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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 06:00

Vicky Krieps (Alma) et Daniel Day-Lewis (Reynolds Woodcock) dans « Phantom Thread », réalisé par Paul Thomas Anderson. LAURIE SPARHAM/FOCUS FEATURE

À toute chose malheur est bon, le confinement me fait découvrir des films d’exception que je n’ai pas vu en salle.

 

 

Phantom Thread de Paul Thomas Anderson avec Daniel Day-Lewis, Vicky Krieps, Lesley Manville, 2 h 11 est de cette veine.

 

 

 

Daniel Day-Lewis fait partie des derniers grands acteurs, il « a annoncé qu’il tenait là son dernier rôle à l’écran. En attendant de savoir s’il se met à la retraite comme Greta Garbo ou comme Sarah Bernhardt, Phantom Thread donne la mesure du vide que Daniel Day-Lewis laissera. »

 

 

Daniel Day-Lewis, aux extrêmes de l’incarnation

 

L’acteur s’approprie ses personnages par une maîtrise totale de leurs gestes. Un investissement tel qu’il pense à chaque fois raccrocher. Son rôle d’un grand couturier dans « Phantom Thread » pourrait lui valoir un quatrième Oscar.

 

Pour Phantom Thread, il a passé un an auprès d’un maître costumier du New York City Ballet, Marc Happel, à perfectionner la broderie de la boutonnière. « On répète souvent, assure l’acteur, qu’en accomplir une centaine, gansée ou passepoilée, constitue un rite de passage, je m’y suis plié. » Il a également travaillé la technique, plus difficile à ses yeux, du drapé, dessinant des croquis à n’en plus finir. Il a eu des moments d’euphorie.

 

Dans sa manière de tenir les ciseaux, par exemple. Beaucoup s’en emparent avec lourdeur, avec la crainte d’endommager le tissu. Lui, à l’inverse, avait un usage aérien de l’outil pour, à chaque fois, couper avec la précision d’un laser, sur une surface réduite, avec plusieurs épingles dans la bouche.

 

Lire ICI

 

Phantom Thread : Jordan Peele a adoré le film de Paul Thomas Anderson -  CinéSéries

 

« Phantom Thread » : l’amour sous toutes les coutures

par Thomas Sotinel publié le 13 février 2018

 

 

Parmi toutes les gemmes que l’on accumule deux heures durant, en suivant ce « fil fantôme » qui donne son titre au film, il y a cette réplique : « Voyez-vous, l’aimer, lui, fait que la vie n’est plus un grand mystère. » On aimera Phantom Thread comme Alma (Vicky Krieps), l’immigrée d’Europe centrale, aime Reynolds Woodcock (Daniel Day-Lewis), le couturier londonien. En s’abîmant dans le labyrinthe d’énigmes et d’illusions qui courent sous l’élégante surface du huitième long-métrage de Paul Thomas Anderson comme sous le maintien de gentleman du premier rôle masculin, au risque de réduire les autres films du moment à de simples évidences. Il est impossible d’évaluer le nombre de visions qu’il faudrait pour en épuiser les ressources.

 

Pourtant, rien de plus simple en apparence. Quelques années après la fin du Blitz, Reynolds Woodcock vit et travaille dans une belle maison de l’Ouest londonien. Chaque matin, il prend son breakfast en compagnie de sa ­conquête du moment et de Cyril (Lesley Manville), sa sœur, qu’il appelle affectueusement « my old so and so » (« ma vieille machine »), pendant que les employées de la maison Woodcock gravissent l’escalier de service jusqu’à l’atelier.

 

La suite ICI 

 

Phantom Thread - Critique

 

Télérama

 

Critique par Pierre Murat

 

Dans les années 1950, Reynolds Woodcock est un couturier londonien fêté dont on se demande, tout de même, s’il a du talent, tant ses robes, toutes destinées à des altesses hors du temps, sont aussi glacées et figées qu’elles. Il ne pense qu’à son art et à sa mère, vit avec sa sœur, qui prend un visible plaisir à se débarrasser de ses conquêtes lorsqu’il s’en lasse. Mais la servante d’auberge qu’il choisit pour nouvelle égérie, Alma, diffère de toutes les autres. Woodcock tente bien de la réduire en utilisant ses armes habituelles — la séduction et la muflerie —, mais elle ne se laisse pas faire. Elle résiste, ce qui lui vaut des attitudes et des répliques de plus en plus blessantes…

 

 

Ce film aux sentiments engoncés et aux décors asphyxiants (avec ses escaliers étroits et ses murs resserrés, la maison de couture ressemble à un goulet d’étranglement) est probablement le plus cinglé jamais tourné par Paul Thomas Anderson. Certes, on n’y voit pas pleuvoir des grenouilles, comme dans Magnolia (1999). Mais avec ce couple que l’art réunit et que le quotidien sépare, le cinéaste a l’insolence de célébrer la passion, la démesure, l’amour fou qui se nourrit de tout, même du sadomasochisme, pour exister encore et toujours. Accepter de s’oublier, au risque de se perdre : François Truffaut avait évoqué ces tourments, jadis, dans La Sirène du Mississippi. Paul Thomas Anderson les porte jusqu’à l’incandescence.

 

Unanimité au "Masque" sur "Phantom Thread" de Paul Thomas Anderson : c'est un chef d'oeuvre magnifique ! ICI 
par France Inter publié le 
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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 08:00

 

Oui, chaque jour que Dieu fait, je les vois tomber, virevolter, se déposer sur le bitume de ma contre-allée du boulevard Saint-Jacques, ces feuilles mortes mises en mots par Jacques Prévert et chantée par Yves Montand :

 

 

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,

Tu vois je n'ai pas oublié.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,

Les souvenirs et les regrets aussi,

 

Et le vent du nord les emporte,

Dans la nuit froide de l'oubli.

