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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 11:00

Pendant que les Bordeaux, le maire de Bordeaux en tête, séduisaient la belle province, c'est Sud-Ouest qui le dit ICI link le «père» JM Quarin montait en chaire pour nous éclairer sur la La nouvelle évangile de St Emilion. Depuis que le cardinal évêque de Bordeaux et de Bazas, Mgr Ricard, s'est tranpondé pour oindre les cloches de l'Angélus, et que ce château dont on dit qu'il pourrait se dénommer un jour Hubert de Boüard de Laforest lorsqu'il aura damé le pion à Ausone, Cheval Blanc et Pavie, la grande appellation de Saint-Emilion n'en finit pas d'occuper le devant de la scène médiatique comme au bon vieux temps des garagistes chers au coeur de mon ami Jean-Luc Thunevin.


Ce matin, alors que je m'apprêtais à pondre une misérable chronique, en craignant les foudres orthographiques des pères fouettards Feuilly&Charlier réunis, quel ne fut pas ma divine surprise que de recueillir la prose vinaigrée du «père» JM Quarin « Ah mes amis, le vin ne serait que du vinaigre sans le travail des hommes !» Je l'a bue avec un délice proche de celui d'un vin nu. Ma journée serait belle, je le sentais. Le constat était lumineux, nos Bordelais, en bons marchands qu'ils sont, s'asseyaient avec leur habituelle aisance, sans rougir, sur « l’imaginaire du vin de ceux qui croient à de belles histoires où l’on paye cher des valeurs pérennes à l’aspect unique dans lesquelles le terroir, la nature, jouent le rôle essentiel.»


Avec force de détails, de fusion-acquisition, de châteaux rayés de la carte de St Emilion d'un trait de plume de notaire, absorbés, digérés, promis aux belles destinées de leur ogre beaucoup mieux classés dans le célèbre Top à étages de leur célèbre appellation. Bref, tout est dans le titre de l'homélie sulfureuse «Bordeaux : quand la rive droite copie le business modèle de la rive gauche


Que Dieu nous garde des business modèle ! Ils ont autant d'âme que les Berlutti du premier parvenu venu dans notre monde impitoyable. Sans tomber dans la vulgarité, il n'est pas interdit de regretter que ce petit monde prend ce qui est bon pour lui en s'asseyant sur tout ce qui entraverait leurs bonnes affaires. C'est la vie que l'on vit mais il serait bienséant que les marchands du table cessent de se pavaner dans les soupentes du Comité National de l'INAO expatrié dans une ex-banlieue rouge devenue verte, car très franchement on ne mélange pas les torchons et les serviettes...


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Le domaine Clarence Dillon, propriétaire de Haut-Brion et Mission Haut-Brion vient d’acheter le château L’Arrosée, grand cru classé, à Saint-Emilion. En 2011, il devenait acquéreur de Terte Daugay, situé juste au-dessus de l’Arrosée et le rebaptisait Quintus. Quand je pense à ces deux crus, je vois la fougue puissante et rustique de la zone de Daugay et la texture plus délicate, mais manquant de puissance, de celle de l’Arrosée. Comment ne pas penser à les assembler ? Alors Quintus, non classé, est-il destiné à se fondre dans l’Arrosée, grand cru classé ?


Ce principe de l’absorption d’un cru par un autre est une réalité historique médocaine qui tend à s’étendre progressivement à d’autres vignobles de Bordeaux au fur et à mesure que l’économie viticole se porte au mieux. Le récent classement de Saint-Emilion (2012) vient de déverrouiller ce qui constituait une des plus fortes différences entre la rive gauche et la rive droite : la préférence du sol et tout le discours vitivinicole attenant pour la rive droite à celui de la marque et de ses exigences commerciales sur la rive gauche. A ce sujet, Philippe Castéja, négociant de longue date à Bordeaux, mais aussi propriétaire sur les deux rives, à Pomerol et Saint-Emilion comme dans les Graves et à Pauillac, est très clair. Le grand cru classé Bergat a disparu pour intégrer le foncier de Trottevieille pourtant d’un rang au-dessus (premier grand cru classé B) parce que « Trottevieille manquait de second vin sur le marché ». Evidemment, rien n’empêche désormais que toutes les vignes de l’ex Bergat rentrent dans l’assemblage de Trottevieille. Comme dégustateur, je ne doute pas que certains lots puissent être du même niveau.

 

A l’annonce du nouveau classement l’an dernier, je me suis dit que Michel Bécot, décédé il y a peu, devait se retourner dans sa tombe ! En effet, Beauséjour Bécot perdit son rang de premier grand cru classé en 1986 pendant 10 ans pour y avoir intégré le château La Carte. Ses enfants le calmeront en lui chuchotant que le château La Gomerie qui leur appartient, cru non classé, disparaît et se voit officiellement intégré par le miracle d’une nouvelle convention entre les hommes à Beauséjour Bécot. Quel revers de l’histoire ! C’était une autre époque, une autre économie !


Magdelaine, premier grand cru classé B, disparaît aussi pour s’intégrer à Belair Monange premier grand cru classé B appartenant au même propriétaire. Cadet Piola disparaît de la carte au profit de son voisin Soutard, grand cru classé comme lui. Les 2 crus appartiennent aux assurances La Mondiale. Matras, grand cru classé, où était fait la surprenante cuvée Hermitage, s’intègre à Canon, premier grand cru classé B qui voit ainsi son patrimoine foncier s’agrandir et s’élever. Enfin, Grand Corbin, récupère Haut Corbin, son voisin grand cru classé du même rang.


Même le très exigu Pomerol est concerné. L’Evangile a récemment acquis La Fleur de Gay. Le Pin a manqué la vente de château Guillot, sa vigne mitoyenne, au profit des établissements Jean-Pierre Moueix. J’avoue ne pas savoir si le château Guillot existe encore ou si ce superbe terroir s’est fondu dans un Pomerol déjà existant.

 

L’histoire est donc en marche sous nos yeux et montre que Bordeaux s’adapte en permanence aux marchés. Ces réalités économiques chatouilleront l’imaginaire du vin de ceux qui croient à de belles histoires où l’on paye cher des valeurs pérennes à l’aspect unique dans lesquelles le terroir, la nature, jouent le rôle essentiel. Ah mes amis, le vin ne serait que du vinaigre sans le travail des hommes !


