

Peu de monde à la supérette, le personnel est masqué, je fais un petit salut de la main à ma copine la caissière antillaise, et j’ère entre les rayons, certains sont pourvus, d’autres vides. Le niveau de mon stock de pasta atteignant la cote d’alerte je suis tout heureux de trouver 3 malheureux paquet, caramba pas de litière pour le chat, j’achète des pommes pour faire une tarte, une boîte de pâté Hénaff  comme ration de guerre, ho surprise y’a du PQ j’en rafle un rouleau (ma copine me dit au loin qu’ils les ont reçu ce matin, du beurre pour la tarte, pas d’œufs, du taboulé, des douceurs pour le chat… etc.

 

J’utilise la caisse automatique.

 

En sortant, je salue mon SDF aviné qui est assis par terre, je lui dis que je vais le ravitailler.

 

De retour at home, j’arrose les plantes, je transfère pipi-room du chat sur le balcon, il fait beau.

 

Je remarque que les rames de la ligne 6 passent à un rythme moins soutenu, les statisticiens de la RATP lisent mon journal et son raccord avec mes remarques.

 

J’avais oublié hier Coronavirus : Bruno Le Maire envisage de revenir sur la fermeture des librairies

 

Les pouvoirs publics veulent réfléchir à des règles strictes qui « permettraient aux librairies de continuer à ouvrir sous réserve ». Le Syndicat de la librairie française a opposé une fin de non-recevoir.

 

À lire absolument  ICI 

 

Vendée. Pneus crevés à Noirmoutier : attention à la surenchère

 

Contrairement à ce qui peut circuler sur les réseaux sociaux, très peu de voitures ont eu leurs pneus crevés.

 

En début de semaine, des propriétaires de véhicules ont eu la mauvaise surprise de retrouver leurs pneus crevés sur l’île de Noirmoutier. Ils ont porté plainte. Des rumeurs évoquent « une quinzaine » de voitures victimes d’actes de ce type. Selon la gendarmerie, « c’est beaucoup moins que cela, cela reste très localisé et ponctuel ». Par ailleurs, aucune plainte pour des tirs de carabine sur un véhicule n’a été enregistrée sur l’île, contrairement à ce qui a pu être entendu. Qu’on se rassure Noirmoutier ce n’est pas Chicago…

 

Je pense à mes voisins de la prison de la Santé :

 

Un détenu témoigne pour France Inter de l'état des prisons à l'heure du confinement (vidéo en bas de la chronique)

J’ai aussi oublié de vous signaler que bien sûr notre concierge est elle aussi consignée.

 

Coronavirus : 5 bonnes nouvelles malgré l'accélération de la pandémie ICI 

 

Le coronavirus signe la deuxième mort de Margaret Thatcher ICI 

 

Bernard Guetta Journaliste (ex Le Nouvel Observateur, Le Monde, France Inter), député européen (LREM - Renaissance) depuis mai 2019

 

Le coronavirus, en imposant la nécessité d’une flexibilité budgétaire face à la pandémie, ne fait que consacrer un retour à Keynes et la sortie du cycle ouvert par l’élection de Margaret Thatcher.

 

 

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 06:00

les arrondissements de Paris

  • Montreuil, « le 21e arrondissement de Paris » ?
  • La gentrification ou la fabrication d'un quartier ancien de centre-ville
  • Anaïs Collet
  •  

Montreuil : l’irrésistible ascension du “21e arrondissement” de Paris », titrait le magazine Zurban au printemps 2003.

 

« Montreuil. L’irrésistible ascension du “21e arrondissement”…. D’un journal à l’autre, l’expression circule à partir de l’année 2000 pour qualifier cette commune du sud-ouest de la Seine-Saint-Denis adjacente au 20e arrondissement de Paris. Zurban parle tout simplement d’une « extension parisienne » tandis que Paris Match va jusqu’à présenter la ville comme la nouvelle « capitale des arts, des lettres et du cinéma » : « Il y a eu Montmartre, Montparnasse, Saint-Germain-des-Prés, aujourd’hui c’est Montreuil »

 

« Montreuil, capitale des arts, des lettres et du cinéma »,…. Sous la plume des journalistes, l’ancienne commune de la banlieue rouge se pare de nouveaux atours : des usines désaffectées qui leur évoquent Brooklyn ou TriBeCa ; des maisons, des jardins, des ruelles qui « sentent le feu de bois » et lui donnent « un air de campagne »

 

« Derrière le périph’, le 21e arrondissement de Paris », Elle,… ; un brassage culturel digne des plus grandes capitales ; un caractère populaire désuet rappelant le Paris des années 1950. Les références sont multiples et contradictoires, mais toujours mobilisées dans un registre laudatif. Pourtant, jusqu’à la fin des années 1990, Montreuil apparaissait dans la presse sous un tout autre jour : comme une ville emblématique de « la banlieue ». Problème de la « jeunesse », difficultés des élèves issus de l’immigration, pauvreté, exclusion des femmes immigrées ou, sur un ton plus optimiste, initiatives associatives et foisonnement culturel formaient les sujets récurrents des articles. À la figure de la banlieue « à problèmes » succède donc en quelques mois celle d’un quartier parisien, ancien, mélangé, artiste et villageois : le renversement de perspective du début des années 2000 est radical.

 

La suite ICI 

  • Montreuil, « le 21e arrondissement de Paris » ?
  • La gentrification ou la fabrication d'un quartier ancien de centre-ville
  • Anaïs Collet

 

Montreuil : l’irrésistible ascension du “21e arrondissement” de Paris », titrait le magazine Zurban au printemps 2003.

 

« Montreuil. L’irrésistible ascension du “21e arrondissement”…. D’un journal à l’autre, l’expression circule à partir de l’année 2000 pour qualifier cette commune du sud-ouest de la Seine-Saint-Denis adjacente au 20e arrondissement de Paris. Zurban parle tout simplement d’une « extension parisienne » tandis que Paris Match va jusqu’à présenter la ville comme la nouvelle « capitale des arts, des lettres et du cinéma » : « Il y a eu Montmartre, Montparnasse, Saint-Germain-des-Prés, aujourd’hui c’est Montreuil »

 

« Montreuil, capitale des arts, des lettres et du cinéma »,…. Sous la plume des journalistes, l’ancienne commune de la banlieue rouge se pare de nouveaux atours : des usines désaffectées qui leur évoquent Brooklyn ou TriBeCa ; des maisons, des jardins, des ruelles qui « sentent le feu de bois » et lui donnent « un air de campagne »

 

« Derrière le périph’, le 21e arrondissement de Paris », Elle,… ; un brassage culturel digne des plus grandes capitales ; un caractère populaire désuet rappelant le Paris des années 1950. Les références sont multiples et contradictoires, mais toujours mobilisées dans un registre laudatif. Pourtant, jusqu’à la fin des années 1990, Montreuil apparaissait dans la presse sous un tout autre jour : comme une ville emblématique de « la banlieue ». Problème de la « jeunesse », difficultés des élèves issus de l’immigration, pauvreté, exclusion des femmes immigrées ou, sur un ton plus optimiste, initiatives associatives et foisonnement culturel formaient les sujets récurrents des articles. À la figure de la banlieue « à problèmes » succède donc en quelques mois celle d’un quartier parisien, ancien, mélangé, artiste et villageois : le renversement de perspective du début des années 2000 est radical.

