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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 16:00

Selon un sondage CSA (1) : à la question « Avez-vous déjà entendu parler de la rafle du Vel d'Hiv ? »

-          67 % des 15-17 ans,

-          60 % des 18-24 ans

-          57 % des 25-34 ans répondent « NON »

-          Mais aussi 25 % des plus de 65 ans répondent n'en avoir pas non plus entendu parler,

-          Soit une moyenne, tous âges confondus, de 42 %.


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Pour ceux qui ne savent pas ou qui ne veulent pas ou ne cherchent pas à savoir :


Le Vélodrome d’Hiver était un stade-vélodrome situé près de la Seine dans le XVe arrondissement, il servit « à parquer », 8 160 des 13 152 personnes arrêtées par la police française lors de ce qui fut la plus grande rafle de juifs en France sous l'Occupation. Retenus dans des conditions inhumaines pendant quatre jours, 1 129 hommes, 2 916 femmes et 4 115 enfants furent entassés sur les gradins de ce stade voué aux courses cyclistes, avant d'être emmenés dans les camps de Beaune-la-Rolande et Pithiviers (Loiret). Là, quelque 3 000 enfants en bas âge furent brutalement séparés de leurs parents, et déportés les premiers vers Auschwitz via Drancy. La quasi-totalité des 13 152 juifs étrangers arrêtés lors de cette rafle par la police française sur la demande de l'occupant allemand, qui en réclamait 24 000, furent déportés. Moins d'une centaine - aucun enfant - survécurent.


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« Moins d'un tiers des étudiants français savent que c'est la police française qui a procédé à la rafle du Vel d'Hiv (32 %), et moins de la moitié des Français dans leur ensemble (46 %) »

Pour ceux qui en ont entendu parler, c'est en premier lieu par des films et documentaires (87 %), loin devant leur entourage (53 %), l'école (49 %) et Internet (21 %), selon le sondage. En revanche, 85 % des Français et 88 % des jeunes de 18 à 24 ans « considèrent que la transmission de la mémoire de la Shoah est importante ».


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Les mots prononcés par Jacques Chirac le 16 juillet 1995, deux mois après son élection à la Présidence de la République, à l’occasion de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv, pour la première fois rompt avec l’attitude de ces prédécesseurs en faisant de ce drame un drame français « Ces heures noires souillent à jamais notre Histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui la folie criminelle de l’occupant a été, chacun le sait, secondée par des Français, secondée par l’État français. »


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Pour ceux qui ne savent rien : le fameux tatouage, sur l’avant-bras, le numéro d’Auschwitz, Violette Jacquet, déportée survivante répond « Je vous l’ai dit, on ne pouvait rien expliquer ! Aux imbéciles qui m’interrogeaient sur ce numéro, ou qui me donnaient un coup de coude quand ils l’apercevaient, je répondais systématiquement que c’était le nombre de mes amants ! À vingt ans, cela faisait un peu beaucoup… Même à quatre-vingt ans, j’avoue ne pas avoir atteint les 51 937 ! »


(1)    Sondage réalisé par CSA les 4 et 5 juillet 2012 auprès de 1 056 Français selon la méthode des quotas

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 00:09

Au temps héroïques de mon espace de liberté, à mes débuts de dégustateur-imposteur, le salon des vins de Montreuil, organisé par les bouffons bio, fut pour moi initiatique. Novice, un peu gauche, verre à la main, aborder les tables des exposants, tout aussi intimidés que moi, relevait de l’attaque à mains nues du Cervin par la face Nord. Que dire, que faire, je n’étais pas un acheteur potentiel mais rien qu’un petit blogueur inconnu. Alors j’ai choisi de me porter vers celles et ceux qui, j’ose l’écrire, dégageaient des ondes favorables. Oui je l’avoue j’ai d’abord aimé les vigneronnes et les vignerons avant d’apprécier leurs vins. C’est ainsi la vie, les rencontres sont à l’image de ceux qui les font, le courant passe ou non, la sympathie ne se commande pas, elle est là de suite, et, croyez-moi, les vins sont très souvent à l’image de ceux qui les font.


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Isabelle et Bruno Perraud je ne daterai pas au carbone 14 notre première rencontre à Montreuil car, avec le temps qui passe, votre Taulier à la mémoire qui flanche. Pour autant il ne perd pas les pédales, même s’il lui arrive d’être parfois déjanté, et il revient toujours à ses premières amours. En l’occurrence, dans le cas présent, c’est Isabelle qui a répondu avec enthousiasme à ma sollicitation de venir présenter le domaine des Côtes de Molière sur mon espace de liberté

 

Avant de lui laisser la plume je mets comme elle en exergue la belle citation de Goethe : « La matière n'est rien, ce qui compte, c'est le geste qui la faite » qui est sur le site du Domaine.


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C'est lorsqu’on commence à nous demander des conseils que nous nous rendons  compte que nous ne sommes plus tout à fait si jeunes et que cela fait quelques années que nous traînons nos galoches dans les vignes!


Pourtant, nous n’avons pas l'impression que ça fait si longtemps parce qu'on apprend tous les jours et que jamais on ne se trouve tout à fait au point.


Bref, Bruno s'est installé en 1987, il avait 22 ans...et moi je l'ai rejoint en 1989, j'en avais juste 20...


Il avait étudié la viticulture et l'œnologie dans la région puis à Bordeaux! Et moi j'étais à la fac où j'étudiais les lettres et les langues...


