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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 16:00

 

les-10-conseils-pour-reussir-le-cunnilungus-1139845.png

 

Rassurez-vous, même s’il y blogue, ce n’est pas le titre d’une chronique d’Antonin Iommi-Amunategui dans rue 89, même si  sa dernière chronique pourrait en faire douter « La Griffe », « La Scie rose », « Broute-minou » : treize vins à boire un vendredi 13 link mais l’œuvre d’une certaine  Carmen Soggiu Prof' de lettres.link . N’ayant jamais eu dans mes relations intimes de prof de lettres je ne puis porter de jugement sur leur compétence à propos de l’éventuelle évaluation des pratiquants du cunnilingus.Cependant Elle annonce la couleur : On est nombreuses à s’emmerder ferme...


On le sait bien, les femmes, ça parle et ça parle trop et de tout et tout le temps. Et en plus, ça parle de cul et ça compare et ça détaille. Et c’est là que j’interviens ! Cela fait maintenant plusieurs années (car j’en ai pas mal à mon actif) que lors de mes conversations anodines avec mes copines, on se retrouve quasi con-sensuellement (vraiment ce préfixe est plaisant) à déplorer le niveau de gamahuchage de nos partenaires, de passage ou réguliers.


Si si, n’allez pas me dire : « Mais ça dépend enfin ! C’est pas toutes ! bla-bla. » Je vous dis que c’est plus que commun et que c’est une majorité et c’est comme ça ! Certes, certaines foufounes ne sont pas toujours appétissantes j’en conviens. Mais. En général, les hommes ne savent pas lécher.


Forte de ce constat, je me suis dit : « Il faut agir dans l’intérêt de tous ! » Et j’ai revêtu ma cape de justicière parce que ça ne peut plus durer ! Pourquoi les femmes se plaignent-elles tant des piètres performances des hommes ?


En vis-à-vis de cette instruction  à charge, je cède à l’éminent musicologue du Nouvel Observateur Jacques Drillon qui dans Six érotiques plus un le cabinet des lettres chez Gallimard 16,90€.


Bien sûr ce n’est qu’un homme, un homme de lettres, peut-être enjolive-t-il la réalité mais, à propos, chère professeure de lettres, hormis le côté mécanique de la lèche, puis-je me permettre de glisser un tout petit peu d’amour dans les ébats, je vous assure ça aide beaucoup à l’harmonie et au plaisir. Et puis, si certaines d’entre vous s’emmerdent ferme avec leur partenaire, quelles en changent ou quelles les initient au lieu de se plaindre de leur nullité crasse…


« Elle est au clavecin, assise très en avant du tabouret, prête à tomber. Lui est à ses pieds, allongé sous l’instrument, appuyé sur les coudes. Il lève la tête, l’avance sous la jupe, fraye son chemin entre les cuisses, la pousse jusqu’à l’endroit le plus sombre, et la lèche du bout de la langue. Quelque temps plus tard, elle s’arrête de jouer, et sa respiration rapide remplace la pièce de Couperin, qui continue de sonner dans la mémoire, dans l’espace du studio. Son plaisir seul l’en effacera tout à fait.

 

Il se sépare d’elle, tous les deux sont pantelants, inondés de sueur. Il se cache les yeux d’un bras et murmure :

-         Dio moi, quel déduit !

 

Pour mes lecteurs :

 

Il est musicien, claveciniste, mais l’histoire ne dit pas l’âge qu’il  a. On le croirait tout jeune, à quelques traits, et très vieux, à quelques autres. Il n’est pas un débutant, voilà une chose sûre. Il a une maison et lingots d’or, choisit ses élèves ; mais certaine impatience trahit sa jeunesse ; il n’a plus de rêve, mis rêve d’en avoir encore ; plus rien ne le dégoûte, mais tout le révolte. Décidément non, on ne saura pas l’âge qu’il a. 


Il donne des leçons à une jeune fille, une jeune femme, on ne sait pas non plus son âge. Elle le tutoie, il ne lui rend pas. C’est un peu bizarre, mais il faut bien admettre un peu d’étrangeté dans les rapports humains. D’autant que, la leçon passée, parfois avant qu’elle ait lieu, ils glissent l’un vers l’autre, deux serpents qui s’enroulent et se nouent.


 

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 00:09

Que les âmes prudes se rassurent le Taulier ne se vautre en rien dans le stupre et la fornication, il se contente de faire la promotion d’un loisir simple : le déjeuner sur l’herbe qui, bien plus que le pique-nique, permet d’allier tous les plaisirs de bouche. Ses ingrédients : une grasse et verte prairie naturelle au bord d’une rivière, où vous pourrez plonger vos bouteilles, l’ombre légère d’un bouquet d’arbres afin de ne pas déjeuner sous le feu du soleil, une grande nappe blanche pour y poser vos victuailles, un panier de pique-nique et, pour la beauté du tableau et la partie de jambes en l’air, une vêture légère pour les femmes et de lin pour les hommes.


  

 

Arbot-011.JPG

 

Le déjeuner sur l’herbe le plus célèbre est bien sûr celui d’Édouard Manet mais  savez-vous qu’i fut d'abord baptisé Le Bain, puis La Partie carrée, provoquant un scandale et controverse lorsque l'œuvre a été exposée pour la première fois au Salon des Refusés en 1863. Et pourtant, ce thème de deux couples se reposant dans un parc ou dans un décor champêtre était un sujet classique de la peinture galante, tel La Partie carrée (1713) d'Antoine Watteau et celle de James Tissot, contemporain et ami de Manet, a peint sa propre version du thème en 1870. Si vous souhaitez visionner une rétrospective de Parties carrées et autres déjeuners sur l'herbe allez ICI link

jpg_panier.jpg

 

Puisque mon propos est avant tout culturel je vous propose de lire le texte d’Émile Zola, à propos du déjeuner sur l’herbe (Édouard Manet, 1867)


« Le Déjeuner sur l'herbe est la plus grande toile d'Édouard Manet, celle où il a réalisé le rêve que font tous les peintres : mettre des figures de grandeur nature dans un paysage. On sait avec quelle puissance il a vaincu cette difficulté. Il y a là quelques feuillages, quelques troncs d'arbres, et, au fond, une rivière dans laquelle se baigne une femme en chemise ; sur le premier plan, deux jeunes gens sont assis en face d'une seconde femme qui vient de sortir de l'eau et qui sèche sa peau nue au grand air. Cette femme nue a scandalisé le public, qui n'a vu qu'elle dans la toile.