Tu vois, je n'ai pas oublié,

La chanson que tu me chantais.

 

Elles ne peuvent retourner à la terre comme leurs sœurs des forêts alors les petits hommes verts de la mairie de Paris les empochent, les aspirent, les transportent… Les agents de la DPE ramassent chaque année 4.500 tonnes de feuilles sur l’espace public.

 

Mais où vont-elles ?

 

« Les feuilles mortes ont pris le large.

 

L’opération « feuilles sur Seine » s’est achevée ce jeudi avec le transport de plusieurs tonnes de feuilles mortes en péniche.

L'opération s'est déroulée ce jeudi matin  port de Bercy (12e arrondissement)

100 tonnes de feuilles ramassées de début novembre à début décembre à Paris ont ainsi été regroupées au port de Bercy ce jeudi matin sur une barge Cemex, spécialement affrétée pour l’occasion et habillée d’une banderole « les feuilles mortes montent sur Seine ». Direction : un site de transfert du Syctom à Gennevilliers pour rejoindre un site de compostage industriel. Une opération inédite.

 

Elles pourront, par exemple, servir de matières secondaires pour d’autres activités comme la création d’espaces verts ou le maraîchage », note-t-on au sein de l’entreprise. Il aura suffi d’un aller simple pour transporter toutes ces feuilles en dehors de la capitale.

 

ICI 

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 06:00

Les Shadoks», prises de becs - Libération

L’interview de Jérôme Despey recueilli par Vitisphère, à propos de l’arrachage, dit temporaire, « C’est un roc !… c’est un pic !… c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ?… C’est une péninsule ! »

 

Oui c’est une péninsule, je dirais même une presqu’île, tellement ces gens, ceux du comité spécialisé vin de FranceAgrimer ne sont reliés à la réalité du marché que par un fil, normal du côté représentants  des producteurs : le CV de ces messieurs en matière commerciale est pratiquement vierge, quant aux représentants des négociants ils pratiquent l’évitement, faut pas fâcher sans pour autant se priver de ramasser à la pelle une ressource à 2 balles.

 

L’arrachage, dit temporaire

 

« La mesure permet de conserver le potentiel de production en passant cette période compliquée » résume Jérôme Despey.

 

Ha ! Conserver le potentiel de production, c’est beau comme un grand tonneau où barbotent des hectares indifférenciés, c’est un peu comme si, les constructeurs automobiles, confrontés eux-aussi aux difficultés de l’heure, raisonnaient fermeture temporaire de leurs chaînes de production sans tenir compte de leur gamme.

 

Comme chacun le sait, ou ne le sait pas, en France ce sont les hectares qui comptent, les hectolitres, les vins produits c’est secondaire. L’exemple de la région de Bordeaux, qui a planté dans les temps anciens n’importe où, et beaucoup, est là pour confirmer la pertinence des analyses des mamamouchis du vignoble.

 

C’est le bordeaux-bashing, la faute de ces ignares de consommateurs !

 

Alors distillons, arrachons pour replanter, bien sûr avec le pognon des autres (qu’il soit national ou communautaire il vient de la poche des contribuables), surtout ne jamais se remettre en question et accepter de tenir compte des réalités.

 

La réalité c’est le tableau ci-dessus : ce sont le vieux qui boivent, et le potentiel des vieux boomers s’érode, c’est la loi de la vie

La réalité c’est aussi la réalité de la structure de nos exportations où l’on se berce d’illusions en se cachant derrière le Cognac et les GCC…

 

Les exportations françaises de vins et spiritueux ont atteint un niveau exceptionnel en 2019, à 14 milliards d'euros, en hausse de 5,9 % sur un an. Mais ce sont « des chiffres en trompe l'oeil », selon la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux. Les ventes de vins dévissent aux Etats-Unis depuis la mi-octobre et le marché chinois vit à l'heure du coronavirus. Quant à l'avenir du commerce avec le Royaume-Uni, il est flou. ICI 

 

Bref, ils nous ont déjà fait le coup de la régulation du potentiel par le maintien des autorisations de plantation, encore une manière de laisser la main aux grands mamamouchis qui déversent en pluie fine la manne  des hectares sur leurs « copains ».

 

À quoi ça sert d’octroyer des hectares qui pisseront des vins invendables ou bradés ?

 

Les «Shadoks» ont 50 ans et pompent toujours énormément - Le Parisien

 

Vive les Shadocks !

 

C’est consternant, et je suis consterné par l’indigence de ces gens, on s’est beaucoup moqué, à juste raison, des planificateurs agricoles soviétiques, qui alignaient des prévisions, comme on aligne des saucisses, et finissaient par aller négocier avec la Commission l’importation de ses excédents pour faire la soudure. Dire que l’Ukraine avant, et redevenu aujourd’hui, un grenier à blé.

 

Gaspillage et saupoudrage sont les 2 mamelles des apparatchiks de la FNSEA, dont Jérôme Despey est un digne représentant, son CV en témoigne.

 

Si avez du courage : Bonne Lecture !

Interview croisée de Christiane Lambert, présidente, et de Jérôme Despey, secrétaire général

 
FNSEA

Interview croisée de Christiane Lambert, présidente, et de Jérôme Despey, secrétaire général ICI 

Grâce à Jérôme Despey

Tout, vous saurez tout sur l’arrachage temporaire demandé par la filière vin

Jeudi 10 décembre 2020 par Alexandre Abellan

 

Le président du conseil spécialisé vin de FranceAgriMer fait le point sur le dispositif de restructuration différé exposé ce 9 décembre par les professionnels au ministère. Expliquant le principe de cette réduction momentanée du potentiel de production viticole, le viticulteur héraultais lance au passage un coup de gueule, contre la course à l’échalote de certains pour proposer de nouvelles aides en 2021, et expose sa colère, contre la réduction de 4 % du budget de l’OCM vin.