Nous avons agrandi, petit à petit, notre tout petit domaine d'1 hectare 1/2 et aujourd'hui nous travaillons aujourd'hui sur 8 hectares 1/2 de Gamay et de Chardonnay.


La culture bio est arrivé en 1999, brutalement, par évidence, par ras le bol et par peur de la chimie.


Depuis, nous travaillons et sommes certifiés en culture biologique. Je défends avec ferveur la certification car elle est, pour moi, un engagement sincère du vigneron.


À la cave, nous n'utilisons pas d'intrants, comme le soufre, le sucre, et toute autre chose (la liste pourrait être longue!).


Nous avons la volonté de faire les vins que nous aimons. Et sommes heureux quand les autres les apprécient aussi!

 

Les rendements sont petits sur le Domaine, peut-être parce que nous ne sommes pas encore assez malins pour produire beaucoup plus de raisins dans nos vignes escarpées de Vauxrenard. Mais nous restons persuadés que nos raisins peu nombreux sont responsables de la qualité de nos vins.

 

Nous aimons nos vignes pleine d'herbe, et pleine de vie, même si cela représente un gros travail.

 

Nous élaborons différentes cuvées en rouge: le Brut de Cuve en nouveau, le Poquelin, le Moulin à vent, l'Epreuve et le Côte de la Molière, et différentes cuvées en blanc: Mon Blanc des Molières mais aussi une mini micro cuvée folle de Sauvignon élevé en fût de bière inox.

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Nous ne sommes pas des originaux, juste des vignerons qui voulons aller au bout du bout...

 

Isabelle Perraud

Domaine des Côtes de la Molière

Vins Vivants certifiés Bio

69820 Vauxrenard

Tel/fax: 04 74 69 92 32

http://cotes-de-la-moliere.com   

http://cotedelamoliere.blogspot.fr

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 12:00

Dans toutes les affaires il y a les de sources sûres, les mieux informés que les autres, moi je n’en suis pas. Michel Chapoutier a pris l’initiative de publier une lettre à ses collègues sur mon blog et puisqu’on l’accuse de m’avoir roulé dans la farine, donc trompé, il est de mon devoir de lui accorder un droit de réponse.

 

Et surtout qu’on ne vienne pas me dire que ces échanges via mon espace de liberté nuisent au dossier. S’adresser à l’opinion publique et aux politiques qui sont sensibles à celle-ci, est une chose, argumenter un dossier dans les prétoires en est une autre. Tout mélanger n’est pas de bonne politique : cette histoire de murs publicitaires ne me concerne pas, et ne concerne pas le juge administratif, c’est aux intéressés de s’entendre entre eux et de déterminer la bonne stratégie à adopter pour avoir le soutien de leur environnement proche et des défenseurs du respect des paysages.Tout le reste n'est que littérature, secret de polichinelle et confusion des genres. Dans cette affaire, je ne fais que mon job de blogueur indépendant et je ne suis le porte-parole de qui que ce soit. Je donne la parole à qui veut bien la prendre, avec en corollaire que les propos n'engagent que leur auteur. Toute personne qui voudrait profiter de mon hospitalité sur ce sujet est la bienvenue.


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« Il faut noter que dans ma proposition la maison Chapoutier a le même nombre de murs publicitaires, (qui ne sont pas de soutien) que la maison Jaboulet ( 2 chacun) ; pour cette raison je considérais ma proposition comme équitable. Comme je l’ai écrit tout à l’heure à Caroline Frey, je suis prêt à même proposer qu’on l’étende aux murs de soutien (on peut les sabler) et là nous en avons plus que tout autre, ce afin de montrer que notre proposition nous pénalise plus que l’autre maison.


Enfin, en tant que président de l’Hermitage, l’Odg n’a jamais été saisi ou même informé sur ce dossier d’antenne TNT, ça n’a été découvert que lorsque la Ste Itastim a implanté le panneau d’annonce des travaux, donc après l’acceptation du permis.

 

Donc les 2 infos sont erronées :  

 

Oui : nous avons des murs publicitaires qui ne sont pas de soutien…


Non : l’Odg Hermitage et son président n’ont jamais été informé de ce dossier avant l’acceptation du permis

 

Enfin j’ai pensé agir dans l’intérêt de l’Hermitage ayant la conviction que ce geste plus que symbolique est assez important pour faire bouger les choses.

 

J’ai pendant longtemps défendu  ces murs, mais aujourd’hui force de constater que ma position devenait petit à petit en contradiction avec la logique collective de l’Odg. Je pensais être seul à défendre les murs (attachement à mes origines). Vue l’énergie de la maison Jaboulet à se battre contre la pollution visuelle, j’étais convaincu que la maison Jaboulet gardait ses publicités pour ne pas se dépouiller de cet avantage de communication sans que notre maison le fasse. J’étais  donc totalement convaincu qu’elle allait applaudir à ma proposition, j’étais à 100 lieues d’imaginer que ça allait provoquer un incident diplomatique. »