Dans la vieille compétition entre le Médoc et Saint-Emilion, le nouveau classement de Saint-Emilion lâche donc la bride à ce vignoble qui a longtemps cherché à se différencier y compris en créant sa propre classification, faite de premiers grands crus classés A et B, puis de grands crus classés, au lieu de reprendre celle du Médoc (ce qui fût plus simple pour les amateurs) où l’on trouve non plus des grands crus classés, mais seulement, si je puis dire, des 1er crus classés, 2ème crus classés, 3ème crus classés, 4ème crus classés et 5ème crus classés. Sans ce débridage et ces avantages fonciers colossaux, Clos Fourtet aurait-il acheté 3 grands crus classés en mars dernier ? Son voisin le château les Grandes Murailles qui le touche, Clos St Martin, un peu plus loin mitoyen de Beausejour Duffau Lagarrosse et Côte Baleau un peu plus bas. Que deviendront-ils ?


C’est amusant de constater que les Médocains ne veulent pas chez eux du classement révisable chaque dix ans à St Emilion. Ils préfèrent garder leur historique classification de 1855, ne trouvant rien de plus attractif ni de plus glorieux, laissant ceux de « là-bas » à leurs « petites affaires ». Il faut dire que malgré son antériorité de presque mille ans sur le Médoc, le vignoble de Saint-Emilion n’a jamais su s’imposer sur les marchés mondiaux de par son manque de volume. Aujourd’hui encore, lors de la mise en marché en primeur de la nouvelle récolte, le Médoc fixe les prix et Saint-Emilion suit.


Alors Quintus intègrera-t-il l’Arrosée ? Les deux propriétés changeront-elles de nom ? Pourquoi pas ? Belair est bien devenu Belair Monange du nom de la grand-mère de Christian Moueix. Une façon de faire qui s’inspire de l’histoire des grands crus médocains. Par le passé les trois nouveaux propriétaires du domaine de Léoville ont bien accolé leur nom à leur nouvel achat : Las Cases et Barton et plus tard Poyferré. Idem pour M Lynch Irlandais qui, au XVIIéme siècle, ajouta son nom à deux crus pour donner Lynch-Bages mais aussi, un peu plus loin, Lynch-Moussas. Etc.


Alors que diront les Bordelais et les Français le jour où un dénommé Li ou Chang, homme d’affaires chinois respectable, ajoutera son nom au cru qu’il vient d’acheter ? Les Français qui savent si peu de Bordeaux penseront que leur patrimoine fou le camp. Les Bordelais se réjouiront du cadeau fait à l’égo de ce nouvel investisseur. Il sonne comme une garantie dans cette économie libérale.


Que Jean-Marc Quarin me pardonne :


1° de l'emprunt fait à sa Chronique 154 (1er septembre 2013) mais c'est permis «Les médias et les distributeurs de vins peuvent utiliser ces notes à condition de ne pas les déformer et en citant l'origine de leur source : www.quarin.com ainsi que son auteur : Jean-Marc Quarin (JMQ).»


2° de l'avoir affublé du titre de «père» mais je n'ai pu empêcher mon esprit, très porté sur les bondieuseries en ce moment, de se focaliser sur Père Etienne GARIN, jésuite, président de l'association la "Maison de Lazare". Je suis ainsi fait...

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 00:09

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Notre arrogance cocardière à propos de la supériorité incontestée de notre cuisine semble depuis une dizaine d’années avoir laissé la place à une forme de passivité outragée. N’ayant que peu de goût pour le chauvinisme ou les classements ce qui m’intéresse ce matin c’est de battre en brèche le déclinisme qui porte en lui tous les stigmates du mal français : notre incapacité à prendre conscience de nos forces et de nos faiblesses pour nous projeter dans ce fichu monde mondialisé. Nous n’avons pas que des fers aux pieds, même si nous en avons bien sûr, et si nous voulons bien, collectivement, nous prendre en mains nous pourrons, non pas défendre, mais affirmer le « modèle », qui n’est pas le seul apanage de notre pays, d’un art de vivre qui ne cède pas aux sirènes de l’industrialisation de notre alimentation.


Comme souvent ce sont nos voisins qui ne se laissent pas abuser par le prétendu déclin de la cuisine française. Tel est le cas de Jörg Zipprick, journaliste à Stern et critique gastronomique allemand, installé en France depuis 1992, fervent défenseur d’une cuisine naturelle fondée sur la qualité des produits. Dans son livre « les dessous peu appétissants de la cuisine moléculaire » il a dénoncé les dérives de cette cuisine incarnée par le chef catalan Ferran Adrià ainsi que les liens entre le secteur agroalimentaire de certains chefs. Dans le hors-série du Monde « à table » il signe un remarquable article sur « Le prétendu déclin de la cuisine française ». Il commence par y dénoncer « un drôle de patriotisme gastronomique dans les pays de l’Ouest » dont « le coup d’envoi fut donné en 2003 par le New York Times, avec ce gros titre « Comment l’Espagne est devenue la nouvelle France ».Vous allez me dire que le sieur Pousson pousse en permanence la même chanson. Certes, mais tout en reconnaissant au blog de Vincent une portée planétaire je reste encore persuadé que la presse papier à plus d’impact que nos écrits sur la Toile plutôt lus par le milieu (pas  celui de Marseille bien sûr).


