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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 06:00

 

Le 5 octobre 2016 j’écrivais :

 

« La cuisine est une petite friponne » Pellegrino ARTUSI se moque des « cuisiniers de baldaquin » et prône une table simple et familiale ! ICI

 

J’ai découvert Pellegrino Artusi et son livre La scienza in cucina L’arte di mangiar bene, chez Alessandra Pierini lorsque mon ami Daniele de Michele est venu présenter son livre : Artusi remix publié chez Mondadori dans la langue de Dante.

 

 

Vu mon niveau en italien, sauf à demander à Alessandra de faire l’interprète, ce qu’elle fait fort bien, je ne pus pénétrer dans les subtilités de cette bible de la cuisine familiale italienne.

 

C’est possible maintenant grâce aux éditions Actes Sud qui viennent de la publier en français grâce à une traduction de Marguerite Pozzoli et Lise Chapuis.

 

Et puis chemin faisant, un beau matin en me levant je découvre sur le Oueb, sacrés cookies, notre Alessandra en compagnie du beau François-Régis, ceint d’un tablier tendance, prêts à faire sauter dans notre bouche affamée, une scaloppe di vitella, en gaulois une escalope de veau, grand classique de la cucina italienne.

 

Pour les petites louves et les petits loups ignares, escaloper c’est détailler en tranches plus ou moins fines et en biais une pièce de viande, un gros filet de poisson ou même certains légumes comme les champignons ou les fonds d'artichauts.

 

Ce n’est donc pas le privilège du veau mais dans le langage courant, chez le boucher, on commande une escalope, et c’est du veau.

 

 

Nos deux cordons bleus, pour les besoins de leur cause, utilisent un attendrisseur, outil parfois utilisé par votre boucher afin de bien aplatir une escalope ou une pièce de bœuf afin qu’elles soient plus facile à cuire ou à griller.

 

Attention au cure-dent !

 

Et avec la saltimbocca alla romana qu’est-ce qu’on boit 

 

 

 
 
(N'est pas Sage qui veut)
 
Cette histoire commence lors d'une soirée d'automne, alors que je venais de tailler un bout de gras chez Manu Chavassieux, dans le bourg de Saint-Romain-Lachalm. Ce dernier, me raccompagnant à sa porte, sortit d'un carton une bouteille. "Tiens, tu goûteras ça chez toi. C'est très bon, c'est léger." Heureux, je pris ce présent sans trop regarder l'étiquette mais je me doutais bien qu'une bouteille offerte par Manu devait forcément être plus ou moins "rock'n roll". ICI 

 

Achetées à la cave des Papilles ICI 

  • 35, rue Daguerre 75014 Paris
  • Tel : 01 43 20 05 74

70% des éleveurs creusois exportent une partie de leurs bovins en Italie

Coronavirus : les agriculteurs creusois s'inquiètent pour les exports vers l'Italie ICI
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19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 08:00

 

La nuit est tombée, je suis épuisé et pour ne pas tomber moi-même je vais dîner. Des sucres lents pour pouvoir continuer mon ouvrage.

 

Jean Echenoz

Vie de Gérard Fulmard

Jean Echenoz

Éditeur : EDITIONS DE MINUIT (03/01/2020)

 

« Vie de Gérard Fulmard »: la nouvelle aventure de Jean Echenoz ICI 

Critique Dans son dernier roman, Jean Echenoz propose une œuvre pleine de rebondissements, portée par l’art de la narration et des personnages dans lequel excelle l’écrivain.

Patrick Kéchichian, le 22/01/2020

 

6 juin 2020

Et puis Gérard Fulmar vint tirant Jean Echenoz des limbes de ma mémoire avachie… et je sus que Jean-Patrick Manchette correspondait avec lui… ICI 

 

Mais revenons à Gérard Fulmar, un critique m’apprend que le fulmar était un oiseau dans Je m’en vais ; c’est aussi le nom du moniteur d’auto-école dans l’Appareil photo, de Jean-Philippe Toussaint.

 

Né à Gisors le 13 mai 1974, 1 mètre 68 sous la toise, 89 kg sur la balance, en surpoids, il fut steward viré pour de sombres raisons jamais précisées, interdit de vol. Il habite rue Erlanger, dans le XVIe dans  l’appartement, où vivait sa défunte mère, dont le propriétaire, un dénommé Robert d’Ortho, vient d’être tué par un boulon géant, « propulsé à une vitesse de trente mètres par seconde ». En effet « …le 2e étage d’un vieux lanceur soviétique Cosmos 3M vient d’anéantir mon hypermarché. Il traînassait auparavant sur son orbite depuis plus d’un demi-siècle, en compagnie de six cents de ses congénères tirés en pleine guerre froide depuis les bases de Plessetsk, Kapoustine Iar ou Baïkonour pour installer au ciel de furtifs satellites militaires. »

Alice Zeniter

Alice Zeniter

L'Art de perdre

Coédition Flammarion/Albin Michel

Paru le 16/08/2017

512 pages

 

Contre silence et tabou

 

Voici le roman dont on parle le plus en cette rentrée. Avec courage et talent, Alice Zeniter y rouvre un chapitre de l’histoire franco-algérienne à travers une fresque familiale déployée sur trois générations. Ambitieux et prenant !

 

Pays perdu

 

A l’occasion d’un projet d’exposition pour la galerie d’art où elle travaille, Naïma se plonge dans l’histoire de l’Algérie, pays d’origine du peintre à l’honneur, mais aussi de son père et de son grand-père. Ces derniers ne lui ayant jamais parlé de ses racines, elle ne sait presque rien des raisons de leur immigration, ni des souffrances et humiliations enterrées sous des années de silence. Ali, le grand-père, était cultivateur d’oliviers en Kabylie. Pendant la guerre, la population est prise en étau entre la peur du FLN, partisan violent de l’indépendance, et celle de l’OAS, défenseur de la présence française tout aussi brutal. Pour protéger les siens, Ali devient traître aux yeux de sa patrie et se voit contraint à l’exil. A son arrivée en France, la famille Zekkar transite par des camps, avant d’atterrir dans une cité de Normandie où la seule perspective est l’usine. Amère reconnaissance pour ces expatriés bannis de leur pays natal, indésirables en France et victimes du racisme. Hamid, le fils d’Ali, se construit en opposition à un père honteux et résigné, avant de s’éloigner à son tour de cette histoire et de sa langue maternelle, troquant un passé inavouable contre la méritocratie à la française.

La suite ICI 

19 novembre 2017

L’Histoire est toujours écrite par les vainqueurs, Alice Zéniter dans L’art de perdre, conte celle des harkis, elle méritait le Goncourt, les lycéens le lui ont donné… ICI 

Alaa El Aswany

L'Immeuble Yacoubian

Alaa El Aswany

Gilles Gauthier (Traducteur)

324 pages

Éditeur : ACTES SUD (28/09/2007)

L'immeuble Yacoubian, Alaa El Aswany traduit de l'arabe (Égypte) par Gilles Gauthier Actes Sud, 2006 [compte-rendu] ICI 

Harzoune Mustapha

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Le Caire, 2011. Alors que la mobilisation  populaire est à son comble sur la place Tahrir, Asma et Mazen, qui se  sont connus dans une réunion politique, vivent leurs premiers instants  en amoureux au sein d'une foule immense. Il y a là Khaled et Dania,  étudiants en médecine, occupés à soigner les blessés de la  manifestation. Lui est le fils d'un simple chauffeur, elle est la fille  du général Alouani, chef de la Sécurité d'État, qui a des yeux partout,  notamment sur eux. Il y a là Achraf, grand bourgeois copte, acteur  cantonné aux seconds rôles, dont l'amertume n'est dissipée que par ses  moments de passion avec Akram, sa domestique. Achraf dont les fenêtres  donnent sur la place Tahrir et qui, à la suite d'une rencontre  inattendue avec Asma, a été gagné par la ferveur révolutionnaire. Un peu  plus loin, il y a Issam, ancien communiste désabusé, victime de  l'ambition de sa femme, Nourhane, présentatrice télé, prête à tout pour  gravir les échelons et s'ériger en icône musulmane, qu'il s'agisse de  mode ou de moeurs sexuelles.

 

Chacun incarne une facette de cette  révolution qui marque un point de rupture, dans leur destinée et dans  celle de leur pays. Espoir, désir, hypocrisie, répression, El Aswany  assemble ici les pièces de l'histoire égyptienne récente, frappée au  coin de la dictature, et convoque le souffle d'une révolution qui est  aussi la sienne. À ce jour, ce roman est interdit de publication en  Égypte.

