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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 00:09

J'aime Paris, y revenir après des vacances me réjouit toujours. Le seul bémol à mon plaisir de retrouver le macadam de la ville capitale c'est la tronche que tirent beaucoup de ceux qui le foulent, qui y roulent. La grande majorité est pressée, stressée, de mauvaise humeur, mal embouchée, teigneuse, vindicative, qu'elle soit pédestre ou sur 2 ou 4 roues.


Une anglaise délurée, Lily Prior, dans un excellent mélange de sexe et de mets - ah les accords mets-sexe j'attends avec gourmandise que les chroniqueuses et chroniqueurs adeptes du sport en chambre mets-vins s'y mettent - dans la cucina seconda chez Grasset nous délivre la bonne ordonnance.


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Le cadre de l'histoire, une matronne sicilienne, aux sens exacerbés, attend avec impatience son amant, l'Inglese. Alors, comme on le disait dans ma vieille Vendée, elle bourbite, récure, car cette activité manuelle a le don de l'apaiser. Puis soudain la voilà prise d'une envie de gâteau au fromage.


« La recette était juste assez compliquée pour me faire oublier la tempête qui rugissait dans ma tête ; quand il serait cuit, je le mangerais et mes dernières angoisses disparaîtraient.»


Tout d'abord elle fait rôtir des amandes au four. Lorsqu'elles ont un peu refroidi, elle les pile dans un mortier en maniant le pilon à sa manière « avec une torsion du poignet, de l'avant-bras, du bras, de l'épaule et du dos.» Tout son corps participait concentré dans ce geste salutaire.


Ensuite battre ensemble le beurre et le sucre « La cuiller en bois, ma main et mon bras tournoyaient si vite qu'ils se confondaient dans le même brouillard.

Ayant obtenu un mélange léger et mousseux, j'incorporai les jaunes d'oeufs sans cesser de fouetter la pâte jusqu'à ce qu'elle soit bien jaune, brillante et onctueuse


Amandes pilées + une poignée de farine + une pincée de levure et une autre de sel et des zestes de citron finement hachés.


« A chaque nouvel ingrédient sec, la pâte s'épaississait, pâlissait. Pour cesser de malaxer, j'attendis que ma cuiller laisse une trace en forme de ruban à la surface de la pâte


Et puis l'essentiel une belle ricotta «je l'arrosai de jus de citron pour la rendre légère et fluide et je l'incorporai à la pâte.


Enfin, vint le moment de battre les blancs. c'est une occupation idéaleen cas de déprime. Je passai environ une demi-heure à ne faire que cela. Battre, battre et battre encore. Et tout en battant, je priais. je priais pour que l'Inglese monte les marches, un grand sourire sur le visage. je priais pour que Dom Umberto subisse le sort qu'il méritait. oui, ces blancs d'oeuf étaient son corps et je les fouettais à tour de bras (...)


Quand le gâteau au fromage serait cuit, je lui en apporterais une bonne tranche (à Pervinca la mère d'une fille enfuie avec un faux-curé). Il n'y a rien de tel pour se calmer les nerfs.


Après toutes ces réflexions, mon bras me faisait mal, ma main cuisait et sentait le métal chaud du fouet. Quand aux blancs d'oeufs, ils formaient un nuage mousseux qui resta collé au bol lorsque je le retournai. très doucement, très adroitement, j'incorporai les blancs d'oeufs à la pâte onctueuse en évitant que l'air s'échappe, puis j'en remplis un moule chemisé, raclai le reste de pâte au fond de la jatte et enfournai le gâteau.


Quelques instants plus tard, la cucina se remplit de ce merveilleux arome (...)


Le gâteau au fromage était cuit. Le pic que j'y enfonçai ressortit propre, sans trace de pâte. Je n'avais plus beaucoup de temps devant moi, alors j'attendis qu'il refroidisse un peu et je le coupai. Un nuage de vapeur odorante s'éleva...»


Je dédie cette recette à celles et ceux qui font dans les petits plats, plus particulièrement à Samia... link  

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 09:30

En ce mois de septembre assez morose les médias sont plein de vin. C’est l’un des mérites, il faut le reconnaître des fameuses foire aux vins. Tout le monde y va de son petit à la télé et ailleurs. Bien sûr tout ça ne brille pas particulièrement par son originalité mais cessons de nous plaindre pour un oui ou pour un nom.