Je souscris totalement à ce qu’écrit Jörg Zipprick


« Ce nationalisme gastronomique est extrêmement réducteur et déformant. On ne parle jamais de la « cuisine » en soi, on parle de la cuisine des grands chefs et souvent, dans le cas des destinations culinaires à la mode, de la cuisine d’un seul chef qui, au moins au Danemark et en Espagne, est mis en vedette grâce à des financements publics considérables. Or, une culture gastronomique se vit d’abord au quotidien et ne se mesure pas en nombre de retombées médiatiques pour un, trois ou cinq restaurants. De bons indicateurs se trouvent facilement, il suffit d’aller sur un marché de plein air, chez un poissonnier, un boucher, dans un restaurant populaire, voire un supermarché. En observant attentivement l’offre et la demande, on en saura plus sur un pays et sa cuisine qu’en dînant chez le dernier chef à la mode. Seule l’offre en Italie peut égaler celle de la France, à condition de connaître les bons endroits. Bref : la cuisine française est plus variée que la plupart des pays voisins. Tant qu’on la pratique dans les ménages, elle ne peut pas mourir. »


Pour lire l’intégralité de l’article il vous faudra acquérir le Hors-Série à table juillet-septembre 2013 : 7,50€link


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2 citations pour finir « Il est vrai qu’elle offre (la cuisine française NDLR) une cible facile : mauvaise communication de la profession, un rapport qualité-prix-plaisir parfois contestable, des guides qui ne font plus leur travail, une alliance de certains chefs avec l’industrie alimentaire, un manque d’encadrement du législateur, et un certain manque d’éthique (ethos) de la part de certains cuisiniers. »


« On assiste partout en Europe, à la montée d’une stratégie de l’esbroufe culinaire. Faute de vendre des grands plats, certains chefs se mettent à vendre une « philosophie », une « vision », une « expérience » (…) » Derrière ces termes se cache souvent un autre mot profit « Auparavant, les additions étaient basées sur le food cost (prix des produits). Aujourd’hui, on paie cher la philosophie, la « vision » qui, par définition n’a pas de prix et dont le food cost est proche de zéro. »


Et un clin d’œil appuyé : À New York, la renaissance de la cuisine française Sylvie Bigar le 25 mars


« Le New York Times consacre une page entière à Lafayette, le « grand café » français que l’Américain Andrew Carmellini ouvrira mi-avril. A Calliope, dans le Lower East Side, c’est un très français œuf-mayo qui fait office de pub. Au menu de Montmartre, le nouveau bistrot de Chelsea, on trouve une blanquette de veau revisitée et radieuse.


Allô New York: la cuisine française serait-elle tout à coup branchée ? Pour une toute nouvelle génération de chefs new-yorkais, la réponse est « oui ». Bien loin des clichés sur le prétendu déclin de la cuisine française traditionnelle que nous servait dès 2010 le journal britannique The Independent quand il déclarait « la vraie nourriture française est morte ».


« La cuisine française n’est pas morte », rétorque Andrew Carmellini (ancien de Café Boulud et déjà patron de deux restaurants, Locanda Verde et The Dutch), «elle n’était plus à la mode peut-être, mais je ressens les choses différemment. J’adore manger. Il ne s’agit pas de showbiz ou d’inventions.» Il va plus loin : « Ce qui me rend heureux, c’est de mitonner une magnifique côte de veau et je n’ai pas peur de dire : eh oui, nous ouvrons un restaurant et notre cuisine sera française. »


Carmellini connait bien la France. « J’ai fait les vendanges au pays de l’Armagnac, j’ai moulé des fromages de chèvre frais en Ardèche, j’ai gavé des canards dans le Gers. En voiture pendant quatre mois, carte Michelin à la clé, j’ai sillonné le pays sans jamais prendre les autoroutes. C’était le seul moyen de comprendre le terroir. » L’année dernière pour se remettre dans le bain, il emmène son équipe à Paris puis dans une maison près de Vence. « Nous allions au marché à Antibes, chez le meilleur tripier de Nice, nous faisions la cuisine toute la journée. »


Suite de l'article ICI link 

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 07:00

Adeline était insatiable. Le soir, alors que notre maître d’hôtel nous préparait un barbecue avec les poissons et les coquillages que nous avions ramené du marché de la Pescheria au Rialto et que nous sirotions du champagne elle contre-attaqua à nouveau. Les Italiens adorent le champagne et Matteo s’était constitué une cave avec la fine fleur des nouveaux vignerons qui bousculaient l’establishment du négoce de Reims et d’Epernay. Nous venions de descendre une première bouteille du blanc de blancs extra-brut d’Olivier Collin. Adeline la bouche enfarinée se moquait de moi « Tu me dis que c’est un champagne d’Olivier Collin alors que sur l’étiquette je lis Ulysse Collin… » Je la remettais à sa place gentiment ce qui me valait une réplique savoureuse « Tu parles comme un livre mon grand. Tu as une mémoire d’éléphant. Sois gentil parles-moi de ta grosse enflure d’indic !

-         Gustave la balance…

-         Oui

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«  Nous nous retrouvions toujours dans le même bistro du côté de la Porte Champerret. Un matin, le Gustave, l’œil vitreux, teint cireux, barbe de deux jours, s’affalait sur la banquette de skaï en baillant. Son haleine fétide m’environnait, tel le fumet s’exhalant d’une lunette de chiottes à l’ancienne. Avachi, il se grattait les roustons avec un plaisir non dissimulé puis, sortant son canif, il se curait les ongles avec des mimiques satisfaites. Ça devait lui tenir lieu de toilette matinale car, sans se soucier de ma présence, il se grattait ensuite les oreilles avec une allumette pour terminer enfin par un ramonage de ses crottes de nez qu’il enfournait avec délice dans sa bouche après les avoir contemplé d’un air extatique. Face à ce spectacle peu ragoûtant, le garçon, restait de marbre ; il faut dire qu’il se posait en concurrent sérieux du Gustave pour ce qui est de la craderie matinale : ses effluves de pisse rance, sa gueule de vieux rapace déplumé couvert d’une neige de pellicules, ses pognes incrustées d’une crasse néolithique, dénotaient un sujet plein d’avenir en ce domaine. Bien évidemment, Gustave se commandait un bock de bière agrémenté d’une Francfort frites. Minimaliste, je me contentais d’un simple petit noir. Nous restâmes silencieux jusqu’à l’arrivée de sa pitance. D’un trait, le Gustave se sifflait la moitié du bock, claquait de la langue, rotait, puis tout en plongeant ses gros doigts dans la bouffe huileuse, il embrayait.