 

20 mars 2019

« On me poursuit parce que je témoigne de ce que j'ai vu et de ce que j'ai vécu » soutenons l’écrivain égyptien Alaa El Aswany auteur de J’ai couru vers le Nil mon livre de chevet du moment ICI 

 

Johann Chapoutot

Libres d'obéir : Le management, du nazisme à aujourd'hui

Johann Chapoutot

Éditeur : GALLIMARD (09/01/2020)

 

Reinhard Höhn (1904-2000) est l’archétype de l’intellectuel technocrate au service du IIIe Reich. Juriste, il se distingue par la radicalité de ses réflexions sur la progressive disparition de l’État au profit de la 'communauté' définie par la race et son 'espace vital'. Brillant fonctionnaire de la SS – il termine la guerre comme Oberführer (général) –, il nourrit la réflexion nazie sur l’adaptation des institutions au Grand Reich à venir – quelles structures et quelles réformes? Revenu à la vie civile, il crée bientôt à Bad Harzburg un institut de formation au management qui accueille au fil des décennies l’élite économique et patronale de la République fédérale : quelque 600 000 cadres issus des principales sociétés allemandes, sans compter 100 000 inscrits en formation à distance, y ont appris, grâce à ses séminaires et à ses nombreux manuels à succès, la gestion des hommes. Ou plus exactement l’organisation hiérarchique du travail par définition d’objectifs, le producteur, pour y parvenir, demeurant libre de choisir les moyens à appliquer. Ce qui fut très exactement la politique du Reich pour se réarmer, affamer les populations slaves des territoires de l’Est, exterminer les Juifs. Passé les années 1980, d’autres modèles prendront la relève (le japonais, par exemple, moins hiérarchisé). Mais le nazisme aura été un grand moment managérial et une des matrices du management moderne.

 

15 mai 2020

L’édifiant destin de Reinhard Höhn Oberführer SS « juriste de la couronne d’Himmler » père de la méthode de management Bad Harzburg qui a formé l’élite économique et patronale de la RFA ICI 

Frederick Forsyth

Chacal

Frederick Forsyth

512 pages

Éditeur : GALLIMARD (04/04/1974)

7 septembre 2020

Pourquoi faut-il relire le CHACAL de Frederick Forsyth ? ICI  

 

Chazenet, pur et dur de l'Algérie française affronte la sombre réalité. A court d'argent et la perte d'appui sur le plan national et international, la perte de ses membres et de son prestige, L'OAS s'écroule sous les assauts répétés des services secrets et de la police.

 

 Exilé en Italie avec ses deux principaux lieutenants ; André Casson et René Monteclair ; Chazenet va monter un nouveau complot pour assassiner De Gaulle. Mais, tous les tueurs de l'OAS sont grillés.

 

Il va falloir prospecter à l'étranger pour recruter un professionnel, un inconnu spécialiste des crimes dans le milieu politique mondial. Les trois hommes en réunion vont plancher sur les dossiers de candidats potentiels. Ils vont se mettre d'accord sur un tueur à gages anglais dont le palmarès est édifiant. Son nom de code sera Chacal.

Victoria Ocampo

Drieu : Suivi de lettres inédites de Pierre Drieu la Rochelle à Victoria Ocampo

Victoria Ocampo

151 pages

Éditeur : BARTILLAT (06/08/2007)

 

"Lettres d'un amour défunt. Correspondance 1929-1944", de Pierre Drieu La Rochelle et Victoria Ocampo : lettres de l'eau et du feu ICI 

 

La correspondance de Drieu La Rochelle (1893-1945) et Victoria Ocampo (1890-1979) révèle les conflits et la passion de deux fortes personnalités que tout aurait dû éloigner l'une de l'autre.

Par René de Ceccatty

Publié le 03 décembre 2009

 

Victoria Ocampo parle de Drieu La Rochelle ICI 

Samedi 3 Novembre 2007

Une histoire d'amour et d'amitié «incurablement fidèle ».

 

 

David Berlinski (@Berlinskiquotes) | Twitter

Une brève histoire des maths

David BERLINSKI

Date de parution : 3 janvier 2020

8 € 192 pages

Prouver que l’histoire des mathématiques est une aventure envoûtante et inattendue, tel est le pari, réussi, de David Berlinski.

Descartes, Euclide, Leibniz ou encore Newton… Au fil d’anecdotes historiques, l’auteur passe en revue la vie et l’œuvre des plus grands mathématiciens, à travers des grands thèmes comme le nombre, la démonstration, l’analyse, la géométrie analytique ou les nombres complexes. Sous sa plume amusée, le lecteur perce les secrets des théorèmes, axiomes et autres fonctions. Une équation savamment dosée entre les chiffres et les lettres.

 

David BERLINSKI

 

Philosophe et mathématicien, David Berlinski a enseigné la philosophie, les mathématiques et l'anglais dans les universités de Stanford, Columbia, San Francisco et New-York avant de s'expatrier à Paris pour se consacrer à l'écriture.

Jean-Claude Ameisen

Le Suicide cellulaire ou la mort créatrice

Jean-Claude Ameisen

La sculpture du vivant

 

L’opposition entre la vie et la mort est pour nous si « naturelle » qu’il aura fallu des siècles pour la remettre en question. L’idée que la mort de nos cellules puisse être programmée par l’organisme lui-même, et non résulter d’agressions externes, ne s’est imposée que très récemment, mais elle a tout changé dans nos conceptions de l’apparition de la vie, du développement, des maladies et du vieillissement. Comprendre qu’un embryon est autant dû à une destruction massive de cellules qu'à leur prolifération, ou qu’un cancer puisse être causé par l’arrêt des processus de suicide cellulaire, c’est voir le vivant sous un jour nouveau et ouvrir à la réflexion philosophique des espaces insoupçonnés.

 

 

Jean Claude Ameisen

 

Médecin et chercheur, il est directeur du Centre d’études du vivant de l’Institut des humanités de Paris (université Paris Diderot) et président du Comité consultatif national d’éthique.

 

 

Prix Biguet de philosophie de l’Académie française

 

Prix Jean Rostand 2000

Alain Vircondelet

Séraphine : De la peinture à la folie

Alain Vircondelet

224 pages

Éditeur : ALBIN MICHEL (01/10/2008)

25 août 2019

Mais qui est donc cette Séraphine à l’affiche du musée Maillol ? ICI 

Le cas Séraphine

Séraphine était-elle folle ? Cette artiste autodidacte qui entendait des voix trouva un équilibre, une forme de thérapie dans la peinture. Internée en 1932, elle cessa de peindre et fut submergée par la folie.

 

Séraphine Louis a d'abord mené une vie misérable : une mère fille de ferme, un père ouvrier agricole, orpheline à 7 ans, bergère, puis bonne à tout faire. A 18 ans, en 1882, elle est engagée comme femme de ménage dans un couvent à Senlis. Elle y reste vingt ans. Très pieuse, mystique même - la messe quotidienne du petit matin ne parvient pas à étancher sa soif de Dieu -, elle est bientôt habitée par des « voix », notamment celles de son ange gardien et de la Vierge. Un jour de 1905 - elle a plus de 40 ans -, alors qu'elle prie dans une chapelle de Senlis, il lui aurait dit : « Mets-toi au dessin, Séraphine, peins pour la gloire de Dieu, c'est le désir formel de Marie. Je reviendrai pour te donner d'autres consignes. Marie elle-même t'apparaîtra pour te commander des toiles. » Avec ses modestes économies, elle se rend chez le marchand de couleurs et achète des tubes de peinture, des pinceaux et des pots de Ripolin. Elle s'enferme chez elle.

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19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 06:00

 

Dans les années 60, les fameuses sixties, 2 chansons de Bob Azzam, aux sonorités orientales, il est d’origine égyptienne, vont devenir cultes : Mustapha et Fais-moi du couscous, chéri. ICI 

 

 

Pas sûr que, de nos jours, ce type d’« humour orientaliste » un peu lourdingue, soit du goût des féministes et de la gauche bien-pensante, mais renier le passé, mettre son mouchoir dessus, c’est amputer notre histoire de faits bien réels, l’éternel « cachez-moi ce sein que je saurais voir… »

 

 

C’est à Constantine que j’ai découvert le couscous, le vrai, celui que roulait Mouni la vieille dame qui gardait notre fille Anne-Cécile. Elle y passait la plus grande partie de la matinée, son couscous c’était sa fierté. Nous ne l’employions pas pour faire la cuisine mais, rien n’y faisait, Mouni roulait entre ses doigts la semoule. Je n’en ai depuis jamais mangé d’aussi bon, léger, fondant, une vraie merveille. Mouni venait de Kabylie, pendant qu’elle roulait la semoule, parfois, nous parlions de la guerre. Notre cité dominait les gorges, là où au petit matin nous, les Français, fusillions les rebelles Algériens. Nulle rancœur dans ses propos, le même fatalisme serein que ma mémé Marie.

 

l'enseignement en Algérie,le premier lycée de Constantine devenu lycée  d'Aumale, alger-roi.net

 

16 octobre 2014

Le couscous enfant des hautes plaines appartient à un monde le Maghreb, à un mode vie millénaire celui des Berbères… ICI

 

couscous3.jpg

 

Le couscous, un petit grain d'humanité salué par l'Unesco

 

Le couscous du Maghreb connaît son heure de gloire en faisant son entrée au patrimoine immatériel de l’Unesco. La semoule tellement plus ancienne que les Etats peut-elle montrer de nouveaux chemins diplomatiques?