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 07:00

Que d’eau, que d’eau, des seaux, un ciel bubonique, des filles emmitouflées, à la moindre percée du soleil la ruée sur les terrasses, Paris déprimait, Paris dégoulinait, Paris s’enfonçait dans un aquoibonisme ronchon et moi je me préparais à mon changement de millésime en glandant. À dire le vrai je me planquais car, de bonnes âmes, à la Grande Maison, se chargeaient par les canaux habituels, de faire savoir sur la place de Paris que si j’y résidais en ces temps de changement ce n’était pas pour promener ma progéniture au jardin du Luxembourg. C’était pourtant cela que je faisais, à la moindre éclaircie, pendant que Jasmine écumait avec ses copines les allées du pouvoir de notre nouveau président normal. Afin d’éviter d’être joint j’avais gentiment déposé mon téléphone portable dans un tiroir de la cuisine et, au grand désespoir de Jasmine, elle ne pouvait me joindre que sur le téléphone fixe de certains bars où j’avais mes habitudes. Les seuls fils que je renouais c’était avec des copines que je retrouvais dans les dits bars. Ma chère et tendre épouse appréciait à moitié ces retrouvailles mais je désarmais sa jalousie naissante en lui disant que courir la peurtantaine n’était plus de mon âge, que j’aspirais à une vie rangée des voitures. Ce qu’elle ne savait pas, en revanche, c’est que par l’entremise de l’une d’elle je m’étais retrouvé un soir perdu au milieu d’une nuée de donzelles, qui toutes auraient pu être mes filles, et qui, à mon grand étonnement, ne m’avaient pas lâché d’une semelle.

 

Nous étions tous allés dîner, après le pinces-fesses organisé par un champenois un peu coincé du col car il avait aussi quelques châteaux à Bordeaux, dans un resto recommandé par l’une d’elle, chez Septime rue de Charonne. Les fillettes picolaient sec. Admiratif ! La tortore était de bonne facture. Dès que je me taisais elles me relançaient. Faut dire que je m’étais laissé aller à raconter mes histoires. Scotchées les petites louves aux ongles carminés, toutes plus belles les unes que les autres, mitraillant tout ce qui passait sur la table avec leur IPhone, tweetant à qui mieux mieux, buvant mes paroles avec des mines de vierges aspirant aux délices de la chair. Je dois avouer que toute cette fraîcheur luxuriante me fascinait. Dans mon for intérieur je me disais que pendant les Trente Glorieuses la bourgeoisie française et une bonne part du populo avaient bien nourris les parents de ces belles plantes, intelligentes, diplômées, vives, et que le résultat était à la hauteur. Loin des plantes en pot, entre fleurs sauvages et espèces cultivées toutes ces gamines me donnaient des envies de vivre d’une rare intensité. C’était comme un bain de jouvence, bien au-dessus de la ceinture qui m’animait. Je tentais de ne pas trop me laissé griser par cette manière bien à elles de m’émoustiller : à mon arrivée elles m’avaient toutes embrassées sur la bouche avec une gourmandise légère. Bon le pépère gardait son sang-froid mais sans pour autant réfréner son goût immodéré de se raconter.

 

Mes aventures du temps de la RDA leur donnaient des frissons, une forme d’extase comme si une brute de la Stasi leur effleurait les cuisses avec sa main gantée de cuir au fond  d’une de ces limousines dont les régimes de l’Est avaient le secret. Cabotin j’en rajoutais des louches. Je me payais la fiole de l’Angela la fille de l’est. Pour faire bon poids je développais ma théorie sur la dette de nos voisins allemands à notre égard. Ma démonstration en 3 temps leur passait un peu au-dessus de la tête mais elles ne m’en tenaient pas rigueur. J’étais leur Dieu. Donc premier temps : je constatais que c’était le Führer et la Wehrmacht qui avaient amené les soviets du père Joseph jusqu’à Berlin ce qui nous avait valu le rideau de fer et pour une flopée de pays un régime socialiste aux petits oignons. Ensuite, pour protéger nos à-nouveau amis allemands de l’Ouest nous nous sommes saignés au quatre veines pour nous doter de la bombe A et d’une armée plantureuse sur terre, sur mer et dans les airs. Pendant ce temps-là nos potes teutons se relevaient et mettaient tous leurs picaillons dans leurs industries dont les noms fleuraient bon le Grand Reich. Au temps de la guerre froide, des SS20, en RFA des mecs se trimballaient en gueulant : « plutôt rouges que morts ! ». Nos copains communistes français et leurs compagnons de route confirmaient le bilan positif de leurs amis des républiques populaires de l’est. Denier acte : patatras tout se cassait la gueule, le Mur s’ouvrait et laissait fuiter l’Angela. L’unification fut difficile mais elle permit l’érection de la Grande Allemagne un chouïa impériale. Conclusion : présentons la note de notre surarmement à la mère Angela, nous nous sommes beaucoup endetté aussi pour ça. Papy Michel Rocard, qui ne dit pas que des conneries, a mis le doigt où ça fait mal.

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 00:09

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En ce dimanche post-14 juillet votre taulier grisé par les flonflons du bal des Pompiers, la tête détraquée par le pet des pétards, les yeux illuminés par les lucioles multicolores du feu d’artifice, le cœur gonflé par le défilé présidé par notre PNR, verserait-il soudain dans la plus basse démagogie en vouant aux gémonies l’écologie. Rassurez-vous je ne suis pas passé avec armes et bagages à Chasse-Pêche-Nature mais tout bêtement addict de Binet et de son inénarrable couple des Bidochon : la Raymonde et le Robert.