 

« Les frelons sont d’accord. Faut dire que je pète le feu pour leur vendre ma soupe pas fraîche. Tu ne peux pas t’imaginer ce qu’une petite salope de négresse peut te soulager les glandes. Pompeuse à t’assécher en une passe. Goulue, avec des nibards pires que des obus de 75, elle m’a fait brailler pire qu’un goret. Quand on dit que les nègres sont des feignasses, c’est vrai, ce sont leurs gonzesses qui s’tapent le boulot. Ça m’a changé de la grosse Denise avec sa bidoche molle et ses outres pendouillantes. Bref, quand je suis sorti, essoré, je me sentais gai comme un jeune homme alors les têtes d’œufs avec leurs bites en rideau ils ont eu droit à ce que je sais faire de mieux : raconter des craques… » Satisfait, l’enflure se torchait la bouche du revers de sa main souillée, en quêtant des yeux mon approbation. Mon indifférence ostensible refroidissait son enthousiasme : « si je te fais chier faut me le dire ?

–       Tu pues, t’es con et tu m’emmerdes…

–       Vas-y molo p’tit  con sinon...

–       Sinon quoi la balance, ici c’est boulot-boulot, tes histoires de cul j’en ai rien à traire, compris. Tu me dis comment je dois prendre contact avec les fêlés de la GP et tu me débarrasses de ta sale tronche. Elle me donne envie de gerber.

–       Tu me le paieras…

–       Je ne te paierai rien Gustave. Je suis flic et je peux t’écraser comme la mouche à merde que tu es, alors rengaine tes menaces et accouches…

 

Gustave, en bon faux-derche, virait brutalement à 180°, se faisait tout miel. M’assurait que ce n’était pas ce qu’il voulait dire, qu’il comprenait qu’un beau mec comme moi se foute de ses cochonneries avec des putes, qu’il ferait tout pour me faciliter le sale boulot. Loin d’attraper la perche qu’il me tendait je lui enfonçais plus encore la tête dans sa merde : « Porcheron, je sais que tu palpes des RG pour te payer un bistro alors fais gaffe que tes potes de Denain n’apprennent pas d’où te vient l’oseille. Ça ne serait pas bon pour ta clientèle qu’on sache que t’es une balance. À partir de maintenant tu m’évites le spectacle que je contemple en ce moment et tu te cantonnes à parler de ce que pourquoi tu es payé. Compris ! » Il acquiesçait tout en raclant jusqu’à la dernière frite et en se commandant un nouveau bock. « T’as rendez-vous mardi soir, disons à neuf heures, à « Base-Grand » avec Antoine et Tarzan : c’est leur nom de code tout comme « Base-Grand » qu’est celui du lycée Louis-le-Grand rue St Jacques. Je n’ai pas eu grand mal à vendre ta candidature vu que t’es pour eux ce qu’ils appellent un représentant des larges masses : un ouvrier prêt à troquer sa clé à molettes pour un fusil quoi. Bien sûr, ils ont référé au guide, le leader suprême qui vit dans son camp retranché, Pierre-Victor, qui a dû comme c’est son habitude les traiter en petites larves et leur dire que ça leur ferait du bien de se frotter à la réalité d’un vrai prolétaire. Tu te pointes là-bas, tout sera prévu pour t’accueillir avec les honneurs dus à ton rang. Y sont cons à manger du foin faudra pas que t’es peur de les humilier : ils adorent ça se la faire mettre jusqu’au trognon… »

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 00:09

Pour le champagne, même si Apple lui fait les yeux doux link , en ce moment ça ne pétille pas beaucoup. Les rentiers tirent la tronche et les sociétés de Bourse leur conseillent de se tirer de chez Vranken-Monopole. Sale temps pour nos amis belges.


Par bonheur pour eux, Benoît Poelvoorde invité du 20 heures de Claire Chazal fin juin, est arrivé ivre en plateau et il se confesse enfin aujourd'hui : « Le problème, c’est que je suis arrivé trop tôt à la télé. Comme ils servaient de l’excellent champagne, j’en ai bu… trop. C’est pas compliqué...»


Je ne sais si Benoît s'était liché du champagne de chez Vranken peut-être que ça l'aurait aidé le pauvre, façon de parler, car les boursiers y font tout pour l'embêter ces derniers temps.


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Crédit photo © Reuters

 

Le 20 juillet Vranken touche un plus bas depuis six mois: (CercleFinance.com) - Le titre perd 3,4% actuellement, ce qui représente un nouveau plus bas depuis six mois.


Le 25 juillet Pas top pour Vranken Pommery : (CercleFinance.com) - Le titre perd que 0,1% suite a un chiffre d'affaires semestriel franchement médiocre. L'action est très chère avec un PER de 19 aux cours actuels.


Le 30 août Vranken Pommery Monopole : les marges tiennent bon ! Boursier.com) -- Vranken Pommery Monopole, dont les revenus intermédiaires ont reculé de -10,8% à 111,9 millions d'euros, a stabilisé son résultat opérationnel courant à 8,5 millions d'euros, tandis que son résultat net était déficitaire de -0,8 million d'euros, après -1,4 million d'euros un an avant. L'activité de la société est saisonnière, avec une forte contribution du 4ème trimestre.


La société rappelle qu'elle a centré son activité au premier semestre sur la commercialisation de grandes marques de Champagne et de vin rosé de Provence. Ces choix stratégiques ont conduit à une meilleure valorisation de nos produits, explique-t-elle, avec une montée en gamme mécanique liée à la forte réduction des ventes de vin générique et interprofessionnelles à faible marge.

Si la visibilité est encore limitée pour la fin d'année 2013, les tendances commerciales enregistrées à date confortent le groupe dans ses perspectives d'amélioration de la rentabilité opérationnelle courante annuelle, ajoute la direction. »


Pour clore cette chronique laissons à Benoît les mots de la fin :


« C’est aussi con que ça. Je ne tiens pas bien l’alcool, voilà tout. »

« On ne me donne plus que des rôles de mecs qui boivent »

L’alcool est « un allié » Je ne me considère pas comme un alcoolique. Mais il faut faire attention de ne boire un coup que quand tu vas bien ».


Importation-Exportation, libre circulation des biens et des personnes : la Belgique a exporté les meilleurs de Luc CHARLIER héritier de Jules Grévisse - désolé je n'ai pas pu m'en empêcher, c'est Maurice - aux barons Frère et Vranken et quelques autres à Bordeaux en échange nous avons du, à regret, laissé partir notre Gégé pour qu'il puisse enfin ouvrir un bistrot chez nos amis belges. J'espère qu'il donnera un coup de main à Vranken-Monopole pour les sortir de l'ornière (ils ne vendent pas que du champagne mais aussi du Listel...)