 

ICI 

Redécoupage des arrondissements de Paris: nos quatre propositions ICI 

Selon le journal Le Monde, la maire de Paris souhaiterait faire évoluer la carte des arrondissements parisiens. Passons en revue quelques options, de la plus rationnelle à la plus farfelue...

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 12:00

 

Le temps n’est pas à la rigolade, nos penseurs nous délivrent des tombereaux d’écrits pessimistes, il n’est pas pour autant permis, en tant que vieux confiné, d’y jeter une pincée de légèreté.

 

Nous sommes jeudi, et comme les vieux dit-on retournent en enfance, je ne peux m’empêcher de penser à la semaine des 4 jeudis du temps de mes culottes courtes.

 

Allons voir du côté de l’Académie, quai Conti, bourrée de vieux tout verts.

 

Il fut un temps, pas si lointain, où le jour de repos en semaine pour les écoliers était le jeudi. Et, sauf pour les orphelins évoqués par Jacques Datin dans Les Boutons dorés.

 

« En casquette à galons dorés / En capote à boutons dorés / Tout au long des jeudis sans fin / Voyez passer les orphelins. »

 

 Ou pour les pensionnaires dont parle Pierre Michon dans ses Vies minuscules

 

« Un jeudi que nous étions en promenade, une de ces mornes balades en rang, encadrées d’un pion, sorties dont bénéficiaient, paraît-il, nos poumons… »

 

Ce jour était souvent considéré comme plus heureux que ceux où il y avait classe. Mais le jeudi n’avait pas été jour de repos de toute éternité.

 

Avant la loi du 28 mars 1882, les élèves allaient en classe tous les jours sauf le dimanche ; ce ne fut plus le cas ensuite puisque l’article 2 de cette loi énonçait que les écoles primaires publiques vaqueraient un jour par semaine, en outre du dimanche, afin de permettre aux parents de faire donner, s’ils le désiraient, à leurs enfants l’instruction religieuse, en dehors des édifices scolaires.

 

Le jeudi libre était institué, il le resta quatre-vingt-dix ans, jusqu’à l’arrêté du 12 mai 1972, dont l’article premier dit qu’« à compter de la rentrée scolaire de 1972, l’interruption des cours, prévue par la loi du 28 mars 1882 pour l’enseignement primaire et par l’arrêté du 27 juin 1945 pour l’enseignement secondaire, est reportée du jeudi au mercredi ».

 

Pendant presque un siècle, la semaine des quatre jeudis a donc été considérée par des générations d’écoliers comme une forme de paradis aussi désirable qu’inaccessible. Mais, contrairement à ce que croyaient ces derniers, cette fantastique semaine n’avait pas été créée pour les faire rêver.

 

La suite ICI 

 

Cultivons nous, cultivons-nous…

 

J’avoue j’ai donc glandouillé toute la sainte journée.

 

J’ai tout de même mis un peu de ma sauce, et des photos inédites, sur une chronique canine concocté par Pax.

 

Je me suis fait un steak-frites à 16 heures.

 

Le film des nouvelles est si déprimant :

 

En ce jour 3 de confinement, les annonces s'accumulent. L'Europe dépasse les 100.000 cas détectés. En France, le ministère de la santé dénombre 372 morts au total, 4.761 hospitalisés et 10.995 cas détectés. Edouard Philippe reporte les conseils municipaux de désignation des maires élus dès le premier tour, Emmanuel Macron estime "vraisemblable" un prolongement du confinement, alors que des préfets ont décidé d'interdire l'accès à de nombreuses plages, des internes de médecines réclament un "confinement total et absolu".

 

Marché noir

 

Les policiers parisiens sont intervenus mercredi dans une parapharmacie du 16e arrondissement de la capitale. Le personnel de l'établissement y vendait des masques de type FFP2, en dépit de l'interdiction de la vente de ce modèle.

 

Le gérant de la parapharmacie a ainsi été verbalisé, et 981 masques ont été saisis, rapporte la préfecture de police de Paris.

 

Depuis le début de l'épidémie de coronavirus, les masques de protection sont au coeur de nombreux trafics. Mercredi, la police parisienne est ainsi intervenue dans un autre établissement, situé dans le 19e arrondissement. Le commerce était en possession de près de 15.500 masques destinés au marché noir ainsi que 240 bouteilles de faux gel hydro-alcoolique. Toute la marchandise a été saisie.

 

Les incivils

 

Des joggeurs sur les rives de Seine, des promeneurs dans le bois de Vincennes... malgré le confinement, les Parisiens sont nombreux à s'aérer dans les rues de Paris. Trop nombreux? C'est ce que semblent penser Anne Hidalgo et le préfet de police Didier Lallement.

 

Dans un communiqué commun, tous deux déplorent que "certains comportements inacceptables perdurent" et lancent "un appel solennel aux Parisiens pour limiter leurs déplacements privés au strict nécessaire".

 

"Certains secteurs de la capitale restent cependant trop fréquentés par des promeneurs et des sportifs", note le communiqué, en particulier dans le parc des Rives de Seine, sur le Champ de Mars, les Invalides ou encore les bois de Boulogne et Vincennes.

 

"Dans ces secteurs et dès aujourd'hui, les forces de l'ordre assureront des contrôles stricts de déplacements privés", insistent Anne Hidalgo et Didier Lallement.

 

Jack Lang a tenu à apporter son « soutien total à l'excellent ministre de la Santé Olivier Véran », et ce, « face aux attaques délirantes et irresponsables de Ségolène Royal ».

 

À 20 heures les gens du quartier ont applaudi depuis leurs fenêtres ou leur balcon.

 

J’ai visionné : Jeux dangereux : To Be or Not to Be 1942 réalisé par Ernst Lubitsch 1h40 avec Jack Benny, Carole Lombard, Robert Stack…

 

image cover

 

Télérama aime passionnément ICI  Moi aussi,pas une ride...

 

Critique par Guillemette Odicino

 

Avant d’être une charge antinazie, ce chef-d’œuvre d’intelligence est une variation hilarante sur « Être ou ne pas être… ». Telle est la question dès le début, où Hitler se balade, seul, dans les rues de Varsovie en 1939, au milieu des passants ébahis. Hitler ? Non, un ­acteur de second plan qui teste la crédibilité de son personnage !

 

Dans ce Lubitsch, où une troupe de comédiens va aider un résistant à déjouer un plan des nazis, tout repose, plus que jamais, sur les apparences trompeuses. Le siège de la Gestapo est le lieu de toutes les mises en scène : d’abord décor où des acteurs interprètent des SS, puis scène de théâtre où ils démasquent un traître, et enfin véritable QG nazi, où un acteur mystifie les officiers en cabotinant. En privé, c’est pareil, il faut feindre : la comédienne Maria Tura (merveilleuse Carole Lombard, décédée juste avant la sortie du film) compatit aux angoisses de Joseph, son époux cabotin :

 

« Votre mari a fait à Shakespeare ce que nous avons fait à la Pologne » et drague en même temps un aviateur à coups de sous-entendus sexuels. Pour la rejoindre, il profite du long monologue d’Hamlet déclamé sur scène par le mari jaloux… Réalisé en 1942, ce film est, bien sûr, une œuvre engagée, avec ses images de Varsovie bombardée et un vibrant monologue tiré du Marchand de Venise qu’un comédien récite au péril de sa vie. Mais, pour Lubitsch, c’est le ridicule qui tue le mieux la barbarie.