Bon Dieu ! Quelle indécence : une femme sans le moindre voile entre deux hommes habillés ! Cela ne s'était jamais vu. Et cette croyance était une grossière erreur, car il y a au musée du Louvre plus de cinquante tableaux dans lesquels se trouvent mêlés des personnages habillés et des personnages nus. Mais personne ne va chercher à se scandaliser au musée du Louvre. La foule s'est bien gardée d'ailleurs de juger Le Déjeuner sur l'herbe comme doit être jugée une véritable œuvre d'art ; elle y a vu seulement des gens qui mangeaient sur l'herbe, au sortir du bain, et elle a cru que l'artiste avait mis une intention obscène et tapageuse dans la disposition du sujet, lorsque l'artiste avait simplement cherché à obtenir des oppositions vives et des masses franches.


Les peintres, surtout Édouard Manet, qui est un peintre analyste, n'ont pas cette préoccupation du sujet qui tourmente la foule avant tout ; le sujet pour eux est un prétexte à peindre tandis que pour la foule le sujet seul existe. Ainsi, assurément, la femme nue du Déjeuner sur l’herbe n’est là que pour fournir à l'artiste l'occasion de peindre un peu de chair. Ce qu'il faut voir dans le tableau, ce n’est pas un déjeuner sur l'herbe, c'est le paysage entier, avec ses vigueurs et ses finesses, avec ses premiers plans si larges, si solides, et ses fonds d'une délicatesse si légère ; c'est cette chair ferme modelée à grands pans de lumière, ces étoffes souples et fortes, et surtout cette délicieuse silhouette de femme en chemise qui fait dans le fond, une adorable tache blanche au milieu des feuilles vertes, c’est enfin cet ensemble vaste, plein d'air, ce coin de la nature rendu avec une simplicité si juste, toute cette page admirable dans laquelle un artiste a mis tous les éléments particuliers et rares qui étaient en lui. »


Mais que boit-on pour un déjeuner sur l’herbe ? Pour moi, sans contestation, du léger, du vif, du frais afin d’accompagner tous les plaisirs de chair sans les annihiler. J’exclus totalement le rouge même l’un des chenapans de la Loire, ça tache ; je tolère à peine les rosés, trop communs ; je suis 100% blanc frizzante… en flacon à vis… (S’il faut que je vous fasse un dessin j’y suis prêt)… c’est coquin, ça émoustille, c’est moins convenu que le champagne même si un extra-brut, pour les âmes ardentes, peut convenir. Mon choix pour un déjeuner sur l’herbe, et plus si affinités, se porte sans aucune hésitation sur ZE BULLE ZérO Pointé  www.latourgrise.com peu alcoolisé 9,5%, tendre et acidulé (du chenin biodynamique) gaz naturel de fermentation. Cerise sur le gâteau la bouteille est belle…


Arbot-020.JPGArbot-019.JPGSeward_Johnson_DejaVu1994.jpgJohn Seward Johnson (artiste américain né en 1930) "Deja Vu" - 1994. Il s'agit en fait d'une sculpture monumentale installée dans un parc à Hamilton (New Jersey)

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 16:00

Imaginez dans un pub londonien, attablés, nos trois compères : Angela, David et François… et Jésus-Christ dit JC entre. Bien sûr, notre PNR eût préféré que ce fût Dieu lui-même en référence à l’autre François né du côté de Jarnac en terre picto-charentaise fief de son ex-compagne spécialiste du wingsuit (sport extrême consistant à sauter d’une falaise muni d’une combinaison en forme d’ailes)…


                   Carnaval de Cologne 20 février 2012


Chacun sait que notre PNR à un lourd passé de pince-sans-rire alors il raconte à ses deux petits camarades une bien bonne :


JC, s’accoude au bar et demande au barman :


-         Pourrais-je avoir quelque chose à boire ?


Le barman suspicieux, il est écossais, regarde son long manteau blanc et voit qu’il n’a pas de poche.


-         Vous avez de quoi payer, monsieur ?

-         Non réponds JC

-         Dans ces condition, je regrette dit le barman.


Immédiatement Angela, pour bien montrer qu’elle est la patronne de la zone euro, se précipite vers l’inconnu et lui tend sa pinte de bière allemande :


-         Jésus, acceptez ma pinte de bière, elle est pure…


JC la boit, et contrairement à un certain Nicolas, se contente de serrer la main d’Angela en disant :


-         Merci madame vous une femme de bien.

 

Angela sourit, se trémousse et proclame ravie :


-         Miracle ! Mon arthrose a disparu.


David Cameron, pour ne pas être en reste, abandonnant sa réserve « so british », se lève et tend son verre de whisky :


-         Jésus, acceptez ce whisky distillé avec de l’eau pure des Highlands.


JC se tape le whisky cul-sec et serre la main du Premier Ministre de sa très gracieuse majesté et dit :


-         Merci. Vous aussi vous êtes quelqu’un de bien.


L’anglais, un peu emprunté jusqu’ici, se redresse et s’écrie :


-         Miracle ! Mon lumbago s’est envolé.


Enfin, le rusé François, sûr de son fait, tend son verre de vin à JC :


-         Jésus, acceptez ce verre de vin de Dard&Ribo c’est un vin nature.


Jésus boit avec délice le calice, tend la main vers notre PNR hilare qui déclare :


-         Non, pas moi. Je suis en congé de maladie.