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Samedi dernier commençait les journées du patrimoine et votre Taulier se dévouait pour faire de la publicité pour sa maison de prédilection : le 78 rue de Varenne où est niché, dans l’hôtel de Villeroy, le Ministre de l’Agriculture link. Illustration de cet évènement, où le vin était à l’honneur, en allant ICI link où vous découvrirez une belle galerie de photos ©Xavier Remongin/Min agri.fr


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Et puis, « la couleur lie-de-vin revient à l'automne sur les lèvres comme sur les ongles. Une teinte déjà célébrée dans les années 1990, en pleine période "grunge". C'est le dernier rouge avant le noir, il a le côté sulfureux de la tache de vin au bord des lèvres. » nous dit Lili Barbery-Coulon dans le Monde Style link 


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Qu'est ce que c'est ? Un revival glamour et fatal façon années 20.
Comment l'adapter ? On l'applique au pinceau, pour plus de précision. On choisit un rouge mat aubergine ou raisin écrasé que l'on marie à un teint parfait pour ne pas faire "vampire".

Le bon produit : rouge à lèvres Rouge Armani 604 Violet Noir GIORGIO ARMANI, 29 euros. 

 

Et bien sûr, comme en ce moment nul n'échappe au marronnier des Foires aux vins voici celle de Capital 

 

Foires aux vins : les 10 meilleures bouteilles sélectionnées par le jury de Capital link 


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De gauche à droite : Jérôme Baudouin de "La Revue du vin de France" ; Pierre Vila Palleja caviste en chef au Petit Sommelier (Paris) ; Julien Lavenu œnologue chez Derenoncourt Consultants ; Cédric Maupoint chef sommelier au Shangri-La ; Estelle Touzet chef sommelière au Meurice ; Nicolas Rebut sommelier fondateur de Lac’Wine Consulting ; Philippe Faure-Brac meilleur sommelier du monde 1992.

Absents de la photo : Simon Blanchard et Frédéric Massie, œnologues associés chez Derenoncourt consultants, Gaëtan Bouvier, chef sommelier aux Terrasses de Lyon (Villa Florentine), Caroline Loiseleux, sommelière au Frenchie et Benjamin Roffet, chef sommelier au Trianon Palace


Avec le soleil qui semble revenir bonnes vendanges à ceux  qui vendanges, bonne préparation de la vendange pour ceux qui attendent et pour ceux qui attendent le millésime, comme le dit avec entrain notre Feuilly « large soif… »

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 00:09

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Nous papotions.


-          Voudrais-tu être jeune ?


J’ai hésité et répondu : « oui, et non… »


Oui parce qu’avoir 20 ans et un tout petit peu plus c’est l’âge de tous les projets, l’amour, construire sa vie, se réaliser, accomplir ses rêves, assumer son ambition et ses contradictions ; et non, car les temps sont si durs pour une belle part de cette jeunesse que je ne me sentirais pas le courage de faire un bis. Une réponse de presque vieux, fatigué, blasé, posant son sac, qui, réflexion faite, me donnait le sentiment que je lâchais prise. La retraite, quoi… un je ne sais quoi de résignation insupportable. 


Vous allez me dire, peu importait ma réponse, qui n’était pas une réponse de normand mais un balancement, j’ai l’âge de mes artères et pas le choix !


En êtes-vous si sûr ?


Imaginer est-ce interdit aux retraités ?


Non, le champ des possibles reste ouvert. Il suffit de se laisser aller pour recueillir et accueillir le léger souffle des autres.


La réponse à la question de mon amie je l’ai trouvée mardi après-midi, sous un ciel gris et déprimant en maraudant sur mon beau vélo : Si j’étais à nouveau jeune je voudrais être Jiang Qiong-er !


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Mais qui est donc Jiang Qiong-er ?


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C’est une belle jeune femme de 36 ans, née à Shanghai en 1976, petite-fille d’un artiste traditionnel, le peintre Jiang Xuan Yi qui avait étudié à l'étranger, et fille d’un architecte reconnu Xing Tong He qui a signé bon nombre de musées et de bâtiments officiels. Un pur produit de l'intelligentsia du régime communiste. Je ne l’ai, bien sûr, jamais rencontré donc je vous livre la suite de sa biographie telle que glanée dans la presse Clément Ghys Libération du 20 JUIN 2013.