 

Extinction des feux autour de minuit, le chat qui adore être confiné, roupille déjà pelotonné sur la couette.

 

À  demain sur mes lignes, bonne journée…

 

Pas de nouvelles du sieur Bizot qui doit être dans ses vignes, heureusement que Claire fait des photos dans les siennes.

 

L’image contient peut-être : plante, fleur, nature et plein air L’image contient peut-être : plante, arbre, plein air et nature

Nom de naissance:
Jane Alice Peters.
Le destin brisé de Carole Lombard ICI  Décédée dans un accident d'avion à l'âge de 33 ans - Inhumée à Forest Lawn Memorial Park, Glendale, Californie.

Publié 

Le regard clair et franc de Carole Lombard , qui transcendait le public des années 1930, est intemporel. Impossible de passer à côté de cette étoile filante qui, en dépit de la brièveté de sa carrière, sera entrée dans la légende hollywoodienne en imposant son style sans pareil. Avorté trop tôt, son parcours cinématographique a commencé sous les auspices prometteurs de l’ère du muet, avant de se finir tragiquement. Retour sur une comédienne au destin brisé,

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 06:00

Jo Farrell  Les pieds de Su Xi Rong

Comme ces temps-ci il fait gris sur Paris je lis.

 

De tout, mais en ce moment un polar d’un ancien des forces spéciales au Vietnam, Kent Anderson, qui s’est ensuite engagé dans la police de l’Oregon puis de Californie, avant finalement  de devenir écrivain et professeur de littérature.

 

 

Ça vaut tous les laïus verbeux de la cotriade de sociologues gaulois tétant au sein du budget de l’État. Si vous voulez connaître les ressorts des States du sieur Trump  lisez Un soleil sans espoir de Kent Anderson. Son héros, Hanson, simple flic dans la ville black d’Oakland, près de San Francisco, son double romanesque.

 

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« On retrouve dans Un soleil sans espoir tout ce que l’on aime chez Kent Anderson : la précision de chaque phrase, la poésie de la violence, ces moments troubles dont on ne sait pas plus qu’Hanson s’ils sont réels où seulement des constructions de son imagination vérolée à jamais par les traumatismes de la guerre. »

 

« Tout cela a la beauté d’un désespoir qui se fait ici vacillant face à la possibilité d’une autre vie et, peut-être d’une échappatoire. C’est souvent violent, toujours d’une trouble poésie que l’on ne trouve que chez ceux qui se livrent totalement sans chercher à apitoyer, fait autant de moments de grâce que de chutes violentes et d’un humour absurde que seule la vraie vie peut offrir. C’est encore une fois, sous la plume d’Anderson, un texte sublime. » ICI 

 

Vous allez me dire alors pourquoi chroniquer sur les pieds bandés des femmes chinoises ?

 

La réponse est dans le roman de Kent Anderson.

 

Hanson fréquente la librairie Walden Pond Books de Bernie, la cinquantaine, un juif newyorkais progressiste à l’ancienne.

 

Son lieu de prédilection c’est le rayon des ouvrages sérieux, datant de vingt, trente ou quarante ans.

 

« Certains ouvrages avaient un contenu sombre, ou trop honnête, ou trop dérangeant, ou trop évident pour survivre au-delà d’une première édition limitée. Les critiques ne s’y sont jamais intéressés et on les a rarement lus. Mais, jour après jour, tous attendaient que quelqu’un les tire des rayonnages, les ouvre et entame leur lecture, les ramène à la vie. »

 

Oui, tirer un livre de sa bibliothèque c’est le ramener à la vie. Les collectionneurs de vieilles reliures sont des croque-morts.

 

Un jour l’agent Hanson consulte la section érotique : Sade Justine, l’intégrale, Histoire d’O, plusieurs éditions du Kâma-Sûtra, il choisit « Chinese Foot Binding. The History of a Curious Erotic » et commence à le feuilleter.

 

 

 

« L’auteur, un Britannique du XIXe siècle, considérait que le bandage des pieds était un exemple d’inventivité humaine dans l’art du plaisir : les pieds enflés d’une femme, sa démarche hésitante, sa sensibilité recrue à la douleur, le plaisir intensifié pour l’homme quand ses mains retiennent captives les délicieuses petites chaussures en soie qui gainent les pieds endoloris pour positionner la femme docile, craintive et pourtant excitée, avant de la pénétrer. »

 

Résultat de recherche d'images pour "chinese foot binding the history of a curious erotic custom"

 

Alors j’ai fait une recherche :

 

La pratique du bandage de pieds aurait commencé durant le règne de Li Yu (ou Li Houzhu), le troisième et dernier empereur de la dynastie des Tang du Sud (937 – 975), d’abord réservée à l’aristocratie chinoise. Symbole de séduction mais aussi marque du néoconfucianisme ambiant, pour maître Kong (Confucius), la femme est un être fondamentalement inférieur à l’homme : « Une femme ne doit jamais être entendue hors de sa maison ». Alors que la société se réorganise, la pyramide des rôles laisse la femme en retrait, le bandage des pieds va alors contribuer à la cloîtrer chez elle, définitivement prisonnière du cadre, maîtresse de l’intérieur. Elle restera soumise à son mari toute sa vie durant, et à son fils aîné si l’époux a le malheur de disparaître.

 

Elle a été interdite en 1911.

 

Au-delà de toutes les femmes qui ont souffert, il y a toutes celles qui se sont  battues pour l’abolition de cette pratique mutilante. L’influence des concessions étrangères fut un premier pas vers une prise de conscience des femmes chinoises. Ces Européennes qui ne se bandaient pas les pieds représentaient de par leur élégance un attrait certain sur les rares femmes de l’empire qui pouvaient fréquenter ce monde. A la fin du 19e siècle, l’Anglaise Archibald Little mène une campagne active pour l’abolition définitive de cette pratique dégradante. Cette féministe soutenue par les derniers hauts-fonctionnaires Qing fut même approuvée par Cixi, fameuse impératrice, qui, en tant que Mandchou, avait les pieds normaux. Nombre de femmes chinoises continuèrent son combat. A l’âge de 6 ans, la future écrivaine Xie Bingying arrache ses bandelettes ; la femme du poète Su Shi échappe aussi à une mutilation qu’elle dénonçait. La chute de la dernière dynastie (1911), les manifestations étudiantes du 4 mai 1919 prenant en grippe les relents féodaux confucéens achèvent de sonner la fin d’une coutume devenue dépassée, qui s’effacera toutefois un peu plus lentement dans les provinces les plus éloignées, à l’image du Yunnan, mais cela, c’est une autre histoire…

 

Lire ICI Les pieds bandés en Chine et ICI 

 

 19 photos des dernières femmes chinoises aux pieds bandés ICI 

femme chinoise aux pieds bandés (photo ancienne)
 
Les pieds bandés avaient une forte connotation sexuelle en Chine

 

L'historien Jason Wordie, installé à Hong Kong, a récemment dépoussiéré le mythe pour révéler que cette pratique sexiste n'était ni plus ni moins à connotation sexuelle.