 

Catherine Frammery

Publié jeudi 17 décembre

 

 

De la viande et des légumes cuits dans un bouillon accompagnés de céréales cuites à la vapeur : le couscous, plat incontournable des grandes fêtes au nord de l'Afrique, plat de partage et de convivialité, plat sublime d'exil, de famille et de tradition, a été consacré hier à Paris, en visioconférence: «Les savoirs, savoir-faire et pratiques liés à la production et à la consommation du couscous viennent d'être inscrits sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l'Unesco, résume Le Figaro, après le repas gastronomique des Français (2010), la culture de la bière en Belgique (2016) ou l'art du pizzaïolo napolitain (2017)».

 

 

Une coopération régionale réussie

 

«L’Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie s’étaient unis pour défendre ce plat emblématique de l’Afrique du Nord qui se décline à l’infini, écrit Le Parisien, reprenant une dépêche de l'AFP. «Le couscous plus fort que la politique! C’est la première fois que quatre pays du Maghreb unissent leurs efforts sur un sujet commun, s'emballe le site d'information MiddleEastEye».

 

«L'Unesco a salué un «exemple rare de coopération internationale».

 

Fait rare, l'Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie ont porté ensemble le dossier sans se disputer la paternité du plat, reprend aussi France 24. En septembre 2016, l'annonce par Alger sur le dépôt d'un dossier «couscous» à l'Unesco avait suscité l'ire de son voisin marocain, grand rival politique, diplomatique et culturel. Un accord avait ensuite été trouvé. Mais des orgueils nationaux mijotent encore: la ministre algérienne de la Culture, Malika Bendouda, a ainsi tenu à souligner que son pays «était parmi les précurseurs de la genèse de ce plat», mercredi lors de la cérémonie officielle». Et pas de doute derrière les intentions du site marocain TelQuel lorsqu'il titre son interview du grand chef Moha, il y a une petite semaine: «Le monde entier sait que le couscous est marocain!»

 

La suite ICI 

 

Le couscous : mets chéri des Français depuis longtemps - ATABULA - Edition  générale

 

Surprise !

 

L'un des plats préférés des Français est loin de sortir de notre cuisine traditionnelle, mais vient au contraire tout droit d'Afrique du Nord.

 

Mais qu'est-ce qui fait le succès du couscous ? ICI  et ICI

 

Que boire avec le couscous ?

 

 

- Au temps où je travaillais à la SVF, la star des restos à couscous, était le gris de Boulaouane, nous en vendions des milliers de cols. La marque est maintenant dans le giron du papy Castel qui y a ajouté le Sidi Brahim du papy Magrez. Parmi les marques de vin, toutes origines confondues, Sidi Brahim arrive en troisième position chez les Français, en notoriété assistée, tandis que Boulaouane arrive au 10e rang. Chez le premier, c'est le vin rouge qui tient la vedette, tandis que chez le second, c'est le gris. Castel a bien l'intention de leur donner une dimension supplémentaire. Il entend montrer que l'origine de ces vins, très accessibles en prix, ne doit pas les cantonner à accompagner couscous et tagines. « Nous voulons inscrire ces vins à la fois dans l'actualité et le quotidien. Ils doivent correspondre à une consommation moderne. Nous souhaitons les faire redécouvrir en adoptant une approche plus internationale » Bref, ce ne sont pas de grands nectars mais y’a pire sur le marché.

 

 

- Couscous, « c'est bon comme là-bas ! » Popularisé au début des années 60 par les rapatriés d'Algérie, le couscous occupe une place de choix parmi les plats préférés des Français. Par Olivier Bompas ICI

 

- Et moi c'est ça! 

 

 

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 08:00

 

Vous me faites travailler le dimanche ce n’est pas bien car c’est le jour du seigneur, mémé Marie me gronderait mais je sais qu’elle me pardonnera vu que c’est pour une juste cause.

 

James A. Michener

La source

James A. Michener

France-Marie Watkins-Roucayrol (Traducteur)

Éditeur : ROBERT LAFFONT (08/10/2020)

 

Si le Roi David et Abisag la Sulamite, Hérode le Grand, le général Pétrone, Vespasien et Titus, Flavius, Josèphe et Maïmonidès sont bien des personnages réels ; et si Acre, Zéfat et Tibériade sont toujours des villes de Galilée ; et si toutes les descriptions de lieux sont exactes... Makor cependant (en Hébreu : La Source), le site même de Makor, avec son histoire et ses fouilles, est imaginaire, nous précise l'auteur.

 

L'auteur nous entraîne à travers son récit, de la préhistoire (en 9834 avant l'ère chrétienne) jusqu'à la création de l'état d'Israël en 1948.

 

Nous découvrons au fil du récit (sur quinze niveaux ou époques) entre 9834 av JC et 1948, la vie des premiers Hébreux, l'émergence d'un sens d'un Dieu unique (El, puis El Shaddaï, puis ensuite Yaweh), la conquête de Canaan, la lutte contre les envahisseurs au temps du roi David, l'occupation Romaine, les croisades, l'arrivée des Arabes et la naissance de l'Islam, puis le temps de Bysance et de l'empire Ottoman, et pour finir, au 20 ème siècle après la chute de l'empire Ottoman en 1918, le protectorat Anglais en Palestine jusqu'en 1948.

La suite ICI

Frederick Exley

À la merci du désir

Frederick Exley

440 pages

Éditeur : MONSIEUR TOUSSAINT LOUVERTURE (16/01/2020)

 

19 octobre 2020

« Faut-il faut vivre mal pour écrire bien ? » Frederick Exley dans À la merci du désir/Last Notes from Home, démontre que oui ! ICI

Lluis Llach

Les Yeux fardés

Lluis Llach

384 pages

Éditeur : ACTES SUD (17/05/2017)

 

 10 janvier 2016

Je vis donc je lis… « On tua au nom de tout, de n’importe quoi et de rien du tout. » Lluís Llach… la guerre d’Espagne mère des pires atrocités du XXe siècle… ICI

 

 

Une ode à la liberté

Lluis Llach, né en 1948 à Gérone, est connu pour sa carrière de chanteur et son engagement pour la culture catalane. Les yeux fardés est son premier roman, un grand roman populaire, une ode à la liberté, à la jeunesse et à l’amour, qui nous touche en plein cœur.

 

Lluis, réalisateur de cinéma aux abois, est sur le point d’accepter un documentaire régional sur la dépression des oiseaux en cage quand sa productrice lui obtient un rendez-vous avec un vieillard susceptible d’inspirer un scénario. Sans trop d’illusions, il se présente donc chez Germinal Massagué et tombe sur un homme de 87 ans portant beau, les yeux maquillés de fard bleu. D’abord déconcerté, Lluis se laisse vite séduire par cet homme extravagant qui décide de lui raconter son histoire.

La suite ICI 

 

German Maggiori

Apocalypse gaucho

German Maggiori

Éditeur : LA DERNIÈRE GOUTTE (04/10/2018)

 

En 2051, alors que la Chine est devenue la première puissance mondiale, l'Argentine s'enfonce dans la guerre et le terrorisme. Milices et forces de sécurité, exclus, trafiquants et réfugiés se partagent la périphérie de Buenos Aires tandis que la pampa autour de la capitale n'est plus qu'un vaste marécage infesté de créatures hybrides où rôdent des gauchos accros aux drogues quantiques. C'est dans ce monde en ruine qu'Alejandro Stellke, analyste au sein des Archives nationales d'information de l'État, organise une étrange opération pour laquelle il charge Chico Eisen, un agent qu'il a formé, accompagné par Kurt Sealow, un ornithologue américain, mais aussi par Zampa, un membre des services secrets du Vatican, et deux sœurs siamoises, de livrer de mystérieux œufs au laboratoire de la biologiste chinoise Mei Hong, une spécialiste du clonage binaire. À leurs trousses, les hommes du commandant Campson, un militaire obsédé par le retour de l'ordre, comptent bien les empêcher d'accomplir leur mission.

 

L'ombre de J. G. Ballard plane sur ce roman où les sectes mystico-scientifiques rêvent de prendre le pouvoir, où les enfants sont enlevés et conditionnés pour devenir des machines de guerre, et où les mémoires, comme les identités, sont reprogrammées.

 

Né en 1971, Germán Maggiori vit à Buenos Aires. Après son impressionnant polar Entre hommes, il mêle avec brio dans ce nouveau livre la science-fiction et le western apocalyptique.

L’écrivain et réalisateur allemand Chris Kraus, à Paris, en juin 2019.L’écrivain et réalisateur allemand Chris Kraus, à Paris, en juin 2019. Patrice Normand/Leextra via Leemage

« La Fabrique des salauds » (Das kalte Blut), de Chris Kraus, traduit de l’allemand par Rose Labourie, Belfond, 890 p., 24,90 €.

 

« La Fabrique des salauds » : Chris Kraus au cœur du mensonge allemand

 

L’écrivain allemand Chris Kraus traverse le XXe siècle en compagnie d’un criminel nazi passant après-guerre au service de la RFA. Une épopée révoltante et un grand roman.

