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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 00:09

C’est le sieur Nicolas Alamone qui le dit dans la rubrique tendance de l’Express le 16 de ce mois « Le mois de septembre est la saison des foires aux vins. Cavistes, grandes surfaces et sites Internet proposent de bonnes affaires pour les amateurs de vin. Voici trois astuces (sic) pour acheter malin. »


1         Déplacez-vous en province

2         Allez faire un tour dans les hard discount

3         Soyez le premier

4         Participez aux dégustations


Voir le détail ICI link 


Après m’être imprégné de ces judicieux conseils qui en, résumé, impliquent que vous arriviez la veille, à Montpellier, à Angers, à Bordeaux, à Beaune, à Reims ou à Strasbourg ou toute localité située au cœur d’une de nos belles appellations dotée d’une enseigne de la GD ou du HD pour la soirée inaugurale afin de déguster les vins, être conseillés par des experts, avisés et appointés, par le magasin et ainsi être dans les tous premiers à rafler les bonnes affaires.


Les Français adorent faire de bonnes affaires, ils sont astucieux et savent acheter malin. Bref, sont taillés pour les Foires aux vins les gaulois.


Fort bien me dis-je, cœur de cible du Nicolas je suis en tant que parigot tête de veau, donc exécution !


Deux remarques initiales :


1-      Un peu tardif les conseils puisque septembre est déjà bouffé à moitié ; 

2-      Comment font les provinciaux pour aller en province ?


Trêve de railleries : ACTION !


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louer une camionnette ou une fourgonnette diesel (rien que pour faire chier Noel Mamère même si vous achetez ensuite des vins bios) afin d’entamer son tour de France (pour les petites louves et les petits loups qui n’ont pas le permis envisager le covoiturage camionnette).


pour les salariés, poser au moins une semaine de congés. Pour les professions libérales, artisans, commerçants fermer le cabinet ou la boutique ou se faire remplacer. Les retraités, eux, n'ont rien à faire alors ils peuvent facilement s'y coller.


3° se constituer un book complet compilant les avis, les notes des grands dégustateurs des magazines de vins ou des grands nationaux qui se sont tapés les dégustations organisés par les chefs de la GD et du HD. Ne pas oublier les petites merveilles des blogs de vin. C’est du lourd. On peut même l'agrémenter des photos des conseilleurs au cas où, par hasard, ils animeraient une belle soirée inaugurale.


4° passer, avant votre départ, plusieurs soirées à tracer votre itinéraire afin de couvrir le maximum de territoire dans le temps que vous vous êtes donné pour écumer les meilleures foires aux vins de nos belles régions d’appellations. Pour ce faire vous aurez longuement travaillé la question en épluchant la presse locale, surfé sur le Net, assailli vos parents et amis du coin pour disposer des fameux catalogues. 


5° prévoir une tenue vestimentaire pour la route : genre Adolphe Laffont avec pataugas et casquette et pour les foires aux vins elles-mêmes : le genre jeune cadre dynamique ou monsieur ou madame bien sous tous les rapports ou bobos non révisés jeans troué et baskets…


6° louer une chambre sur zone industrielle ou commerciale genre F1 ou pour faire des économies rouler de nuit et dormir comme les routiers sur les parkings d’autoroute.


prévoir glacière et alimentation pour la semaine à bord ou sur le bord de la route pour ne pas perdre de temps.


Bien dormir avant de partir suivant les conseils de Bison Futé.


Prévoir son budget d’achat vins en fonction de la capacité de la camionnette et de son porte-monnaie. Les deux ne se conjuguant pas forcément : des caisses de GCC ça tient peu de place mais ça défonce le compte en banque. Attention de ne pas se faire faucher la camionnette avec sa cargaison (dormir dedans se révèle alors une bonne pratique).


10° Cracher pendant les dégustations afin d’éviter les foudres des pandores planqués au deuxième giratoire après la sortie de l’hypermarché.

 

11° Prévoir une cave pour stocker votre butin ou alors louez chez Yves Legrand à Issy-les-Moulineaux.

 

12° Chanter en roulant.


13° Espérer avec les économies faites sur les boutanches payer le gas-oil de la camionnette.


Bonne route à vous et large soif comme dirait notre Feuilly…

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 11:00

 

Je sais que je vais me faire incendier par la confrérie des francophones pur jus, non filtrés, levures indigènes, sans soufre ajouté, conduit par notre ami belge Jacques Verpooten mais c'est ainsi que l'impérialisme américain nous ronge de l'intérieur.
 
Va pour les food trucks (prononcez foude treuque) qui ont débarqué en France et prolifèrent dans nos bonnes vieilles villes. Que voulez-vous, les jeunes mangent debout, les urbains sont pressés, pas trop fortunés mais ils veulent bien bouffer. Sur le marché de la nourriture de rue (street food) les baraque à frites, à crêpes ou à pizza, les fast-foods et autres sandwicheries proposent en général de graille banale ou médiocre... Les nouveaux arrivants proposent  de la qualité, élaborée sur place, à partir de produits frais et des prix raisonnables.

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« Sur ce modèle importé des États-Unis, l'Américaine Kristin Frederick a lancé en 2011 le premier food truck parisien, sous le nom du Camion qui fume.   Carton plein: avec ses hamburgers 100% maison, elle s'est attiré une clientèle prête à poireauter plus d'une heure sur les places de marchés. Elle a même pu acheter son deuxième camion, plus spacieux: le Bus qui fume!   Au départ limité à la capitale, le phénomène du camion gourmet concerne désormais tout le pays, puisqu'on compterait actuellement entre 30 et 40 food trucks sillonnant les grandes villes de France.» notait Anne Laure-Pham dans l'Express Style du 23 juillet 2013.link dont l'analyse du phénomène est très complète et intéressante.

« Les marques de l'industrie agroalimentaire n'ont pas tardé, elles aussi, à tenter de se réapproprier la tendance, comme l'ont montré la Potatomobile de McCain ou le Hot-truck à saucisses d'Herta.  Une mode mise en avant par Internet Pour le moment, les burgers et autres tacos trustent la plupart des food trucks franchouillards, hélas! Même si, dans la foulée, on a vu apparaître des camions thématiques plus audacieux -Mozza & co, pour les amateurs du fromage italien- et de nouveaux plats disponibles: bo bun (salade vietnamienne de vermicelles de riz) dans le deuxième camion de la Caravane Dorée, blanquette de veau et autres plats bio bien de chez nous chez 2F1C (deux filles un camion)... » 

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La [check-list] du Monde du 12 septembre nous annonce que : 
Depuis le 1er septembre, un nouveau site référence les positions des très tendances camions-cantines qui sillonnent la capitale, mais aussi les routes de France link qui localise sur une carte interactive les camionnettes de restauration ambulantes parfois difficiles à suivre à la trace. Tous les food trucks sont ainsi répertoriés, grâce à l'un des cinq filtres suivants : hier, déjeuner, dîner, demain et après-demain... 

Votre Taulier va faire la tournée sur son beau vélo de ces fameux food truck pour les tester et voir ce qu'ils servent à boire aussi bien aux petites louves et petits loups qu'aux vieux et vieilles édentés et bien sûr aux jeunes cadres dynamiques et aux executive-woman pressés...