NB. Le taulier à un faible pour les vins de Dard&Ribo chers à Guillaume Nicolas-Brion le pape des vins natures – et toc sur le bec de Cameron cet antipapiste – et d’Olif le chanoine des mêmes nectars. Mais seul GNB détient la clé de cette faiblesse coupable. Bien évidemment il se gardera de vous la livrer car ce serait péché. Et même si ce mécréant le faisait il se verrait opposer un démenti cinglant et serait condamné à boire des vins bodybuildés et sulfités…

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 00:09

L’humour britannique recèle des trésors d’anecdotes vaches se référant à la « gastronomie anglaise ». Ainsi Disraeli, Premier Ministre de la Reine Victoria, qui  détestait les dîners en ville, accepte l’invitation d’une dame de la haute société. « Le dîner se révèle un désastre total. Tous les plats qui auraient dû être servis chauds arrivent froids. Mais comme tout le monde est extrêmement bien élevé, personne ne dit rien. Arrive le dessert. On sert le champagne. Disraeli prend sa coupe de champagne, y trempe ses lèvres puis levant son verre en direction de la maîtresse de maison :


-         Ah ! Madame, enfin quelque chose de chaud !


Alors sacrifions un instant à l’actualité des XXXe Jeux Olympiques de l'ère moderne pour nous intéresser à l’assiette des athlètes et des visiteurs : quelques 14 millions de repas seront servis, soit 25.000 morceaux de pain, 232 tonnes de patates, 75.000 litres de lait, 19 tonnes d'œufs ont été commandés pour le seul village olympique. Outre les 15.300 athlètes et les équipes qui les accompagnent ainsi que les organisateurs et techniciens, il faudra également prévoir de quoi nourrir les visiteurs ainsi que les Londoniens eux-mêmes qui se seront déplacés pour assister à des épreuves disséminées dans 40 lieux différents de la capitale britannique. Jusqu'à 2 millions de personnes sont attendues pour l'occasion, sans compter les jeux paralympiques qui suivront.  D'après les organisateurs, un repas de base pour une famille de quatre personnes coûterait en moyenne 40 livres (environ 51 euros) dans le Stade Olympique.


Bien évidemment, à bouffe de masse : gargotier de masse : McDonald's ouvre à Londres son « plus grand restaurant au monde » (sic) lieu éphémère, situé à proximité du stade olympique qui pourra servir  jusqu'à 1.200 clients en une heure. Même la très conservatrice municipalité de Londres a voté une motion pour demander que soit bannie la « junk food » des lieux où se dérouleront les compétitions. Et ce faux-cul de Jacques Rogge, le président du Comité international olympique a reconnu que la présence de ces grands distributeurs (Coca-Cola, Cadbury…) posait des questions, notamment pour le symbole qu'ils représentent alors que de nombreux pays développés luttent contre l'obésité. Mais il a toutefois défendu leur participation en rappelant que les fonds qu'ils apportent sont vitaux pour l'organisation de cet événement.


« Malgré la forte présence de sponsors américains, le secteur de la restauration britannique devrait tout de même y gagner. Leurs bénéfices pourraient atteindre 46 millions de livres (environ 59 millions d'euros) pendant la seule période des jeux, selon une étude menée par le fournisseur de cartes de crédit Visa. Les retombées entre 2013 et 2015 sont évaluées à 171 millions de livres (218 millions d'euros). Les restaurateurs britanniques profiteront notamment d'un plan de promotion des produits locaux ainsi que de la charte éthique et environnementale  auxquels des associations de producteurs bio ont apporté leur voix. Au menu, donc, la crème de la cuisine britannique: porridge, rôti de porc, bœuf écossais, tartes au fromage de Stilton, et toutes sortes de cakes pour le « high tea »...


photorosbif.JPG

Afin de ne pas me voir accusé d’être un anti-rosbif primaire je rends aux habitants de la perfide Albion ce qui lui appartient en propre : les mots anglais qui sont dans nos assiettes.


« Les Français, si fiers de leur cuisine, n’hésitent pas à utiliser des mots d’origine étrangère pour désigner certains plats et aliments. Des mots italiens, arabes, espagnols, allemands, chinois ou japonais… et des mots anglais, bien que, avec le temps, un fossé d’incompréhension culinaire semble s’être creusé entre les deux pays, bien plus large et profond que le bras de mer qui les sépare. Pourtant, ces mots sont là, utilisés quotidiennement ou presque, dont les fameux « rosbif » et « bifteck ». Ils ne sont pas les seuls, mais il est remarquable qu’un assez grand nombre d’entre eux soit lié à la consommation de viande de bœuf, et depuis bien longtemps, puisque la première apparition d’un mot de cette famille date de plus de trois siècles : en 1691 paraît un « ros de bif » qui, de façon curieuse d’ailleurs, désigne le plus souvent un baron d’agneau.


Vingt ans plus tard, c’est un « beef steak » qui surgit sous une forme encore anglaise mais qui connaît rapidement un début de francisation pour aboutir à l’orthographe assez fantaisiste de « beeft stek ». Ensuite, en moins d’un siècle, la cuisine et le langue françaises se l’approprient totalement, le mot trouve sa forme moderne et sa place dans les livres de cuisine et les cartes de restaurant.


L’utilisation d’un mot étranger est le signe de l’introduction d’une innovation qui n’a pas de nom dans la langue d’adoption. Dans le cas de la cuisine, cela signifie que des manières de faire ou des produits inconnus jusqu’alors ont été introduits.  Quant à l’adoption et à la francisation de ces mots anglais désignant la viande de bœuf, il est à noter que l’un et l’autre ont lieu au cours du XVIIIe siècle, moment charnière de l’histoire gastronomique de la France. Le début de ce siècle voit apparaître la forme moderne de la cuisine française, celle qui assurera sa renommée bien au-delà des frontières, et sa fin consacre l’invention du restaurant et annonce le triomphe de la gastronomie. »


Reste qu’étant un homme de l’agriculture et des bestiaux je ne puis passer sous silence le même transfert dans nos élevages :


« Outre-Manche, cette période est riche de transformations, en particulier dans le domaine de l’agriculture – et tout spécialement concernant les méthodes d’élevage, qui connaissent une véritable révolution. Au cours de la première moitié du XIXe siècle, les éleveurs français s’intéressent à ces nouveaux principes, à ces races de bœufs ou de moutons sélectionnés pour leurs qualités bouchères ou laitières, et d’autres mots anglais – pedigree, openfield, herd-book, stud-book ou redingote – apparaissent dans notre vocabulaire. Sur la trace de tous ces mots, de leur emploi dans les cuisines à leur apparition dans les fermes, à travers trois siècles d’histoire, ce petit livre se propose de partir à la découverte des plus méconnus de nos voisins, ceux que nous appelons, cette fois, avec une ironique et amicale complicité, les rosbifs ! ».