« Avec son frère, de deux ans son aîné, elle est repérée par le Children’s Palace, sorte de conservatoire artistique dans la plus pure tradition de l’élitisme communiste. Enfant, elle devient la disciple de deux «maîtres», un peintre et un calligraphe. Elle intègre l’université Tongji, en sort diplômée en design. Son exposition de fin d’études fait sensation dans l’effervescence du Shanghai des années 90. 

 

Dans la Chine de Deng Xiaoping et Jiang Zemin, les étudiants rêvent de partir pour les États-Unis. Jiang Qiong Er est acceptée par des facs américaines mais opte pour la France. Le sens du défi, probablement. Comme lorsqu’elle débarque à Nice, refusant d’intégrer une école de langue pour s’inscrire en lettres modernes. «Pendant des mois, je n’ai littéralement rien compris. Mais je n’avais pas le choix.» Elle en garde un français impeccable, entre ensuite aux Arts déco, à Paris, et retourne en Chine où elle ouvre une agence, multipliant les casquettes entre graphisme, architecture intérieure, set design. Remarquée par la filiale chinoise d’Hermès, elle conçoit les vitrines de plusieurs boutiques du sellier français en Chine. Puis rencontre Patrick Thomas, président de la griffe, et Pierre-Alexis Dumas, le directeur artistique. Ensemble, ils évoquent le projet d’une maison de luxe chinoise, «dont les objets seraient fabriqués dans le pays, mais ouverte au monde entier». Elle travaille essentiellement avec des artisans, des personnes âgées qui ont caché leur savoir-faire pendant la Révolution culturelle, et qui cherchent aujourd’hui à transmettre leurs connaissances… »


Mais pourquoi Jiang Qiong-er ?


Parce qu’elle déclare :


« Le vrai luxe c’est le temps que l’on se donne. »


« Le luxe, c'est du temps et de l'émotion »


« Si l’on conçoit une aventure en pensant au retour sur investissement ou à la marge financière que l’on pourra faire dans cinq ans, ce n’est pas la peine. Chez Shang Xia, le vrai luxe c’est le temps que l’on se donne. Nous avons lancé des chantiers avec des artisans il y a plus de quatre ans, qui n’ont rien donné de concluant. Nous les poursuivons en espérant qu’un jour peut-être, ça mènera quelque part.»


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Loin de la pacotille, de l'image bas de gamme accolée au made in China, elle réalise des objets simples, élégants, fabriqués avec des matières premières les plus précieuses par des artisans au savoir-faire ancestral. « Il m'a fallu trois ans pour trouver des artisans, les amener à ce projet, les inciter à innover. Devenir partenaire a été un travail de longue haleine ». Pendant la Révolution culturelle les plus doués des artisans, qui sont maintenant âgés, avaient dû cacher leurs talents et Jiang Qiong-er a dû les convaincre de créer ou de transmettre leurs savoirs aux jeunes générations.


Mardi après-midi donc, lorsque j’ai posé ma superbe flèche d’argent face au Shang Xia, 8 rue de Sèvres dans le 6e et que j’ai poussé l’huis entre deux beaux jeunes hommes masqués je n’ai vraiment pas eu l’impression de me retrouver dans le royaume de l’ostentation, bien au contraire face à la beauté des matières j’ai de suite adhéré à cette « vie simple et splendide » que veut proposer Jiang Qiong-er. J’ai pris le thé dans une tasse de porcelaine diaphane.


Bien sûr les prix sont pharaoniques mais…


Mais il faut 2 semaines de travail pour produire un seul manteau en feutre de cachemire


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« Nous nous sommes inspirés de la dynastie Han (600 ans avant Jésus- Christ) pour faire ce vêtement, explique Jiang Qiong Er, c’est un savoir-faire qui nous vient de Mongolie mais nous avons remplacé le feutre en laine,- trop lourd et peu commode et mal adapté à nos vies urbaines, par du feutre en cachemire -, beaucoup plus léger", explique posément la fondatrice.