 

On a tort de croire que l’Apocalypse est à venir. Les hommes l’ont déjà réalisée sur Terre et elle a pour nom le XXe siècle. Voilà une des leçons à tirer de La Fabrique des salauds, roman-fleuve que l’on doit au réalisateur et écrivain allemand Chris Kraus. Celui-ci, né en 1963, s’efforce depuis longtemps, par le cinéma et la littérature, de comprendre la transformation de ses compa­triotes en bourreaux jamais vraiment repentis. Dans ce livre haletant, il s’attache aux pas de deux frères, Koja (Constantin) et Hub (Hubert), et de leur sœur adoptée, Ev, qui ignore qu’elle est juive et que les deux épouseront tour à tour. L’action s’engage avec un premier massacre lors de la révolution russe de 1905 : le lynchage du grand-père pasteur par des révolutionnaires. Elle s’achève au milieu des années 1970, à Munich, dans le décor aseptisé d’un hôpital, typique de la République fédérale allemande (RFA), en apparence pacifiée.

 

La saga des Solm, riche en rebondissements, a donc pour sujet le « court XXe siècle ». Au début, le tableau de Riga et de ce qu’on appelle le Baltikum, l’univers formé alors par les minorités allemandes peuplant les pays baltes, a encore le charme de la Belle Epoque. Tel que Kraus le dépeint, ce cadre n’est pas loin du Lübeck hanséatique des Buddenbrook, de Thomas Mann (1901), où cohabitent le snobisme, l’obsession de l’endogamie sociale et ethnique, les préjugés bourgeois et la vie de bohème clandestine. Mais sous ce parfum désuet couvent des tragédies inouïes.

 

La suite ICI 

 

7 mai 2020

La Fabrique des salauds de Chris Kraus « comment devient-on criminel ? » 1 examen de conscience, dont on ressort tous secoués ICI  

https://www.letelegramme.fr/images/2020/04/05/tout-l-art-d-almudena-grandes-consiste-a-plonger-ses_5119573_1000x526.jpg?v=1

Les patients du docteur Garcia

Almudena Grandes

800 pages

 

Éditeur : J.-C. LATTÈS (22/01/2020)

Les guerres d’Almudena Grandes

Critique Dans le quatrième volet de son cycle romanesque sur la guerre d’Espagne, Almudena Grandes tisse une intrigue palpitante autour d’un réseau clandestin d’évasion de criminels nazis. ICI

Céline Rouden, le 15/04/2020

 

13 juillet 2020

Grâce à Almuneda Grandes, les « perdants » de la guerre d’Espagne le Dr Garcia et le diplomate républicain, Manolo Benitez se retrouvent le 30/12/1976 à l’aéroport de Barajas, Franco, le caudillo, est mort voilà 1 an ICI 

«Españoles… Franco ha muerto», après 36 ans de dictature Francisco Franco Bahamonde, le caudillo meurt « dans un lit aux draps suants, avec l'extrême-onction, comme 1 petit-bourgeois »

 

Frank Mayer

Tueur de bisons

Frank Mayer

112 pages

Éditeur : LIBRETTO (07/05/2013)

26 avril 2012

Cheyenne, un vin de la principauté d’Orange qui m’amène jusqu’aux bisons des Grandes Plaines de l’Ouest Américain… ICI 

 

Frank Mayer, raconte sans fard, sans détour, avec une effarante irresponsabilité « ce désastre écologique sans précédent ; pour nombre de personnes (les Indiens des Plaines au premier chef), un cataclysme social, culturel, politique, psychologique même, dont on peine à prendre la mesure. » Mayer est un simple businessman qui fait tourner sa petite entreprise de 4 ou 5 employés. Il fait de l’argent en tuant. « Les chemins de fers se chargeaient su transport vers l’Est des peaux, de la viande et des os. Pour les lobbies financiers comme pour les chasseurs itinérants, tout était affaire de profit immédiat. »

Dennis Lehane

La Trilogie Joe Coughlin - Un pays à l'aube - Ils vivent la nuit - Ce monde disparu

Dennis Lehane

Éditeur : PAYOT ET RIVAGES (01/10/2017)

 

21 janvier 2018

Les Irlandais : « les nègres de l’Europe »dans La saga des Coughlin les hors-la-loi tourmentés ont la cote et il n’y a pas de héros; les bons tentent de faire simplement les moins mauvais choix ICI 

 

Dans La saga des Coughlin on suit les hommes d’une famille américaine, de ses débuts dans les forces de l’ordre à Boston jusqu’à Miami pendant la prohibition et à l’après seconde guerre mondiale, quand les hors-la-loi, les bandits sont fatigués. Je vous en dis le minimum, sachez simplement que c’est une belle, une flamboyante, une mélancolique histoire de mafieux. On ne lâche pas le pavé jusqu’à la dernière page.

 

 

 

Les Coughlin, des Irlandais, Thomas le Père, haute personnalité de la police bostonienne, corrompu mais propre sur lui, Danny flic aussi, forte tête, Connor, l’intello, au bel avenir brisé et le petit dernier Joe, qui deviendra un hors-la-loi qui voisinera Meyer Lansky et Lucky Luciano…

Sebastian Barry

Des jours sans fin

Sebastian Barry

Éditeur : JOËLLE LOSFELD (01/01/2018)

 

CRITIQUE

«DES JOURS SANS FIN», SEBASTIAN BARRY AFFRANCHIT LE GAY ICI 

 

L’Irlandais raconte une histoire d’amour inspirée de l’homosexualité de son fils.

 

Né à Dublin en 1955, Sebastian Barry est le seul auteur à avoir remporté deux fois le prix Costa, l’un des plus importants en Angleterre, en 2008 pour le Testament caché (Joëlle Losfeld, 2009) et en 2016 pour Des jours sans fin, dédié à son fils Toby. Après la seconde victoire, il s’est tout de suite connecté à Skype pour la partager avec lui : «Je n’entendais rien à ce qu’il disait, lui non plus, mais son visage rayonnait de joie», se souvient-il. De cette récompense-là, Barry - qui ne craint pas le lyrisme, ni dans ses pages ni dans la vie - n’est semble-t-il toujours pas remis : «Plus que "pour", j’aurais dû écrire "de la part de mon fils", car c’est un cadeau qu’il m’a fait, le plus beau qu’on puisse faire à son père. Je lui dois ce livre, il en est la muse.» A 16 ans, Toby, le cadet de la famille, a fait son coming out auprès de ses parents. «Après des mois de tristesse, au cours desquels sa mère et moi étions extrêmement inquiets pour lui, il a fini par dire : "Ce qu’il y a, c’est que je suis homosexuel." Ça a été un tel soulagement pour nous, et une libération pour lui.» S’en est suivie une urgence : pour le père, «à comprendre ce que ça voulait dire» ; pour le fils, «à l’enseigner». Littéralement : «Toby a été mon professeur d’homosexualité.»

La suite ICI

James Agee

Une saison de coton : Trois familles de métayers

James Agee

187 pages

Éditeur : CHRISTIAN BOURGOIS EDITEUR (30/11/-1

 

Une saison de coton : prémices d'un «Grand Roman américain» ICI 

 

Ce texte de James Agee sur les fermiers misérables d'Alabama annonce Louons maintenant les grands hommes, le chef-d'œuvre du romancier américain paru en 1941.

Par Christophe Mercier

 

Louons maintenant les grands hommes (1941), ample méditation écrite par James Agee à la suite d'une visite, en compagnie du photographe Walker Evans, à des cueilleurs de coton blancs d'Alabama, fait aujourd'hui figure de classique absolu. Et on peut sans hésiter le ranger parmi les trois ou quatre plus grands livres américains du XXe siècle, texte inclassable qui invente sa propre forme, lyrique, mystique, cosmique, pour dire ce qu'est l'Amérique. C'est peut-être, plus que bien des romans qui s'annoncent comme tels, ce qui approche le plus de cette inaccessible baleine blanche qu'est le «Grand Roman américain».

 

On sait que le reportage original de James Agee, commandé par le magazine Fortune, avait été refusé par ledit magazine. Le texte en a été retrouvé dans les archives de l'écrivain (disparu en 1955, à quarante-cinq ans) et paraît aujourd'hui en français.

La suite ICI 

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 06:00

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Elle : Je suis sûre qu'il pense à une autre femme. Lui : Je me demande ce que la gendarmerie des Vosges va nous proposer dans son prochain tweet.

 

Dans les Vosges, les farces de l’ordre

Le Gendarme de Saint-Tropez : coulisses d'une saga culte | CineComedies

 

Respect du confinement, sécurité routière, feux de forêt… La gendarmerie des Vosges envoie des messages de prévention pleins d’humour sur son compte Twitter. Un comique particulièrement bienvenu en ces temps de crispation avec la population, par Stéphanie Marteau

 

On peut s’habiller en total look bleu marine et avoir le sens de l’humour. C’est ce que démontrent quotidiennement les gendarmes des Vosges, à la tête d’un compte Twitter très remarqué pour ses posts sarcastiques, très éloignés de la communication institutionnelle à laquelle la maréchaussée était jusqu’alors habituée… Un ton très libre qu’ils conservent même en ces temps de très fortes crispations entre forces de l’ordre et population, et alors que le sujet, soulevé par l’article 24 de la loi « sécurité globale », a provoqué une inédite crise politique entre le gouvernement et sa majorité.