Dernière minute : nouveau scandale de la viande de cheval ?


Trois mille chevaux impropres à la consommation auraient été exportés en Europe et écoulés frauduleusement dans l'alimentation humaine, dans l'est de la France a indiqué le procureur de Marseille, le vendredi 30 août. « C'est une filière avec la Belgique. Les chevaux proviennent apparemment de Hollande, de Belgique, de France, d'Espagne. Il y a des irrégularités qui ont été constatées, notamment sur les documents d'identification des chevaux qui étaient présentés à l'abattoir. La traçabilité a été volontairement occultée, puisque souvent les chevaux possèdent deux identités différentes.»


Selon une source proche de l'enquête, il s'agit de chevaux de toutes catégories (de trait, de sport, de courses...).


Des maquignons complices promettaient aux propriétaires concernés une «retraite paisible» à leurs montures, qui finissaient en réalité à l'abattoir. Les animaux partaient alors en Belgique, où leurs carnets de santé étaient falsifiés, puis ils revenaient en France pour y être abattus. Leur viande était bien vendue comme viande de cheval, mais le problème est que «les trois quarts des chevaux de selle ont reçu un traitement médicamenteux, qui les rend impropres à la consommation humaine...» a rappelé à l'AFP Jacques Largeron, président de la FNEPE.

 

L'info complète ICI link

 

Pour accompagner le steak de cheval en Belgique: un distributeur automatique de frites tente sa chance link

 

 


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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 00:09

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C'est la rentrée !


C'est la ruée !


Ma messagerie prise d'assaut, regorge, déborde, ruisselle jusqu'à la poubelle de propositions alléchantes des grands épiciers qui m'invitent à goûter les vins de leur Foire aux Vins, d'agences qui veulent me balader en troupeau, de vignerons qui affirment que leur vin et bel et beau...

 

Bref profusion n'est pas raison !


Comme vous le savez votre Taulier n'est mû que par ses désirs qui sont les seuls marchepieds du plaisir...link 

 

Alors si vous me désirez vraiment, si vous souhaitez que je me transporte jusqu'à vos lieux de dégustation : transportez-moi ! débauchez-moi ! excitez-moi ! Je suis votre homme...


Ceci écrit j'ai extrait du flux torrentiel une accroche qui se voulait alléchante:


« Si le vin a toujours enchanté les poètes, force est de constater que rares sont les écrivains actuels qui savent encore faire des textes de rêve sur ce noble breuvage... Loin des descriptions cliniques, il a écrit une ode aux sens titillés par sa dégustation. Peut-être est-ce le côté bucolique de la culture bio qui l’a inspiré ?»


Vérigoud me dis-je !


D'autant plus que le message provenait d'une appellation chère à mon coeur de rabibocheur de vignerons querelleurs.


J'ouvre les pièces jointes.


Première constatation : le domaine ployait sous une pluie de médailles d'or, d'argent et de bronze...


Même qu'il alignait une belle triplette au concours des vins bio Amphore : 1 médaille d'or et 2 d'argent au «superbe concours, organisé par Pierre Guigui, rédacteur en chef vins chez Gault & Millau.» où j'étais pour la première fois de ma vie juré. C'est dire...


Des coups de coeurs de l'auguste RVF et des appréciations flatteuses du célèbre duo Gilbert&Gaillard...


N'en jetez plus me dis-je.


C'est alors que je suis tombé sur une information capitale « Jean Natoli, notre oenologue, vient d'être distingué par la RVF comme l'une des 200 personnalités du monde du vin. Bravo ! De plus, il vient de faire paraître le Guide pratique du vin bio chez Dunod. La preuve, s'il en était encore besoin, de son engagement auprès des vignerons bio.»


Prudence de Sioux donc avant de m'aventurer en Terre de poètes me suis-je dit...


J'y suis donc allé, à pas comptés, façon de parler :


Et hier, alors je recevais ton message, j'ai pensé judicieux d'attendre aujourd'hui pour y répondre car je devais déguster blanc et rouge le soir même avec des amis (l'excellent Francis Z., romancier et journaliste qui a commencé sa carrière comme... cuisinier, ce qui lui a laissé d'irrémédiables et savoureuses séquelles), première occasion que j'ai jugée digne de ces flacons.

Le blanc sur une dorade grillée, le rouge un peu plus tard avec quelques fromages.

Les deux vins sont des merveilles d'équilibre et de complexité. Pas une complexité qui les rendrait compliqués, non, car ils gardent une évidence éclatante.

Les robes sont limpides et sexy sans être aguicheuses.

Je ne sais pourquoi, j'ai envie de parler de ces deux vins ensemble.

Ou plutôt si, je le sais. Ils ont un net air de famille dans leur structure, dans leur construction.

Le vigneron a su leur donner une hérédité commune, que chacun exprime à sa manière, de manière flamboyante.

Comme deux sœurs, l'une danseuse étoile en ballerines blanches et l'autre chanteuse de blues qui flirte avec les comètes.

Bref, tu vas croire que je divague. Non, la science des œnologues m'agace parfois quelque peu (par le côté normatif du vocabulaire, entre autre :-), mais ce n'est pas ce qui m'empêche d'apprécier les grands vins que je ne peux guère m'offrir pourtant, et en parler... à ma manière.

Le blanc a un nez subtil, tout en finesses. Des nuances étonnantes, changeantes, malicieuses sans doute. On ne finit pas d'en faire le tour, de surprise en surprise. D'étonnement en étonnement –tiens voilà Noisette qui passe... Ai-je rêvé? Etait-ce bien elle? Ou sa sœur Pistache?). Beaucoup d'exubérance finalement, sous la discrétion de façade...

L'attaque est elle aussi étonnamment discrète (était-ce les poivrons aillés de l'apéritif qui donnaient cette impression?) mais pleine d'évidence. Comme s'il disait, ce vin : « voilà, je suis un blanc, pas de quoi en faire un fromage, »avec la modestie de celui qui connait ses atouts avec certitude et attend le moment de les lancer en pleine lumière.