Pour réaliser ce manteau, feutré entièrement à la main, il faut deux semaines aux artisans de Shang Xia. D’où le prix de 4.700 euros. « Nous ne sommes pas une marque de mode contrainte de faire tourner rapidement ses collections, nos vêtements visent l’intemporalité », fait remarquer Jiang Qiong Er. »


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« Même recherche de la perfection artisanale avec ce service à thé en porcelaine et en bambou tressé à la main. Là encore il faut du temps : dix jours pour faire une théière et trois jours pour une tasse. C’est Ji Quan Liu, maitre artisan de la région du Sichuan qui est dépositaire de ce savoir-faire si particulier qu’est le bambou tressé » Thiébault Dromard dans Challenges.


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J’aime le beau.


J’aime ce que fait la main.


J’aime la vie simple et splendide.


J’aime la manière de Jiang Qiong Er de retranscrire le passé et la culture de son vieux pays.


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Et nous, que faisons-nous de notre fameux patrimoine ?


« Si la France dispose aujourd’hui d’une culture, au sens d’un art de vivre reconnu et apprécié, incluant la mode, la gastronomie, toutes sortes d'expression d’indépendance, ce n’est pas pour la défendre comme un village d’assiégés rétrogrades, et oublier de promouvoir et exporter ses propositions. Pour cela, les grandes villes disposées à célébrer leur singularité, New York, Rio de Janeiro, Pékin, ne manquent pas. Elles se feraient un plaisir de découvrir les coutumes de leurs filles à fromages, ambassadrices spontanées d’une autre manière de consommer. »link


Allez, trêve de défaitisme, d’aquoibonisme, de déclinisme je suis sûr qu’il y a dans notre vieux pays des Jiang Qiong Er en herbe à nous les vieux baby-boomers de leur laisser tout l’espace pour s’épanouir comme les 100 fleurs du Président Mao cher au cœur des soixante-huitards révisés made-in-conso…

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 11:00

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Mon petit côté juriste qui n’a pas abjuré son doctorat me fait goûter à sa juste valeur l’analyse délivrée, via Michel Godet de Lyon-saveurs par Me Michel Desilets, avocat et ancien bâtonnier du barreau de Villefranche-sur-Saône, mais surtout président de la section européenne de l’AIDV (Association internationale des juristes du droit de la vigne et du vin).


Après un court extrait je vous la livre   « La libéralisation totale n’aura pas lieu.

 

Il ne sera pas possible de planter n’importe où, n’importe quoi,  et le mécanisme qui va être mis en place à compter de la PAC (Politique Agricole Commune) 2014- 2020 est maintenant connu.

 

Le système des droits de plantation est supprimé comme le sont d’ailleurs les quotas sucriers ou laitiers, mais contrairement à ces deux derniers secteurs, un système d’autorisation est mis en place pour la vigne.

 

Les nouvelles dispositions entreront en vigueur dès le 1e janvier 2016. »link

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 00:09

Ce n’est pas sorcier Il se passe toujours quelque chose dans l’Aude, certains veulent changer l’Aude en vin, un autre exorciser le démon de Limoux – à ne pas confondre avec le démon de midi cher à Pousson – et voilà qu’en provenance de Tahiti on me dit « Moins de chimie mais du génie: à Gruissan, l'Inra invente les vins du futur, à base de nouveaux cépages résistants et d'une « œnologie de précision » qui fait appel à la technologie de pointe.link


Bon plan me dis-je !


Je cite Anne CHAON l’auteure de l’article de Tahiti infos du samedi 14 Septembre 2013  « L'œnologie du futur à l'Inra: des vins techniques mais nature »


« Sélectionner des cépages plus résistants aux maladies nous semble la seule solution pour diminuer l'usage de pesticide", explique entre les vignes Hernan Ojeda, responsable de l'unité expérimentale de Pech Rouge rattachée à l'Inra de Montpellier. Car la vigne est après la pomme la deuxième culture la plus traitée en France, 6 à 20 fois par an selon les régions. Peu de traces dans les vins, mais beaucoup dans les sols et l'eau. »


« On traite encore moins qu'en bio", relève le chercheur venu d'Argentine où, comme ailleurs dans le « Nouveau Monde » du vin, le Chili, l'Australie, on tourne sans pudeur le dos aux traditions pour s'adapter. »


La « non-taille », ou taille minimale des ceps fait partie de ces nouvelles procédures testées ici - mais « adoptée depuis plus de 30 ans en Australie » -: la vigne, contrainte de s'adapter seule à son environnement, produit ce qu'elle peut gérer: moins de feuilles, mais plus de grappes. « Même si les baies sont plus petites, la production peut augmenter de 20%", note-t-il. Plus lente à mûrir, elle compense aussi les effets du changement climatique en freinant d'elle-même la production de sucre - donc d'alcool. »


Y’a un bémol mais je vous laisse le soin de le chercher.