 

Chaque jour, le lieutenant-colonel Brice Mangou (42 ans) et deux de ses adjoints, accros aux réseaux sociaux, consacrent leur temps libre à produire deux messages qui allient prévention et humour grinçant, en veillant à se tenir loin des polémiques. Né en 2018, @Gendarmerie088, qui a 22 000 followers, est désormais le premier compte départemental de la gendarmerie. « On est même “likés” par l’ex-présidente du Medef Laurence Parisot, Anne Hidalgo et des parlementaires », s’amuse un gradé.

 

La suite ICI

 

88 - Gendarmerie des Vosges @Gendarmerie088

9 déc.

 

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Par temps froid, les animaux sont attirés par la chaleur des moteurs venant de tourner.

 

Si vous entendez miauler, pensez à soulever le capot de votre véhicule.  Si vous entendez meugler, pensez à... Non, rien.

 

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 08:00

 

C'est la suit et c'est du boulot...

 

Il était une fois dans l'Est

Arpad Soltesz

Arpad Soltesz

Barbora Faure (Traducteur)

432 pages

Éditeur : POINTS (03/09/2020)

 

Fin des années 1990, dans l'est sauvage de la Slovaquie. Veronika, 17 ans, est enlevée par deux hommes alors qu'elle fait du stop. Après l'avoir violée, les deux malfrats prévoient de la vendre à un bordel au Kosovo. Mais lors du transfert, la jeune fille s'échappe, puis porte plainte auprès de la police locale. C'est alors que les choses se compliquent : les kidnappeurs semblent bénéficier de protections haut placées, et l'enquête piétine...

 

Aidée de Pavol Schlesinger, le journaliste qui raconte son histoire, Veronika tente d'échapper aux trois plus grands groupes criminels de l'époque : la police, la justice et les services secrets. Réfugiée dans un hôtel désert à la frontière ukrainienne, elle fait la connaissance du mystérieux Igor, qui l'initie à la fabrication des bombes. Car si elle ne peut obtenir justice, Veronika refuse de laisser impunis ses tortionnaires. Et la vengeance est un plat qui se mange froid...

 

Puisant dans les nombreuses affaires qu'il a pu suivre comme journaliste lorsqu'il couvrait les mafias de l'Est, Arpad Soltesz dresse un tableau noir et âpre des brutales années 1990 et du capitalisme sauvage qui a suivi la chute du communisme.

Valerio Varesi

Un dernier polar avant la rentrée : “Les mains vides” de Valerio Varesi ICI 

Michel Abescat, Christine Ferniot

Publié le 26/08/19

Quoi de mieux pour finir l’été en beauté qu’une promenade en noir italienne ? Michel Abescat et Christine Ferniot vous proposent une dernière escapade pleine de charme et de mélancolie, au cœur de Parme, dans les milieux de la délinquance en col blanc.

Eva Dolan

 

« Les oubliés de Londres », d'Eva Dolan

Éditeur : LIANA LÉVI (06/02/2020)

 

Eva Dolan propose à ses lecteurs un jeu narratif complexe, qui rend la lecture de ce roman d’autant plus passionnante. L’intrigue est en fait construite sur un double mouvement.

 

Premier mouvement, des chapitres intitulés « Maintenant » s’ouvrent sur un meurtre et racontent l’onde de choc de celui-ci sur les personnages, en parallèle de l’enquête de police. Et second mouvement, des chapitres intitulés « Avant » fonctionnent à rebours du temps. En alternance avec les premiers, ces chapitres remontent dans le passé et éclairent peu à peu l’histoire qui est racontée. L’intrigue n’est donc pas linéaire, mais complexe et singulièrement subtile sur le plan psychologique.

 

La suite ICI 

Hervé Le Corre

L'homme aux lèvres de saphir

Hervé Le Corre

503 pages

Éditeur : PAYOT ET RIVAGES (01/10/2004)

 

Publié il y a de cela près de quinze ans, à une époque heureuse où les blogs littéraires n’existaient pas, L’Homme Aux Lèvres De Saphir bénéficie d’une nouvelle attention avec la parution de Dans L’Ombre Du Brasier, dernier roman très attendu d’Hervé Le Corre, devenu désormais l’une des grandes figures de la littérature noire française, qui reprend quelques personnages du premier opus évoluant à Paris en 1870 durant l’époque trouble de l’effondrement du Second Empire marquant la fin du règne de Napoléon III. Si les deux ouvrages peuvent se lire indépendamment l’un de l’autre, L’Homme Aux Lèvres De Saphir se situe aux prémices de la période insurrectionnelle de la Commune alors que Dans L’Ombre Du Brasier dépeint les événements de la Semaine sanglante qui marque l’achèvement de cette épopée révolutionnaire. C’est au cœur de cette atmosphère crépusculaire que l’on assiste aux exactions d’un étrange tueur qui trouve son inspiration dans Les Chants de Maldoror, un texte en prose terrifiant d’Isidore Ducasse plus connu sous le pseudonyme de Comte de Lautréamont.

 

La suite ICI  

Franck Bouysse

Grossir le Ciel

Franck Bouysse

240 pages

Éditeur : LA MANUFACTURE DE LIVRES (09/10/2014)

 

Quelle écriture !

 

Il n’est pas toujours facile d’associer les mots beauté et polar, le registre du noir se prêtant plus volontiers à une danse d’adjectifs plus spectaculaires (sanglant, oppressant, étouffant, macabre) ou de vocables identifiant le genre (suspense, meurtre, enquête, thriller,…). Autant dire que Franck Bouysse réussit un sacré tour de force avec ce roman.

 

Promenons-nous dans les Cévennes

 

Grossir le ciel, c’est une ambiance qui vous renverra aux bancs d’école et à la découverte des livres de Giono pour certains, ou vous filera une furieuse envie de promenade dans les Cévennes, le cœur palpitant de cette fiction. Cœur qui pulse, ralentit, connaît quelques arythmies, s’emballe jusqu’à l’oppression. Point de cadavres à foison ou de descriptions à faire frissonner d’angoisse pourtant… Il y a Gus, qui vit avec son chien, Mars et puis un voisin taiseux, Abel. Rien, dans leur quotidien de paysans isolés se croisant parfois pour avaler un verre de rouge ou marmonner à demi-mots la vie qui passe, pour briser la monotonie. Pourtant, la nouvelle du décès de l’abbé Pierre va bousculer cet équilibre. Ça… et un coup de feu un jour d’hiver : un gibier repéré par Gus mais pour lequel Abel, depuis la ferme voisine, a sans doute été plus rapide.

 

La suite ICI 

Un été d'écrivains : Mercredi 20 juillet 2016 - Ép. 3/0 - Didier Daeninckx

Didier Daeninckx

Retour à Béziers

Collection jaune Verdier

96 p. 10,00 €

Parution : octobre 2014

26 novembre 2014

Retour à Béziers : un abstinent s’indigne « c’est le jus de treille qui a fait l’immense richesse de Béziers. » ICI 

 

Robert Colonna d`Istria

 

Une famille corse. 1200 ans de solitude

Robert Colonna d'Istria

416 pages

Éditeur : PLON (26/04/2018)

5 septembre 2018

« Jamais les Romains n’achetaient d’esclaves corses ; ils savaient qu’on n’en pouvait rien tirer ; il était impossible de les plier à la servitude. » Napoléon  ICI 

 

Le titre du livre de Robert Colonna d’Istria attire notre attention sur deux éléments paradoxaux : la datation, 1200 ans de solitude, allusion évidente au roman de García Márquez, Cent ans de solitude (1967) qui raconte sur plusieurs générations, au long d’un siècle, l’histoire de la famille Buendía depuis la fondation du village de Macondo et le lien avec l’histoire d’une famille corse, et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit de la famille Colonna d’Istria.

 

La suite ICI 

Fernando Aramburu

Patria

Fernando Aramburu

Claude Bleton (Traducteur)

728 pages

Éditeur : ACTES SUD (02/09/2020)

 

12 août 2018

Lisez Patria le magnifique roman de Fernando Aramburu, les années de plomb en d’Euskal Herria la folie meurtrière de l’ETA ICI  

 

Patria sur Canal+ : un drame familial et historique bouleversant sur fond de terrorisme basque ICI  

Lluis Llach

Le théâtre des merveilles

Lluis Llach

411 pages

Éditeur : ACTES SUD (15/05/2019)

9 juin 2019

L’appoggio, le fiato, Rossini qui s’amusait en composant, Verdi dont les mélodies sont orgasmiques, Puccini dont les mélodies s’envolent, te maintiennent en suspension tout en haut… Le Théâtre des merveilles de Lluis Llach ICI 

 

Puis j’ai découvert et lu avec un grand plaisir ses deux premiers romans Les yeux fardés et Les femmes de la Principal chez Actes Sud

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Frank Harris

La bombe

Frank Harris

336 pages

Éditeur : LE LIVRE DE POCHE (11/03/2020

 

"La Bombe", le roman des origines du 1er Mai ICI

Karl Jacoby

Des ombres à l’aube

UN MASSACRE D’APACHES ET LA VIOLENCE DE L’HISTOIRE

Karl Jacoby

 

Le 30 avril 1871, sur le Territoire de l’Arizona, dans le canyon d’Aravaipa, une troupe d’Indiens Tohono O’odahms, de Mexicains et d’Américains massacrait dans leur sommeil plus de 140 Apaches. il est demeuré une masse d’informations sur ce drame, qui a permis à Karl Jacoby de proposer une approche inédite de l’événement, connu sous le nom de Massacre de Camp Grant.