 

 

Le dernier conseil spécialisé vin de FranceAgriMer s’est penché sur un dispositif d’arrachage temporaire, ou plutôt de restructuration différée…

 

 

Jérôme Despey : Le projet de restructuration différée, c’est un acte de restructuration avant tout. Le principe souhaité unanimement par les professionnels est de conserver le potentiel au vignoble en suscitant l’arrachage dès 2021 et un report de plantation 3 à 5 ans après. Ce qui nécessite un nouveau cadre, se traduisant dans les plans collectifs dès la campagne 2022. Si la plantation n’est pas réalisée au bout de cinq ans, les aides doivent être remboursées. Il faut replanter, il ne s’agit pas d’arrachage définitif.

 

 

Nous proposons une aide passant de 400 à 1 000 euros par hectare pour l’arrachage, une Indemnité de Perte de Récolte (IPR) de 2 000 €/ha par année de plantation différée (avec peut-être une majoration pour les Jeunes Agriculteurs) et un maintien de l’aide à la restructuration selon le barème actuel. Ce qui est positif, c’est que le ministère de l’Agriculture annonce son intérêt pour les propositions des professionnels. Il n’y a pas eu de décision, mais un débat pour permettre la mise en place dès 2021 de l’arrachage et le dépôt de plan collectif pour 2022 au deuxième semestre 2021.

 

 

Concrètement, comment le dispositif fonctionnerait-il pour un vigneron souhaitant y faire appel ?

 

La suite ICI 

 

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 08:00

Coeur-9054.JPG

Un Manchois est un habitant du département de la Manche bien que autrefois on les nommait Manchots (Manchots ou Manchois ?  ICI )

Entre Saint-James et moi c’est une vieille histoire d’amour.

23 octobre 2012

Le Taulier bien avant Montebourg s’exhibait en marinière Made in France même que c’était une Saint-James 

 

Bien sûr le Taulier n’a pas une belle gueule d’amour comme Montebourg, il n’est qu’un vieux cheval de labour blanchi sous le harnois (vieux mot : ensemble des défenses qui protègent le corps d'un guerrier). Mais il n’a pas attendu le héraut du fabriqué en France pour se chausser (mes Heschung made in Alsace) et se vêtir français dès qu’il le pouvait. Sa marinière à lui, donc à moi, c’est une Saint-James qui, comme son nom ne l’indique pas, est une entreprise française. Elle n'a pas poussé jusqu'à s'appeler Saint-Jacques pour faire plaisir au taulier mais, même si les Français ne sont pas très doués en anglais, le rapport est évident ce qui n'est pas le cas pour le bel Arnaud qui n'est pas Breton.

La suite ICI

 

Pour une fois ce dimanche 13 décembre, à 21 h 05 regardez-donc Capital sur M6 consacrée  à la vague tricolore bleu blanc rouge qui devrait doper les ventes de Noël.

 

L’émission intitulée « Bons plans et made in France : comment sauver Noël à tout prix ? » s’appuie sur un récent sondage selon lequel 55 % des Français comptent acheter du fait en France pour les fêtes.

 

 

La parole sera donnée à Luc Lesénécal, patron manchois des Tricots Saint James. Cette maison centenaire fabrique d’authentiques marinières, les fameux pulls de marins en pure laine vierge. 300 salariés, un vrai savoir-faire et un patron, fervent acteur du made in France. En s’associant avec des marques jeunes et branchées et de jeunes stylistes, Luc Lesénécal a dépoussiéré l’image vieillotte des pulls Saint James, rajeuni sa clientèle et augmenté les ventes de 40 %.

Cher Monsieur,

 

 

Veuillez, tout d’abord, m’excuser de réagir quelque peu tardivement, après l’envoi de l’article posté sur votre blog le 23 octobre, dont j’ai eu connaissance par vous directement et même par l’Argus de la Presse. C’est dire si le contenu de votre blog connaît une certaine audience...

 

 

Cette frénésie médiatique, ayant suivi la parution du Parisien Magazine avec, en couverture, notre Ministre du Redressement Productif en marinière, s’est déclenchée alors même que je m’envolais vers l’Asie, pour rencontrer nos Partenaires dans cette zone, assurant la promotion des vêtements SAINT-JAMES, notamment les marinières « Made in France ».

 

 

A mon retour, j’ai pris la mesure de l’ampleur du phénomène et de cette promotion quelque peu déloyale, de la part d'un Ministre, pour la marinière de notre Collègue finistérien, et du Journaliste du Parisien lui-même alors que, dans son article, il précisait pourtant bien « Même absence d’étiquetage (d’origine) chez LACOSTE, ARMOR LUX ou le spécialiste du sous-vêtement EMINENCE ».

 

 

Par votre article sur votre blog, vous avez pris avec humour le contre-pied en parlant beaucoup de notre Société et je voulais vous en exprimer toute ma gratitude. Je vous suis reconnaissant d’avoir dit tout le bien que vous pensez d’elle.

 

 

Tous mes compliments, également, pour votre photo. Je n’ai pas manqué de remarquer la couleur de votre bracelet en parfaite harmonie avec la rayure de votre tee-shirt SAINT-JAMES.

 

 

A l’approche de l’hiver, merci de me donner votre taille (S, M, L, XL ou XXL) ; je me ferai un plaisir, au nom de notre Entreprise, de vous offrir un modèle SAINT-JAMES pure laine, au savoir-faire également reconnu de notre Maison.