Ce petit livre rosbifs ! L’histoire des relations franco-anglaises au travers de la viande bœuf de Bénédict Beaugé chez textuel.


photoRosbif2-copie-1.JPG

« Des moutons gambadant dans un paysage bucolique, d'immenses cheminées d'usine surgissant du sol, des tambours, une forge de l'enfer, un orchestre symphonique... Il faudrait dérouler un inventaire à la Prévert pour cueillir tous les fruits de l'esprit fertile du réalisateur du film Slumdog Millionaire… » et la Reine m’a-t-on dit s’ennuyait ferme…

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 08:00

Je signale aux nouveaux entrants sur cette page que, ce qui suis, est pure fiction, un petit roman en ligne commencé depuis l'origine de ce blog et publié le dimanche. Il ne s'agit pas d'une autobiographie et le héros s'exprime en son propre nom. Merci de ne pas en faire un autre usage.

Ma décision d’adhérer à l’UMP, aussi soudaine qu’elle puisse paraître, ne relevait pas d’un simple coup de tête mais d’un besoin profond de me ressourcer. L’alternance, si peu fréquente en France, produit à droite un effet de sidération violent car celle-ci se considère, surtout en période de crise, comme la seule légitime pour conduire le pays. Je ne sais plus qui a déclaré que nous avions « la droite la plus bête du monde », si je crois que c’est l’inimitable Guy Mollet, dernier dinosaure de la SFIO, en 1956, mais elle en a fait la démonstration au cours des dix années où elle a occupé le pouvoir à la suite de la cohabitation croquignolesque due à la dissolution ratée de Chirac. L’UMP, grand machin destiné à être une machine de guerre électorale s’est très vite révélé un formidable tremplin pour un petit caporal aux ambitions débridées. La droite, si elle veut séduire les couches populaires, doit, comme savait si bien le faire le Général, afficher son mépris pour les détenteurs du capital, ne montrer aucune attache avec ladite classe, paraître même mépriser ce qui la distingue : l’argent. « La politique de la France ne se fait pas à la corbeille» disait le général. La droite, au plan économique s’entend, n’a jamais su ou voulu, mettre en œuvre une réelle politique libérale, elle s’est toujours montrée frileuse, tétanisée par le risque de la rue. Le nain agité l’avait fort bien compris puisque l’essentiel de son programme tenait dans son approche sécuritaire d’ancien Ministre de l’Intérieur, la petite fouine allait chasser sur les terres de la droite extrême, avec succès d’ailleurs. Pour le reste, même le fameux travailler plus pour gagner plus ne modifiait en rien la donne de notre perte de compétitivité puisqu’il coûtait cher à des finances publiques déjà exsangues, et la réforme des retraites n’intervenaient que sous la pression de la crise. Fasciné par ses copains du Fouquet’s, le nouveau roi, se contentait d’une politique fiscale favorable pour leur bien-être et leur goinfrerie. Les réformes en profondeur restaient dans les cartons d’un syndic de faillite autoproclamé, mais accroché à son siège de Matignon, le triste collaborateur François Fillon au profil si bas que l’on avait bien du mal à saisir jusqu’à son existence.


Ils étaient loin les tenants de la Droite libérale décomplexée avec un flamboyant Alain Madelin en tête, ses derniers représentants n’étant plus que sombres porteurs d’eau et, le dernier couple en charge de Bercy, relevait lui d’un casting improbable : le souriant maire de Troyes, niveau petit journaliste d’E1, et la candidate malheureuse à l’élection de la région Ile de France qui se contentait de relayer les obsessions de la Direction du Budget. Quelques jeunes squales l’avaient fort bien compris, dont le froid et brillant Bruno Lemaire, l’homme qui savait si bien laisser en plan, les plus méchants disaient trahir, ceux qui l’avaient fait, pauvre de Villepin, masquaient leur dépit de courtisans en attendant des jours meilleurs. Et puis, il y avait le cas NKM, qui se voulait  différente et s’infligeait une forme extrême de flagellation en assumant crânement son rôle de porte-paroles du haut-parleur de Patrick Buisson celui qui voulait faire élire Charles Maurras. Tous les autres, et Jean-François Copé en étant la caricature, n’était que des petits califes voulant la place du Calife déchu. Ne parlons pas du « meilleur d’entre nous », dixit le grand Jacques, ce pauvre Juppé qui avait brulé son crédit pour un malheureux plat de lentilles ministériel ! qui semblait lui vraiment au bout de sa trajectoire, usé jusqu’à la corde qu’il s’était lui-même tressé Moi ça me plaisait beaucoup ce grand panier de crabes grouillant, où tous les coups étaient possibles dans la perspective de l’élection à la présidence de l’UMP.


Bien évidemment je n’allais pas entrer à l’UMP par la petite porte en empruntant le chemin du pharmacien de Carpentras payant sa cotisation et assistant à quelques réunions. Il me fallait m’introduire par le haut, le plus discrètement possible afin de ne pas éveiller les soupçons des portes-flingues entourant les chefs de bandes, les futurs leaders des courants. Les fiches de la Grande Maison, fort bien tenues grâce à l’attention soutenue du Préfet Guéant, me permirent de bien baliser le terrain et de repérer les maillons faibles susceptibles de faciliter mon arrivée. Je disposais aussi des réseaux du père de Marie qui me conféraient une légitimité ancienne en terre des barons du gaullisme, ça impressionnait toujours les sans-grades de ce parti qui aimait tant changer d’appellation : les racines ça compte. Officiellement je rentrais en France après avoir fait d’excellentes affaires dans le nouvel eldorado chinois, ça aussi constituait un atout considérable, surtout aux échelons intermédiaires. Et puis, je disposais d’un atout majeur en ces temps de vaches maigres pour l’UMP : du fric, du fric propre, susceptible d’alimenter les nouvelles crémeries des postulants du deuxième rideau : NKM et Le Maire. C’est sur eux que j’avais jeté mon dévolu même si leurs chances de succès restaient très minces. Je n’allais pas aller vers eux, ce sont eux qui viendraient à moi, je n’étais pas pressé et, en bon joueur de go, dans un premier temps je me contenterais de placer mes pions, de les encercler afin de les contraindre à venir me manger dans la main. Mon degré supérieur d’information sur chacune des coteries, bien supérieur à celui de chacune d’entre elles, me permettait de commencer à tirer à distances les ficelles. Assez jouissif je puis vous l’assurer.