Un corps fluide, des muscles longs qui glissent tous seuls en bouche très sensuel sur les papilles. On comprend bien qu'on puisse parler de "corps". On le sent glisser sur la langue.

Et là, c'est un corps de nageuse, souple, élégante, racée, fuselée... Qui monte en puissance tout au long de sa course.

Et puis viennent les bouquets de nuances, qu'il jette longtemps, assortissant les arômes de manière déconcertante.

On comprend alors ce nez qui nous étonnait tellement, comme s'il s'amusait de nos sens en changeant sans cesse.

Et puis, il y cette finale qui n'en finit plus et qui évoque tellement ces vers :

« Longtemps, longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu... leurs chansons courent encore dans les rues.

Après avoir fait connaissance, ce blanc se livre davantage à chaque gorgée... montre de nouvelles facettes où la seule constante est le plaisir et une complicité un peu canaille...

Et quand la bouteille est finie, le vin est encore là, même si on sait bien qu'il n'a pas encore tout livré, que, malgré ce long voyage, on n’en a pas encore fait le tour. Ou est-ce juste le prétexte que l'on se trouve pour imaginer, déjà, les plaisirs secrets que l'on découvrira encore dans... la prochaine bouteille de la même caisse ?...

J'ai envie de parler du rouge de la même manière... Même si, évidemment, il n'a rien à voir avec son frère de sol.

Mais cette fraternité a laissé des traces...

Lui, il est davantage ancré dans sa terre, ce n'est pas une naïade, celui-là.

Il est moins discret à l'approche, plus tonitruant, sans être fanfaron.

D'entrée on le remarque, lui. Costume impeccable, juste un peu froissé par la dernière bagarre.

Ce n’est pas une mauviette. Il est franc, lui aussi. (Le côté changeant du blanc n'entamait rien de sa franchise...)

Pas plus de chichis que son frère chez ce beau rouge-là.

On approche le nez du verre et le bouquet explose. Pourvu qu'il n'ait pas tout en devanture, pense-t-on aussitôt, habitués qu'on est aux facilités modernes. Pourvu qu'il y ait quelqu'un derrière cette embardée flamboyante.

Et on n'est pas déçus. Déjà, le nez se creuse, un tournoiement d'arômes. C'est bien le fils de son père, le frère de son frère.

Dans cette famille, on n'est pas des caricatures. L'équilibre est là, pardi, la structure qu'on attend d'un ... , parfaite, solide, avec ses rondeurs et sa puissance. Mais, pétard, ces nuances, ces subtilités, ce sens de la pirouette!

Comment imaginer une danse si légère, si enlevée, si spirituelle, avec un corps aussi charpenté, solide... Mais qui a su garder une âme flexible.

Même ce soir d'été, à une température un peu trop forte sans doute, l'agilité et les finesses de

ce malabar sont déconcertantes. Les nuances des valeurs d'arômes sont inépuisables, elles assemblent selon leur fantaisie une palette qui semble inépuisable, ce qui donne cette

impression changeante qu'on avait déjà vue chez le frère. Mais quelle personnalité dans la permanence du plaisir, quel caractère.

Un caractère généreux, un caractère qui donne, un caractère d'artiste.

Les tanins sont là, pardi, dans cette belle jeunesse, mais ils ne forment pas carcan, ont déjà une belle souplesse qui laisse s'exprimer les merveilleuses fantaisies de l'artiste.

Je n'ose imaginer que donneront les sœurs de cette bouteille quand le temps aura encore assoupli la structure et que les myriades d'arômes s'en trouveront encore plus présents, encore plus riches, encore plus déconcertants...

Ce jour-là, peut-être, ce vin pourra-t-il me rendre fou; fou d'un plaisir inépuisable...

Oui, merci G..., pour ces trésors que je ne mérite guère.

La vie est parfois délicieusement injuste !

 

Voilà j'ai fait par deux fois le parcours et je me suis assis sur mon céans au bout du rang de vigne.


Qu'allais-je faire ?


Des commentaires ?


C'eût été outrecuidant de la part du plumitif comme moi non déclaré à la Sécurité Sociale face à une écrivain patenté et installé.


Alors, j'ai décidé de vous interroger : Dites-moi si ce texte sur le vin vous fait rêver ?


Bien évidemment, le Pousson des vins virils eût sans doute préféré que j'utilisasse un autre verbe chéri par le grand Georges Brassens, mais comme j'ai décidé de ne plus choquer, d'être sage comme une image pour que l'on puisse me donner le bon Dieu sans confession, je me replie sur le politiquement correct.


Toute personne ayant reconnu le domaine n'est pas dans l'obligation de lementionner l'important c'est que vous me donniez votre sentiment sur cette ode au vin qui selon le vigneron titille les sens...

 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 11:10
L'été fut chaud entre le PSG et Monaco au cours du fameux mercato estival qui est une forme moderne du marché aux bestiaux avec des chèques maousses costauds. Quatar contre Russie, depuis l'euro le pognon à moins de numéros mais pas plus d'odeur qu'au temps du franc.


Dans le Mondovino la bataille estivale fut aussi et reste très rude entre les deux grosses cylindrées de la critique : l'antique RVF et l'incontournable duo Bettane&Dessauve pour le recrutement de l'étoile montante des vins nus, le bondissant et sémillant Antonin-Iommi Amunategi.


Tout y est passé : séduction via les chevaux-légers des 2 maisons Antoine Gerbelle et Nicolas de Rouyn qui ont, comme à leur habitude, beaucoup twitter ; la valse des gros chèques et des avantages en nature ; campagne de promotion pour NO WINE IS INNOCENT ; abjuration par Michel Bettane de ses bulles d'excommunication des vins natures ; promesse d'un guide des vins natures publié par le groupe Marie-Claire sans la bénédiction de Jean-Paul Lubot ; j'en passe des vertes et des pas mûres car je ne veux pas me voir accusé de déprécier le millésime 2013 déjà bien estropié.


Bref, la fin du mercato étant fixé, comme au foot, le 2 septembre tout le Mondovino est suspendu aux lèvres fardées de la RVF et de la bouche tendue des 2 larrons au sigle éponyme B&D.