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 00:09

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La France est un beau pays où la décision d’enrichir les mouts est du ressort d’un haut fonctionnaire auréolé d’une casquette à feuilles de chêne. Bien sûr cet éminent représentant de l’Etat qui a fait l’ENA s’est entouré des avis les plus qualifiés de l’INAO, de la DIRECCTE et de la DRAAF, qui allaient tous dans le même sens. Renversant, je propose qu’à l’avenir nos grandes écoles se dotent d’un module œnologie afin de préparer nos beaux esprits administratifs à bien mériter l’enrichissement. En  effet, par les temps qui courent, comme il n’y a pas d’enrichissement sans cause, ça pourrait attirer l’attention de fins limiers.


Pourquoi faire simple lorsqu’on peut faire compliqué.


Mettre du sucre dans les moûts pour nos belles et grandes appellations est considéré par l’INAO comme un acte hautement qualitatif, mais c’est réservé aux septentrionaux et en principe ça revêt un caractère exceptionnel. Le Grand Sud n’y a pas droit, pourquoi ? Tout bêtement parce que soit disant y’a assez de soleil pour que le raisin fasse du bon moût. Hypocrisie française c’était tout bêtement qu’en un temps que les jeunes ne peuvent pas connaître le fleuve rouge avait tendance à déborder jusque même dans le port de Sète cher au cœur des pinardiers. Donc, enrichir au sucre au Sud c’était fabriquer du vin (je ne vous dit pas l’ambiance régnant dans les côtes-du-rhône coupées en deux). Bref, dans les années 70 le Ministre Méhaignerie, centriste mou, commanda pour, apaiser les foules sudistes très portées sur la cagoule et les mèches lentes, un rapport sur la chaptalisation à Pierre Murret-Labarthe directeur de l’Office des Vins de Table.  Celui-ci, bordelais d’origine, ne se fit pas prier pour pointer l’iniquité de ce partage et proposa soit la suppression, soit l’extension à tous de la chaptalisation.  Cris d’orfraies des bordelais, des champenois, des bourguignons…


Résultat dans le style Salomon de Vitré : l’enrichissement fut autorisé pour tous mais le sucre fut réservé aux seigneurs et la piétaille du sud eut droit elle aux moûts concentrés et aux moûts concentrés rectifiés. Bonne pioche disait-on puisqu’au lieu de faire du vin on en concentrait pour faire du sucre qu’on mettrait dans le vin. Beau comme les naturistes sauf que tout ça coûtait des picaillons et que les gars d’Oc réclamèrent des subventions de l’Europe qui, bien sûr, leur accorda avec la bienveillance de nos amis allemands grands partisans du sucrage-mouillage. Je vous parle d’expérience j’ai vécu tout ça lors des négociations d’élargissement de l’Europe à l’Espagne et au Portugal qui, avec l’Italie, souhaitaient l’abandon de la chaptalisation. Nous, comme nous avions déjà le grand lorrain  de François Guillaume sur le dos nous avons avec Rocard laissé les teutons manœuvrer.


Mais les temps changent plus de pognon pour enrichir avec les MC et les MCR d’où le feuilleton du Languedoc avec Coopés, préfet et bien sûr le grand Jacques maître des pays d’OC.


À titre personnel, je l’ai écrit la chaptalisation n’a plus sa place dans les AOC sauf éléments climatiques vraiment exceptionnels. C’est politiquement difficile à faire avaler à la CNAOC surtout par un Ministre socialo donc nous allons continuer de vivre sous le régime de la chaptalisation.


Dans ce cas il y a une règle simple, équitable et qui respecte le consommateur : indiquer sur l’étiquette vin enrichi au sucre.


Puisqu’il y a 3 catégories de vins qu’elles soient toutes logées à la même enseigne : la chaptalisation pour tout le monde qui en fait la demande.


-          AOP via l’INAO

-          IGP via l’INAO

-          VSIG librement

 

En effet, en un temps où tout le monde se gargarise à la COMPÉTITIVITÉ pourquoi mettre des fers aux pieds de vins de moindre extraction en leur imposant les MC et les MCR qui coûtent plus chers. De grâce qu’on nous épargne le baratin du style nous enrichissons avec des produits de la vigne car ça ne change rien sauf que pour les AOC il faudrait alors imposer des MC et MCR endogènes. MM de de l’INAO, de la DIRECCTE et de la DRAAF arrêtez de nous bourrer le mou avec vos arguments d’un autre âge. Il va vous falloir regarder la réalité en face et comprendre que mettre du « plomb » dans les cuves des vins sans IG c’est les condamner à disparaître face à la concurrence de nos voisins espagnols. Bref, vous avez tout faux dans vos bureaux. La segmentation du marché commence dans la vigne puis le chai et continuer de gérer notre vignoble et les vins qui en sont issus comme des vins d’origine relève d’une vision obtuse et en retard de deux guerres.


À force de pratiquer une gestion politique du vignoble du Grand Sud on produit toujours les mêmes effets : ne pas monter dans les bons wagons au bon moment. Savoir gérer la mixité du vignoble du Grand Sud était l’ambition des bassins prônés par la note stratégique Cap 2010 en redonnant toute la responsabilité aux acteurs économiques et non à une gestion administrée porteuse d’un conservatisme frileux. Ce qui me fait me gondoler grave c’est que cette gestion ringarde a été mise en place par d’éminents libéraux sous le couvert de la défense des intérêts bien compris de quelques barons du cru. Il eut été intéressant que les nouveaux occupants du 78 rue de Varenne fassent bouger les lignes mais c’est sans doute trop leur demander en ces temps difficiles. Les gouvernants passent le Grand Jacques reste. Pauvre Jérôme Despey bien à l’étroit dans le grand navire de FranceAgrimer.


Moi ce que j’en dis c’est pour causer, les VSIG pour exporter je n’en bois pas mais il faut savoir ce que l’on veut et se doter des moyens pour le faire. Pour ce pas besoin de M. le Préfet Pierre de Bousquet de Florian qu’était en Haute-Normandie lorsque je suis allé au chevet des vaches de la CLHN (coopérative laitière de Haute-Normandie)…


Voilà le travail ci-dessous (voir la vidéo ci-dessous M. le Préfet cause pas du tout du vin, ce ne doit pas être sa tasse de thé).

 


« Le préfet n’a pas donné suite à la demande de chaptalisation déposée par les IGP du Languedoc-Roussillon. Il a estimé qu’aucun caractère exceptionnel ne permet de justifier d’une dérogation à l’interdiction du sucrage à sec dans la région. C’est une nouvelle déconvenue pour les coopératives du Languedoc-Roussillon. Après avoir rejeté la demande de chaptalisation pour les vins sans indication géographique, le préfet de région interdit également la chaptalisation pour les vins à indication géographique protégée (IGP). L’arrêté préfectoral est tombé le 11 septembre au soir. Pour tous les IGP de la région qui en avaient fait la demande*, l’enrichissement n’est autorisé qu’avec les moûts concentrés (MC) et moûts concentrés rectifiés (MCR).