 

L’épisode qui suit est d’une drôlerie très au-dessus de la moyenne et je n’ai pas résisté au plaisir de vous le proposer. C’est désopilant et ça touche au plus juste. Le rire avec Binet c’est le meilleur antidote au politiquement correct, à la balourdise de certains discours plein de bonnes intentions, à la prétention des communicants des campagnes de ceci ou de cela. Pour la petite histoire ces planches ont circulé dans ma très sérieuse maison pleine d’Ingénieurs qui se divisent en 2 camps dont je ne peux évaluer l’importance : ceux qui ont défroqué pour rejoindre le Ministère de l’écologie qui, comme tous les ouvriers de la vingt-cinquième heure en rajoutent pour abjurer le productivisme, et ceux qui sont restés fidèles à l’Agriculture qui tentent pour certains d’entre eux de faire bouger les lignes entre les deux camps antagonistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 15:00

 

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Je vous dois la vérité, sauf à de rares exceptions, je ne crois pas à l’efficacité des pétitions. Elles ne dérangent guère ceux à qui l’on veut faire rendre gorge. Ce qui compte, et le Net permet de maintenir la pression, c’est de mettre vraiment l’opinion publique dans sa poche.  Les gens aiment toujours voir David défier Goliath, et ils adorent aussi les beaux gestes, le côté chevaleresque.


Dans ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire de la TNT de l’Hermitage – j’aime, c’est un titre qui pète – face aux grisoulloux érecteurs de cette antenne, les chevau-légers que nous sommes se voyaient opposer, par les gardiens sourcilleux des petits vignerons qui font des vins nature pour les parisiens éclairés, un péché originel : les grands « latifundiaires » Jaboulet et Chapoutier, en l’occurrence un certain Michel et la prénommée Caroline, souillaient le paysage avec d’arrogantes inscriptions publicitaires.


J’avoue que ces réclames, inscrites dans le paysage de la colline de l’Hermitage, au temps du chemin de fer, je les voyais comme le Dubon… Dubonnet… des vieux pignons d’immeubles de Paris…des traces d’un autre âge… le témoignage d’un temps où les gens trouvaient ça normal et même beau. À trop vouloir effacer les scories du passé le risque est grand de perdre un peu la mémoire. Mais, mon esthétique et mon goût de l’Histoire n’entraient pas en ligne de compte et, bien évidemment, je pouvais me mettre dans la peau, et comprendre les objections, de ceux qui s’étonnaient d’une telle présence. Don’t act !


Et puis, alors que je besognais face à mon écran, hier au soir à 22H27 tombait dans ma boîte à mails la missive suivante : « Pour l’aimable information de mes amis, je me permets de vous faire passer une info concernant le problème d’érection d’une antenne TNT en haut de l’Hermitage. Je propose donc pour qu’on soit crédible en parlant de la protection du site et de pollution visuelle que nous (Chapoutier et Jaboulet) démontions les murs publicitaires en échange du déplacement de quelques mètres du projet d’antenne TNT » Michel.


Y était joint un courrier à l’ensemble des vignerons concernés :

 

Bonsoir Caroline, bonsoir à tous,


Ok pour moi de me ranger dans cette logique, mais il va falloir que les maisons Jaboulet et Chapoutier soient cohérentes avec cette demande et avec la volonté collective : c'est-à-dire que nous montrions l’exemple.

Aujourd’hui le classement se heurte au problème des murs publicitaires qui ne sont pas des murs de soutien.  Lors de la construction du chemin de fer, au XIXème siècle, seuls des murs de soutien ont été peints à but publicitaires. Puis, dans la première moitié du XXème siècle, des murs purement publicitaires ont été montés et ceux-là n’avaient aucune activité de soutien des terrasses. Ce sont justement ces murs plus récents et purement publicitaires qui causent problème au classement. De plus on est en position de faiblesse lorsqu’on essaie de défendre  une pollution visuelle par l’antenne alors que nous maintenons nos murs.

Je propose donc que dans cette tractation, pour obtenir gain de cause, et déplacer le lieu d’implantation de l’antenne, que nous proposions le démontage de nos murs publicitaires (qui ne sont pas des murs de soutien). Nous serons cohérents avec notre logique  et les maisons Jaboulet et Chapoutier amèneront ainsi leur pierre à l’édifice pour ce projet.

Je propose qu’on avance ainsi et enfin cette solution devrait satisfaire tout le monde.

 

Viniquement à tous et que la joie sois dans les cœurs…

 

Michel CHAPOUTIER

 

Que voulez-vous, moi je trouve que ça a du panache et je dis bravo Michel !

 

Pour autant rien n’est gagné, le combat reste à mener, mais la proposition de Michel Chapoutier met du beurre dans nos épinards. Restons mobilisés ! L’exemple cité ce matin dans ma chronique du combat gagné par le gérant de la « Dinée » à Port—Lauragais contre les mammouths des autoroutes est la preuve que rien n’est jamais perdu d’avance et qu’il ne faut pas baisser les bras. Et que l’on ne vienne pas m’objecter que nous sommes contre le progrès, que ces minuscules batailles sont d’arrière-garde. Je n’ai aucun goût particulier pour ceux qui sont contre tout et le contraire de tout et surtout lorsqu’il s’agit de leur jardin. En revanche, et je sais de quoi je parle, les soi-disant justifications techniques pour poser des horreurs ici et pas ailleurs relèvent bien souvent de la pure escroquerie intellectuelle et de bonnes raisons bien économiques.