 

La croyance populaire voulait en effet que la position des doigts de pieds repliés vers la voûte plantaire permette de rendre les muscles des cuisses et du plancher pelvien (muscles vaginaux) plus tendus et serrés, augmentant le plaisir sexuel des hommes qui les possédaient.

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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 12:00

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Maison d’autres.. "Escalier"(1919) Une grande partie de l’œuvre d'Edward Hopper exprime par contraste la nostalgie d’une Amérique passée. Une ambiance métaphysique où la relation humaine est comme effacée, ses personnages étant le + souvent esseulés & mélancoliques

À midi pile, une cloche, trouant le silence sépulcral, sonne comme dans un petit village ; d’ordinaire les premiers mercredi du mois les sirènes de Paris brament ICI, par chance nous en sommes au troisième, sinon l’exode des parisiens se serait sûrement amplifié à pied, à cheval et en Uber.

 

En cuisine je me prépare un jarret, acheté avant le couvre-feu, aux lentilles blondes.

 

 

Au dehors, pas un chat, le mien roupille sur le fauteuil de mon bureau. Les rames de la ligne 6 passent en chuintant, elles sont vides, ou presque : en moyenne 1 ou 2 personnes par wagon.

 

Le docteur Marc Noizet, chef des urgences de l'hôpital de Mulhouse (Haut-Rhin), a annoncé mardi à l'AFP qu'une "première" évacuation sanitaire de malades du coronavirus serait effectuée mercredi par avion depuis l'hôpital de Mulhouse jusqu'à l'hôpital militaire Sainte-Anne, de Toulon.

 

« Je pense que c'est la première en France, je ne connais pas de situation sanitaire qui ait nécessité qu'on déplace (autant de) malades de réanimation d'un bout à l'autre de la région et de la France », a-t-il souligné.

 

La décision a été « prise (lundi) soir » par le gouvernement, a-t-il indiqué soulignant qu'il s'agissait d'un « dispositif d'exception », de « quelque chose d'exceptionnel ».

 

Les patients, selon lui, seront transportés à bord d'un quadrimoteur du service de santé des armées « déjà équipé de six cellules de réanimation ».

 

Foyer majeur de la maladie depuis un grand rassemblement évangélique fin février à Mulhouse, le Haut-Rhin a déjà enregistré à lui seul 688 cas de coronavirus et 30 décès.

 

Le ministère des armées avait évoqué mardi le déploiement du module de réanimation "Morphée" qui « permet de transporter dans des conditions de prise en charge adaptées entre six et douze patients ».

 

Coronavirus : l'amende pour non-respect du confinement passe à 135 euros, majorée à 375€

 

La société Ricard, dont le siège est à Marseille, a décidé de mettre à la disposition du laboratoire Cooper qui livre l'ensemble des pharmacies françaises, ses stocks d'alcool pur afin de permettre une production de gel hydro alcoolique utilisé dans les gestes barrière.

 

Dans ce contexte et au nom de la solidarité, 70 000 litres vont être donnés. Cette action permettra de produire de l'ordre de 1,8 million de flacons individuels de 50 millilitres. De son côté, Cooper reversera le produit des ventes à des associations en lien avec le secteur de la santé.

 

Le gouvernement britannique a rendu public un projet de législation d'urgence donnant aux autorités des pouvoirs extraordinaires pour lutter contre le #covid_19, permettant des arrestations à des fins de santé publique ou la mobilisation de retraités des services médicaux #AFP

 

Viens de visionner The Big Lebowski l’un de mes films cultes

 

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The Big Lebowski, l’un des films « les plus drôles, les plus barrés, les plus adulés » des frères Coen

 

15 janvier 2011

Que boit le « Dude » dans The Big Lebowski ?

 

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« L'histoire est narrée dans un bar par un cow-boy interprété par Sam Elliott. L'intrigue du film s'inspire de celle du roman noir Le Grand Sommeil, de Raymond Chandler The Big Sleep adapté au cinéma par Howard Hawks. Jeffrey Lebowski le héros du film The Big Lebowski, dit The Dude, contrairement à Marlowe (celui de Hawks autant que celui de Chandler), n'a aucun code moral : il se drogue, il est oisif, sans emploi et préfère le bowling à son «enquête». C’est l’anti-héros : ce qui l’intéresse c’est de se faire dédommager de la perte de son tapis. Il est confus, bafouilleur, se perdant dans des explications vaseuses, flanqué d’un ancien du Vietnam Walter Sobchak, son meilleur ami (interprété par l’énorme John Goodman) the Dude subit les évènements avec un fatalisme en or blanc massif. »

 

La suite ICI 

 

« Dans un bowling à Los Angeles, en 1991, à l’heure où George H. W. Bush, aperçu sur la télévision d’un bowling, explique pourquoi les Etats-Unis interviennent au Koweït, 3 fêlés, des totalement à l’Ouest : Lebowski, Jeff Bridges dit « The Dude », un privé en robe de chambre et tongs, post-hippie débonnaire carburant au shit et au russe blanc, et ses deux potes, Walter Sobchak, John Goodman un colosse mythomane et psychorigide, néophyte intransigeant dans la pratique du judaïsme et Donny Kerabatsos, Steve Buscemi, un souffre-douleur carabiné des deux autres qui mourra d’une crise cardiaque sans avoir pu prononcer trois mots. » ICI 

 

Le soleil qui brille me donne envie de faire du vélo mais « A-t-on le droit de faire du vélo durant le confinement ? »

 

Le gouvernement a précisé qu'il était autorisé de « faire de l’exercice physique uniquement à titre individuel, autour du domicile et sans aucun rassemblement ». La marche et le footing en solitaire et en périmètre restreint, sont ainsi autorisés. Mais qu'en est-il du vélo ?

 

Contacté CheckNews, le ministère de l’Intérieur a confirmé qu’il était également possible, pendant la période de confinement, de faire du vélo, mais uniquement si cela était « nécessaire pour le bon équilibre personnel », rappelant que l'idée était de « réduire ses sorties au maximum ».

 

Plusieurs consignes à respecter :

 

« Il faut obligatoirement faire du vélo seul, et laisser entre 1  et 2 mètres de distance avec les personnes que l'on croise. Comme pour toutes les sorties, une attestation de déplacement dérogatoire est indispensable. Pour le vélo, il faut cocher la case « déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective, et aux besoins des animaux de compagnie ».

 

19 h : l’angélus sonne dans le grand silence

 

Sur les contre-allées du boulevard des joggeurs du soir, sur la chaussée un livreur avec sa hotte sur le dos.

 

Un peu de PAX confiné

 

CULTURE.

Enrichissons notre vocabulaire - Aujourd’hui Clientélisme.

Clientélisme - nom masculin

- Fait pour un homme ou un parti de s’appuyer sur des clientèles pour augmenter son pouvoir politique.

 

Exemple à Collioure :

 

- ne pas faire ch… quand je dépasse l’espace du domaine public attribué par la mairie

 

- ne pas faire ch… quand je dépasse l’heure de fermeture de mon établissement

 

- ne pas faire ch… quand je stationne plus de 7 jours sur un parking public alors que je suis propriétaire d’un garage

 

- ne pas faire ch… quand je fais des travaux sans autorisation ou sans P.C.