 

 

Vous remerciant de votre aimable attention, je vous prie d’agréer, cher Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

 

 

Le Président,

 

Yannick DUVAL

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 06:00

[Alessandra Tarantino / POOL / AFP]

Même s’il s’est planté au concours de la rue d’Ulm, notre président se pique de posséder un lourd bagage littéraire ; comme chacun le sait, ou non, lorsqu’il veut il exige.

 

Voilà l’histoire contée par Corinne Lahaïk dans Le Président cambrioleur, au chapitre : Caprice de Dieu.

Président cambrioleur

La villa Bonaparte abrite à Rome l’ambassade de France auprès du Saint-Siège.

 

 

L’ambassadeur en poste, Philippe Zeller, partira à la retraite sitôt la visite du Président de la République, il est dans ses petits souliers.

 

« À quatre jours de la visite, il reçoit un appel de Philippe Étienne, conseiller diplomatique de Macron. Le Président voudrait que l’on offre (au Pape) Le Journal d’un curé de campagne de Georges Bernanos… »

 

Cerise sur le gâteau « il exige une édition originale, en italien. »

 

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« Le ciel tombe sur la villa Bonaparte. Il est 22 heures, et Zeller convoque son conseiller culturel, Olivier Jacquot. La mission impossible est pour lui. »

 

Rien dans les caves de la villa Bonaparte, en dépit de l’heure tardive le conseiller culturel réveille un bouquiniste. Qui le prend pour un fou. Il apprend au conseiller que l’édition originale en Italie date de 1946 (la française date de 1936) et lui indique deux lieux où l’objet rare peut se nicher : l’un à Pérouse, l’autre en Campanie.

 

Le lendemain le conseiller prend le train pour la capitale de l’Ombrie. Chou blanc !

 

L’ambassadeur aux abois tente de faire changer le choix, il se voit répondre sèchement « Je crois que tu n’as pas compris »

 

Olivier Jacquot  fonce dans une ville fellinienne Mandragone, prends un taxi  pour rejoindre une banlieue « où le Christ a oublié de s’arrêter ». Un terrain vague planté de quelques baraquements.

 

Il est reçu par un type en marcel qui a interrompu son repas, gueule, demande à l’intrus ce qu’il veut. Il fait taire son chien, termine sa bectance, se rend dans l’une des baraques de chantier où se trouve un ordinateur qu’il consulte. Après quelques recherches, il disparaît et revient, avec en main Le Journal d’un curé de campagne, édition originale, 1946.

 

Le budget alloué par l’Élysée est de 1500 euros.

 

Olivier Jacquot : « C’est combien ? »

 

- 3,50 euros.

 

Jacquot sort un billet de 50 euros. L’homme au marcel se fâche « Non c’est 3,50 euros, vous m’avez assez emmerdé ». Jacquot lui file 5 euros. Il reçoit la monnaie et un reçu.

 

Le lieu est un dépôt de vieux bouquins et papiers en tout genre, une mine pour collectionneur.

 

Le livre est confié à un relieur pour remise en état.

 

Mission Macron accomplie.

Bernanos au Vatican ICI 

par Gérard Leclerc

jeudi 28 juin 2018

 

Dans l’échange traditionnel des cadeaux propre à toute visite d’un chef d’État, Emmanuel Macron a choisi d’offrir au Pape une édition en italien de 1949 du Journal d’un curé de campagne. Initiative judicieuse qu’a dû apprécier François. Au fait, connaît-il aussi bien Bernanos qu’il semble connaître notre autre compatriote Léon Bloy ? C’est possible, et au demeurant les deux écrivains sont extrêmement proches par la foi, mais aussi une sensibilité exacerbée. Et si la grâce est là dans leurs livres, c’est pour tendre la main le plus souvent à une humanité en perdition. Il n’y a rien qui ressemble chez eux à l’optimisme historique d’un Pierre Teilhard de Chardin, quoi qu’à propos de ce dernier, le père de Lubac a bien montré que son optimisme était aussi de nature tragique. Il ne faut pas oublier que Teilhard avait été, comme Bernanos, combattant de la Première Guerre mondiale et qu’il fut marqué à jamais par l’expérience de Verdun.

 

 Emmanuel Macron lui-même a-t-il lu Bernanos ? Si oui, que pense-t-il de son surnaturalisme intégral ? Pense-t-il aussi qu’il y a une transposition possible d’une pensée qui s’exprime dans le climat des années trente ?

 

Amazon.fr - LA VILLA BONAPARTE Ambassade de France pr - Bernard HULIN -  Livres

L’Ambassade de France auprès du Saint-Siège installée depuis le 15 décembre 1950 à la villa Bonaparte, près de la « Porta Pia ».

 

Pour la petite histoire elle fut construite en 1750 pour le cardinal Silvio Valenti Gonzaga, secrétaire d'État du pape Benoît XIV. Le cardinal transforma en jardins des vergers et fit élever au centre le pavillon dont la décoration et l'ameublement devinrent vite célèbres : la collection de papiers chinois, la table mécanique de la salle à manger et les plantes exotiques du jardin constituaient autant de curiosités dans la Rome du XVIIIe siècle.

 

Après la chute de l'Empire, une partie de la famille Bonaparte, Madame mère (Laetitia), le cardinal Fesch, oncle de Napoléon, certains de ses frères s'installèrent sous la protection du pape Pie VII (le prisonnier de Fontainebleau qui avait sacré Napoléon). La sœur de Napoléon, Pauline, princesse Borghèse, qui avait suivi l'Empereur déchu à l'Île d'Elbe, les rejoignit en 1815 et fit l’acquisition de la villa Valenti.