 

Enfin pour ceux qui douteraient encore de l’utilité des commentaires je joins ce message de Michel Chapoutier :

 

De plus c'est quand même les commentaires de ton blog qui ont contribué à me faire faire prendre cette proposition.

 

Envoyé par BlackBerry

Michel Chapoutier


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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 00:09

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Quand je me rendais du côté de Pont-Audemer, au temps de ma présidence des cidres et Calvados réunis, je croisais, un peu avant ma sortie de l’A13, l’autoroute de Normandie, sur l'aire de Bosgouet-Sud une belle bâtisse « La Maison normande » qui a été construite en 1981 par Gilbert Protti. C’est la nouvelle victime des grands groupes autoroutiers. « La Maison normande », l'un des derniers restaurants d'autoroute indépendant, qui depuis 30 ans sert des plats « maison », concoctés à partir de produits locaux, qui faisaient le bonheur des voyageurs de l'A13, va devoir fermer car la concession dont il bénéficie, qui arrive à échéance fin 2012, va être confiée à une grande chaine. Dépôt de bilan … sans même avoir pu postuler à sa propre succession !


Le propriétaire Gilbert Protti vient d’adresser une lettre à la fois aux ministres des Transports Frédéric Cuvillier, du Commerce Sylvia Pinel et des PME Fleur Pellerin, où il raconte ses déboires.  « En 2011, la SAPN-groupe Abertis, société espagnole exploitant la concession de l'autoroute A13 (merci MM de Villepin et Le Maire), lance une « mise en concurrence » pour renouveler les sous-concessions de plusieurs aires. « Après avoir passé l'examen de ses capacités techniques et économiques, Gibert Protti constate avec surprise, à la vue des documents de la seconde phase, qu'il ne pourra pas répondre seul. La société des autoroutes exige une « offre globale » : un restaurant et une station-service.  Il propose alors une alliance à Total, avec qui il partage l'aire depuis 30 ans. Mais en vain. Total m’a laissé croire, début 2011, qu’elle se grouperait avec moi, avant de rompre unilatéralement et sans motif tout contact, au mois de novembre 2011, me laissant dans l’impossibilité de poursuivre. » Bien qu'il soit situé à plus de 100 mètres de la station-service, la Sanef, société des autoroutes, demande une offre regroupant les deux activités et, en dépit de la demande de Gibert Protti de séparer les lots, la Direction des infrastructures (DIT), au ministère des Transports, qui peut remettre en cause le mode d'attribution de la concession, celle-ci s'est pour l'instant s'appuyant sur un jugement technique, estime que la SAPN a le droit de demander une offre groupée.


Le système est conçu pour les grands groupes comme le dit Gilbert Protti, « Les autoroutes ont été concédées à Vinci, Eiffage et Abertis (Sanef). Ces grands groupes internationaux, pour l’attribution des sous-concessions, ne cessent de privilégier les deux seules grandes chaînes internationales de restauration (Elior et Autogrill). Au détriment des restaurateurs indépendants et régionaux qui, pourtant, savent valoriser notre patrimoine. » Un détail d’importance les autoroutes ne sont plus concédées elles ont été vendues par le gouvernement Villepin aux sociétés citées.


La demande d’offre groupée par la Sanef donne toute latitude à Total dans le choix du restaurant et les technos de Total privilégient le groupe Elior avec lequel il cohabite sur de nombreux sites. « Les pétroliers veulent à tout prix éviter de travailler avec des indépendants. Ils veulent avoir un interlocuteur prévisible », explique Georges Bouttes restaurateur a connu du restaurant, « La Dinée », sur l'A63, dont la concession a failli être retirée. « Vinci, qui gère l'autoroute, avait choisi Autogrill pour me remplacer. » dit-il.

 

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Nous sommes au royaume de l’uniformité, de la standardisation, des grandes marques de bouffes sous vide, du fric facile face à des consommateurs captifs. Le terroir local ils s’en foutent les grands de la distribution en tout genre : à propos Christophe de Margerie PDG de Total, puisque nous sommes membres du même Cercle Vendéen, c’est le lieu de naissance qui nous rassemble, pourrais-tu mettre tes paroles en pratique et dire à tes soutiers que ce ne sont pas les 3 sous qu’ils vont gagner sur les frais de gestion qui vont mettre ta boutique sur la paille. Franchement casser une petite graine à la « Maison Normande » ça vaut mieux que bouffer un sandwich mou debout sous ton toit. Te fais passer le message, tu en fais ce que tu veux mais faudra pas nous chanter le couplet de ton amour des pays si tu laisses tomber Gilbert Protti, un petit entrepreneur méritant.


Georges Bouttes et la « Dînée » je connais je suis monté au créneau pour les défendre dès le début de la résistance, pas vrai Antonin, « ASF m’a tué... » les goinfres autoroutiers n’aiment pas le cassoulet ils virent le restaurant « La Dinée » de l’aire de Port-Lauragais,link. À ma connaissance, ils ne sont plus que trois indépendants en France. Face à Vinci, Georges Bouttes a su se défendre. Il a résisté jusqu'à obtenir que Vinci déclare infructueux l'appel d'offre. Surtout, il a poussé Vinci à ajouter une dimension régionale dans le nouvel appel d'offre, lui garantissant une longueur d'avance face à Autogrill et Elior. « Nous servons 400 repas par jour, dont 130 cassoulets. Et 60% de nos approvisionnements se font en circuit court, avec des producteurs locaux », explique-t-il.