 

- ne pas faire ch… quand je ne respecte pas l’autorisation de trx ou le P.C obtenu.

 

- ne pas faire ch… quand je ne respecte ni l’accès ni le stationnement en zone piétonne

 

- ne pas faire ch… quand je ne respecte ni zone bleue ni horodateur.

 

- ne pas faire ch… quand les commissions sanitaires et de sécurités formulent des avis négatifs

 

EN DIRECT - Italie: record de décès pour un pays sur un jour, avec 475 morts

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Par Challenges.fr le 18.03.2020

 

En ces temps difficiles, Boris Cyrulnik nous recommande ces trois "tranquillisants" : l'action ; l'affection et le contact humain (même téléphonique) ; et enfin la création, l'exploration de notre univers intérieur, notamment par l'écriture.

Coronavirus: pourquoi certains fabricants de pâtes arrêtent la production de farfalle ICI

 

Coquillettes, mais aussi spaghettis, macaronis, penne: l'industrie se concentre sur une dizaine de formats simples, afin de limiter les changements de production. "C'est vrai pour Panzani, pour Barilla, Garofalo, qui fait le très haut de gamme. On se concentre sur ce qu'on arrive à produire", assure Xavier Riescher. Autre chose que les clients ne verront plus en rayon: les lots de plusieurs paquets en promotion, afin de simplifier et d'accélérer le conditionnement.

 

Autre inquiétude, pour certains industriels, si les ventes continuent de flamber dans les mois à venir: se retrouver à court de blé dur, matière première des pâtes. "Nous ne prévoyons pas de rupture de stock pour les semaines à venir, et sommes vigilants à ce que les flux logistiques soient maintenus pour approvisionner nos clients", assure néanmoins à l'AFP Axéréal, une des principales coopératives à fournir les fabricants de coquillettes comme de papillons.

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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 06:00

 

Je ne fais pas l’intéressant, il y a quelque temps, à la sortie de mon parking, au pied d’un arbre de la contre-allée le sol s’est dérobé, ouvrant une large cavité. Les services de la ville ont sécurisé le petit périmètre, l’arbre qui s’était incliné a été élagué. La semaine passée, branle-bas de combat, un chantier vient de s’ouvrir pour injecter je ne sais quoi dans le sous-sol afin de le consolider.

 

 

Ce n’est pas une découverte, lorsque j’ai acheté l’appartement j’ai reçu un document du service des carrières me certifiant l’habitabilité de mon appartement.

 

Si le métro de la ligne 6 entre Saint-Jacques et la Place d’Italie est aérien ce n’est ni pour faire joli, ni pour tourner des films d’action sous ses piliers, c’est à cause du gruyère des carrières.

 

Résultat de recherche d'images pour "photos des carrières souterraines de paris"

 

Paris, en ce domaine, est une rareté, sans doute unique dans de telles proportions. La ville, dès les Romains, s'est bâtie en dur en extirpant de ses dessous les merveilles que le monde entier nous envie au-dessus. Le civilisateur a trouvé très vite les gisements de gypse là où ils affleuraient à la surface, c'est-à-dire sur les buttes, Montmartre, Chaumont , Ménilmontant. Et découvrit ainsi le plâtre de Paris, fameux aujourd'hui encore dans la corporation des plâtriers pour ses qualités de finesse, de plasticité et de résistance. Lutèce devint alors la Blanche, car le matériau était si beau qu'on en recouvrait les façades. La tradition a perduré jusqu'au début du siècle.

 

Sous la rive gauche était la pierre à bâtir, et là aussi, au début il suffisait de gratter un peu pour ramasser. Au IIIe siècle, on exploitait à ciel ouvert sur les flancs de la montagne Sainte-Geneviève, à l'emplacement du jardin des Plantes, faubourg Saint-Marcel, et aussi sur les buttes de la rive droite. On bâtit donc et, au fur et à mesure que la ville a grandi, les carrières se sont éloignées de la Seine et de la surface. A partir du XIIe siècle, commence une intense exploitation souterraine qui a laissé des carrières sous les rues de Tournon, de Condé, de l'Odéon, Bonaparte, Cassette, Vaugirard, sous le boulevard Saint-Michel, comme l'a vu le coiffeur, sous les rues de l'Arbalète, Lhomond, d'Assas, du Cherche-Midi, d'Ulm, des Feuillantines, St-Jacques, sous le boulevard du Montparnasse, entre autres. Plus la ville s'agrandissait, se densifiait, plus les carriers creusaient. C'est ainsi que de magnifiques gruyères se trouvent sous les XIIIe, XIVe et XVe arrondissements, où les carrières comportent fréquemment deux ou trois étages superposés. De même à Montrouge, Châtillon, Vanves ou Malakoff, qui à leur tour servirent de réserve pour construire les arrondissements périphériques du sud.

 

Le coiffeur tenant boutique au 79, boulevard Saint-Michel

 

venait à peine de mettre les pieds sous la table vers 18 heures, quand il vit couverts, plats et mets, et la table elle-même, disparaître devant lui, en même temps que le mur de façade de sa maison et la vitrine au-dessous. Penché au bord du désastre, le coiffeur pouvait voir un trou de onze mètres de profondeur sur sept de large qui courait sur dix-huit mètres de boulevard en plein Paris. C'était le 30 juillet 1880, le dernier affaissement spectaculaire dans la capitale. Ce n'était donc pas le premier. En quatre ans, six immeubles de la rue de la Santé et trois immeubles du passage Gourdon avaient disparu dans les profondeurs et suscité une émotion que l'on imagine vive des voisins et plus généralement des Parisiens. A tel point que les propriétaires lésés s'en étaient remis à la justice pour obtenir réparation de la Ville. C'était mal connaître le code civil, qui fait du propriétaire d'un terrain le responsable du sous-sol. Le préfet de la Seine prit donc un arrêté pour qu'à l'avenir tout propriétaire d'un terrain situé sur les anciennes carrières soit tenu de consolider le sous-sol avant de bâtir. Les lois n'ont pas changé depuis.

 

Des maisons entièrement englouties par les souterrains, ça n'arrive plus à Paris. Fondée en 1777, (Louis XVI interdit d’ouvrir ou de continuer à exploiter des carrières à Paris) .à la suite justement d'une série de ces éboulements qui entraînaient indifféremment à des profondeurs infernales quelques décamètres de routes, un pâté de maisons ou un coin de bois, l'Inspection générale des carrières est le service le plus ancien de la Ville. Depuis plus de deux siècles, l'Inspection générale des carrières bouche, maçonne, inspecte, patrouille et relève les tracés qui minent la capitale. «Nous connaissons plus de 300 km de galeries sous Paris, c'est-à-dire 99,99% des anciennes carrières, précise Helman le Pas de Sécheval, adjoint à l'inspecteur général des carrières.

 

La suite ICI

Le sous-sol est un gruyère 

Par Philippe ROCHETTE — 10 janvier 1996 à 00:05

 

Carrière souterraine de Paris

 

Comme vous le savez j’ai fait il y a quelque temps un séjour à l’hôpital Cochin, j’aurais pu, si je l’avais su, regagner mon chez moi en passant, en-dessous des grilles du Val-de-Grâce, jusque sous la rue de la Santé, près de la prison ma voisine.