 

Traduit de l’anglais par Frédéric Cotton

 

Bob Shacochis

La femme qui avait perdu son âme

Bob Shacochis

788 pages

Éditeur : GALLMEISTER (01/01/2016)

Un vrai thriller politique

 

Quelle fresque… Les Nord-Américains ne s’y sont pas trompés : « digne successeur…de Graham Greene et John le Carré » ont-ils souligné à la parution de ce pavé en 2013. Finaliste du prix Pulitzer l’année suivante (avec Philipp Meyer pour « Le Fils » et Donna Tartt qui l’a emporté avec « Le Chardonneret », sacré trio !), ce livre vous tiendra en haleine plusieurs soirs d’affilée. Thriller politique, roman d’espionnage (les analyses géopolitiques sur les conflits contemporains sont passionnantes), histoire d’amour aux personnages inoubliables (même les « méchants »), tous les ingrédients mélangés par Bob Shacochis concourent à la réussite de ce livre. L’auteur s’est inspiré de son expérience personnelle de correspondant de guerre (notamment en Haïti). Pas étonnant dès lors que la trame de cette fiction soit très réaliste.

 

La suite ICI 

Jonathan Franzen

Purity

Jonathan Franzen

 

Olivier Deparis (Traducteur)

840 pages

Éditeur : POINTS (08/06/2017)

 

Un Jonathan Franzen au top

Jonathan Franzen publie là sans conteste son meilleur livre depuis « Les Corrections ». Son talent pour camper des personnages incarnés, son don pour dérouler une histoire avec une logique implacable, tout en interrogeant le sens du secret dans nos vies à l’ère d’Internet, font de « Purity » un roman passionnant de bout en bout.

La suite ICI 

A travers l’histoire d’une jeune fille en quête d’un père inconnu, l’écrivain américain s’interroge sur le rôle du secret, s’élevant contre la dictature de la transparence

ICI

Colin Winnette

Là où naissent les ombres

Colin Winnette

224 pages

Éditeur : DENOËL (22/04/2016)

[Haints Stay]

Trad. de l'anglais (États-Unis) par Sarah Gurcel

 

Plongez dans l’essence même de l’Amérique profonde et violente, celle des âmes perdues.

 

Brooke et Sugar se disent frères et sont chasseurs de primes. Partout où ils passent, ils sèment effroi et désolation. Contraints de quitter la ville après une tuerie particulièrement violente, ils se réfugient dans les bois. Un matin, à leur réveil, ils trouvent à leurs côtés un mystérieux garçon amnésique. Ils l’appellent Bird et en font leur mascotte. Lors d’une expédition punitive dans un village, les deux frères sont capturés par la police locale et mis en prison. Brooke parvient à s’enfuir, mais Sugar, sorte de bête humaine, sale et effrayante, reste derrière les barreaux.

 

Là où naissent les ombres est un western acide et désespéré auquel seuls une veuve, un orphelin et un nourrisson apportent une touche d’humanité.

 

224 pages

Gilles Leroy

Dans les westerns

Gilles Leroy

320 pages

Éditeur : MERCURE DE FRANCE (12/01/2017)

On en voit, dans le métier, des physiques exceptionnels et des visages saisissants. Lui, Lockhart, c’était autre chose. On voulait entrer dans sa lumière, dans sa sphère, on voulait le prendre dans ses bras et sentir comment c’était d’être dans ses bras. Ce je-ne-sais-quoi qui fait la différence entre un grand acteur et un génie, il l’avait. À l’époque, on appelait ça le it – tu l’avais ou pas. It, c’était le pouvoir de séduire les deux sexes en toute innocence, sans rien faire, juste en étant là. Un sortilège.

 

1948, Arizona. Quand Paul Young rencontre Bob Lockhart sur un plateau de cinéma, l’évidence saute aux yeux de tous : les deux hommes seront bien plus que de simples partenaires de jeu. Espionnés par les studios, la police des mœurs et la presse à scandale, les amants vivront sept années de passion, jusqu’à ce que Paul regagne le rang.

 

Le voici cinquante ans plus tard, devenu sénateur et patriarche, qui joint sa voix à celles de deux autres inconditionnels : l’actrice Joanne Ellis, longtemps éprise de Bob, et Lenny Lieberman, l’agent presque frère. Émus, émerveillés encore, ils tissent à eux trois la légende de Lockhart.

 

Toute histoire d’amour est aussi l’histoire d’un monde, nous dit Gilles Leroy : ici, une Amérique brillante, convulsive, déchirée entre avant-garde et cynisme, soif de liberté et répression.

 

La suite ICI 

 

Robert Penn Warren

Un endroit où aller

Robert Penn Warren

600 pages

Éditeur : ACTES SUD (28/12/1993)

Le fils d’un bon-à-rien et d’un modèle d’obstination résignée

 

Si l’on substitue la pesanteur de l’appartenance au Sud profond à celle de la judaïté et que l’on ajoute un bon trait de lyrisme et d’intérêt pour la nature, plusieurs œuvres éminemment rothiennes ressemblent fort à Un endroit où aller, dernier roman de Robert Penn Warren, écrit à l’âge de soixante-douze ans. Il s’agit des mémoires narrées à la première personne de Jed Tewksbury, dont le titre indique opportunément qu’il fut toute sa vie un déraciné.

 

La suite ICI 

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 06:00

 

L’espion qui venait du froid, publié chez Gallimard en 1964, je l’ai lu plus tard étant étudiant, ce fut un choc, nous étions en pleine guerre froide, le rideau de fer, en septembre 68 les chars des pays frères à Prague écrasaient le gouvernement de Dubcek, le mot liberté prenait tout son sens, et comme l’écrit bien mieux que moi Marc Porée dans AOC (voir plus bas), John Le Carré qui avait fait ses classes dans les services secrets britanniques, a élevé le roman d’espionnage, genre dit « mineur », au rang d’art majeur.

 

Sa couleur de prédilection ?

 

Le gris.

 

Un gris terne, comme l’était le bloc soviétique dans les représentations de l’époque, couleur muraille. Mais un gris fait de diverses nuances, car rien, dans le monde des officiers du renseignement, n’est autre que très subtilement infiltré, toujours au bord de se fondre dans le camp d’en face. »

 

 

« La plupart des lecteurs pensent que ses inoubliables romans d’espionnage devaient avant tout à sa propre expérience d’espion pour le compte du MI5 et du MI6. Mais pour ce critique britannique, c’est méconnaître l’histoire personnelle du romancier dont la mort a été annoncée dimanche 13 décembre.

 

 

Auteur de plus d’une vingtaine de romans, John le Carré est mort samedi 12 décembre, a annoncé son agent.

 

 

« C’est avec une grande tristesse que je dois annoncer que David Cornwell, connu dans le monde sous le nom de John le Carré, est décédé après une courte maladie (non liée au Covid-19) en Cornouailles samedi soir. Il avait 89 ans. Nos pensées vont à ses quatre fils, à leurs familles et à sa chère épouse, Jane », a indiqué Jonny Geller, PDG du groupe Curtis Brown, agence artistique basée à Londres.

 

 

« Il semble pour ainsi dire indéniable que John Le Carré est le plus grand auteur de romans d’espionnage de tous les temps, mais, de son point de vue, personne n’en comprenait la raison », affirme Jake Kerridge dans The Daily Telegraph. » ICI

 

 

« L’espion qui venait du froid (Gallimard, 1964 pour l’édition française), qui l’a rendu célèbre dans le monde entier, ne reflétaient que peu la réalité des services secrets britanniques de l’époque, selon le journaliste. Comme l’avait fait valoir Le Carré lui-même lors d’un entretien :

 

 

« L’espion qui venait du froid’ n’aurait jamais été publié s’il avait raconté la réalité, j’étais encore dans les services [à l’époque de la parution]. Mes supérieurs l’ont laissé passer au prétexte qu’il ne reflétait pas la vérité et ne révélait aucun secret. »

 

 

Comme je ne suis pas un spécialiste de John Le Carré, je vous propose quelques hommages : du Monde, du Temps, de Pierre Haski, et bien sûr celui de Marc Porée.

Le romancier britannique John Le Carré, ici en 2017.

Le romancier britannique John Le Carré, ici en 2017. © AFP / DPA / Christian Charisius

Le maître du roman d’espionnage John le Carré est mort à l’âge de 89 ans ICI

 

« L’Espion qui venait du froid » le rendit célèbre dans le monde entier. Après une carrière de diplomate, brièvement espion lui-même, John le Carré s’est consacré à l’écriture et laisse derrière lui plus d’une vingtaine de romans.