Simultanément la révolution « Nature » se poursuit dans les cuves où l'Inra a déjà mis au point des techniques inédites comme le foulage par éclatement (en cours de brevetage) et la « flash détente » (on chauffe le raisin à 90° avant de le plonger dans un cuve sous vide): « la phase de détente favorise la libération des composants recherchés, la couleur, les polyphénols, tout ce qui structure le vin et favorise son aptitude au vieillissement », résume Jean-Michel Salomon, directeur de recherches. Pour le vigneron, du temps gagné: « Cinq minutes d'éclatement et quelques heures de macération, contre une à trois semaines. On peut obtenir très rapidement des vins charpentés », poursuit-il. L'intérêt est évident pour les caves industrielles. La plupart des grandes caves françaises sont désormais équipées mais le "flash détente" essaime aussi en Argentine et au Chili »


J’adore les chercheurs de l’INRA mais je me suis toujours demandé comment était élaborée l’OFFRE de recherche dans notre beau pays, pour la vigne et le vin tout particulièrement. Le plus grand secteur de l’exportation agricole de ce pays ne me semble pas avoir été l’une des priorités de cette maison. Détrompez-moi Benoît !


Mes commentateurs attitrés vendangent sans enrichir ni s’enrichir d’ailleurs et ils n’ont guère le temps de baguenauder sur mes lignes mais une fois le moût devenu vin le débat devrait vraiment être ouvert pour que nos chercheurs veuillent bien se pencher un peu plus qu’ils ne le font sur des sujets qui intéressent le devenir de nos vignobles…

l'émission du lundi 16 septembre 2013 le zoom de la rédaction de France Inter

L'oenologie de pointe

link

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 11:00

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Le sémillant Fabrice Le Glatin tweetait hier matin à propos du duel Catherine Hill-Jacques Dupont au Téléphone sonne de France Inter de lundi « Questions sur le vin, ce produit phare du patrimoine français » link 


« La passion absolue de ceux qui le produisent et le consomment mais aussi le combat de ceux qui dénoncent les dangers du vin sur la santé. » indiquait le bandeau de l’émission.


Un peu colère le Vin/Vin, je le comprends un peu mais il ne faut pas tomber dans le panneau de Miss Hill et de ses chiffres bidouillés. Laissez-là donc s’époumoner elle est dans son rôle, elle défend son fonds de commerce.


Soyons positif : l’extension du domaine du vin n’est pas un vain slogan. Pour preuve, Sandrine Saadi dans Gala nous dit « Chez Monoprix, le vin n'est pas que l'histoire d'une semaine. En effet, les relations privilégiées avec les producteurs, que l'enseigne cultive tout au long de l'année, lui permettent de faire profiter à ses clients de certaines cuvées exclusives. Véritable pionnier, Monoprix bénéficie en outre d’une longue expérience des vins certifiés en agriculture biologique. Il est donc logique que les vins bio soient également mis à l'honneur avec près de 10 % des bouteilles sélectionnées pour cette édition 2013. »


Bien sûr, la Sandrine – ne pas confondre avec la Blanchard du Monde qu’est très copine avec Miss Hill – elle est un peu briefée par Sowine mais elle nous présente un beau diaporama de 10 quilles que je vous invite à visionner ICI link


Un conseil tout de même : cessons de médicaliser la consommation du vin, chacun fait comme il le sent et si parfois le flacon fait l’ivresse il n’est pas forcément la cause de l’addiction de ceux qui versent dans l’alcoolisme. Olivier Ameisen l’avait bien montré mais la clique de Hill ne veut rien entendre. Elle se contente de défendre son pré-carré, la santé publique à bon dos au vu  des résultats obtenus au cours des 20 dernières années la crédibilité n’est pas à l’ordre du jour pour elle.