 

Hôpital Cochin (XIVe). Les carrières situées à 20 m sous terre représentent plus d’un kilomètre de « balade » sous le pavé parisien.  LP/Elodie Soulié.

 

Une galerie souterraine parcourt plus d’un kilomètre sous l’hôpital Cochin (XIVe). ICI 

Par Élodie Soulié 

Le 15 mai 2017

 

Vous connaissez les très touristiques Catacombes (XIVe), mais comment imaginer qu'en traversant l'enceinte de l'hôpital Cochin de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), entre Port-Royal et le faubourg Saint-Jacques, vous piétinez aussi… une carrière médiévale ?

 

C'est la « carrière des Capucins », incroyable dédale autrefois exploité pour sa pierre à bâtir. Ce lieu secret si bien gardé, habituellement fermé au public et transformé en véritable musée souterrain par les bénévoles de la Société d'études et d'aménagement des anciennes carrières des Capucins (Seadacc)

 

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Un état de conservation exceptionnel

 

« C'est le site le plus représentatif du sous-sol de la capitale, explique ce passionné. Non seulement il est situé au cœur du haut lieu d'extraction de la pierre à bâtir à l'époque du Moyen-Âge, mais sa richesse esthétique, pittoresque, et son état de conservation sont exceptionnels ! ». L'association y est pour beaucoup, lancée depuis des décennies dans la valorisation d'une petite ville sous la ville, classée depuis les années 1990.

L'encombrant héritage des sous-sols en gruyère de Paris

Exploités pendant des siècles pour construire la capitale et sa proche banlieue, les sous-sols de la région parisienne regorgent de trous qui menacent encore aujourd'hui la stabilité du bâti. De manière récurrente, des effondrements ont lieu.

 
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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 12:00

L’image contient peut-être : texte

Ma chronique bouclée je me suis fait des harengs pomme à l’huile.

 

Le chat fait son exercice de haute voltige sur le balcon. Petit à petit une chape de silence, tout juste rompue par le passage de quelques voitures, les trottoirs sont déserts.

 

Journal d’un confiné (2)

 

Je regarde In the Cut de Jane Campion (2003)

 

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Assez d’accord avec cette critique :

 

« In the Cut demeure un fiasco consternant. Aspirant à désacraliser le mythe du mariage, Jane Campion oppose l'image des fiançailles à l'autre union de l'homme et de la femme, le rapport sexuel. Malheureusement, l'entreprise manque cruellement de subtilité. La réalisatrice multiplie les symboles grossiers: des flashbacks romancés, dont le 8mm pastiche voudrait en détruire l'aspect illusoire, aux représentations phalliques d'un phare rouge sang. Un sang qui tâche les robes de mariées et la glace d'un blanc virginal. Le film s'inscrit dans le cadre d'une enquête policière et de meurtres en série. Bien que la réalisatrice ne s'intéresse pas réellement à son intrigue, la prévisibilité de l'ensemble nuit au récit, ôtant toute la crédibilité qui restait au protagoniste principal. »

 

Je jette un coup d’œil sur la Toile, Pax, le Lucky Luke des PO, a réagi :

 

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A COLLIOURE.

 

DEux listes en lice à Collioure

 

Drôle de gens que ces Colliourencs. Ils ont largement choisi un cheval de retour qui, directeur des services du maire Molly avait truquée les données de l’INSEE et s’était ridiculisé l’avant-veille du scrutin, en mettant dans la boite à lettre des habitants Sa Profession de Foi qui s’est révélée être celle d’un maire d’une lointaine commune et datant de 2014 !

 

Ils sont comme ça les Colliourencs, peu importe qui est à la mairie l’essentiel est qu’il pratique le clientélisme ce que faisait parfaitement et essentiellement Molly et son équipe. Cette superbe ville connue du monde entier est habitée par une curieuse population. Il y a 50 ans, ils tiraient le diable par la queue s’échinant à tirer leur subsistance de la pêche et de la vigne. Aujourd’hui, ils ont le cul cousu d’or. Les loyers prohibitifs qu’ils tirent du moindre m2 qu’ils possèdent intra–muros leurs permettent de rouler en gros 4/4. Mais cela ne leur suffit pas. Ils transforment leurs garages en chambre ou en réserves pour les commerçants saisonniers ou les louent comme garage. En tant que résident ils bénéficient d’un abonnement annuel sur les parkings publics pour 45 €…. par an. Il n’y a pas photo !

 

Cette particularité est reconnue des villes et villages avoisinants. Pour un Colliourenc, Port-Vendres, c’est l’étranger, Banyuls idem. Argeles, au nord, c’est l’étranger. Saint André itou.

 

En saison la ville se transforme en Luna Park envahi par les mangeurs de sandwichs et suceurs de glace. Peu importe si l’affluence interdit l’entrée à bon nombre de visiteurs qui ne peuvent, ni s’arrêter, ni stationner et qui font immédiatement demi-tour. L’essentiel c’est que les loyers entrent. La thrombose qui navre Amsterdam et Venise rend Collioure depuis longtemps mais l’essentiel est, d’abord que les loyers rentrent. Après moi le déluge ou la submersion marine définitive.

 

Morale de l’histoire.

 

Faire 1 000 km pour aller voter, et perdre, et se retrouver confiné !

 

Résultats des élections municipales 2020 ‑ Collioure

 

Guy Llobet a décroché la victoire avec 65,41 % des voix au 1er tour des élections de Collioure (66). Le conseil constitué de 19 sièges a également été élu.

 

Désormais, il revient aux membres de désigner le prochain maire parmi eux.

 

À Collioure, Guy Llobet est en tête à l'issue de ce premier tour, avec 65,41 % des votes. Jean Heinrich, avec sa liste COLLIOURE POUR TOUS, termine deuxième de cette élection, avec 34,58 % des votes.

 

64,71 % des citoyens se sont rendus au bureau de vote à Collioure contre 81,66 % lors du scrutin de 2014 (baisse de -16,95 points).

 

Pauvre Pax que je remercie de ce premier jet, j’en attends d’autres puisque confiné il aura tout le temps d’écrire sur ses sujets de prédilection : musique, peinture, nourriture…

 

Je me fais du thé que je savoure sur mon balcon.

 

 

Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie de Pax j’ai aussi terminé le dernier opus d’Hannelore Cayre, l’auteur de la Daronne ICI,  Richesse Oblige. C’est totalement foutraque, classé roman noir mais ça verse plutôt dans un étrange mélange historico-politico-social pas toujours bien mixé, faut dire que la pauvre s’est tapée le Piketty. Attention, même si c’est très avocate pénaliste des extrêmes, L124 par exemple, y’a comme toujours des morceaux de bravoure et des découvertes du monde judiciaire fascinantes. Je commettrai une chronique dès que j’aurai choisi un angle.

​​​​​​​

Hannelore Cayre signe "Richesse oblige"

Désolé Pax.

 

La vente de paracétamol, recommandée pour combattre les symptômes dus au coronavirus, sera restreinte dans les pharmacies françaises et suspendue sur internet, a annoncé l'Agence du médicament #AFP

 

Premiers contrôles de police à Paris après le début du confinement

 

Le coronavirus va-t-il vider Paris de ses habitants?