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 00:09

« Elle s'appellerait Claudine Dupont, elle ne serait peut-être pas là. Elle doit assumer son identité et en être fière »  je ne sais si le Point link  vous a fait dire le contraire de ce que vous avez voulu dire mais moi ce dont je suis sûr et certain c’est que auriez simplement du vous taire.



Je partage totalement la façon de voir d’une collègue blogueuse : Coralie Delaume « L’arène nue »link

 

Je la cite :

 

« En sous-entendant que la ministre du Droit des femmes ne l’est devenue que par la grâce de ses origines et via les lois pernicieuses de la discrimination positive, Royal inflige une gifle à son ancienne protégée, ainsi qu’à tous ceux qui, républicains convaincus, croient encore que le mérite surpasse de très loin « l’appartenance minoritaire » dans la hiérarchie des bonnes raisons d’entrer au gouvernement.

 

Ségolène Royal devrait le savoir mieux que personne, elle qui fut ministre pour la première fois au début des années 1990. A moins bien sûr qu’elle n’ait été nommée que parce qu’elle était femme, ce qu’on a presque envie d’insinuer perfidement, tant la pasionaria du Poitou est habile à user la bienveillance qu’on aimerait lui accorder, et à réduire en charpie le capital de sympathie dont elle jouit.

 

Hélas, Ségolène Royal va plus loin encore. Elle ajoute ainsi que Najat Vallaud-Belkacem «  doit assumer son identité et en être fière ». D’abord, on se demande bien ce qu’il y a à « assumer » dans une identité. Y en a-t-il qui soient spécialement honteuses pour qu’on ait à enjoindre autrui « d’assumer » ? Quant à en être fière, admettons. Mais cela s’applique-t-il seulement aux natifs du Maroc, ou les Ardéchois et  les Berrichons ont-il le droit de revendiquer la même « fierté » ? »

 

Mais qu’est-ce que c’est que ce mauvais ragoût Ségolène Royal, j’ai tenté de le touiller dans un autre sens pour vous trouver de bonnes raisons mais malheureusement, quoique je fasse, ce n’est pas bon, c’est lourd et pour dire le mot dégueulasse. J’en ai ras-le-bol de cette mise à toutes les sauces de l’identité nationale qui n’est qu’un leurre pour nous détourner des vrais problèmes de notre société. Quand est-ce que nos politiques arrêteront de s’épancher à tort et à travers, apprendront à se taire, à se consacrer à ce pour quoi ils sont élus.

 

Peut-être que je m’aventure sur un terrain glissant mais, vous ayant côtoyé dans vos activités ministérielles à l’Environnement, vous m’avez toujours donné le sentiment d’avoir du mal à vous intéresser aux autres, même à les aimer car je crois que vous avez du mal à vous aimer vous-même. Le combat politique est dur, très dur, et vous venez de subir un revers cinglant, brutal et méchant. Pour autant, vous aviez acquis un capital de sympathie que vous êtes en train de dilapider bêtement. C’est votre problème, pas le mien, mais la fonction des politiques, ils l’ont trop souvent oubliés, c’est l’exemplarité. Soyez avare de paroles et dispendieux d’actes, c’est tout ce que nous vous demandons.

 

J’en reviens à ma blogueuse qui rappelle très justement que la « petite » Najat Vallaud-Belkacem est d’abord une méritocrate, un produit de l’école de la République. Tout le reste, je me répète, n’est qu’un mauvais brouet apprécié par ceux qui font leurs délices du débat sur l’identité nationale.  

  

 « La porte-parole du gouvernement fait partie de cette poignée d’enfants d’ouvriers passés par Sciences-Po. Ils étaient 4,5% en 2011. C’est peu. Mais alors que Najat Vallaud-Belkacem achevait ses études, ils étaient…trois fois moins. De cela, il est certain qu’elle peut s’enorgueillir, car ça s’appelle le mérite et ça doit bien plus au talent et au travail qu’au hasard des origines.


Voilà qui tend en tout cas à prouver que l’école de la République, quoiqu’elle soit un peu cassée ces dernières années, a pu rendre en son temps de bons et loyaux services. Il ne fait guère de doute que les heureux bénéficiaires de cette Institution parviennent sans peine à « l’assumer » et à « en être fiers ».

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 14:00

Ha le Conseil d’État, sis au Palais Royal, c’est plein de jeunes gens qui piaffent pour aller meubler les cabinets ministériels, de « d’entre les deux âges » en transit qui, faute de meilleure affection, se sont repliés sur le bercail et qui ressassent leurs aigreurs, et enfin les vieux qui attendent, en la repoussant au maximum, la retraite. Nous avons en notre beau pays, qui se plaint du poids de son administration, le privilège d’avoir, fait unique en Europe, des juridictions administratives : les tribunaux administratifs, chapeautés par le Conseil d’État. Ce sont des fonctionnaires d’Etat qui jugent les recours contre l’Etat. Ce qui ne signifie pas que les très compétents membres du Conseil d’Etat ne soient pas indépendants, ils le sont, mais bon, permettez-moi, de trouver que c’est un luxe que de se payer une telle juridiction à l’heure de la rigueur.