Pas de quartier : résistons !


Sauvons « La Maison normande » !


Bombardons tous ceux qui peuvent changer la donne :


Le Ministre des Transports Frédéric Cuvillier Ministre délégué auprès de la ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche

Grande Arche  Tour Pascal A et B 92055 La Défense CEDEX Téléphone :01 40 81 21 22

 

La Direction des infrastructures (DIT), au ministère des Transports  

Directeur Christophe SAINTILLAN, ingénieur en chef des ponts, des eaux et des forêts

Téléphone : +33 1 40 81 12 13.Courriel : christophe.saintillan@developpement-durable.gouv.fr  

Pour écrire : la Grande Arche, Paroi Sud 92055 Paris-La-Défense Cedex

 

La SANEF www.sanef.com

 

Un député de l’Eure (1ière circonscription): Bruno Le Maire link 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 14:00

logoSRC.pngRien que pour faire grincer les dents de mes concurrents addict du classement ebuzzing : plus ma notoriété croît et plus je reçois tout et pas toujours n’importe quoi : ainsi va la vie du blogueur indépendant. En cette fin de semaine d’automne, alors que je tente d’endiguer une toux caverneuse, je me suis dit que certains d’entre vous pourraient intéressés tout d’abord par une info de première main : c’est un sondage Opinea pour Serencontrer.com, réalisé du 22 au 25 juin 2012 sur un échantillon de 1 027 personnes représentatif de la population française âgée de 18 à 65 ans et ensuite par un site du genre la Vérité si je mens : www.maVeritesur.com qui propose la lecture de témoignages à propos du site de vente de vins 1855.


Bonne lecture et je persiste à vous dire que vous avez eu tort d’ignorer ceci : link

 

1-      Communiqué

 

Paris, juillet 2012

 

Jeux Olympiques 2012 :

 

Ces corps d’athlètes qui font rêver les Français(es) !

 

70% des Français vont suivre les Jeux Olympiques cette année selon un sondage Internet Opinea¹ mené pour SeRencontrer.com en juin dernier. Ces supporters (et surtout les supportrices) se déclarent particulièrement attentifs au corps des athlètes. La natation, l’athlétisme et la gymnastique sont le trio gagnant sur lequel va se focaliser toute l’attention des Français avec un plébiscite pour Camille Lacourt pour les femmes et Laure Manaudou pour les hommes.


Françaises et Français sont unanimes sur un point essentiel : 82% estiment que la pratique du sport est un atout incontestable de séduction !


Entretenir sa forme, un atout majeur de séduction pour 82% des Français


Ce sont surtout les moins de 35 ans qui considèrent leur activité sportive comme importante pour mener le jeu de la séduction. Cette vision est davantage soutenue par les Français de région parisienne. Un constat également fait par les personnes en couple pour qui il est important de continuer à plaire.

 

Nadège Onderka, Directrice Marketing SeRencontrer.com n’est pas surprise par ces chiffres : «La pratique d’un sport est un des critères déterminants exprimé par les personnes qui s’inscrivent sur notre site et les rencontres se font souvent par «affinités sportives».

 

Les femmes passent à la loupe les athlètes sous l’eau

 

Parmi les 70% de Français qui vont s’intéresser aux Jeux Olympiques, ce sont les hommes (77%) et les couples (72%) qui seront les premiers devant leur écran pour suivre les compétitions.

 

Outre le soutien apporté à son pays, 1 Français sur 10 va se montrer plus particulièrement attentif à l’aspect physique des athlètes. Au bonheur des dames, les représentantes de la gent féminine sont 2 fois plus nombreuses que les hommes à être subjuguées par le côté  «musculaire» des jeux ! Toutefois, les hommes comme les femmes préfèrent regarder les corps des athlètes dans leur ensemble.

 

Ainsi, pour la majorité des Français (61%), la natation est le sport le plus plébiscité pour se rincer l’œil cet été lors des Jeux Olympiques, suivi de près par l’athlétisme (57%) et la gymnastique (54%).

 

Ces corps d’athlètes qui font rêver…

 

En l’absence de David Beckham, c’est le nageur français Camille Lacourt qui est élu avec 20% des suffrages par les sondées comme la personnalité ayant le plus de charme et un physique très avantageux. Les hommes préfèrent (22%) Laure Manaudou qui reste pour eux la sportive la plus attrayante.

 

Le  charme s’avère aller de pair avec un autre atout non négligeable pour séduire : la personnalité. Là, c’est la forte personnalité de Laura Flessel qui se dégage des résultats du sondage : on comprend désormais pourquoi la belle sportive a été choisie comme porte drapeau tricolore pour les prochains Jeux Olympiques 2012 ! Mais qui va rapporter les médailles de Londres ?

 

¹ Sondage Opinea pour Serencontrer.com, réalisé du 22 au 25 juin 2012 sur un échantillon de 1 027 personnes représentatif de la population française âgée de 18 à 65 ans.

 

Contact presse

We agency - Diana Mlazgova

Tél : 01 44 37 22 19 - e-mail : diana.mlazgova@we-agency.fr

 

2-                  Courrier

 

Bonjour,

Oui le vin c'est un peu de douceur et de poésie aussi sauf quand des escrocs s'en mêlent comme pour le marchand 1855, lisez les témoignages sur le site www.maVeritesur.com  c'est vraiment dommage.