 

À la mort de Pauline en 1825, la villa passa à ses neveux et à leurs descendants jusqu'en 1906 date à laquelle elle fut vendue... au gouvernement prussien qui y installa sa légation près le Saint-Siège en 1908, ambassade d'Allemagne entre 1920 et 1944. En 1945, les biens du Reich étant confisqués par les Alliés, la France en fit l'acquisition pour y installer sa représentation près le Saint-Siège.

Diario de un cura rural (1951) - Filmaffinity

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 08:00

L'Enfer de Dante, illustré par Gustave Doré (1891)

C’est lui qui l’écrit.

 

J’avoue que je suis fasciné par cette forme d’impudeur d’afficher en mots sur les réseaux sociaux ses maux.

 

C’est l’air du temps, et même avec un masque il y flotte des relents d’ego survitaminé.

 

Je vous livre ce que nous révèle son site :

 

 

Après 21 jours de lutte contre le covid, Michel Onfray reprend la plume pour nous envoyer un témoignage digne des enfers de Dante. Et nous annoncer une formidable nouvelle: il en est sorti!

 

Dimanche 6 décembre, 4h16 du matin. Je suis réveillé brutalement par une douleur que je connais bien: c’est celle de l’infarctus. Je me lève, d’un bond, comme si je ne voulais pas mourir allongé, mais debout, foudroyé. C’est le cerveau reptilien qui décide de ces choses-là, aucunement le cortex. J’avise le bout de mon lit, la moquette noire, la porte qui va vers la salle de bain, je pense que je vais tomber-là, tout seul, entre les deux, à mi-chemin de mon petit tas de vêtements posés par terre et de la porte miroir en galandage sur laquelle la nuit fait encore à cette heure-ci des reflets bleus et noirs...

 

L’horloge charnelle ignore les secondes et les minutes. Elle est en noir et blanc. C’est la mort ou la vie. Certes, toute cela se compte sur un cadran. C’est une poignée de secondes. Si je ne suis pas mort c’est que je suis vivant, dit l’animal en moi. Dès lors, le cortex pointe un peu son mufle.

 

Cette douleur n’est pas exactement celle de l’infarctus. A quelques jours près, à l’articulation de novembre et de décembre, l’Avent des catholiques, c’est la date de mon infarctus le 30 novembre 1988, mais aussi celle du décès de mon père dans la nuit… du 30 novembre 2010. Les freudiens y verraient un moment symbolique, les chrétiens aussi - les premiers héritent d’ailleurs plus qu’ils ne le croient des seconds…

 

Vieille douleur présente, l’infarctus du siècle dernier coupait comme une pointe et tallait comme une lame de rasoir. C’était un genre de foret trempé d’acide, brûlant comme un soleil noir, qui entrait à la manière d’une aiguille brûlante dans du beurre et fondait le muscle pour le transformer en douleur. Puis ce point devenait fente comme dans une peinture de Lucio Fontana: une ouverture dans la chair avec ses deux bords éloignés et souffrants.

 

Était-ce cette douleur-là trente-et-un an plus tard ?

 

Pas exactement…

 

La suite ICI 

 

Petit résumé dans Paris-Normandie édition Argentan/

 

Le philosophe d'Argentan (Orne) Michel Onfray est guéri de la Covid-19 après 21 jours de lutte. Dans un témoignage "digne des enfers de Dante", il raconte ses "500 heures d'enfer".

Par Lea Dall’Aglio

Publié le 7 Déc 2020

 

Il s’en est sorti ! Michel Onfray avait contracté la Covid-19 mi-novembre 2020, en rentrant d’Arménie.

 

Le philosophe d’Argentan (Orne) raconte dans le détail sur son site internet les « 500 heures » d’enfer qu’il a vécues.

 

Son ami et co-fondateur de la revue Front populaire Stéphane Simon avait donné de ses nouvelles, qui n’étaient alors « pas bonnes » : grosses fièvres, migraines, douleurs à l’estomac… Il n’était pas épargné.

 

Je sais le jour, l’heure et la qualité de l’air de l’endroit dans lequel je me trouvais quand je suis entré dans le covid - alors que le covid était déjà entré en moi. C’était le lundi 16 novembre 2020 vers 17h00, dans le Haut Karabakh (...).

 

 

Le philosophe nous plonge alors dans l’ambiance de cette région en proie à de violents conflits, où « la mort vient du ciel ».

 

Il raconte que personne n’y porte de masques et que le gel hydroalcoolique est absent.

 

Et qu’à la fin de la journée, il est « frigorifié » : « J’entre seul dans ce monde à part », un monde fait de « lumière blafarde ».

 

 

De retour à Paris, son test Covid effectué à l’aéroport s’avère négatif, mais les symptômes perdurent les jours suivants.

 

Il contacte même le professeur Raoult, qui écarte l’administration d’hydroxychloroquine en raison de son « passé de cardiaque ». Il continue de subir.

 

Je suis extrêmement fatigué, épuisé. J’éteins la lumière à neuf heures le soir dans un immense état d’épuisement, je me réveille douze heures plus tard, plus fatigué que si j’avais fait trois nuits blanches de suite. Je ne sors pas du lit.

 

 

C’est pour lui un cauchemar.

 

« Ce cauchemar est en boucle: mais il n’est pas vraiment racontable car il s’apparente plutôt à des états comateux, à des moments d’hallucinations, à des lambeaux de folie arrachés à mon cerveau. »

 

Mais la « punition la plus infernale » est en réalité pour lui le manque d’écriture.

 

Avec ce texte, écrit d’une traite en quatre heures et demi, il a pris sa revanche.

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 06:00

Document – Napoléon et le Concordat

Des demandes d'abrogation émergent régulièrement de cercles proches des Francs-Maçons du Grand Orient, de la Ligue de l'enseignement ou de la Libre Pensée, de chez Jean-Luc Mélenchon aussi, au moins lors de ses campagnes présidentielles de 2012 et 2017.