Mon ironie un peu vacharde tient au fait que j’ai beaucoup fréquenté cette auguste maison en allant y défendre des projets de loi du Ministère devant les sections mais aussi, par deux fois, devant l’AG qui réunit toutes les sections et j’ai aussi croisé beaucoup de politiques, d’éminents confrères de cabinet ministériels qui arboraient leur appartenance à ce Conseil où l’on entre si l’on fait partie de la botte du concours de l’ENA (sauf les gens du tour extérieur qui ne sont que des branches rapportées). D’éminents et excellents juristes j’en conviens aisément mais a-t-on encore vraiment besoin d’une telle Institution, ou du moins, sous ce format ancien, au XXIe siècle ? J’en doute mais l’esprit de corps joue à plein via les Ministres et leurs cabinets issus de la maison.


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Tout ça pour vous dire, loin des raisonnements juridiques, que considérer les chaînes thématiques vin comme étant des vecteurs du développement de la consommation, donc en contradiction avec la fameuse loi EVIN, c’est totalement méconnaître la réalité de ce type d’approche. Croyez-vous vraiment que la RVF ou Bettane&Dessauve par exemple soient des développeurs de conso auprès  de Marcel du bar de la gare à la Garde-Freinet ou Simone qui s’envoie des petits blancs au café du coin à Romorantin ? Bien sûr que non, ces éminents dégustateurs ne s’adressent qu’à ce qu’il est convenu de dénommer les grands amateurs. J’aurais même tendance à écrire que ce beau monde serait plutôt responsable de la baisse de la consommation puisque son credo c’est boire moins mais boire mieux. Bref, la ménagère de plus de 60 ans n’achète ni la RVF ni tout autre publication pour orienter ses achats de Vieux Papes ou autres nectars. Donc, influence nulle sur la conso. De même les jeunes qui s’en jettent des kg le samedi soir ne font pas leurs cocktails sur la base des conseils de Bettane&Dessauve.


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De ce constat incontesté et incontestable je déduis qu’une chaîne thématique vin n’intéressera que les amateurs de vin, des convaincus quoi. Si je prends mon exemple, sur des thèmes dont je n’ai rien à péter, par exemple le sport mécanique, jamais il ne viendrait à l’idée de brancher une chaîne thématique sur les motos ou les autos qu’aime  François Fillon. La chaîne du vin sera regardée par les gens du vin, point c’est tout. Et sans vouloir être désobligeant avec mes copains je ne vois pas un gamin tenir plus d’une minute face à leurs doctes contributions dégustatives. Ces chaînes ont un public captif et leur effet prosélyte est faible. D’ailleurs elles ne peuvent vivre que parce qu’elles font parties d’un bouquet satellitaire et d’une offre groupée. Donc le raisonnement des Conseillers d’Etat repose sur des idées fausses et je le dis sans risque d’être contredit : c’est de la poudre aux yeux pour faire plaisir aux pauvres d’esprits qui, depuis des années, essaient de nous faire accroire qu’ils mènent un grand combat de Santé Publique. Au vu de leurs résultats ils feraient mieux de raser les murs plutôt que de faire chier le monde : Got et ses assesseurs sont des imposteurs et des menteurs.


Bien sûr mon raisonnement n’a rien de juridique mais il est là pour rappeler aux fabricants de lois que sont les parlementaires, et non des serreurs de louches de maison de retraite, que lorsqu’un texte de loi ne sert qu’à fabriquer une jurisprudence inepte, la seul chose qui leur reste à faire c’est d’en forger un autre qui lui sera adapté à la nouvelle donne des médias. Protéger la jeunesse, nul ne peut être contre, mais encore faudrait-il que l’on mette en place des outils efficaces et non des murs de papier. Comme nous sommes face à des prohibitionnistes qui ne disent pas leur nom nous subissons le dictat d’interdictions stupides. Alors de grâce messieurs les parlementaires et Ministres en charge de ce dossier faites-nous le plaisir d’affronter les réalités ! Ainsi, les membres du Conseil d’Etat pourront se consacrer à des tâches plus utiles que des recours à la con sur des autorisations d’un CSA dont on se demande lui aussi à quoi il sert… Désolé, Françoise… oui je sais à autoriser les chaînes à diffuser les déclarations de Ségolène quelques minutes avant la clôture du vote...

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 00:09

Tout à la fin de cette chronique j’interrogerai le peuple des vignerons, qui bien sûr ne pratique guère la fabrication de la confiture, pour lui demander, selon le lieu où il pratique son art, quel vin de son cru il substituerait dans cette recette ? Du côté des vignerons alsaciens, la question se pose aussi, à eux de me dire ce qu’ils me conseilleraient en lieu et place du gewurztraminer et pourquoi ? La question n’est pas innocente car elle touche à une forme subtile d’accord mets-vin.

 

Au temps où je vivais dans une maison dans les bois, avec une vraie et grande cuisine je faisais mes confitures. C’est Christine Ferber « la fée des confitures », qui vit et travaille dans son petit village natal de Niedermorschwihr, en Alsace, dont les confitures ont séduit les plus grands chefs, Ducasse, Troisgros et Westermann… qui m’a initié grâce à son petit livre « Mes confitures » chez Payot à l’époque acheté 119 francs. Pour elle «  faire des confitures, c’est avant tout conserver les fruits grâce au sucre. »

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Donc pour faire des confitures il faut tout d’abord des fruits frais. Sauf à les cueillir soit même dans son verger ou un verger ouvert à la cueillette ou dans les bois, le plus souvent il faut les acheter et c’est là qu’il faut être attentif car il faut des fruits à juste maturité. Christine Ferber souligne « qu’à ce moment-là, ils offrent un bel équilibre en acidité et en pectine, qui favorise la prise de la confiture. » La prise en masse de la confiture est la hantise du novice. Donc, comme en tout achat de produits frais de qualité il est important de se trouver un marchand  de 4 saisons de confiance. Ça existe sur les marchés ou dans des magasins spécialisés.

 

Ensuite, il faut du sucre, du sucre cristallisé de belle qualité, blanc et brillant. « Pour obtenir une bonne conservation, la confiture doit contenir 65% de sucre. Sachant qu’il y a déjà 10 à 15% de sucre dans le fruit, on ajoutera donc dans chaque cuisson un poids de sucre plus ou moins égal à celui du fruit. » indique Christine Ferber.