Par 

Publié le 13 décembre 2020 

 

John le Carré, infiltré en littérature ICI

 

REVUE DE PRESSE

Happé à Berne par le monde du renseignement, le romancier décédé hier soir a à jamais changé l’image de la guerre froide mais a toujours renouvelé ses combats, le dernier étant celui contre le Brexit. Hommages de la presse

Catherine Frammery Publié lundi 14 décembre 2020

 

Il faudrait citer (presque) tous les journaux du monde ce lundi, tant les hommages sont nombreux, appuyés et généreux pour le romancier britannique décédé hier soir d’une pneumonie à l’âge de 89 ans. Une histoire qui aurait été sans nul doute très différente sans la Suisse. Sans la Suisse, il n’y aurait pas eu John le Carré. Car c’est là que tout a commencé vraiment.

 

Cela en fera rire plus d’une, c’est pour apprendre l’allemand classique que John le Carré, qui s’appelait alors David Cornwell, est venu étudier à Berne en 1949. Son enfance avait été plus que rude entre un père fantasque et voyou et une mère partie lorsqu’il avait 5 ans, il avait 16 ans, et «était lassé du système d’éducation britannique», écrit le Washington Post. «C’était à peu près aussi intelligent qu’apprendre le français classique à La Nouvelle-Orléans», a d’ailleurs reconnu John le Carré lui-même à la Berner Zeitung en 2009, quand l’Université de Berne lui a décerné un doctorat honoris causa.

 

Il n’empêche: «J’y suis resté de 1948 à 1949. Je venais de fuir le système d’éducation britannique avec le sentiment d’être «incomplet». J’avais un besoin urgent de m’inventer. Berne était pour cela un endroit très excitant. Un haut lieu du renseignement», écrira-t-il plus tard dans ses mémoires, Le Tunnel aux pigeonscité dans la nécrologie du Monde. Et c’est à Berne, dans ces années 1948-1949, qu’il est approché pour la première fois par les services secrets britanniques. «L’espionnage, c’est comme les histoires d’amour, tout tient au hasard des rencontres. Un jour que je me sentais particulièrement seul et mélancolique, je m’étais rendu à l’église. Il y avait là un couple étrange qui, me voyant à ce point désemparé, m’a invité à prendre une tasse de thé, puis m’a convaincu que mon pays avait besoin de moi. J’étais trop jeune pour avoir connu la Seconde Guerre mondiale, mais j’étais habité par un fort sentiment de patriotisme. Et surtout, le monde du secret m’attirait. Je dois dire qu’en le pénétrant, j’y ai découvert un refuge!»

 

La suite ICI 

Le Chant de la Mission: Amazon.fr: John le Carré: Livres

Pour comprendre la guerre au Congo, lisez John Le Carré ICI

Par Pierre Haski

Publié le 02 novembre 2016 

 

Chaque jour, je reçois un e-mail de la Coordination des affaires humanitaires des Nations Unies à Goma, dans la province congolaise du Nord-Kivu, m’informant de l’état des combats et des populations déplacées dans cette région de l’Est du Congo. Ces e-mails ont commencé à devenir obsédants alors que je terminais la lecture du « Chant de la Mission », le dernier roman de John Le Carré.

 

Les e-mails de l’ONU, c’est-à-dire la réalité, me parlent des combats qui opposent l’armée congolaise aux partisans du général tutsi Laurent Kunda et aux maï-maï, faisant quelque 350 000 personnes déplacées dans la région. Le dernier communiqué fait état de combats « substantiels » dans le district de Masisi, d’un quartier de Goma encerclé et fouillé par l’armée qui a trouvé des armes et arrêté quatre personnes, etc.

 

Le livre de John Le Carré, une fiction donc, me parle de la même chose, revue et corrigée par un romancier, maître du roman d’espionnage au temps de la guerre froide, recyclé dans les conflits de l’après-guerre froide. Un monde dans lequel les guerres du Congo ne sont plus le sous-produit des affrontements Est-Ouest, mais des conflits aux raçines ethniques ancestrales, doublées des appétits que suscitent les richesses du sous-sol.

 

La suite ICI

 Profil ICI AOC m'offre 3 lectures gratuites, parce que je suis inscrit sur son site, que j'utilise rarement. Je vous offre la lecture en vous évitant la procédure d'inscription. Vous pouvez aussi cliquer sur le lien ci-dessous.

Cinquante nuances de Le Carré

Par Marc Porée ICI

PROFESSEUR DE LITTÉRATURE ANGLAISE

 

 

John Le Carré est mort samedi. L’écrivain, qui avait fait ses classes dans les services secrets britanniques, a élevé le roman d’espionnage, genre dit « mineur », au rang d’art majeur. Sa couleur de prédilection ? Le gris. Un gris terne, comme l’était le bloc soviétique dans les représentations de l’époque, couleur muraille. Mais un gris fait de diverses nuances, car rien, dans le monde des officiers du renseignement, n’est autre que très subtilement infiltré, toujours au bord de se fondre dans le camp d’en face.

 

Un géant des lettres britanniques s’est éteint samedi dernier. Héritier de Charles Dickens et de Joseph Conrad, l’auteur de L’espion qui venait du froid (1963) a élevé un genre mineur, le roman d’espionnage, au rang d’art majeur. Mais, reprenons. Comme à chaque fois qu’un écrivain tire sa révérence, il est bon de réfléchir à la trace qu’il laisse. Aux circonstances qui ont fait de lui l’auteur qu’il est devenu. À ce qui l’aura maintenu en vie, alive and kicking, comme disent les Anglais. Le genre ne change rien à l’affaire. Pas plus que le Zeitgeist.

 

 

C’est son statut, figuré cette fois, d’agent double, qui a fait de l’ancien espion au service du Secret Intelligence Service un véritable écrivain. « Un agent double se met au service de camps apparemment antagonistes, mais il y a trahison et trahison », posait Pierre Mertens au seuil de l’étude consacrée à L’Agent double (1989). Les trahisons qu’évoque Mertens sont celles qu’il prête à Marguerite Duras, Julien Gracq, Milan Kundera, etc. Le Carré n’y figure pas, mais sa place est à leurs côtés, dès lors que tout écrivain conspire, triche, ment, trahit, pour de vrai comme pour de faux. Du reste, les faux monnayeurs que sont les romanciers finissent toujours par « épouser les deux faces d’une même… “cause” », écrit Mertens, mais on comprend « pièce ».

 

 

C’est ainsi que les écrivains qui se sont faits espions, au même titre que les espions qui sont passés, avec armes et bagages, du côté de l’écriture, ne comptent pas pour rien, en tout cas pas chez nos voisins d’en face.

 

 

Christopher Marlowe, ami et rival de Shakespeare, a espionné pour le compte de Francis Walsingham, très proche conseiller de la reine Elisabeth. Daniel Defoe, avant de s’embarquer dans la création de Robinson Crusoe, a tenu un rôle d’agent de liaison auprès du chancelier de l’Échiquier de l’époque. Au tournant du XXe siècle, Rudyard Kipling s’empare d’enjeux hautement stratégiques : au nord du sous-continent indien, là où les tensions entre Afghans, Russes et Britanniques menacent la sécurité des frontières, ainsi que l’avenir des empires, Kim, le personnage caméléon de son roman éponyme de 1901, travaillera à la viabilité géopolitique du « Grand Jeu ». D’origine polonaise, Joseph Conrad crée L’agent secret, l’un des tout premiers romans d’espionnage (et de terrorisme), en 1907, avant de récidiver avec Sous les yeux de l’Occident (1911). Lui emboîte le pas Graham Greene, avec son scénario, Le Troisième homme, devenu roman en 1949. Etc.

 

Sa dette, Le Carré la connaissait, tout comme sa place dans la lignée. Bon sang d’agent double ne saurait mentir. Mais les livres ne sont pas tout. Ses vraies classes, il les fit auprès du SIS, au plus froid de la Guerre du même nom. Les services secrets eurent l’intelligence d’offrir à David John Moore Cornwell ce à quoi il aspirait : la sécurité d’un milieu protecteur, les paroles qui flattent l’égo, le sentiment d’œuvrer pour sa patrie, dans un contexte marqué par le passage à l’Est d’une génération de jeunes et brillants intellectuels, ses contemporains en la personne Kim Philby, Guy Burgess et autre Anthony Blunt. À rebours des marxistes qui avaient investi les universités britanniques, Cornwell embrassa la cause du « monde libre » – sans mesurer de quelles cyniques hypocrisies elle s’entoure, ni de quelles mortelles entorses à la fairness elle se paye.

 

 

Avec la chute du Mur, en 1989, on a prétendu que son inspiration n’y survivrait pas. On se trompait lourdement.

 

 

Secrétaire d’ambassade à Bonn, consul à Hamburg, entre 1959 et 1964, il forgea ses armes dans le renseignement, avant d’être contraint de rompre les ponts. L’espion qui venait du froid (1963) marque, non pas ses débuts littéraires, qui remontent à 1961, avec L’Appel du mort, mais son entrée dans le grand bain. En levant un coin du voile sur la machine à fabriquer les agents secrets, il trahit les « siens » une première fois, mais ce ne sera pas la dernière. On lui fit le reproche de porter sur le devant de la scène des choses qu’on préfèrerait taire. Il n’en avait cure. Tout autres étaient les secrets qu’il traquait, relevant du « misérable petit tas de secrets » que cache l’homme, selon Malraux. Son « grand jeu » à lui fut existentiel, quasi métaphysique, tout autant que moral et politique.