 

AVIS


Le préfet a suivi les avis de l’Inao, de la Direccte et de la Draaf, estimant que le caractère exceptionnel, indispensable pour justifier d’une autorisation du sucrage à sec, n’était pas avéré pour ces vendanges. Une décision qui ne va pas réjouir les caves coopératives, toujours mobilisées pour réclamer le choix entre les deux méthodes d’enrichissement (MC/MCR et saccharose). Pour peser dans la décision du préfet, Coop de France Languedoc-Roussillon avait encore déposé dans la journée du 11 septembre la liste de toutes les coopératives de la région qui souhaitaient pouvoir chaptaliser cette année.

 

COÛT


« L’an dernier, l’enrichissement aux MC/MCR nous a coûté 80 000 euros de plus que ce que nous aurait coûté le sucrage à sec. Nous produisons 15 000 hl de sauvignon, un cépage qui requiert d’être enrichi pour répondre aux exigences du marché. Cette année, la différence de coût entre MC/MCR et saccharose est de 5 €/hl pour une augmentation de 1,5 % vol. C’est énorme. Sur les marchés, on se bagarre pour 1 €/hl », déplore Michel Servage, président des Celliers du Nouveau monde à Puichéric (Aude) et de la Confédération des vins IGP de France.

 

* L’autorisation d’enrichir avec les MC/MCR dans la limite de 1,5 % vol. est accordée aux IGP suivantes : Côtes Catalanes, Vin des Sables, Coteaux de Peyriac, Pays d’Hérault, Coteaux d’Ensérune, Coteaux du Libron, Côtes de Thau, Côtes de Thongue, Vicomté d’Aumelas, Haute Vallée de l’Orb, Saint Guilhem le désert, Gard, Cévennes, Coteaux du Pont du Gard, Aude, Cité de Carcassonne, Pays Cathare, Coteaux de Narbonne, Vallée du Paradis, Vallée du Torgan.

 

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 07:00

Jamais de ma vie je n’avais entretenu une telle relation avec une jeune femme, c’était tendre, plein de fou-rires et d’échappées belles. Des mots de prédation avaient disparus de mon vocabulaire. Je me laissais aller à me conduire comme un vieux gamin qui se fout du quand dira-t-on. Il est vrai qu’à Venise nul ne se souciait de nous. À Paris tout allait bien. Les enfants grandissaient en âge et en sagesse ; Jasmine militait. Moi je respirais. Adeline ne m’envahissait pas elle me bordait de sa jeunesse insolente et rayonnante. Pourtant un matin en farfouillant dans mon sac je retrouvais niché, tout au fond, un de mes petits carnets sur lesquels je griffonnais tout et rien. Je le posai sur la tablette à la tête de mon lit. J’étais plongé dans la lecture de la presse quotidienne lorsqu’Adeline le découvrit. Elle me dit « je peux ? » je lui répondais machinalement « oui… » Comme à l’accoutumée elle s’était blottie tout contre moi car, en dépit de la moiteur vénitienne car elle avait toujours froid. C’est vrai qu’elle avait en permanence les pieds gelés. Elle les plaçait sous mes cuisses. J’adorais cette intimité. C’est une petite rigole tiède sur mon épaule qui me tirait de ma lecture. Je m’en inquiétais. Adeline pleurait en silence, sans renifler. Mon petit carnet ouvert gisait sur le plat de sa cuisse. Je ne savais que dire. Qu’y avait-elle découvert pour se mettre dans un tel état ? Sur ses joues les larmes redoublaient. Désemparé je ne sus que les essuyer avec le revers de ma chemise. Soudain elle se redressait, se posais face à moi en s’agenouillant, bras croisés sur sa belle poitrine. « Pourquoi tu as écrit ça ?

-         Écrit quoi ma belle ?

-         Que ça t’allait comme un gant ?

-         Je ne comprends pas…

-         Lis, là !

Elle pointait le doigt en me tendant le petit carnet. Je déchiffrais mes pattes de mouche tout en haut de la première page « J’ai passé la cinquantaine. C’est-à-dire que la mort ne doit pas avoir à faire une longue route pour me rejoindre. La comédie est fort avancée… » et j’avais écrit sous cette citation de Cocteau dans la difficulté d’être : « ça me va comme un gant ! »

-         C’est ça qui te mets dans un tel état ?

-         Oui je ne veux pas te perdre !

-         Ce n’est que le constat de la réalité Adeline, ça ne fait pas mourir…

-         Ne prononce pas cet horrible mot…

-         Promis la belle, sèche tes yeux. Je t’emmène déjeuner à Burano à la Trattoria de Romano.

Adeline enfila un tube bleu de Klein et passa un tee-shirt court. « Je te plais ? »

-         Ne fais pas l’enfant ?

-         Seul ton avis compte !

-         Tu dis n’importe quoi…

-         Retire ça sinon je reste ici à bouder…

-         OK tu me plais, je suis fier de toi, ça te vas ?

-         Tout juste c’est comme si tu avouais d’être content de promener une pouf avec deux sous de cervelle…

-         T’as un plus gros QI que moi. Tu rappliques j’ai une faim de loup.

-         Moi aussi !

 

Nous prîmes la vedette. Nous nous goinfrâmes de poisson grillé accompagné d’un risotto d’enfer. Nous bûmes beaucoup et pourtant je trouvai la force de reprendre le fil de mon histoire ;

 

À l’usine de Levallois, mon premier contact avec le noyau dur des syndiqués, je l’avais eu avec les vendeurs du journal « l’Étincelle », des trotskystes marginaux, avec qui j’entamais des discussions animées dans les cafés environnant. C’étaient de braves mecs, englués dans leurs querelles intestines, en butte avec les membres du « parti ouvrier stalinien » qui tenaient, au travers de la cellule du PCF, les adhérents de la CGT de l’usine. Leur feuille de choux avait un certain succès auprès des ouvriers ce qui emmerdait les plus sectaires des communistes. Ils la bricolaient avec les moyens du bord, achetaient les stencils, le papier et l’encre, et avec le pognon récolté lors de l’organisation d’une tombola, qui eut un franc succès, ils purent acquérir la bécane pour tirer leur bulletin. De cette tombola, ils aimaient raconter l’anecdote des lots. Ceux-ci avaient été fournis par des copains du PSU : du vin, des conserves mais aussi des livres. Certains ouvriers, qui ne lisaient guère, leur dirent que c’était une bonne idée de placer des livres dans les lots, alors que les paniers garnis du PCF, eux, ne contenaient que de la bouffe. Lors du tirage de la tombola, autour d’un verre, les oreilles des alignés sur Moscou sifflèrent ce qui, bien sûr, mis un peu plus d’huile dans les rapports cordiaux entre la maigre poignée de militants syndicaux de l’usine.