 

Pour Gilles Clavreul, ancien préfet et cofondateur du Printemps républicain, « C’est une vieille revendication des milieux laïques. Aujourd'hui, certains, notamment à l'extrême-gauche, s'en servent surtout pour parler d'autre chose quand on évoque la lutte contre l'islamisme, manière de dénoncer un deux poids deux mesures ».

 

 

Olivier Faure suscite la colère des socialistes du Grand Est en proposant d'abroger le concordat ICI 

 

La trésorière du parti, Pernelle Richardot, a écrit jeudi un courrier de colère au premier secrétaire du PS, l'accusant de méconnaître la réalité du terrain.

 

  Le régime concordataire toujours en vigueur en Alsace et en Moselle autorise des dérogations aux principes de laïcité, notamment en ce qui concerne le financement des lieux de culte. Cette survivance du début du XIXsiècle s'explique par le fait que, lors du vote de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, en 1905, les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle étaient sous administration allemande.

 

Le Concordat signé en 1801 entre Napoléon Bonaparte et le Vatican, auquel s'ajoutent les articles organiques ou les décrets pris en 1802 et 1808, reconnaissent quatre cultes : catholique, protestant luthérien, protestant réformé et israélite. Les religions qui ont émergé en France au cours du XXe siècle, telles que l'islam, le bouddhisme ou le protestantisme évangélique, n'y sont donc pas reconnues au même titre.

 

Les ministres des cultes « officiels » (prêtres, pasteurs, rabbins) y jouissent d'un statut de fonctionnaire. Leurs salaires sont indexés sur ceux des professeurs des écoles et sont donc régulièrement revalorisés. L'enseignement religieux est dispensé dans les écoles publiques ; une faculté de théologie catholique et de théologie protestante accueille des étudiants dans le cadre de l'université Marc-Bloch de Strasbourg.

 

Le régime concordataire

Qu’est-ce que le concordat ? ICI 

 

Il y a cent ans, l’Alsace et la Moselle revenaient dans le giron français au terme de la Première guerre mondiale. Depuis, la République Française n’y a jamais remis en question le concordat en vigueur.

  • Recueilli par Pierre Sautreuil, 
  • le 11/12/2018

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Le retour de l’Alsace-Moselle à la France, une intégration juridique réussie ICI
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11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 08:00

 

 

Ça ne l’étonne pas, il ne s’attendait pas à des miracles les résultats d’il y a 4 ans sont similaires. Cette étude est un indicateur fiable du niveau des élèves mais il ne révèle pas le gros travail qui a été fait en France. Ils étudient le niveau des élèves de CM& et de 4e. En 25 ans nous avons perdu une année de scolarité en mathématiques : 1995 le niveau des élèves de 5e était celui de nos élèves en 4e. Le primaire est le niveau décisif pour les maths.

 

Cédric Villani, mathématicien et député de l'Essonne, réagit à ces mauvais résultats.

  • La France a-t-elle perdu son excellence en mathématiques ?

 

CÉDRIC VILLANI. Pas au plus haut niveau. La recherche se joue sur un très petit nombre de personnes, et ce socle-là existera toujours. La France a des gens excellents, mais en trop petite quantité pour le bon fonctionnement de la société, à une époque d’une mathématisation de plus en plus importante des métiers. Le niveau des élèves en maths était à son meilleur vers 1990, l’année où j’ai passé mon bac. Depuis c’est une baisse constante.

 

Une lente érosion ?

 

L’érosion n’est pas lente du tout ! On est sur un mouvement de grande ampleur, qui ne peut se redresser qu’en 5 ou 6 ans, au mieux. Et pour cela, la clé principale est la formation des professeurs des écoles et elle est en progression, il faut poursuivre. Un exemple : en Corée, dont les résultats sont excellents, le nombre d’heures de formation des enseignants, toutes matières confondues, est cinq fois plus élevé qu’en France !

 

L'étude TIMSS révèle la chute du niveau des élèves français en maths et en  sciences - Sciences et Avenir

 

L'étude TIMSS révèle le décrochage des élèves français en maths et en sciences

Par Sciences et Avenir le 29.11.2016 à 16h24

Bonnet d'âne pour la France selon l'étude TIMSS : les élèves de CM1 et de terminale S ont des résultats inférieurs à la moyenne européenne.

 

TIMSS. L'étude TIMSS (Trends In Mathematics and Science Study) mesure depuis 1995 les performances des élèves en mathématiques et en sciences par niveau scolaire et s’appuie, pour les évaluer, sur les programmes d’enseignement communs aux pays participants. En 2015, les élèves de CM1 pour la première fois et ceux de terminales S (pour la seconde fois après 1995) ont été évalués dans le cadre de cette étude. Et les résultats semblent alarmants puisqu'ils indiquent que les écoliers français ont obtenu les plus mauvais résultats de l'Union Européenne en maths et sont avant-derniers en sciences. Ils ne sont guère plus brillants à l'échelle internationale parmi les 49 pays qui ont répondu à cette enquête. Les lycéens de terminale S affichent, eux, une très nette chute de niveau mais les comparaisons à ce niveau sont moins évidentes.