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 00:09

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Soyons clair et direct : sans une vraie serviette en tissu pas de rond de serviette !


Je hais les serviettes jetables au restaurant ! Surtout celles épaisses comme du papier à cigarettes qui se retrouvent au bout de deux minutes sous les talons de mes chaussures.


Pour autant je comprends que pour des raisons d’économie, dans les gentils bouis-bouis, les tenanciers nous dotent de serviette en papier.


Reste une solution très durable : doter les habitués de ronds de serviette à leur nom pour qu’ils puissent y glisser après chaque repas leur serviette personnelle. Bon les tenants de l’hygiène vont barrir, nous dire que ça n’est pas propre, plein de petits microbes vibrionnant. Je sais mais, hormis les grandes maisons bien tenues avec personnel ad-hoc, les serviettes à la maison font la semaine. Moi je suis même prêt à assurer le lavage-repassage de ma serviette.


Avoir son rond de serviette et sa serviette dans son ou ses restos préférés, où l’on a ses habitudes, reste pour moi le comble de la civilité. C’est du comme chez soi, pas chez soi. On prend même le temps de se causer en pliant sa serviette avant de la glisser dans son rond à son nom et d’aller les déposer dans le casier prévu à cet effet. Certains vont m’objecter que ça fait rétro que l’heure est au jetable.


M’en fout !


Pour promouvoir le retour du rond de serviette au restaurant je vais me la jouer guide rouge en attribuant à mes popotes et bouis-bouis préférés les ronds de serviettes du Taulier ®


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Il y aura donc :


-          Le nec plus ultra, la crème de la crème crue de la tortore et du vin qui va avec le sourire de la crémière : 3 ronds®


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-          Juste à l’étage en dessous, le simple et de bon goût avec toujours le sourire de la crémière : 2 ronds®


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-          Le rade crapuleux à prix doux sans omettre le sourire de la crémière : 1 rond


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Addition produite bien sûr avec contre-expertise d'une convive.


C’est notre Roger qui va tirer le nez face à l’initiative du Taulier, peut-être que face au succès je vais l’embaucher pour étendre mon domaine et faire la nique au Rouge. On peut toujours rêver ça ne mange pas de pain.


Pour en revenir à mon rond tout de même il ne faut pas oublier que tout est parti pour lui de l’usage de la serviette de table qui me dit-on dans mon oreillette remonte à l'Antiquité. Ceux qui veulent tout savoir sans rien payer n’ont qu’à se reporter à La serviette de table : histoire d'une invention – Gralon www.gralon.net de Audrey Vautherot


« Les Romains se servaient en effet de serviettes ou mappa en latin. Chaque convive apportait lui-même sa serviette. Il s'agissait alors d'un tissu blanc, parfois brodé de fils d'or, qui servait à s’essuyer le visage.


Au Moyen Age, la serviette de table individuelle n'était plus utilisée. En revanche, les nappes étaient formées d'immenses pièces de tissu, dont certaines servaient à s'essuyer les doigts et la bouche.

 

A cette époque, la nappe était placée sur une planche à tréteaux et recouverte d'une pièce de tissu pliée en deux. C’est avec cette pièce de tissu appelée doublier que les convives s'essuyaient les mains et la bouche.


Le doublier a ensuite été remplacé par une longue pièce de toile posée sur le bord de la table : la longuière.


C’est vers le XIIIe siècle qu’est apparu l’ancêtre médiéval de la serviette de table : la touaille. Cette toile longue de 4 mètres était pliée en deux sur un bâton et accrochée au mur comme un torchon lors des repas (cette forme de serviette était d’autant plus utile que les convives n’utilisaient pas de fourchette mais prenaient la nourriture avec les doigts).


La serviette de table telle que nous la connaissons aujourd'hui est apparue au XVIe siècle. Carrée ou rectangulaire, la serviette est alors de grande taille (jusqu'à un mètre de largeur) afin de protéger les larges collerettes portées par les convives Alors que les couverts comme la fourchette font leur apparition sur la table, l’usage de la serviette en lin damassé se généralise rapidement. Les bonnes manières veulent que l’on s’essuie la bouche et les doigts avant de boire.