 

 Moi, ce que j’aimais par-dessus tout c’était d’entendre les histoires des anciens. Lucien, un vieux tourneur, racontait qu’à la Libération, le Parti Communiste était si puissant qu’il lui suffisait de convoquer une réunion de section pour que l’usine s’arrête. Mais, comme c’était, avec Marcel Paul Ministre de la Production Industrielle, l’époque du « produire d’abord ! » et que « la grève était l’arme des trusts », l’heure n’était pas aux débrayages, pire lorsque le directeur organisait une réunion à la cantine pour demander : « Mes amis, il serait bon qu’on puisse produire 17 tours le mois prochain ! » le responsable syndical prenait alors la parole pour surenchérir : « Camarades, nous pouvons en sortir 20 ! ». Et Lucien d’ajouter, en se marrant, « et, bien sûr, on les sortait ces putains de tours. Pour la France… ». Nous éclusions nos godets en claquant de la langue, comme si nous célébrions encore la performance. Lucien était un accro de l’Aligoté. « Ça me fluidifie le sang… » disait-il « avec toute la merde qu’on respire dans ce trou à rats c’est comme si je m’essorais l’intérieur d’un coup de bon air de Bouzeron, mon village natal… » Entre deux tournées, il se roulait des clopes au gris Scaferlati et, le jour où il m’avait raconté l’histoire du délégué syndical productiviste, un peu cabot, le Lucien avait attendu que je sois bien enveloppé des brumes de l’Aligoté, pour me livrer le plus drôle de l’histoire : « Tu sais, le gars qui joue du piano dans les fêtes syndicales, un foulard rouge autour du cou, c’est notre chef d’atelier. Celui qui nous fait suer le burnous. Be oui, l’a bien changé, mais c’est le même qui léchait le cul des copains de Thorez… »

 

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 00:09

« Cet état de choses dura longtemps, longtemps ; mais les comètes ne brillent pas toujours du même éclat. Tout vieillit par le monde. On eût dit, peu à peu, que l’empressement des découpeurs s’affaiblissait ; ils semblaient hésiter parfois, quand on leur tendait le plat ; cette charge jadis tant enviée devenait moins sollicitée ; on la conservait moins longtemps ; on en paraissait moins fier. Mme Anserre prodiguait les sourires et les amabilités ; hélas ! on ne coupait plus volontiers. Les nouveaux venus semblaient s’y refuser. Les « anciens favoris » reparurent un à un comme des princes détrônés qu’on replace un instant au pouvoir. Puis, les élus devinrent rares, tout à fait rares. Pendant un mois, ô prodige, M.Anserre ouvrit le gâteau ; puis il eut l’air de s’en lasser ; et l’on vit un soir Mme Anserre, la belle Mme Anserre, découper elle-même.


Mais cela paraissait l’ennuyer beaucoup ; et le lendemain, elle insista si fort auprès d’un invité qu’il n’osa point refuser.


Le symbole était trop connu cependant ; on se regardait en dessous avec des mines effarées, anxieuses. Couper la brioche n’était rien, mais les privilèges auxquels cette faveur avait toujours donné droit épouvantaient maintenant ; aussi, dès que paraissait le plateau, les académiciens passaient pêle-mêle dans le salon de l’Agriculture comme pour se mettre à l’abri derrière l’époux qui souriait sans cesse. Et quand Mme Anserre, anxieuse, se montrait sur la porte avec la brioche d’une main et le couteau de l’autre, tous semblaient se ranger autour de son mari comme pour lui demander protection.


Des années encore passèrent. Personne ne découpait plus ; mais par suite d’une vieille habitude invétérée, celle qu’on appelait toujours galamment la « belle Madame Anserre » cherchait de l’œil, à chaque soirée, un dévoué qui prit le couteau, et chaque fois le même mouvement se produisait autour d’elle : une fuite générale, habile, pleine de manœuvres combinées et savantes, pour éviter l’offre qui lui venait des lèvres.

Or, voilà qu’un soir on présenta chez elle un tout jeune homme, un innocent et un ignorant. Il ne connaissait pas le mystère de la brioche ; ainsi lorsque parut le gâteau, lorsque chacun s’enfuit, lorsque Mme Anserre prit des mains du valet le plateau et la pâtisserie, il resta tranquillement près d’elle.

Elle crut peut-être qu’il savait ; elle sourit, et, d’une voix émue :


« Voulez-vous, cher monsieur, être assez aimable pour découper cette brioche ? »


Il s’empressa, ôta ses gants, ravi de l’honneur.


« Mais comment donc, madame, avec le plus grand plaisir. »


Au loin, dans les coins de la galerie, dans l’encadrement de la porte ouverte sur le salon des laboureurs, des têtes stupéfaites regardaient. Puis, lorsqu’on vit que le nouveau venu découpait sans hésitation, on se rapprocha vivement.


Un vieux poète plaisant frappa sur l’épaule du néophyte :


« Bravo ! jeune homme, lui dit-il à l’oreille. »


On le considérait curieusement. L’époux lui-même parut surpris. Quand au jeune homme, il s’étonnait de la considération qu’on semblait soudain lui montrer, il ne comprenait point surtout les gracieusetés marquées, la faveur évidente et l’espèce de reconnaissance muette que lui témoignait la maîtresse de maison.


Il paraît cependant qu’il finit par comprendre.


À quel moment, en quel lieu la révélation la révélation lui fut-elle faite ? On l’ignore ; mais quand il reparut à la soirée suivante, il avait l’air préoccupé, presque honteux, et regardait avec inquiétude autour de lui. L’heure du thé sonna. Le valet parut. Mme Anserre, souriante, saisit le plat, chercha des yeux son jeune ami ; mais il avait fui si vite qu’il n’était déjà plus là. Alors elle partit à sa recherche et le retrouva bientôt tout au fond du salon des « laboureurs ». Lui, le bras passé sous le bras du mari, le consultait avec angoisse sur les moyens employés pour la destruction du phylloxéra.


« Mon cher monsieur, lui dit-elle, voulez-vous être assez aimable pour me découper cette brioche ? »


Il rougit jusqu’aux oreilles, balbutia, perdant la tête. Alors M.Anserre eut pitié de lui et, de tournant vers sa femme :


« Ma chère amie, tu serais bien aimable de ne point nous déranger : nous causons agriculture. Fais-la donc couper par Baptiste, ta brioche. »


Et personne depuis ce jour ne coupa plus la brioche de Mme Anserre. »

 

 

 

 

 

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 11:00

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En feuilletant le Point que j'ai acheté pour grapiller le spécial Vins du sieur Dupont je suis d'abord tombé sur l'édito de FOG : le chemin de Damas de M.Hollande et j'avoue que je m'y suis totalement reconnu. 


Comme Alain Juppé j'estime qu'il est nécessaire «de marquer un coup d’arrêt aux atrocités du régime de Damas». Comment peut-on se réjouir de la «faillite absolument catastrophique» de l’Union européenne et de nos leaders exigeant que l’intervention n'intervienne qu’à la condition qu’elle se fasse dans le cadre d’un mandat des Nations unies ?  «Dire cela, ce n’est rien faire», plaide Juppé, car la Russie bloquera toute décision en ce sens. «Se retrancher derrière le feu vert du Conseil de sécurité, c’est en réalité se rendre complice de l’inaction». Et en cela ce sont des Munichois, les cons, comme le disait Daladier à sa descente d'avion (témoignage de Léger Saint John Perse). Je ne puis m'empêcher d'attribuer la palme de la stupidité radicale au dénommé Hervé Morin qui un jour a cru qu'il était Ministre de la Défense alors qu'il n'était là que pour le prix d'un ralliement peu glorieux...
 
FOG commence ainsi :

« Faut-il jeter la pierre aux gouvernants occidentaux qui, sur l'affaire syrienne, ont l'air de touristes qui cherchent leur chemin ? Au lieu de les tacler, on a, pour une fois, envie de les plaindre.