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Mais une rumeur, non encore relayée par Vincent Pousson, commence à s'épandre au-dessus du Mondovino : Antonin-Iommi Amunategi et Guillaume Nicolas-Brion envisagent très sérieusement de se lancer dans la cuve à vin nu - je n'ai pas écrit qu'ils allaient se lancer nus dans la cuve à vin nature - en créant leur propre crèmerie. Seul souci pour eux le sigle vu la métrie de leur patronyme. Ils hésitent : AIO&GNB ça sent trop le grand capital, le soufre des fonds de pension prédateurs...

Affaire à suivre donc... Je signale que le groupe Gilbert&Gaillard n'est pas sur les rangs
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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 00:09

Le vin a-t-il un prix ?

Question de Pousson.

Réponse non.

Démonstration avec " Méchantes Vignes "2011 d’Hubert de Boüard de Laforest

 

Le 27 juillet dans un billet je notais Vu sur Groupon link un Bordeaux Rosé Aux méchantes vignes 2011 d’Hubert de Boüard de Laforest super canon ! link 

La boutanche c'est 2,05 euros.

 

Bravo !


Le 27 août que vois-je tomber dans mon escarcelle en provenance du site Grands Vins Privés : Les meilleures Ventes du mois d'août :

Aux Méchantes Vignes 2011

Du 27/08/13 au 11/09/13

CHÂTEAU LA FLEUR DE BOÜARD

BORDEAUX ROSÉ


Signé Hubert de Bouärd, un rosé franc comme ses cabernets, d’une fraicheur exceptionnellement agréable !


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TOP VENTE 1

Ni une ni deux je m'inscris à ce site qui sitôt me remercie.


Je fais défiler les vins à la vente et Aux Méchantes Vignes 2011 d’Hubert de Boüard de Laforest c'est 6 euros TTC


Si vous êtes fort en calcul mental c'est fastoche de trouver la martingale, sinon comptez sur vos doigts : presque 4 euros par litron de Méchantes Vignes ça faisait en francs, les nouveaux : presque 28 francs et en anciens 2800...


Y'a pas à dire : le vin ça n'a pas de prix...


Bon plan que l'e-commerce du vin ! C'est moderne [prononcer : mauderne] et ça peu rapporter gros...

 

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 10:36

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Pour sûr que nous vivons une époque formidable, les raisins ne sont même pas mûrs que déjà de sinistres oracles, ou un malheureux président versus syndicaliste qui défend la veuve et l'orphelin, annoncent que 2013 sera un très mauvais cru link 


Vous me direz que ça nous change des communiqués de presse des Interprofessions qui nous annoncent chaque année que c'est que du bon encore plus bon que le très bon du millésime du siècle.


Pour les petits louves et petits loups qui n'ont pas connu la guerre froide, je ressort le Georges Marchais, père spirituel de Mélanchon, de la naphtaline, avec son célèbre « Taisez-vous Elkabbach !


Oui, vos gueules les mouettes ! « Quand les mouettes suivent un chalutier, c'est qu'elles pensent qu'on va leur jeter des sardines. » comme le dit Cantona qu'a oeuvré ballon au pied en Basse-Bourgogne.


Fascinant que ce goût immodéré de tirer ou de Twitter le premier pour bénéficier du raz-de-marée du fameux buzz. Rassurez-vous, toute cette écume sera absorbée par le sable de la Toile et demain tout ce petit monde excité passera à autre chose...


Navrant mais si caractéristique de l'air du temps, l'insignifiant en avant, la forme plus que le fond et rond et rond petit patapon.

 

Je salue au passage le sieur Feuilly de l'Académie, qui a bu l'eau des nouilles, s'il veut bien souligner en rouge toutes les insultes à la belle langue française dont je suis coupable, je suis preneur... dans la vie il faut savoir s'entraider : les intelligents doivent aider les mécréants. Merci par avance le Roger...


 


Taisez-vous, Elkabbach ! par ricar_mm

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 00:09

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Comme vous le savez les Auvergnats savent compter, pour preuve leur gaperon [prononcer gapron], qui n’est pas un chapeau rond, mais un fromage fabriqué en Basse-Auvergne avec du lait cru de vache qui tire son nom de «la Gaspe ou Gape» en patois, babeurre en occitan, extrait du petit-lait. Les paysans auvergnats, très démunis et donc très économes utilisaient cette « Gape » fortement assaisonnée de sel et  de poivre, puis pétrie avec des épices et de l’ail  rose de Billom. (La capitale de l’Ail d’Auvergne). Le bas beurre étant maigre, on pouvait manger le  Gaperon  pendant le « Carême » alors que la fourme par exemple était trop grasse.


 

Le 07 juillet 2013 David dEquainville écrivait dans les Échos une tribune « Les filles à fromages contre la crise économique »link

 

LE CERCLE. Il existe une relation ignorée jusqu’alors, mais pourtant bien réelle, entre la capacité d’un pays à faire mentir les mauvaises nouvelles des experts en économie et la présence active de filles à fromages dans une société.

 

« Dans un contexte de compétition exacerbée entre les modèles économiques, où chacun tente d’imposer ses atouts comme des exemples à suivre, ce n’est pas rien de le constater. L’appétence des femmes pour ces productions laitières originales et diversifiées est une dynamique à ne pas brader au nom d’une uniformisation marchande dont le pays ne tirera pas un cent. C'est un capital à forte valeur ajoutée, bien au-delà de la simple notion patrimoniale. L’exception culturelle française est aussi une exception fromagère. Et il serait dommageable de l’ignorer.

 

Si la France dispose aujourd’hui d’une culture, au sens d’un art de vivre reconnu et apprécié, incluant la mode, la gastronomie, toutes sortes d'expression d’indépendance, ce n’est pas pour la défendre comme un village d’assiégés rétrogrades, et oublier de promouvoir et exporter ses propositions. Pour cela, les grandes villes disposées à célébrer leur singularité, New York, Rio de Janeiro, Pékin, ne manquent pas. Elles se feraient un plaisir de découvrir les coutumes de leurs filles à fromages, ambassadrices spontanées d’une autre manière de consommer.