 

Enfin, pour faire la confiture il faut un matériel ad hoc :

 

-          Une bassine de cuivre qui garantit à la cuisson une parfaite répartition de la chaleur. « Cette bassine est plus large que haute, ce qui permet une meilleure évaporation de l’eau des fruits. »

-          Une écumoire qui sert bien sûr à écumer mais aussi à remuer doucement la confiture et à vérifier la cuisson du sirop.

-          Un thermomètre à sucre gradué jusqu’à 200°C

-          Des pots à confiture

-          Une louche pour remplir les pots.


Françoise Ferber indique que l’idéal est de travailler les fruits « quelques heures après la cueillette, au plus tard le lendemain, car ils perdent vite leur qualité. » Elle les « cuis de préférence par petites quantités. Je ne mets jamais plus de quatre kilos de fruits dans une même bassine : les petites cuissons préservent la couleur naturelle et la texture du fruit. »


« La confiture est toujours une création » alors expliquer la manière de faire est une chose acquérir le coup d’œil qui permet de saisir le moment où la cuisson est arrivée à son terme viendra avec le temps et la pratique. « Vous observerez que l’évaporation diminue sensiblement. Il n’y a plus d’écume à la surface, les fruits sont immergés dans le sirop et les bouillons s’amenuisent. » Pour les anxieux et anxieuses pour vérifier la nappe utiliser un thermomètre à sucre : il doit marquer 100°C et si vous n’avez pas de thermomètre : déposez quelques gouttes sur une assiette froide et vérifier sa consistance.


Reste la dernière opération, qui peut sembler simple mais qui demande aussi du savoir-faire, mettre en pots et couvrir ses confitures.


Les pots en verre doivent être stérilisés : soit en les plongeant quelques minutes dans l’eau bouillante, soit en les passant au four à 110° pendant 5mn. Il faut remplir les pots au ras bord en évitant toute coulure sur les bords donc cela suppose une certaine dextérité dans le maniement de la louche.


Pour la couverture plusieurs méthodes :


-          Le couvercle : dans ce cas-là il faut fermer les pots à chaud et les retourner de suite.

-          La paraffine : verser très lentement 3 à 4 mm de paraffine sur la confiture froide dans chaque pot, et laisser durcir.

-          La cellophane : attendre que les confitures soient froides; humecter le papier d'un seul côté et mettre le côté NON mouillé à l'intérieur ceci pour éviter les moisissures. Tendre le papier puis mettre un petit élastique.


Enfin, pour faire joli vous étiquetez vos pots avec des étiquettes d’écolier et vous les rangez dans un endroit sec à l’abri de la lumière.


Je ne fais plus de confitures depuis que j’ai regagné Paris. Cependant j’en mange. J’achète des confitures faites par les monastères, elles ont de très bonne qualité et vendues à des prix raisonnables. Mes préférées : l’abricot, la fraise, la mirabelle, la figue, reine-claude et oranges amères.


Comme nous sommes en pleine saison des abricots je vous propose une recette originale de Françoise Ferber : les 2 abricots à la vanille et au Gewurztraminer.


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1,150 kg d’abricots soit 1 kg net

250 g d’abricots secs

800 g de sucre cristallisé

1 jus de citron

1 jus d’orange

1 zeste d’une demi-orange

2 gousses de vanille bourbon

25 cl de gewurztraminer


La préparation des abricots frais est simple : les laver à l’eau fraîche, les couper en deux et les dénoyauter.


Macération : dans un grand tarrasson mélangez les abricots, le sucre, le jus d’orange, les zeste d’un demi-orange, le jus de citron et les gousses de vanille fendues dans leur longueur. Couvrez d’une feuille de papier sulfurisé. Réservez au frais et laissez macérer une heure.


Première cuisson : versez le contenu dans la bassine à confiture et portez au frémissement. Versez à nouveau dans le tarrasson, recouvrez d’une feuille de papier sulfurisé et réservez au frais pendant une nuit.


Cuisson du deuxième jour : versez la préparation dans un tamis de soie. Retirez la peau des abricots à demi confits. Portez le sirop recueilli à ébullition pendant 5 mn environ : il doit se concentrer à 105°C au thermomètre, c’est-à-dire au petit perlé. Ajoutez les abricots secs détaillés en bâtonnets de 5mm de large et le gewurztraminer. Redonnez un bouillon de 5 mn, écumez soigneusement. Ajoutez les oreillons d’abricot. Donnez un bouillon de 5 mn en remuant délicatement. Écumez à nouveau. Retirez les bâtons de vanille, qui garniront les facettes de vos pots. Vérifiez la nappe.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 14:00

Le Comité International Olympique a autorisé deux athlètes saoudiennes, une judokate et une spécialiste du 800 m en athlétisme, à participer voilées aux Jeux olympiques. Cette décision fait suite à celle de la FIFA, le 5 juillet dernier, d'autoriser le port du voile par les joueuses de football. Deux décision pour le moins contestables.



« Le CIO est heureux d'annoncer qu'il a reçu la confirmation du Comité olympique d'Arabie Saoudite que deux femmes participeront pour l'Arabie Saoudite aux jeux Olympiques de Londres cet été », a indiqué le CIO dans un communiqué.


Affirmer que la participation d'athlètes féminines saoudiennes est une avancée extraordinaire pour toutes les femmes de ce pays c’est faire peu de cas des conditions inacceptables de leur vie quotidienne : la lapidation des femmes est admise en Arabie saoudite, les femmes ont aussi besoin de l'accord de leur tuteur légal, pour accomplir la plupart des démarches de la vie quotidienne, faire des études ou travailler. Elles n'ont en outre pas le droit de conduire...


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Cette fausse tolérance me fait penser aux victoires de Jess Owens, le sprinter noir  US, qui exaspérèrent le Führer. Celui-ci qui se garda bien de toute démonstration « politique », résuma ainsi sa position: «Nous étions là pour détruire le mythe de la suprématie aryenne. Ce n’était pas une sorte de préoccupation politique, parce que je crois que la politique ne doit pas avoir sa place sur un terrain de sport, mais quand on pense à ce qu’il disait et ce qu’il faisait, nous, les auxiliaires noirs de l’équipe de Etats-Unis, ceux que l’Amérique avait daigné sortir de leur misère pour affronter les surhommes, et bien nous étions là pour leur donner une leçon.»