Gouverner, c'est choisir. Michel Rocard a souvent dit qu'"au pouvoir il faut décider. Que la décision soit bonne ou mauvaise, tant pis, l'essentiel est d'avancer". Il n'a, hélas, pas tort. Les peuples ont besoin de sentir qu'il y a quelqu'un à la barre et qu'il suit un cap. Sinon, le doute est mis.

Telle est la tragédie de la politique, science inexacte par excellence. Souvent, il faut trancher entre deux mauvaises solutions. C'est notamment le cas avec la Syrie, où il y a autant d'arguments pour l'intervention que contre. D'où l'extrême pusillanimité de la plupart des gouvernants occidentaux, M. Hollande excepté. Sur ce dossier, ils ont presque tous suivi la ligne : "Courage, fuyons !»

FOG conclut ainsi :

« Ne moquons pas la solitude de M. Hollande : ses convictions sont tout à son honneur. Mais le châtiment (mérité) infligé à Bachar el-Assad n'aurait de sens que si, au lieu de donner des ailes aux salafistes, il favorisait les sunnites modérés, très nombreux mais sans vrai soutien extérieur et dont on sait qu'ils ne massacreraient pas, après la victoire, les minorités chiites, alaouites ou chrétiennes.»
Ensuite, quelques pages plus loin je me suis arrêté sur le billet de Patrick Besson : Mao sait tout.link 

Remarquable !

Je suis 100% d'accord avec sa chute :

« Et au fond, me dis-je, le communisme tel qu'il s'est développé en Chine au XXe siècle et le capitalisme tel qu'il se présente dans le monde du XXIe sont-ils si différents ? La Révolution culturelle aura été un énorme bizutage des futurs PDG chinois ainsi qu'on le pratique chez nous à HEC, Sup de Co, l'Essec, etc. Le passage à l'usine : stage en entreprise. Le retour aux champs ne pouvait pas être pire que les randonnées en montagne presque obligatoires pour les jeunes voulant chez nous se faire une place dans la hiérarchie capitaliste. Mao réduit les études universitaires de sept ans à trois. En France, c'est pareil : après l'entrée dans une grande école, de l'avis général, c'est la bulle. Mao insiste sur l'éducation politique des jeunes : ils doivent tous penser la même chose sur tous les sujets.Idem avec nos étudiants : une pensée unique délivrée par les professeurs, diffusée dans les médias et relayée par les réseaux sociaux. Avec presque les mêmes thèmes : sens du collectif, rester positif, être offensif, dévouement à la production, religion du rendement, méfiance envers l'individu, culte des rites sociaux, solidarité entre actifs, pratique du sport pour être en forme au travail, respect de la culture qui élève l'homme, refus de l'élitisme qui sépare les hommes. Le président Mao, qui ne se lavait jamais les dents ("Les tigres ne se lavent pas les dents", disait-il), aura en fait préparé des centaines de millions de Chinois à avoir un comportement parfait dans le Far West du CAC 40, du Nikkei et du Nasdaq, parmi les autres chasseurs de primes de fin d'année..»

Ma chute à moi je la tire d'un article de Capital.fr Les meilleures universités au monde pour devenir PDG link

Les 20 universités où il faut étudier pour devenir PDG

1. Harvard University (Etats-Unis)
2. University of Tokyo (Japon)
3. Stanford University (Etats-Unis)
4. Ecole Polytechnique (France)
5. HEC Paris (France)
6. ENA (France)
7. University of Pennsylvania (Etats-Unis)
8. Massachusetts Institute of Technology (Etats-Unis)
9. Keio University (Japan)
10. Seoul National University (Corée du Sud)
11. Cornell University (Etats-Unis)
12. Insead (France)
13. Tsinghua University (Chine)
14. University of Chicago (Etats-Unis)
15. Northwestern University (Etats-Unis)
16. Columbia University (Etats-Unis)
17. Mines Paris Tech (France)
18. Kyoto University (Japon)
19. Yale University (Etats-Unis)
20. Waseda University (Japon)
Les 8 universités françaises parmi le top 100 mondial pour devenir PDG

Ecole Polytechnique (4ème)
HEC Paris (5ème)
ENA (6ème)
Insead (12ème)
Mines ParisTech (17ème)
Sciences Po (81ème)
Ecole des Ponts ParisTech (86ème)
Essec Business School (88ème)

 

 

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 00:09

 

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J’aime l’eau fraîche.


Au Bourg Pailler celle du vieux puits était potable mais très étroit et très profond, et il fallait puiser l’eau au seau. Certes ça peut paraître bucolique aux écolos mais c’était fort pénible car il fallait outre les besoins domestiques abreuver les animaux. Comme le service d’eau, c’est-à-dire l’adduction au service de distribution d’eau, ne viendra que bien plus tard mon père décida donc de creuser un nouveau puits dans le jardin. Il fit venir un sourcier avec sa baguette qui détermina le lieu où la source affleurait. Ensuite mon frère Alain et un puisatier se mirent à l’ouvrage à la pioche et la pelle pour creuser le puits d’une circonférence  de 4 à 5 mètres (je n’ai pas le compas dans l’œil mais le puits existe toujours j’irai vérifier lors d’un prochain passage à la Mothe-Achard). Lorsque la roche se révélait coriace le puisatier, avec une barre à mines, posait des explosifs et j’adorais vivre les préparatifs car j’avais le sentiment que nous étions des bandits de grand chemin. L’eau apparut vers 4 ou 5 mètres et c’est dans de la boue jaunasse qu’il fallut continuer de creuser. À la vue de cette soupe argileuse je me disais : «  mais comment va-t-elle devenir claire ? ». Bref, lorsque la bonne profondeur fut atteinte nos deux larrons posèrent deux rails sur lequel ont façonna un plancher au-dessus du niveau de l’eau afin d’y installer la pompe électrique qui nous alimenterait en eau.


L’eau fut analysée : pas terrible mais potable, elle n’avait pas la pureté de celle du vieux puits et pendant tout un moment nous ne bûmes que celle que les femmes allaient encore puiser à la main. Aujourd’hui le vieux puits est enfoui mais je garde le souvenir du petit édicule en pierres sèches, du treuil en bois, du bruit de la chaîne sur la poulie métallique et du seau en zinc remplie d’une belle eau fraîche qui serait conservé dans des pots en grès dans l’ombre du cellier. Chez moi l’infâme piquette du pépé Louis se buvait coupée d’eau. Pour tout dire l’eau n’avait pas mauvaise presse. Normal ce fut la première boisson de l’homme. Alors pourquoi ce discrédit, et pas seulement chez les buveurs de vin ou de boissons alcoolisées ? Boire, comme le souligne Didier Nourrisson dans son livre Crus et cuites Histoire du buveur « c’est d’abord consommer une boisson alcoolisée. Cependant, les dictionnaires du XIXe siècle ajoutent le « buveur d’eau » et le qualifient de « personne qui ne boit que de l’eau ou du vin fort trempé. »


« Sirop de grenouille », « château-la-pompe », « jus de parapluie », l’eau suscite défiance et, pire, moquerie. « L’eau est un liquide si dangereux, aurait dit Alfred Jarry, qu’une goutte versée dans un verre d’absinthe suffit à la troubler. » On plaint le buveur d’eau, on se moque de lui, suscite la méfiance « j’ai toujours remarqué que les gens faux sont sobres, et leur grande réserve à table annonce assez souvent des mœurs feintes et des âmes troubles » déclare l’amant de la  Nouvelle Héloïse. « La promotion du vin encourage le discrédit de l’eau. Les deux boissons se font la guerre. Le réquisitoire le plus féroce est prononcé par Baudelaire dans son livre Du vin et du haschisch (1860) lire ICI link


Les défenseurs du vin, qui pèsent alors très lourd politiquement aussi bien à la production que le lobby des marchands de vins et des limonadiers (qui sont alors des vendeurs de piquette), jouent sur du velours car l’eau ne vaut rien « Nous buvons 90% de nos maladies » déclare Louis Pasteur et son « le vin est la plus saine des boissons » qui sera exploité, et l’est toujours, ne faisait que tirer les conséquences des conditions déplorables de l’alimentation en eau des populations.