 

Les élèves de CM1 affichent un score de 488 points en mathématiques et 487 en sciences, en deçà de la moyenne internationale (500) et de la moyenne européenne (527 en maths, 525 en sciences). La tête du classement en maths est occupée par cinq pays d'Asie de l'Est : Singapour, Hong Kong, Corée du Sud, Taïwan, Japon. Le premier pays de l'Union européenne est l'Irlande du Nord, à la 6e place. Pour la seule Union Européenne, la France est tout en bas, juste après la Slovaquie. L'Irlande du Nord, l'Irlande et l'Angleterre sont sur le podium. En sciences, les cinq pays d'Asie pré-cités sont également en tête, suivis par la Russie. La Finlande, premier pays de l'UE, est au 7e rang. Pour la seule UE, la France est avant-dernière, juste avant Chypre. En France, 13% des élèves en maths et 12% en sciences affichent un score inférieur à 400 : ces jeunes "ne prouvent pas qu'ils possèdent des connaissances élémentaires", relate prudemment la Depp, l'agence des statistiques du ministère de l'Education dans un commentaire publié dans la foulée de cette étude. Au ministère on précise également que : "TIMSS 2015 n’évalue pas les effets de la Refondation de l’École engagée depuis 2012 mais l’analyse de ses résultats conforte un certain nombre de mesures prises depuis deux ans". Les instituteurs français se disent bien moins à l'aise que leurs collègues européens pour "améliorer la compréhension des mathématiques des élèves en difficulté""aider à comprendre l'importance des mathématiques" ou "donner du sens" à cette matière selon des questionnaires remplis par les professeurs dans le cadre de cette enquête. Les écarts sont encore plus marqués en sciences. Plusieurs études ont montré que les professeurs des écoles en France étaient en grande majorité issus de filières non scientifiques et éprouvaient plus de difficultés dans la transmission de ces disciplines.

 

TIMSS 2015 a également fait passer des tests à des élèves en terminale scientifique, en maths et physique. Seuls neuf pays ont participé à cette enquête et les comparaisons entre nations sont à manier avec précaution car les terminales scientifiques représentent 21,5% d'une classe d'âge en France, mais entre 2 et 35% dans les autres pays. En maths, les lycéens français se situent dans la moyenne. Mais si l'on ne prend que les résultats des terminales S à dominante maths (les autres sont en spécialité physique ou biologie) ou qui se destinent à une classe préparatoire, ils sont alors dans le groupe de tête, avec la Russie et le Liban.

(JI avec AFP)

 

Pourquoi les petits Français sont-ils de plus en plus mauvais en maths ? ICI

 

Un nouveau rapport vient confirmer la régression des élèves français en mathématiques. Comment l'expliquer? dans un rapport qu'il a co-rédigé en 2018, Cédric Villani pointait notamment le poids social démesuré des maths sur les élèves.

01 oct. 2020 
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11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 06:00

 

Oui je suis docteur c’est certifié par l’Université…

 

J’ai été vacciné sans avoir jamais rien demandé.

 

Vu mon grand âge j’estime avoir le droit de me poser des questions sur la nouvelle vaccination anti-Covid-19.

 

Je n’ai aucune religion en la matière, les croyances ce n’est pas ma tasse de thé.

 

Bref, je m’informe et je vous informe, à chacun de choisir puisqu’on nous laisse le choix.

 

 

Vaccin Pfizer-BioNTech : que nous apprennent les nouvelles données publiées ?

 

Dans un long rapport, Pfizer a dévoilé tous les détails concernant les essais cliniques de son vaccin anti-Covid-19, sa tolérance et son efficacité. Voici, condensées, les données importantes à retenir concernant ce vaccin.

 

Elles étaient attendues depuis la parution des communiqués de presse, les données scientifiques détaillées sur le vaccin Pfizer-BioNTech, BNT162b2, viennent d'être diffusées dans un document de 92 pages. Il synthétise toutes les informations concernant les essais cliniques du vaccin contre la Covid-19, de la phase 1 à la phase 3, ainsi que des éléments précis sur l'efficacité en fonction du profil des patients.

 

Pour rappel, dans un communiqué de presse diffusé le 18 novembre, la firme pharmaceutique américaine et son partenaire allemand ont assuré que leur vaccin est efficace à 95 % sans plus de précision. Alors qu'une personne de 90 ans a reçu la première dose de ce vaccin au Royaume-Uni la veille de la parution de ce document, voyons en détail la tolérance et l'efficacité de BNT162.

 

Le saviez-vous ?

 

Le vaccin BNT162 est un vaccin à ARN messager. La seringue contient une multitude de copies de l’ARNm de la protéine S du SARS-CoV-2 encapsulées dans des microgouttelettes lipidiques. Lorsqu’elles pénètrent les cellules, l’ARNm est traduit en protéine S dans le cytoplasme. Les cellules expriment cet antigène à leur surface, ce qui stimule le système immunitaire.

 

À aucun moment, l’ARNm n’interagit avec le noyau de la cellule et l’ADN. Il est d’ailleurs rapidement dégradé par des enzymes cellulaires sans laisser de trace.

 

 

Le vaccin Pfizer-BioNTech a un profil de tolérance classique

La suite ICI 

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10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 08:00

 

Attendu que personne ne me cire les pompes – normal elles sont en caoutchouc –, attendu que je suis un fainéant – le genre roi qui se fait promener sur un char à bancs –, attendu que je bosse gratos – optimisation fiscale, bien sûr – attendu que je jeûne et qu’écrire me pompe trop de calories.

 

Décide :

 

Enigma, les secrets du code nazi

 

1 - De vous rediriger ICI 

28 novembre 2020

Enigma, les secrets du code nazi, la triste histoire d’Alan Turing logicien& mathématicien concepteur d’une machine universelle qui formalise la notion d'algorithme, précurseur des ordinateurs modernes… ICI 

 

2 - De publier ceci :

 

L’archéologue sous-marin Florian Huber inspecte la machine de cryptage Enigma, dans la baie de Gelting (Allemagne), découverte le 11 novembre. CHRISTIAN HOWE / AFP

 

Une machine Enigma, utilisée par les nazis pendant la seconde guerre mondiale, retrouvée au fond de la mer Baltique

 

Le 11 novembre, des archéologues sous-marins allemands ont remonté à la surface un de ces appareils de chiffrement. Une découverte « historiquement extraordinaire ».