 

En effet, la mondialisation n’est pas seulement celle des amateurs d’une marchandise standardisée, assujettie à un libre-échange piloté par les chiffres d’une finance toute puissante, elle est aussi l’expression d’une volonté de choisir la civilisation qui sera la nôtre demain. Si possible, une civilisation aux goûts variés. »


 Affreux-015.JPG

 

Je partage ce point de vue qui remplira d’aise le Pousson qui ne peut qu’être amateur du gaperon, originaire de la plaine de Limagne, dont la forme, selon la légende locale a été inspiré par le Puy de Dôme. Dénommé aussi « Nichon de belle-mère !» mais ce n’est pas le genre de Vincent Pousson. À l’origine, il était fabriqué par les fermiers pauvres de Maringues et de ses environs. Son affinage de plusieurs semaines à plusieurs mois, se faisait à l’air libre sur une planche recouverte de paille de seigle, ou dans un torchon de chanvre, pendu en tresses à la poutre maîtresse de la cuisine près de la cheminée. Si l’on en voyait beaucoup c’était alors un signe apparent de « richesse » du paysan (d’où dit-on l’expression : faire son beurre). Ainsi, autrefois, on pouvait évaluer la dot de la mariée selon le nombre de Gaperon suspendus au plafond. Pour juger de leur maturité, les fermiers prenaient un gaperon, le posaient à terre et laissaient tomber leur couteau de la hauteur des yeux. S'il traversait le fromage de part en part, celui-ci était mûr. Sinon, on le reposait sur la planche garnie de paille de seigle très humide, favorable à la fermentation.


 

Des Gaperons y’en a pas que des bons. Un puriste écrit « On trouve de nos jours, des hérésies appelées « gaperon », et qui n'ont rien de l'original. Déguster un gaperon sans sentir les morceaux d'ail ou le poivre concassé, est hélas, devenu courant. Le gaperon, jeune, peut être plâtreux, mais il est au maximum de son goût quand une croûte molle enveloppe un "noyau" un peu plus dur, et qu'une crème existe entre les deux. »

 

Moi j’ai acheté le mien chez Alleosse link 


Conservation : entre 2 et 5°C éventuellement enveloppé dans un papier pour éviter sa dessiccation, ou bien dans une bonne cave entre 8 et 10°C.

Dégustation : le Gaperon doit être à température ambiante.


Sur place Gaperon fermier : Patricia Ribier Montgacon 63350 LUZILLAT

Tel. : 04 73 68 63 33 link

 

 

Reste la surprise du Taulier le Gaperon sur gratin de macaronis et côte d’Auvergne (David Martin au Château d’Ygrande en a un à sa carte.link


Le Château d'Ygrande Le Mont 03 160 Ygrande +33 (0)4 70 66 33 11 www.chateauygrande

 

LA RECETTE

• 500 gr de Macaroni

• 1 fromage Gaperon crémeux

• ½ litre de crème crue

• 3 gousses d’ail

• Sel, poivre du moulin


 Gratin-002.JPG

 

-          Porter à ébullition la crème avec les gousses d’ail et la branche de thym, une fois la crème réduite de moitié, incorporer le gaperon  épluché de sa croûte, le laisser fondre dans la crème maintenue au chaud au bain marie.

-          Dans une grande casserole d’eau bouillante salée, cuire les macaronis, puis les égoutter sans les rincer.

-          Dresser sur le dessus la crème de gaperon et passer au four quelques minutes pour le gratiner correctement.


Gratin-010.JPG 

 photo (99)

 

Pour le vin c’est sans contestation possible Le Trésaille 2012 (90% Trésailler et 10% Chardonnay) du Domaine des Bérioles  mené de main de maître par le jeune et talentueux Jean Tessèdre link


JeanT-glass.jpg

photo de Jim BUDD ©

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 11:00

Olivier-Ameisen-L-alcoolisme-est-une-maladie-biologique_art.jpg

 

Olivier Ameisen fut longtemps bien seul pour mener son combat face à la mauvaise foi de la communauté médicale des alcoologues campant sur ses certitudes. Rejoint par une poignée de médecins courageux, dont le Dr Renaud de Beaurepaire, qui bravèrent l'interdit Olivier Ameisen est mort en juillet et n'aura donc pas pu voir l’Agence du médicament autoriser le traitement de l'alcoolisme par le baclofène pour trois ans, en attendant les résultats des études en cours. Voir article Top Santé ICI link

 

«Les résultats obtenus sont impressionnants», indique le Dr Renaud de Beaurepaire, qui a déjà soigné plus de 400 malades avec le baclo­fène. Bien sûr, il ne s'agit pas d'un médicament miracle et comme pour n’importe quel médicament, les effets secondaires sont à surveiller. Voir ICI l'article de Cécile Coumau publié le 24 Août 2013 sur le site du Nouvel Obs Comité technique de pharmacovigilance Baclofène : 405 effets indésirables recensés en 2012 link 

 

Depuis la publication de son livre témoignage « Le Dernier Verre » du Dr Olivier Ameisen : un témoignage qui dérange…link j'ai soutenu son courageux combat car il me semblait juste et porteur d'espoir. N'ayant aucune compétence scientifique je n'ai jamais pris parti sur le fond du dossier contrairement à certains journalistes spécialisés dont les liens avec le front des alcoologues et des laboratoires pharmaceutiques (le baclofène étant un générique ne provoquait pas beaucoup d'enthousiasme chez ces derniers) est bien connu et peu glorieux.

 

Olivier Ameisen était un homme sincère et ça me suffisait. Au cimetière Montparnasse, dans la touffeur de juillet, nous n'étions guère nombreux à accompagner sa dépouille mortelle en terre. Les vacances bien sûr, mais tout de même j'avais espéré que le monde du vin y serait représenté pour rendre un dernier hommage à ce grand bonhomme capable d'ébranler la montagne médicale. Personne, l'indifférence, l'absence de reconnaissance, j'ai eu honte en notre nom à tous.

Ainsi va la vie. Mort où est ta victoire écrivait le vieil écrivain catholique Daniel Rops, en cette fin du mois d'août la reconnaissance du baclofène l’Agence du médicament c'est la victoire de ce cher Olivier. Qu'il en soit remercié en notre nom à tous.

 

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