Didier Nourrisson note « Deux évènements viennent pourtant au XIXe siècle tempérer ce rejet de l’eau de consommation. Ils sont tous deux provoqués par les nouveaux soucis hygiénistes de l’État : il s’agit d’abord de la mise en place d’un réseau d’eau potable ; ensuite du développement des eaux minérales. Ainsi la célèbre Compagnie Générale des Eaux à partir de laquelle JM Messier voulut bâtir son empire en exploitant son trésor de guerre, l’ancêtre de l’actuelle Véolia est fondée par décret impérial le 14 décembre 1853. L’eau minérale en bouteille va prendre son envol avec Adolphe Granier à Vergèze dans le Gard qui obtient la propriété de la source des Bouillons en 1863 et en 1898, un médecin  de Nîmes Louis Perrier, devient propriétaire de la source et commence à commercialiser son eau. Même processus avec Augustin Badoit qui « avait flairé le filon. En 1837, il rachète la source Fonfort à Saint-Galmier et se met à embouteiller de l’eau. »


Des empires industriels vont se bâtir sur l’eau du robinet et l’eau en bouteille, la Générale des eaux déjà citée, la Lyonnaise des Eaux… Danone avec son portefeuille de grandes marques françaises Évian, 1er exportateur mondial d'eaux minérales, Volvic, Badoit, La Salvetat et Nestlé avec 67 marques dont Vittel, Perrier, San-Pellegrino, Contrex et Quézac… Ironie de l’Histoire, Pierre Castel le leader du vin de table ajoutera pendant un temps à son empire, des eaux minérales Le groupe Castel, via son entité « eaux » baptisée Neptune, commercialisait Saint-Yorre, Vichy Célestins, Cristaline, Thonon, Courmayeur et la célèbre Chateldon. Avec un investissement initial limité (environ 122 millions d'euros), Castel a été propulsé n°3 du marché de l'eau en bouteille. Depuis, il a conforté sa position pour détenir aujourd'hui près de 22 % de part de marché. En clair, vendre de l’eau est bien plus profitable que de vendre du vin. C’est la revanche des hydropathes, les addicts de l’eau, et des hydrophiles que de voir toutes ces filles se balader avec leur bouteille d’eau dans leur sac !

 

 

LES FRANÇAIS SONT PARMI LES PLUS GRANDS CONSOMMATEURS D'EAU MINERALE NATURELLE  EN EUROPE ET DANS LE MONDE.
En consommant en moyenne plus de 142 litres d'eau minérale naturelle en 2006, les Français sont après les Italiens et juste derrière les Espagnols, parmi les premiers consommateurs d'eau minérale naturelle en Europe et dans le monde.
La consommation de bouteilles d'eau en 2011

 

5,5 milliards de litres en France vendus en 2011 , en hausse de 2,8%...

 

Pour la deuxième année de suite, les industriels des eaux minérales naturelles ont vu leur marché progresser de 2,8% en 2011 en France. Après plusieurs années de forte baisse, et un repli en volume de 6% en 2007 et 2008. Après +2% de 2010 le marché a cru de +6% en 2011 en France avec 5,5 milliards de litres dont 4,5 milliards de litres d’eau plate nature.

 

5,2 milliards de litres en bouteille ont été vendus en France en 2008, soit 1,6 milliard d'euros, selon des données du cabinet ACNielsen.

 

 

La France est aujourd’hui le troisième producteur européen derrière l’Allemagne et l’Italie : en 2004, en Europe, les Italiens devant les Américains avaient une consommation d'eau en bouteilles équivalente à 184 litres par an et par personne. Les Français, 145 litres.

 

Le Français sont donc des buveurs  d'eau...

 

Je plaisante à peine. Ce clivage violent qui a souvent au début du siècle transformé le buveur d’eau en militant anti-alcool  comme le note Didier Nourrisson « Son choix se porte sur le rejet des spiritueux ou celui de tous les alcools ; il devient abstinent ou tempérant, un peu comme dans le monde de l’alimentaire coexiste les végétariens et les végétaliens. » Ils serviront de bases aux « sociétés de tempérance » venues des USA, œuvre des médecins et des quakers. Mais « le modèle américain s’exporte bien, excepté en France. Au pays du vin, les pourfendeurs de l’alcool n’ont pas bonne presse  et agissent en ordre dispersé. »


C’est le traumatisme de la Commune en 1871 qui va tout déclencher « l’association antialcoolique est une entreprise de moralisation nés de la grande peur sociale. Les écrits qui dénoncent la férocité et la sauvagerie des Communards sont très nombreux. Ainsi le Dr Jolly, fondateur de la Société Française contre l’abus du tabac et membre de la Société Française de Tempérance écrivait dans le Bulletin de l’académie de Médecine le 25 juillet 1871 « sans la double ivresse alcoolique et nicotinique, sans l’exaltation toute fébrile, toute frénétique qui l’accompagne, aucun peuple du monde n’aurait pu commettre les cruels attentats, les horribles saturnales dont nous avons été témoins ; aussi pour les concevoir, il fallait tout le génie des enfers, il fallait pour les accomplir toutes les fureurs, toute la rage de l’ivresse. »


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Le monde médical, sensibilisé à la question sociale, va monter en première ligne. La Société Française de tempérance (SFT) ouvre sa première AG le 12 mai 1872. « Les premiers membres de la SFT ont pour noms Louis Pasteur, Claude Bernard, le baron Haussmann, Emile Littré ou Sir Richard Wallace (mécène anglais qui a fait ériger à Paris la cinquantaine de fontaine qui portent son nom afin de lutter contre l’alcoolisme en permettant aux pauvres d’accéder à l’eau potable NDLR). Aucun n’est sans doute buveur d’eau, mais tous entendent bien faire rendre gorge à l’alcool. »


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Cette chronique qui doit son origine et son contenu au livre de Didier Nourrisson a un double objectif : tout d’abord que ceux qui écrivent sur le vin en fasse leur livre de référence ce qui leur évitera d’écrire tout et n’importe quoi sur le sujet de la lutte contre l’alcoolisme ; ensuite pour que si nous, les gens du vin, souhaitons vraiment faire avancer notre juste cause face aux tenants d’un pur prohibitionnisme qui ne dit pas son nom, nous tenions compte de tous les aspects du dossier qui ne se résume pas au simple argument du vin partie intégrante de notre civilisation. Il l’est mais il n’est pas que cela puisqu’il est aussi une boisson alcoolisée de grande consommation et s’en tenir à jouer du violon avec les grands vins ou les vins d’auteur ne suffit pas à convaincre l’opinion publique très sensible aux arguments santé des blouses blanches…


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A bientôt sur mes lignes pour poursuivre ce regard historique…

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 11:00
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J'exagère un chouïa mais tout de même si vous allez ICI link vous aurez tout sur les Journées européennes du patrimoine dans le jardin du ministère de l’agriculture au 78 rue de Varenne dans le 7e arrondissement de Paris.