La Renaissance voit aussi se développer la mode du pliage des serviettes en forme d’oiseaux, d’animaux ou de fruits. Il faudra attendre 1639 pour que soit publié le premier traité consacré à l'art des pliages.


Au XVIIIe siècle, la serviette occupe une place de choix dans les arts de la table. Elle est parfois d'une taille et d'un luxe impressionnants (en lin brodé, monogrammé ou en coton damassé elle s’accroche à la boutonnière de la veste chez les hommes : on peut acheter encore de nos jours, en Angleterre notamment, une pince, qui se fixe sur la cravate et sert à suspendre la serviette de table au cou des hommes). Les pliages rivalisent alors d'inventivité et donnent à la serviette de table les formes les plus extravagantes.


Au XIXe siècle, les serviettes deviennent plus petites et le rond de serviette fait son apparition.


Au début du XXe siècle, les jeunes filles cousent et brodent leur trousseau de mariage. Les nappes et les serviettes, souvent de grande taille, sont ornées de monogrammes ou de motifs brodés à la main. La richesse d'une demeure s'évalue alors à l'importance des piles de nappes et de serviettes. »


Lire aussi : Petite Histoire du linge de table ICI link 

 

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 10:00

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Comme vous le savez je n’achète pas mon vin en GD mais il m’arrive de le faire pour les besoins de la cause du petit chroniqueur que je suis. À chaque fois que je passe à mon Franprix acheter les fournitures hygiéniques nécessaires à la tenue de la maison, avant de passer en caisse, je maraude face au mur de vin.


C’est ce que j’ai fait hier.


Et hier, je me suis mis dans la peau d’un acheteur de vin lambda qui n’y connait pas grand-chose (certains objecterons que c’est déjà mon cas).


La bouteille de Bordeaux 2010 «Les Parcelles de Stéphane Derenoncourt» avec sa collerette a attiré mon œil. Je l’ai consultée. Bien fabriquée me suis-je dit. De la belle ouvrage marketing.


Qu’allais-je faire ?


Passer outre, je ne suis pas un grand amateur de Bordeaux à 4,82€.


Mais, tout au bas de la collerette l’adresse du site www.lesparcelles.com/ m’a décidé à acheter.


Pourquoi ?


Tout bêtement, comme un consommateur lambda, je voulais voir ce que Stéphane Derenoncourt et la maison Bouey proposait comme informations.


Une fois revenu à la maison je suis donc allé sur le site et j’ai vu et j’ai eu envie que vous aussi alliez voir.


Cependant se posait pour moi un problème de distance avec Stéphane Derenoncourt qui a qualifié récemment mon blog de torchon car je m’étais permis de mettre en cause ses prises de position à l’emporte-pièce sur la Chine et les Chinois lors d’un colloque à Vinexpo. ICI link dans les commentaires de cette chronique.


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Toute remarque de ma part eut été prise par l'intéressé comme un sournois règlement de comptes.


Donc je me suis contenté de vous inciter à y aller vous aussi sans faire de commentaires.


D’où l’avertissement de fin de chronique : ce n’est pas un publi-reportage.


Bien évidemment, comme vous vous en doutez, j’ai une opinion très précise, et pas forcément très positive, c'est le moins que je puisse écrire, sur le contenu proposé par le site www.lesparcelles.com/ mais il était pour moi  hors de question de vous influencer.


Tout est dit, mais j'y reviendrai lorsque ce vin sera un jour dégusté, face caché, par mon assemblée de copines qui aiment lever le coude.


Bonne journée et large soif comme dit notre Roger qui ne dort jamais.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 00:09

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Vous ouvrez ICI ink c’est chic, sobre, de la belle ouvrage de graphiste, le seul hic une musique lancinante et chiante… du genre à vous fiche le bourdon.


Passons !


L’idée est née autour d’un verre en 2009, un défi de Stéphane Derenoncourt à Patrick Bouey le boss de la maison bordelaise éponyme « pouvoir adapter sa méthode parcellaire à des vins plus accessibles. »


Bon plan la première édition de la collection « Les Parcelles de Stéphane Derenoncourt » voit le jour en 2011.


Mais qui c’est ce Stéphane Derenoncourt ?