 

Ce lundi, avant même l'allocution d'Emmanuel Macron et alors que des rumeurs de confinement plus strict circulaient, les gares de la capitale connaissaient déjà un afflux important de voyageurs qui tentaient de rejoindre plusieurs villes de France.

Mardi  17 mars 20:18 : JPK, cloué au sol depuis le 7 février, suite à une mauvaise chute, m’indique qu’il réfléchir à mon invite.

 

Merci et prompt rétablissement cher JPK.

 

Je regarde Sale temps à l'hôtel El Royale de Drew Goddard

 

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Polar néo-noir, avec une galerie de personnages pulp, tous échoués pour une nuit dans un motel miteux avec des secrets à cacher. La première heure fonctionne à merveille, avec cette succession de tableaux, chambre par chambre, histoire par histoire. Le réalisateur se joue des codes et des attentes du public, entretient savamment le mystère, laisse sa caméra s'attarder, en s’appuyant sur le soin apporté aux décors, aux accessoires, aux costumes.

 

La suite est un peu plus compliquée. À mesure que la nuit s’avance, que le jour se fait sur les motivations de chacun, le film patine sur une trame trop prévisible, et un sentiment de déjà-vu. La formule se retourne alors contre le film qui s'étire (2h25).

 

Résultat de recherche d'images pour "sale temps à l'hôtel el royale affiche"

 

La superbe distribution sauve souvent la mise - de l’immense Jeff Bridges aux découvertes Cynthia Erivo, Lewis Pullman et Cailee Spaeny, en passant par les valeurs sûres Jon Hamm et Dakota Johnson

 

Au lit juste avant minuit.

 

Je me lève à 4 h 45 pour nourrir le chat qui profite odieusement du confinement.  Me recouche, me relève à 7 heures et découvre :

 

Reçu à 05:19 ce jour.

 

Cher Taulier, bonjour,

 

Une fois de plus la mouche du coche s’est envolée trop vite.

 

Elle a pris le mot journal au sens de quotidien du terme alors que vous l’entendiez peut être au sens littéraire tel « Le journal d’un fou » (aucune allusion – lol) de Gogol.

 

Aussi avez-vous peut être plus besoin de « copie » que de commentaires.

 

Ci-dessous donc, de la copie a utiliser selon votre gré.

 

A bientôt

 

Fidèlement

 

Pax

 

Grand merci, je vous en sais gré cher Pax.

 

Le journal d'un fou.jpg

 

Coronavirus : se rendre à un enterrement est interdit

 

A la téléspectatrice qui s'interrogeait sur la possibilité de se rendre à l'enterrement d'un ami, décédé il y a 48 heures, le chef du gouvernement a répondu par la négative : « Ce que je vais dire est terrible à entendre pour la téléspectatrice qui pose cette question mais je me dois d'être à la hauteur des fonctions que j'occupe, donc je vais répondre non. »

 

Exode vers l’île de Bréhat : le confinement insulaire a la cote

Depuis lundi, les maisons secondaires de l’île de Bréhat (Côtes-d’Armor) retrouvent leurs propriétaires

 

Coronavirus : des touristes se réfugient en Vendée, « ils vident nos magasins, nos stations essence »

 

A Noirmoutier, sur l’Île-d’Yeu, quelques heures avant le confinement, des centaines de voitures, souvent immatriculées 75, ont débarqué par le pont ou par ferry. Sur place, les habitants poussent un coup de gueule. ICI 

 

Coronavirus : tension sur Belle-Ile-en-Mer avec les résidents secondaires ICI

Je vous offre Le Dialogue des Carmélites  - de  Philippe Agostini et le R.P  Bruckberger d'après les dialogues de Georges Bernanos inspiré du roman La Dernière à l'échafaud de Gertrud von Le Fort, et sorti sur les écrans en 1960.

 

Film complet  1h 52 '

 

Avec Jeanne Moreau (Mère Marie de l'Incarnation), Alida Valli (Mère Thérèse de Saint-Augustin), Madeleine Renaud (la Mère prieure) ... George Wilson , Pierre Brasseur ...

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 06:00

brennivin

Einar Már Guðmundsson dans Les Rois d’Islande nous conte la sage des Knudsen, famille exubérante et totalement déjantée.

 

Les Rois d’Islande

 

Une constante chez les Knudsen, et de tous les protagonistes de ce roman, femmes ou hommes, ils boivent comme des trous, du brennivin ou de la bière, se foutent sur la gueule, et le traducteur Éric Boury – Je ne lis pas encore l’islandais – affirme qu’ils sont avinés.

 

Même si ça chagrine Vin&Société la référence au vin ne signifie en rien que nos soiffards islandais en soient imbibés : voir la définition du CNRTL en fin de chronique.

 

 

Revenons un instant sur les Knudsen, qui sont généralement marin de père en fils, sauf à faire carrière à la caisse d’épargne. La famille compte de grands hommes, des hôtesses de l’air et de gentils simplets. Ils ont été ministres, bandits, avocats, ivrognes patentés et parfois tout cela en même temps.

 

Les Knudsen ont bâti des empires et les ont perdus avec le même panache. Ils ont monté des conserveries de harengs, composé des symphonies, roulé en belle américaine et sacrément magouillé. Ils ont été portés au pinacle et mis au pilori. Toujours persuadés, de génération en génération, d’être les rois d’Islande.

 

« Arnfinnur, Ástvaldur, Haraldur et les autres règnent à leur façon sur la multitude de leurs pairs par leur vie aventureuse, leurs mœurs dissolues ou leur capacité à s'enrichir. Roman picaresque, Les rois d'Islande fait le pari de raconter une multitude de vies en passant sans cesse d'un personnage à un autre sans se soucier en aucune façon de la chronologie. Suivre les acrobaties du récit n'est pas une mince affaire pour le lecteur qui n'a même pas d'arbre généalogique à sa disposition pour l'aider. Ceci dit, le mieux est de se laisser happer par ce maelström sans chercher à savoir si untel est le fils ou l'époux de telle autre, Gudmundsson nous le rappelant parfois au détour d'une phrase. Au fil de la narration, l'auteur s'amuse à rappeler le peu de cas que les islandais font de leurs dirigeants, le plus souvent incompétents quand ils ne sont pas malhonnêtes. Le propos du roman est ailleurs, dans le compte-rendu des faits et gestes des représentants de la famille Knudsen, pas toujours glorieux, d'ailleurs, mais ô combien humains dans leur grandeur ou petitesse. »

 

Le Brennivin, « vin brûlé » en Islandais, ce terme s’applique à tous les alcools forts et le Brennivin n’est en aucun cas du vin ! Il s’agit d’un alcool à base de pomme de terre et qui est parfumé au carvi, une plante au goût proche de celui de l’anis. Il titre à 37,5% et est totalement incolore.

 

Les islandais le surnomment svarti dauði, mort noire.

 

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La prohibition en Islande au XXème siècle

 

« Il n’y a pas que les Etats-Unis qui ont connu la prohibition ! En effet, en 1908 une loi a été votée interdisant la vente d’alcool en Islande. Finalement, la loi n’a été effective qu’à partir de 1915 et elle a même été levée dès 1921. Toutefois, cette interdiction démontre les débuts des difficultés culturelles qui entourent la consommation d’alcool sur l’île.