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Tout ça pour dire à tous ceux qui disent que notre Stephane Le Foll Ministre de l'Agriculture ne promeut pas assez nos beaux produits vins, fromages et compagnie qu'ils feraient mieux d'aller ce week-end du côté de l'Hôtel de Villeroy pour faire leurs emplettes et serrer la pince à notre Ministre.


« Pour la 30ème édition des journées européennes du patrimoine, le ministère de l’agriculture invite le public à découvrir l’esprit campagne en plein cœur du 7ème arrondissement. Démonstrations de chien de berger dans les jardins de l’Hôtel de Villeroy, découverte guidée par les élèves de l’enseignement agricole d’un espace potager agro-écologique, ruches et abeilles, expositions photos, diffusion de films de la cinémathèque du ministère, vente des (excellents) produits des lycées agricoles sous les arcades....De quoi largement occuper tout un week-end !» 

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Sous les arcades, le marché des produits des lycées agricoles

« Quinze lycées agricoles sont présents lors de ces journées, représentant nos beaux terroirs de vins et de fromages que vous pourrez acheter voir sur le site indiqué ci-dessous le planning du marché des lycées agricoles des Journées Européennes du Patrimoine »



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Et aussi... La Grande Tablée

À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, 200 invités, notamment les vainqueurs du concours Grande Tablée organisé sur la page Facebook du ministère, partagent ensemble un repas composé de produits emblématiques de notre patrimoine gastronomique et culinaire. 

« Prendre le temps de se réunir, d’aller à la rencontre de l’autre, simplement, pour échanger et partager ensemble un bon repas. » La convivialité, le partage et le plaisir de se retrouver ensemble fondent l’esprit des fêtes populaires qui se déroulent partout en France dans les bourgs et les villages. C’est aussi la philosophie de l’initiative de Stéphane le Foll intitulée La Grande Tablée qui a pour objectif de valoriser la transmission de notre patrimoine culinaire et de rassembler autour d’une grande table toutes les générations

SAMEDI 14 SEPTEMBRE DE14H à 18H

AQUITAINE Lycée agricole de Périgueux (24) foie gras & spécialités du Périgord

AQUITAINE Lycée viticole de Bergerac (24) blanc sec, rosé, rouge, moelleux, Monbazillac

BOURGOGNE Lycée agricole de Davayé (71) vins et fromages

BOURGOGNE Lycée viticole de Cosne (58) AOC Coteaux du Giennois : rouge 2012 (médaille d’argent CGA 2013), blanc 2010, fût de chêne rouge/ blanc 2012

CHAMPAGNE ARDENNE Lycée viticole d'Avize (51) champagne Sanger

LIMOUSIN Lycée agricole de Limoges (87) terrines de porc cul noir, foie gras, rillettes, plats cuisinés, gâteaux, confitures

MIDI-PYRENEES Lycée agricole de Villefranche charcuteries, plats cuisinés, foie gras de Rouergue (12)

MIDI-PYRENEES Lycée agricole de Mirande (32) foie gras, pâtés divers, confit de canard, rillettes, gésiers confits, cassoulet 

BASSE-NORMANDIE Lycée agricole de St Lô (50) fromages à pâtes pressées, fromages à pâtes molles, yaourts, compotes, soupes de légumes et de poissons,jus de pomme, cidres, apéritif des marais, calvados

HAUTE-NORMANDIE Lycée agricole du Pays-de-Bray (76) jus de pomme, cidre, pommeau, calvados, fromage de Neufchâtel

PAYS-DE-LA-LOIRE Lycée agricole de Laval (53) confiture, miel, jus de pomme, pâté de campagne aux pommes, sauté de porc, pain d’épices

PACA Lycée viticole d'Orange (84) vins de pays, Côtes-du-Rhône, Côtes-du-Rhône Villages, Châteauneuf-du-Pape

RHÔNE-ALPES Lycée viticole de Bel Air (69) vins du Beaujolais

DIMANCHE 15 SEPTEMBRE DE 11H à 19H

AQUITAINE Lycée agricole de Périgueux (24) foie gras & spécialités du Périgord

AQUITAINE Lycée viticole de Bergerac (24) blanc sec, rosé, rouge, moelleux, Monbazillac

BOURGOGNE Lycée agricole de Davayé (71) vins et fromages

BOURGOGNE Lycée agricole de Davayé (71) vins et fromages

BOURGOGNE Lycée agricole du Morvan (58) rillettes de truites, mousses de truites et œufs de truites saumurées

LIMOUSIN Lycée agricole de Limoges (87) terrines de porc cul noir, foie gras, rillettes, plats cuisinés, gâteaux, confitures

MIDI-PYRENEES Lycée agricole de Villefranche charcuteries, plats cuisinés, foie gras de Rouergue (12)

MIDI-PYRENEES Lycée agricole de Mirande (32) foie gras, pâtés divers, confit de canard, rillettes, gésiers confits, cassoulet 

BASSE-NORMANDIE Lycée agricole de St Lô (50) fromages à pâtes pressées, fromages à pâtes molles, yaourts, compotes, soupes de légumes et de poissons, jus de pomme, cidre, apéritif des marais, calvados

HAUTE-NORMANDIE Lycée agricole du Pays-de-Bray (76) jus de pomme, cidre, pommeau, calvados, fromage de Neufchâtel

PAYS-DE-LA-LOIRE Lycée agricole de Laval (53) confiture, miel, jus de pomme, pâté de campagne aux pommes, sauté de porc, pain d’épices

PACA Lycée viticole d'Orange (84) vins de pays, Côtes-du-Rhône, Côtes-du-Rhône Villages, Châteauneuf-du-Pape

PICARDIE Lycée agricole de Crézancy (02) champagne

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 00:09

 

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Les vins en GD et HD ça existe, pester, vilipender, rejeter, est une posture commode, sympathique qui ne fait guère avancer la seule question qui vaille : comment aider madame et monsieur tout le monde à mieux acheter son vin ? Se contenter du yaka aller chez un bon caviste relève de la pure incantation car bien évidemment nos chers conseilleurs exhautent aussi les grosses chaînes de cavistes. Ne parlons pas de l'Internet, en dépit d'un taux de progression intéressant, ce mode d'achat reste encore très minoritaire.