 

Cordialement

 

Françoise Pionneau

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 09:43

À mon âge, tout au long du fil de ma vie, j’avoue avoir connu des temps forts, des hauts et des bas, plus de hauts que de bas d’ailleurs, mais pour me préserver j’ai toujours veillé à ne pas donner trop de prise aux autres. Depuis que je m’expose un peu sur la Toile j’ai petit à petit ouvert mes fenêtres et je suis très heureux d’avoir tissé des liens avec vous tous qui me lisez peut-être. Je suis un peu confus de ne pas être aussi attentif à vous tous mais, comme le temps n’est pas extensible, je ne puis à la fois chroniquer tous les jours, exercer mon activité professionnelle et engager des échanges avec vous.


Merci de m’avoir témoigné, au travers de vos messages, une attention à laquelle je suis sensible. Ce 12 juillet 2012, je vous l’assure, fut une belle journée en dépit d’un temps exécrable. Tous ceux que j’aime, via tous ces petits canaux modernes : sms, appels, Facebook, m’ont chaleureusement claqué des bises. Oui touché mais pas coulé : ça fait du bien au cœur, au corps et à l’âme en dépit de ces années qui s’accumulent et qui un jour sans doute, du moins je l’espère, me porteront sur les rives d’une sagesse vive.


C’est déjà demain alors je vous embrasse toutes et tous. Que du bonheur à vous, à nous, pourvu que ça dure…


 Votre chroniqueur dévoué… et parfois un peu déjanté…


Jacques Berthomeau

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 00:09

  

 

Ce texte m’est venu suite à la lecture d’une interview présidentielle dans Vitisphère. Mon premier mouvement fut de vous proposer, en la commentant, cette bouillie pour les chats et puis, réflexion faite, je me suis dit que ça n’en valait même pas la peine : vous m’en auriez voulu. Mais, vous me connaissez, je ne pouvais en rester là ma plume me démangeait. Que faire ? Attaquer bille en tête ? C’eut été sortir l’artillerie lourde pour pilonner une morne plaine. J’optai donc pour la relation d’un beau cas d’école : où comment fait-on pour se faire désigner Président !


Vu mon âge avancé – et comme vous le savez, depuis hier, je vogue paisiblement vers les terres inexplorées de la retraite à 65 ans – j’observe avec juste ce qu’il faut de distance, du moins je le crois, mais toujours avec gourmandise, les mouvements, les bruits et les chuchotements, à la fois de ceux qui font les rois et de ceux qui espèrent être rois. Comme maintenant j’ai pignon sur rue avec mon espace de liberté, que je baguenaude, vais et viens sans contraintes, que je suis urbain, que je n’ai plus le bras long, on se confie volontiers à moi, on m’interroge : « qu’en pensez-vous, vous qui… », on me sollicite. J’écoute. J’engrange. Ainsi, petit à petit, je fais ma petite pelote et je joue au petit télégraphiste avec mes amis.


L’histoire commence bien avant l’alternance, que certains craignaient, que d’autres espéraient, par la libération d’une belle présidence qui s’offrait aux bras serrés d’un homme qui en rêvait la nuit, le jour aussi, depuis qu’il était tout petit. En notre beau pays, et dans certains de nos terroirs profonds, surtout ceux qui comptent, des présidents il y en pousse à foison, élus pour certains, ce qui leur confère une forme de légitimité démocratique, désignés par le fait du Prince pour d’autres. Les hommes adorent être adoubés par les puissants, ça leur permet d’être sur des tribunes officielles avec eux, parfois même de discourir avant eux. Dans la panoplie de la notoriété être nommé par un Ministre de la République ça pose son homme.


Parfois le costume endossé par le nouvel impétrant paraît bien grand pour la carrure de ces hommes qui ont gravi vaillamment, patiemment, petitement, besogneusement, tous les échelons des appareils professionnels. Imaginez les affres par lesquels ils sont passés avant d’être désignés. Que de temps usé à grenouiller, à flatter, à actionner ses réseaux politiques, à déstabiliser la concurrence mais que voulez-vous rien n’est trop beau pour qu’enfin soient reconnus officiellement des mérites pas toujours évidents même pour leurs mandants. Je rassure certains de mes lecteurs qui furent ainsi désignés, ils furent l’exception qui confirme la règle : je puis en témoigner.


Comme vous vous en doutez j’ai connu beaucoup de présidents de toutes origines et de tout acabit, mais au 78 rue de Varenne, il est un must dans les désignations, c’est celui de la présidence d’une vieille maison qui eut son heure de gloire mais qui, à l’image de son implantation, semble s’enfoncer tranquillement dans une triste médiocrité. J’en suis bien triste et lorsqu’au début de cette année j’ai eu, par des sources comme l’on dit autorisées, la chance de suivre, en direct live, les épisodes de la désignation d’un nouveau président, j’ai repris espoir.


D’un côté, le favori, sûr de lui, comme toujours, et de l’autre le pressenti, je souligne trois fois le qualificatif car d’en haut, de très haut, il lui fut dit qu’on le verrait bien prendre possession de ce fauteuil. Manœuvre de diversion, un leurre, les jeux étaient-ils fait ? N’amusait-on pas la galerie ? Pas si sûr, car l’homme possédait le bon profil, la carrure ad hoc pour redonner à la vieille maison du souffle, de l’ambition. Je l’encourageais à y aller, et je n’étais pas le seul : mes grandes oreilles, entendaient que c’était l’avis de beaucoup de ceux qui comptaient dans le Landerneau concerné. J’en étais même étonné. Bien sûr je connaissais le capital de nuisance des défenseurs des droits acquis, ceux qui s’étaient laissé enfiler sans moufter la suppression d’autres droits. Normal ils n’allaient pas troubler le faste d’une présidence française du côté de Bruxelles et déplaire à leurs  amis politiques. Ils seraient toujours temps pour eux de bramer. Ce qu’ils firent d’ailleurs, en chœur !