Par Thomas Wieder(Berlin, correspondant)

 

LETTRE DE BERLIN

 

Les pêches miraculeuses existent. L’Allemand Florian Huber en sait quelque chose. Le 11 novembre, cet archéologue sous-marin travaillant pour le Fonds mondial pour la nature (WWF) sillonnait la baie de Gelting, dans la mer Baltique, quand le sonar de son bateau détecta quelque chose d’inhabituel. Deux de ses coéquipiers décidèrent aussitôt de plonger et, de retour à la surface quelques instants plus tard, racontèrent avoir vu une sorte de machine à écrire emprisonnée dans un vieux filet de pêche. Intrigué par une telle trouvaille, Florian Huber alla y voir de plus près. Et, plutôt qu’une banale machine à écrire, il reconnut un appareil Enigma, ce célèbre système de chiffrement utilisé par les nazis pour coder leurs communications pendant la seconde guerre mondiale.

 

Confié à l’atelier de restauration du musée archéologique de Schleswig, petite ville du Land allemand de Schleswig-Holstein, frontalier avec le Danemark, l’objet découvert par hasard le 11 novembre est évidemment loin d’avoir livré tous ses secrets. Mais les premières expertises ont déjà fourni des indications assez précises sur sa possible provenance.

 

Selon toute vraisemblance, l’appareil serait un Enigma de type M3, autrement dit le modèle utilisé par la Kriegsmarine [marine de guerre allemande entre 1935 et 1945] à partir de 1939. Quant à sa présence au fond de la baie de Gelting, elle serait liée à l’opération Regenbogen (« arc-en-ciel »), du nom de l’ordre donné le 30 avril 1945 par l’amiral Karl Dönitz, l’homme qu’Hitler désigna comme son successeur dans les derniers jours du IIIe Reich, de saborder la flotte allemande afin qu’elle ne tombe pas dans les mains des Alliés.

 

Si ces hypothèses sont confirmées, il s’agirait d’une découverte historique au plein sens du terme. « La plupart des machines Enigma qui ont été retrouvées l’ont été dans des greniers, dans des caves ou sous la terre, sans que l’on connaisse exactement leur provenance. Concernant la nôtre, il est presque certain qu’elle était sur un des bateaux qui ont été coulés dans le cadre de l’opération Regenbogen », a expliqué Florian Huber au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.

 

 

 

Bateau ou sous-marin ? Sur ce point, les spécialistes sont déjà divisés. Quelques jours après la découverte, le Musée Enigma de Poznan (Pologne) affirmait que « l’appareil retrouvé dans la Baltique avait été délibérément jeté à la mer, le 4 ou le 5 mai 1945, après que l’amiral Dönitz ordonna aux sous-marins de se saborder ». Au total, environ 200 de ces vaisseaux ont été coulés dans ces jours qui précédèrent la capitulation, dont une cinquantaine dans la seule baie de Gelting, en face des côtes danoises.

 

Pour l’historien Jann Witt, expert auprès de l’Association maritime allemande, cette version ne serait pas plausible car l’appareil Enigma retrouvé au fond de la Baltique, le 11 novembre, ne possédait que trois rotors, alors que ceux qui se trouvaient dans les sous-marins allemands en comptaient quatre. Selon lui, ce serait la preuve que la machine en question équipait un navire opérant en surface et non un sous-marin…

 

Au-delà de ces querelles de spécialistes, qui seront peut-être tranchées dans les prochains mois par l’équipe du musée archéologique de Schleswig, le caractère « historiquement extraordinaire » de cette découverte, selon les mots de M. Witt, ne fait pas débat. Quant à l’intérêt médiatique dont elle a été l’objet dans la presse allemande ces dernières semaines, nul doute que celui-ci est lié au regain de curiosité suscité par l’histoire d’Enigma depuis le film Imitation Game, de Morten Tyldum (2015), qui raconte comment le mathématicien britannique Alan Turing (1912-1954) parvint avec ses collaborateurs de Bletchey Park – un manoir victorien situé au nord de Londres – à casser le code utilisé par l’armée allemande pour ses communications secrètes pendant la seconde guerre mondiale.

 

Mis au point par l’ingénieur allemand Arthur Scherbius (1878-1929) à la fin de la première guerre mondiale, le système Enigma connut des débuts commerciaux incertains avant d’être adopté par l’armée allemande en 1930, trois ans avant l’arrivée des nazis au pouvoir. Les appareils, qui ressemblaient à de grosses machines à écrire enserrées dans des étuis en bois, comportaient plusieurs rotors dotés chacun de 26 circuits électriques, un pour chaque lettre de l’alphabet. A chaque pression sur une touche, un courant parcourait les rotors selon un rythme préétabli, de sorte qu’une même lettre tapée à différents moments ne se trouvait pas traduite de la même manière. De cette façon, seul celui qui possédait le code pouvait décrypter le message reçu par l’une de ces machines.

 

Sur les quelque 40 000 appareils produits à l’époque, seuls environ 400 auraient survécu. Depuis la sortie d’Imitation Game, plusieurs ont été vendus aux enchères, l’un d’entre eux ayant atteint 500 000 euros chez Christie’s, à New York, en 2017. Plus récemment, un modèle de la série « I », plus courant, a été mis à prix 30 000 euros dans une salle des ventes à Vienne, en Autriche. Coïncidence du calendrier : les enchères ont débuté le 3 décembre, trois semaines après la découverte de la machine qui reposait au fond de la Baltique depuis soixante-quinze ans et qui, elle, échappera aux collectionneurs privés pour être exposée, une fois restaurée, dans une des salles du musée de Schleswig.

 

 

 

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