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The Financial Times le décrit comme « Incontestablement la star montante des vinificateurs internationaux. » En tant que vinificateur, il est considéré à  l’égal d’un créateur très inspiré.. Comme un grand chef pour la gastronomie ou un couturier génial pour la mode, le vinificateur est le directeur artistique du vin. » (c'est écrit sur le site)


On l’appelle aussi « le magicien du vin » www.derenoncourtconsultants.com

 

Pourquoi je vous parle de ça ?


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Tout bêtement j’ai  croisé « Les Parcelles de Stéphane Derenoncourt » dans mon Franprix. Le BORDEAUX tout court  2011 4,82€ allez consulter la fiche en cliquant sur la boussole à COLLECTION


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LIRE :

1-      PHILOSOPHIE

2-      MÉTHODE

3-      VISIONNER LE FILM

 

Ceci est une chronique et non un publi-reportage.  


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Le vin sera dégusté lors d’un repas avec mes copines, en face cachée bien sûr…

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 11:00

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Côté pile : samedi dernier, Adriana Karembeu a été élevée au rang de Grand Commandeur de la Commanderie du Bontemps lors de la traditionnelle fête des vendanges du domaine de Chevalier, à Léognan. « Lors de cette grande soirée, Adriana Karembeu a revêtu la tenue de Grand Commandeur et, en amatrice de grands crus, n’a pas hésité à déguster les bons vins qui lui étaient proposés. La jeune femme de 41 ans rejoint dans cette distinction d’autres personnalités comme Carole Bouquet, Anna Mouglalis, Michelle Yeoh ou encore Jean Reno. » voir le diaporama link


Côté face : un reportage d’Ouest-France sur l’usine à vin de la Chapelle-Heulin du groupe Castel « Les bouteilles avancent en rangs serrés sur les chaînes de production. L'usine de La Chapelle-Heulin dresse ses 50 000 m2 au cœur du Vignoble nantais. C'est l'une des six unités de négoce et d'embouteillage de Castel en France : un géant du vin, possédant notamment le réseau de cavistes Nicolas. » link 

 

Oui c’est ça la réalité de la France du vin : tout en haut les GCC qui sont des marques de luxe qui jouent dans un  autre monde, le monde mondialisée où les nouveaux riches font flamber les prix, et presqu’en bas, notre vieux marché domestique avec ses prix au raz des pâquerettes dans la GD et ses marques * qui n’en sont pas vraiment puisqu’elles ne passent jamais nos frontières.


  • « Castel développe aussi ses marques du Val de Loire, comme Roches-Linières en muscadet d'entrée de gamme. 1,5 million de bouteilles devraient être vendues cette année, le double de 2012. Et Castel s'apprête à lancer un sèvre-et-maine sur lie, sous la marque Plessis-Duval. Cette dernière progresse aussi fortement en cabernet d'Anjou. « Nous croyons aux vins du Val de Loire. Nous sommes venus à Nantes pour les développer, explique Rodolphe Lefort, directeur du site de La Chapelle-Heulin. Le lancement d'une marque nécessite de la communication, de la promotion. Cela a des effets positifs pour l'ensemble de la filière muscadet. »

 

Hier, sur les réseaux sociaux les petits loups et les petites louves découvraient Ce discret papy règne sur le pinard français link


Sans me pousser du col ma chronique « Un modeste fils d’émigré espagnol : Pierre Castel bâtit un empire à la porte et à la barbe des seigneurs des Chartrons » du mois de janvier de cette année link était aussi bien documentée que l’article de Capital.


J’en veux pour exemple ce passage « Car le secret de Castel Frères, c’est le vin de marque, ces vins de supermarchés que les Français adorent. Les Castel ont créé de toutes pièces des signatures comme Vieux Papes, La Villageoise ou Baron de Lestac. Ils rachèteront ensuite Roche Mazet, Malesan ou Sidi Brahim, qui font partie des vins les plus vendus en grande distribution. »


C’est en partie faux, Pierre Castel a découvert les vertus du vin de marque en rachetant la SVF dans les années 90 et en raflant ses marques historiques Vieux papes et la Villageoise…

 

Reste après tout ça ceux d'entre les deux, ces vins de vignerons qui font la joie des blogs et des guides mais pour qui ce n'est pas tous les jours Amour, Gloire et Beauté...

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