J’escomptais sur le courage du locataire du 78 rue Varenne. La meilleure personne au bon endroit, le sens de l’Etat. J’ai pratiqué une fois, mais c’était pour le fromage et l’homme avait une belle taille : André Valadier. Le pressenti qui, malheureusement pour lui était frappé d’une couleur pas encore à la mode, avaient des idées, un programme, une vision de l’évolution de la vieille maison, ses supporters se recrutaient dans toutes les régions, tous les secteurs, loin des clivages politiciens. Erreur majeure, en dépit du courage de certains au plus haut niveau, de leur ténacité, ce fut plié du mauvais côté. L’important était de confier les clés de la vieille maison à une personne sûre, du bloc des tenants de l’immobilisme maquillé sous leur soi-disant attachement au système. Attention, ne me faites pas écrire ce que je n’écris pas, l’homme bien en cour, appuyé par quelques barons des grandes régions, n’était pas dépourvu de qualités, bien au contraire, mais ce n’étaient pas forcément celles d’un réel réformateur. Gestionnaire certes mais est-ce bien de cela dont avait besoin la vieille maison perclus de rhumatismes et installée dans les délices d’une bureaucratie frileuse et besogneuse.


Mais qui suis-je donc pour écrire ce que j’écris ? Rien ! Queue de chique ! Rien qu’un petit observateur qui a vu ce qu’il a vu, entendu ce qu’il a entendu, et qui se contente, avec tout de même des précautions de Sioux, de vous livrer les clés d’une désignation. Des preuves m’objectera-t-on ? Aucunes, c’est parole contre parole. Et puis ça n’a plus aucune importance notre homme est Président, il peut se pousser du col, se croire important, donner une conférence de presse où la lecture de ses réponses m’a laissé pantois. Quel souffle ! Quelle vision ! Décoiffant ! Avec un tel élan donné la vieille maison va retrouver tout son lustre, toute son autorité, toute sa notoriété. Valait mieux en rire qu’en pleurer puisque, loin de la bonne langue de bois, nous frôlions, en matière d’éléments de langage, ce qui se faisait de mieux au temps de l’Union Soviétique.


Le bon peuple peut dormir tranquille son destin est entre de bonnes mains. La barre est bien tenue, le navire va se contenter de faire du cabotage pépère le long de côtes sûres. Mais de quel peuple s’agit-il ? De quelles côtes parlais-je ? Là est tout le mystère de cette chronique écrite pour les seuls initiés même si elle me semble assez transparente. Voyez-vous, si j’étais Ministre, ce que je ne serai jamais, j’engagerais de suite une vraie réflexion sur ce système de désignation, à tous les étages. Le système partisan pollue tout. La confusion de plus en plus patente, prégnante, entre le politique, au sens clientéliste, et le professionnel, n’est plus admissible. En effet les équilibres, les garde-fous qui présidaient autrefois à ce genre d’exercice ont été rompu laissant libre-cours à des pratiques qui enkystent le secteur dans un immobilisme mortifère.


Le pire dans cette affaire c’est l’indifférence !


Elle là, bien là, et c’est sur elle que surfent ceux qui tiennent le haut du pavé parisien et ça leur permet de faire accroire qu’ils sont vos représentants. Qui ne dit mot consent ! Ils s’expriment en votre nom. Ils se disent des corps intermédiaires mais ils sont plus connectés par le haut que par le bas. On a les dirigeants qu’on mérite. Par bonheur, privilège de mon âge canonique, je n’ai plus à les subir, à écouter leurs bas débit, leurs flatteries, c’est un vrai bonheur. Je ne suis pas très utilisateur des bras d’honneur je leur préfère l’exercice jubilatoire de la taille d’un petit costar aux justes mesures de la valetaille.


J’assume ce politiquement incorrect mais qu’on ne se méprenne pas j’attaque un système et non les hommes qui l’utilisent, en cela ne ils font qu’adopter une stratégie gagnante. Ils se situent sur le bon terrain, à la bonne hauteur. Ma seule requête de chroniqueur indépendant c’est qu’ils cessent de se draper dans une soi-disant légitimité pour se présenter comme les seuls représentants d’un secteur qui recèle des valeurs bien plus sûres. C’est faux. L’énergie, l’inventivité, l’intelligence sont ailleurs, loin des combats entamés dans une unanimité douillette, comme celui des droits  de plantation. Pour être crédible mieux vaut livrer bataille pendant la bataille pas après. Mais où étiez-vous donc monsieur le président désigné ? À la pêche sans doute, pas aux voix puisque c’est une denrée dont vous n’avez nul besoin pour être désigné. Mieux vaut des amis, comme sur Face de Bouc, que des électeurs c’est plus sûr et plus efficace.


Pour plus de précisions je donnerai une conférence de presse demain 14 juillet en haut des Champs Elysée, au 138 avenue des Champs Elysée pour être précis.

 

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