Comme le note François Thomazeau : « Une leçon qui s’adressait également aux membres blancs de l’équipe américaine.  Alex Thompson, un hockeyeur américain, expliqua ainsi au journaliste français Robert Perrier qu’il était impossible aux Blancs de se mêler aux Noirs au sein de l’équipe américaine à Berlin: «Je peux vous expliquer qu’on ne peut pas manger à leur table… parce qu’ils vous prendront ce que vous avez dans votre assiette s’ils ont encore faim. Ils sont littéralement impossibles.»


La vertu de l’exemple : l’EXEMPLARITÉ… Plier le genou, tolérer, faire révérence à un régime comme le régime saoudien n’a rien à voir avec une quelconque avancée il ne s’agit que de compromis douteux destinés à faire tourner à plein régime le biseness des Jeux…

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 00:09

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Recette du cocktail :


-         Prenez : Boris Claudio Schifrin, dit Lalo Schifrin, né le 21 juin 1932 à Buenos Aires, pianiste, chef d'orchestre, compositeur, arrangeur musical argentin célèbre, entre autres, pour ses musiques de films dont Bullitt, L'Inspecteur Harry … et de feuilletons-cultes : Mission impossible, Mannix, Starsky et Hutch… c’est déjà du lourd… Même  Sonia est capable d’entonner a capella la chanson de Starsky et Hutch…


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-         Ajoutez-y : le grandissime, l’unique Steve Mac Queen « un visage peu commun ? Ce cow-boy était totalement différent. En un seul gros plan, cet homme pouvait susciter six ou sept émotions distinctes, voire contradictoires, et pénétrait littéralement votre esprit. En un instant, j’ai compris que nous avions affaire à un nouveau type de héros, fort et hors du commun. Il était à la fois intéressant, insolite, attirant et sensible. Il était rude, résolument différent et, malgré tout, extraordinairement beau. C’était Steve Mac Queen. Et la série télé s’appelait Au nom de la loi. » écrit William Claxton dans l’Avant-Propos de son extraordinaire livre de photos de Steve. Dans Bullit il y est tel, impassible, précis, opiniâtre, et les 9 mn 29 de la scène de poursuite dans les rues de San Francisco sont un classique du genre rarement égalé.

 

-         Pour corser le cocktail vous y ajoutez un Robert Vaughn en  politicien ambitieux et sans scrupule : Walter Chalmers, la superbe Jacqueline Bisset tendre et aimante, la gueule de Robert Duval… et vous avez un film de Peter Yates, sorti sur les écrans en 1969, comme seuls les américains savent en réaliser : « Bullitt, un lieutenant de police, est chargé par un politicien ambitieux de protéger Johnny Ross, un gangster dont le témoignage est capital dans un procès où est impliqué l'homme politique. Malgré les précautions prises par Bullitt et ses hommes, Ross est grièvement blessé, puis achevé sur son lit d'hôpital. Bullitt s'aperçoit alors que la victime n'était pas le vrai Ross... »


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-         Mais ce n’est pas tout, l’ingrédient de feu, le Tabasco c’est le feulement du V8 de la Ford Mustang Fastback 1968 4,6 litres de 315 chevaux verte (Dark Highland Green) de Bullitt, ses reprises grondantes, ces ahanements de vieille caisse sportive, le crissement de ses pneus à jantes larges, sa boîte manuelle 5 vitesses bien étagées, un cheval de feu que rien n’arrête.  Une voiture cultissime qui a fait rêver toute une génération de soixante-huitard avides se sensations fortes mais à l’époque sans un rond.


Il ne vous reste plus qu’à visionner la vidéo ci-dessous pour vous imprégner de la musique de Lalo Schifrin puis des seuls halètements du V8 et de sa course folle. Reste que pour personnifier Steve Mac Queen, tel que Claxton le décrit je ne vois qu’un seul flacon LES RACHAIS car il traduit l’élégance naturelle de ce grand acteur.


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L’allure des hommes lorsque j’ai découvert les Rachais de Francis Boulard j’ai écrit « Pour moi ce champagne est, dans sa structure et son élégance dépouillée, le fils naturel d'une toile de Nicolas de Staël, il allie le trait pur, sous tension, la finesse, à l'allure de  ces hommes qui traversent leur époque avec hauteur et détachement. Je sais que certains vont me reprocher cette métaphore mais qui puis-je, bien plus que le vocabulaire coutumier de la dégustation, elle traduit la même émotion que celle ressentie face aux compositions du grand Nicolas peintes dans les années 50 dans son atelier de Montparnasse aux hauts murs blancs illuminés par une verrière verticale comme suspendue dans le vif argent du ciel. Dans son flacon de belle facture, cette superbe cuvée est de celle que l'on réserve à des moments dont on veut souligner l'intensité et la rareté. Pour moi, les Rachais sont la touche invisible, le raffinement extrême, la note des hommes élégants qui plaisent aux femmes éternelles : l'Ingrid Bergman de Casablanca, l'Audrey Hepburn de Vacances Romaines, la Catherine Deneuve de Belle de Jour, la Eva Marie-Saint de Mort aux trousses, l'Alida Valli de Senso, la Carole Bouquet de Trop belle pour moi... »


Déjà référence cinématographique, Steve Mac Queen dans Bullitt est de la même pâte que Nicolas de Staël, un homme résolument différent, source pour moi d’une profonde inspiration, une forme de référence absolue de mon imaginaire, me glisser dans la peau de Steve Mac Queen et bien sûr me faire mon cinéma.


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Pour finir sur une note ludique je conseille à l’ami Francis d’éviter, après visionnage de la vidéo, d’utiliser sur les pentes champenoises son fier destrier bleu LOISEAU à la manière de la Ford Mustang Fastback 1968 4,6 litres de 315 chevaux de Bullitt dans les rues de San-Francisco, ça ne serait pas raisonnable.


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