En cette période de Foire aux vins y'en a que pour la GD et beaucoup de piou-pious ou de vieux chevaux de retour du Web en profitent pour se goinfrer. Faut bien vivre, mais pour moi la question n'est pas là. Si les circuits de distribution sont ce qu'ils sont ce n'est pas par le pur effet du hasard mais parce qu'ils se calent sur l'évolution des modes d'achat des consommateurs. On peut le regretter, faire comme moi ne pas y aller, mais si l'on souhaite faire évoluer les choses dans une nouvelle direction ou vraiment défendre l'intérêt bien compris des consommateurs tout en promouvant une juste rémunération des vignerons, il faut plaider pour que tous les distributeurs de vin fassent leur métier.


Sur ce plan-là la GD a tout faux avec ses murailles de vin illisibles, monstrueuses et l'absence de conseils au jour le jour. Très peu de progrès ont été fait en ce domaine, la GD privilégie les volumes, n'innove guère et se contente de se faire de la pub sur le dos des vignerons avec son tam-tam des Foires aux vins. Le conservatisme règne en maître chez les acheteurs de la GD, ils sont passés, à quelques exceptions notables comme celle de Monoprix, à côté de tous les grands mouvements qui ont marqué ces 10 dernières année se contentant de vampiriser les tendances. Bien sûr, nos chers Grands épiciers font des gouzi-gouzi aux blogueuses et aux blogueurs pour faire joli et sortir de leur ringardise.


La débauche de moyens de communication de la GD au moment des Foires aux vins n'est que de la poudre aux yeux pour masquer la pauvreté du quotidien de la vente de vins dans leurs rayons. Et pourtant, il y a tant à faire pour sortir la présentation des vins de son triste sort mais ça couterait des sous aux grands défenseurs de notre porte-monnaie et ça rognerait un peu leurs marges. Le rayon vins est encombrant mais prescripteur et les barons de la GD ne font que profiter de l'appétance passagère des grands médias audio-visuels pour les Foire aux vins pour se faire de la notoriété à bon compte. Le vin au quotidien ils s'en tamponnent le coquillard. Monsieur et madame tout le monde poussant son caddie face à la muraille de vins ce n'est pas leur problème vu qu'ils engrangent un max au moment des fameuses foires aux vins et leurs soi-disant bonnes affaires pour amateurs de vin.


Je milite depuis toujours sur cet espace de liberté pour l'extension du domaine du vin et, bien plus que les fatwas contre la GD et les chaînes de cavistes, il me semble que la qualité du service est le principal marqueur indispensable de ce combat. Le vin en France est maltraité, pas seulement par la loi Evin et les hygiénistes mais par certains de ceux qui le vendent en grande quantité. L'amour c'est tous les jours, pas seulement, pendant quelques jours, deux fois par an.


Pour clore mon antienne, une fois n'est pas coutume, je vais chanter les louanges de notre Gros Gégé made in Belgique. En effet, selon Nord-Eclair Belgique à Tournai: l'Espace Depardieu ouvrira en novembre link


« Le dossier est finalisé ! Gérard Depardieu a acheté l’ancien Espace Pic-Puce et ouvrira l’« Espace Depardieu » en novembre. Une aubaine pour la ville de Tournai et sa première échevine Marie-Christine Marghem qui se bat depuis des mois pour rendre vie à l’hyper-centre tournaisien.

Cette fois, ça y est, l’acteur Gérard Depardieu est officiellement propriétaire de l’ancien espace Pic-Puce au 20 de la rue Curé Notre-Dame dans le centre de Tournai. Les travaux pour y aménager un espace dégustation sur le thème du vin débuteront ce lundi et l’inauguration aura lieu en novembre en présence de l’interprète d’Obélix.

Gérard Depardieu devient un atout de plus pour le tourisme tournaisien. «  Son espace dégustation se trouvera à côté de l’office du tourisme, du beffroi, du piétonnier et il offrira une vue magnifique sur la cathédrale (...) Gérard Depardieu s’insère dans le tissu tournaisien. Il sera d’ailleurs très souvent présent dans son établissement. C’est un indépendant qui va s’investir pour la réussite de son commerce en plein centre historique alors qu’il aurait très bien pu faire ça ailleurs ». L’établissement se nommera l’« Espace Depardieu » et on y trouvera, bien évidemment, ses vins, mais aussi un rayon d’épicerie fine où dénicher des produits rares pour préparer des recettes à la maison.  «  Je peux vous dire que Gérard Depardieu a d’autres projets pour Tournai  », assure Marie-Christine Marghem «  mais nous en reparlerons en temps voulu ».


Bravo Gégé et vive la Belgique ! J'apprends la Brabançonne... en francais,nederlands and dutch... 

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La brabanconne, en francais,nederlands,and dutch par senlen

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 11:00
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Sacré Patrick, l'heure de la reconnaissance a sonnée, certes elle ne sera pas carillonnée comme à l'Angélus par un cardinal archevêque mais les plus beaux nez de la Planète Vin made in French se sont enfin penchés sur le berceau de ses vins. Attention, le pivot de Sapros et de Sève ne tire jamais les bernes à lui, il plaide et joue collectif (reste d'un passé sulfureux, très Spontex jaune vif). 

Afin de m'éviter de me faire fouetter, je ne suis pas SM, par les ayatollahs de la Toile qui dégainent pour un rien leurs misérables pétoires à un coup, je le dis sans détour le Baudouin je l'aime bien (Patrick Baudouin un vigneron amoureux de son coin de Loire et de l’œuvre de Roger Dion link ce qui ne m'empêche pas de l'asticoter lorsque le besoin s'en fait sentir.


Ce matin le duo B&D couvrait le Patrick de fleurs, non pour l'enterrer mais pour le fêter, et dans le Spécial Vins du Point le Jacques Dupont lui tresse des couronnes de lauriers. La gloire quoi, la prochaine étape c'est un fauteuil au comité national de l'INAO, costume-cravate, la totale. Je plaisante à peine car Patrick y aurait sa place pour défendre une conception de l'appellation qui permette à la vieille maison de sortir de l'ornière où elle s'est enfoncée et où s'enlise doucement.


Je cite le sieur Dupont réfugié en Basse-Bourgogne : « Patrick Baudouin, grand avocat du layon sans concession, sans chaptalisation, pur produit des sols, de la vigne alliée au soleil et ce qu'il faut de pluie pour déclencher la pourriture noble, a longtemps hésité à se lancer dans le sec. Avec la verve qui le caractérise, il expliquait à son ami Jean-Marie Raveneau, le magicien de Chablis, que, sur les schistes, il était impossible de faire des secs. A peine avait-on le temps de voir mûrir le raisin, racontait-il, que déjà le botrytis (le champignon responsable de la pourriture noble) frappait à la porte des baies, provoquant une brusque poussée du sucre... Depuis, Patrick Baudouin produit des secs d'une qualité superbe (voir la sélection). Il a même été élu par ses pairs président de l'appellation anjou blanc...sec ! Ce qui ne l'empêche pas de vinifier des coteaux-du-layon admirables, mais en quantités plus limitées.»

Fermez le ban !
 
Taquin le Jacques...

Voilà donc bien notre Patrick est entré sur le sentier de la notabilité mais comme c'est pour défriser les tenants du statu-quo je trouve ça très rigolo. Je sûr que René Renou, dans son entre-deux-ciel, se dit qu'il a couvé de la bonne graine.

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Allez les Anjou blanc c'est du tout bon avec toutes les explications de Roger Dion, là Patrick est intarissable... 
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