 

De plus, si la vente de certains alcools a été permise en Islande à partir de 1921, ce n’est pas parce que la culture du pays avait vraiment changé à ce sujet. En réalité, l’interdiction a été levée pour des raisons économiques et politiques. L’Espagne achetait beaucoup de poisson à l’Islande à cette époque et n’a pas apprécié que l’Islande arrête d’acheter du vin espagnol en retour à partir de 1915. S’en est suivi un boycott espagnol du poisson islandais en attendant la levée de la loi interdisant la vente d’alcool… qui n’a donc pas mis très longtemps à arriver !

 

Mais l’histoire n’est pas terminée : en Islande, on a interdit la consommation de bière à un taux d’alcool supérieur à 2,25% jusqu’en 1989 ! On voit donc que cet état d’esprit « modérateur » vis-à-vis de l’alcool a bien perduré. Voici un exemple contemporain : les « Happy Hour » et autres promotions sur l’alcool étaient interdites il y a encore quelques années afin de ne pas encourager une consommation d’alcool excessive ! »

 

Le Bjórdagur

 

Toutefois, l’alcool fait partie de la culture islandaise, qu’on le veuille ou non. Le Bjórdagur en est la preuve ! Il s’agit en réalité de la Journée de la Bière, fêtée le 1er mars chaque année. Cette journée célèbre la fin de l’interdiction de la bière à plus de 2,25% en 1989. Le Bjórdagur a ainsi une forte portée culturelle : aujourd’hui, la bière est la boisson alcoolisée préférée des Islandais et celle qui est la plus consommée dans ce pays ! »

 

AVINÉ, ÉE, adjectif

AVINER, verbe transitif

 

A.− [En parlant d'un objet : futaille, tonneau] Qui est imbibé de vin :

 

B.− P. extension. [En parlant d'une personne, d'un de ses attributs, ou de son comportement] Qui est en état d'ivresse ou troublé par l'ivresse. Regard aviné, yeux avinés; haleine avinée (Ac. 1932) :

 

« Nulle part donc vous ne rencontrez comme chez nous de ces gros fermiers cossus, ventrus, à la face avinée, à la sacoche bourrée d'argent, qui s'en viennent aux foires de campagne, y font grand bruit, y marchandent longuement, se disputent en criant, se tapent dans la main, braillent dans les cafés en jouant aux dominos, s'emplissent de viandes et d'eau-de-vie, boivent jusqu'à trente demi-tasses en un jour, ... » Flaubert, Par les champs et par les grèves,1848, p. 284.

 

− Au figuré. Démarche avinée. La démarche d'un homme pris de vin ou qui semble pris de vin`

 

 (PRONONC. : [avine].

Histoire de l'Islande
 
Histoire de l’Islande

L’Histoire de l’Islande est importante s’il l’on veut mieux connaitre ce pays, sa culture et ce qu’il est aujourd’hui. Même si elle est beaucoup plus récente que celle d’autres nations européennes, l’Islande a quand même une histoire assez riche depuis sa colonisation jusqu’à l’époque actuelle.

 

Éloignée du reste de l’Europe, elle n’a pas connu les grandes guerres de ce continent, cependant elle fut touchée par d’autres maux comme les maladies, le joug norvégien et danois, les catastrophes naturelles ou encore son combat pour l’indépendance.  ICI 

Einar Már  Guðmundsson
 
 

Romancier, poète et nouvelliste, Einar Már Guðmundsson est l’auteur d’une dizaine de romans, traduits en plus de vingt-cinq langues. Récompensé par de nombreux prix littéraires, il a notamment reçu le Nordic Council Literature Prize, la plus haute distinction décernée à un écrivain des cinq pays nordiques, l’Íslensku bókmenntaverðlaunin, le plus prestigieux prix littéraire d’Islande, et le Swedish Academy Nordic Prize – dit « le petit Nobel » – pour l’ensemble de son œuvre.

 

Les Rois d’Islande, traduit pour la première fois en français, est un tour de force romanesque doublé d’une satire incisive de la société et de la politique islandaises. Et c’est un chef-d’œuvre.

 

ICI  

 

« Il met en abyme l’idéal héroïque d’antan dans un récit dont on sort sonné et passionné. » Elena Balzamo, Le Monde Des Livres


« On a aimé… Cette exquise saga sur une famille aussi exubérante que déjantée pour laquelle les mots “normal” et “raisonnable” semblent inconnus. » Femme actuelle


« Le lecteur retiendra ceci : le peuple islandais est hilarant, ironique, tendre, imprévisible. À l’image de ces flamboyants Rois d’Islande. » Élise Lépine, Transfuge


« À la manière des anciennes sagas, mais avec un style qui évoque plutôt la prose des meilleurs humoristes British, le romancier islandais Einar Már Gudmundsson (il a reçu le très prestigieux prix du Conseil nordique) dresse le portrait de tous les membres du clan Knudsen. » Didier Jacob, L'Obs
ISLANDE : après soixante-quatorze ans de prohibition La bière à nouveau autorisée...

Publié le 12 mai 1988 

 

Le Parlement islandais (Althing) a mis fin, le lundi 9 mai, à soixante-quatorze années d'interdiction de la bière. Les Islandais pourront à nouveau, à partir du 1er mars de l'année prochaine, boire cette cervoise qui était après tout le breuvage favori de leurs ancêtres vikings. Vestige de la prohibition de l'alcool décrétée en 1915, la bière, année après année, revenait à l'ordre du jour du Parlement, mais les partisans de l'abstinence avaient été jusqu'ici les plus nombreux. On les retrouve dans les rangs de toutes les formations politiques, aussi bien dans le Parti des femmes que dans le groupe conservateur.

 

L'Islande est le pays d'Europe qui consomme le moins d'alcool par habitant. Les Islandais boivent du lait ou de l'eau en semaine, mais contrôlent mal leurs libations en fin de semaine. L'opinion publique, à en croire les sondages, était hostile à la réintroduction d'une boisson d'autant plus pernicieuse qu'elle est plus anodine. " Les ouvriers risqueraient de boire de la bière pendant leur travail ", entendait-on dire à droite comme à gauche avec des frissons d'horreur.

 

Même si leurs cuites sont spectaculaires et hautes en couleur, les Islandais sont dans l'ensemble un peuple très sobre. Mais ils font une fixation maladive sur l'alcool, accusé de tous les maux, et 5 % de la population a subi une ou plusieurs cures de désintoxication. Les médecins islandais ont acquis dans ce domaine un grand savoir-faire, qu'ils exportent dans d'autres pays scandinaves.

 

Le marché noir des navires et le droit accordé à tous ceux qui pénètrent dans le pays d'apporter avec eux une caisse de bière avaient ouvert les premières brèches. Beaucoup d'Islandais brassaient, en outre, à domicile une boisson mousseuse et alcoolisée aux vertus gustatives incertaines qui assurait, à défaut de l'ivresse, un sérieux mal de crâne. Les bars de Reykjavik, enfin, proposaient à leurs clients un cocktail whisky-vodka-bière sans alcool que la loi les obligeait à mélanger devant le client.

 

Il ne restait plus au législateur qu'à supprimer une prohibition déjà bien... éventée. Il est vrai qu'on dit déjà à Reykjavik que la canette, écrasée de taxes diverses, laissera de beaux jours au marché noir.

 

Le Monde

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