 

 

Sa carte maîtresse ?

 

 

Duplicité et dissimulation. Son personnel romanesque ? Les agents, ceux qu’on retourne, qu’on forme ou dont on lave le cerveau, qui font défection, vous claquent dans les pattes ou se font prendre le doigt dans le pot de confiture (de miel, en anglais).

 

 

Sa couleur de prédilection ?

 

 

Le gris. Un gris indéfinissable, sale, terne, fatigué, exsangue, comme l’était le bloc soviétique dans les représentations de l’époque, couleur muraille, en somme, à l’image d’une Twilight Zone située à égale distance du blanc et du noir, du bien et du mal. Gris des ambiguïtés morales dont Le Carré s’est fait l’expert. Nuances de gris, à même le textile qui tient lieu de « couverture », à ne plus savoir les compter, plus de cinquante au bas mot, coups tordus et manipulations comprises. Nuances, car rien, dans le monde des officiers du renseignement, n’est autre que très subtilement infiltré, toujours au bord de se fondre dans le camp d’en face. Avant l’exfiltration finale.

 

 

Avec la chute du Mur, en 1989, on a prétendu que son inspiration n’y survivrait pas. On se trompait lourdement. Le Carré a rebondi ; il s’est renouvelé, a élargi son aire géographique, en se tournant vers des continents (l’Afrique de La Constance du jardinier), des problématiques (les expérimentations hasardeuses auxquelles se livrent certains grands groupes pharmaceutiques) a priori fort différentes. En quittant le pré carré qui était le sien, Le Carré a étendu sa toile à l’ensemble de la planète, ne faisant qu’amplifier son dézingage tous azimuts des institutions par lesquelles nous sommes gouvernés. L’ancien professeur (de français) à Eton, la public school des élites, en savait un rayon sur les soi-disant « piliers » de nos démocraties occidentales. Il n’aura eu de cesse de radiographier ce qui nous tient lieu, à nous Occidentaux, de rempart ou de bouclier. Et qu’on nous cache, au nom de notre sécurité collective.

 

 

L’Histoire, qui est un éternel recommencement, lui a donné raison ; attendant son heure, il assista à celle de la guerre froide rétablie dans ses droits. Tout comme il n’est pas de polar sans « fronts » socio-politiques et criminels, il n’existe pas de roman d’espionnage sans vision du monde un tant soit peu « globale ».

 

 

Il faudra sans doute un jour réécrire de fond en comble les histoires de la littérature anglaise contemporaine. À de rares exceptions près, elles font l’impasse sur l’apport qui fut le sien. On parlait de lui régulièrement, pourtant, pour le Nobel. Ses romans avaient sans doute le tort de se vendre, d’être populaires. Etaient-ils pour autant traditionnels ? Bien qu’écrits dans une veine réaliste et référentielle, ses romans sont le pendant des récits, merveilleux ou fantastiques, comme on voudra, de J. R. R. Tolkien, autre grand cartographe de nos récits de guerre, de nos affrontements mondialisés. L’un et l’autre embrassent large et vivent de cryptage, donnant à déchiffrer, pour l’un les dessous de la paix armée que l’on a sous les yeux, pour l’autre, la bataille qui fait rage en des terres inconnues, mais d’où nous parviennent des échos familiers. Les deux ont à cœur la survie d’un espace européen, aussi solidaire que possible. Tirés de la longue galerie des personnages de Le Carré, deux personnages resteront à tout jamais dans la mémoire collective : George Smiley et Karla.

 

 

Le premier est l’anti James Bond. Chauve, court sur pattes et bedonnant, Smiley abrite son regard de crapaud derrière des verres à triple foyer. En théorie, quand s’ouvre La Taupe, premier volume de la trilogie qui lui est consacrée, il a la cinquantaine bien avancée, mais son départ à la retraite ne pourra empêcher qu’il flotte perpétuellement entre deux âges. Si son vestiaire est catastrophique, sa monstrueuse mémoire, en revanche, fait des miracles. Sa femme le cocufie à répétition, sans qu’il en soit outre mesure meurtri.

 

 

Jusqu’à son dernier souffle, Le Carré aura écrit au plus près du « terrain » (d’opérations), entretenu le mythe d’une « course » éperdue et sans fin contre le temps et la mort.

 

 

Effacé, mais c’est une ruse, se faisant passer pour un doux imbécile, il se tient en retrait, alors que sa position au centre de la toile d’araignée tissée par le « Cirque » (nom de code des services secrets, sis à Cambridge Circus, Londres) fait de lui le plus cultivé, mais aussi le plus implacable des prédateurs. Sans beaucoup bouger, dès lors que tout se trame à distance, il surveille, épluche nuit et jour des rapports, se torture les méninges, car chaque mission est un pari, un risque à prendre, un coup hasardeux à jouer sur l’échiquier du monde. Fondamentalement sceptique et revenu de tout, il passe le plus clair de son temps à ruminer. À ressasser des pensées dont beaucoup sont sombres ou mauvaises.

 

 

Les romans de la saga des Smiley n’ont d’action que le nom. La seule qui vaille est mentale, cérébrale, faite d’introspection et d’examen de conscience – que les Anglais nomment soul-searching. Au final, l’homme qui sourit peu et commet un minimum d’erreurs pour un maximum d’opérations entreprises, endosse l’image du père, un père largement absent, que Le Carré n’aura jamais eu, mais qu’il se sera fabriqué sur le papier.

 

 

Smiley a pour double, au sein des « Mythologies » de Le Carré, Karla, son homologue à l’intérieur de la machine soviétique, dont le hasard a voulu, autrefois, que leurs routes se croisent. Il est peu ou prou à Smiley ce que le Professeur Moriarty est à Sherlock Holmes. Son ennemi (idéologique), mais, en vérité, son frère d’armes – sans doute parce que la littérature anglaise n’en finit pas de rejouer des affrontements millénaires entre frères siamois. Rien de manichéen, ici, pourtant, les vrais adversaires étant souvent, non pas à l’Est, mais at home, dans la place, du « bon » côté du bientôt ex-Rideau de fer. Après un peu moins de trente ans d’absence, en 2017, Smiley reprend du service dans L’Héritage des espions. Rebond, à nouveau, et relance d’un héritage pour lequel n’est envisagée aucune mise au rancart.

 

 

Autre double fictionnel : Rick Pym, père de Magnus Pym, officier de renseignements et protagoniste d’Un parfait espion (1986), sans doute le plus personnel des romans de Le Carré. Haut en couleur, à l’image du père biologique Ronnie Cornwell, tel est Rick, et le livre s’ouvre sur son enterrement. Mais il ne cesse de faire retour, tel un revenant, tel Hamlet senior, à la faveur de mauvais rêves ou de flashs mémoriels. L’escroc international et arnaqueur de première fait honte à son espion de fils. L’abuseur chronique ment comme il respire, et la liste des victimes qu’il aura dupées est longue comme le bras.

 

 

Rétrospectivement, le récit prend des airs de vertigineuse traversée du miroir, les mémoires de Le Carré, parus sous le titre Le Tunnel aux pigeons (2016) venant confirmer, des années plus tard, la véracité du « mentir-vrai » fictionnel. Rick et Ron ont beaucoup, sinon tout, en commun. Cornwell, qui avait coutume de dédicacer en lieu et place de Le Carré, aura vampirisé le fils, lequel commencera par se dépouiller du nom-du-père – où il faut entendre, selon Lacan, les « non-dupes errent ». Avant de devenir délinquant à son tour, un délinquant sous nom d’emprunt et à peine plus respectable, puisque se faisant payer ses livres… en livres sonnantes et trébuchantes… pour prix de ses mensonges plus vrais que nature.

 

 

Agent Running in the Field, paru en 2019, prend le Brexit pour cible, se livrant à un véritable jeu de massacre contre la classe politique dans son ensemble, pouvoir comme opposition, avec, dans le rôle du responsable en chef du désastre annoncé, l’inénarrable Boris Johnson. Misanthropie fielleuse et universelle, avait-on insinué à l’époque, sans voir combien la colère, l’indignation, outre qu’ils constituent de puissants ressorts narratifs, maintiennent à flot l’énergie vitale.

 

 

Les signes et signaux présents dans le titre anglais parlaient pourtant d’eux-mêmes : jusqu’à son dernier souffle, Le Carré aura écrit au plus près du « terrain » (d’opérations), entretenu le mythe d’une « course » éperdue et sans fin contre le temps et la mort, se sera plu à cultiver, aux fins de le lâcher dans la nature, mais aussi sur un court de badminton, un type d’« agent » secret ne ressemblant en rien à 007, alias James Bond, mais portant la marque, désormais à jamais déposée, de Le Carré. À savoir, toujours et encore, le rebond.

 

 

Retiré en Cornouaille, désabusé par la marche d’un monde ne tournant pas très rond, Le Carré s’était mis à dos une bonne partie de l’establishment britannique par ses sorties assassines et délibérément non consensuelles. Salué au lendemain de sa mort comme un grand d’Angleterre, l’Européen convaincu laisse derrière lui une petite England et un royaume bientôt désuni. Sans oublier sa traductrice française, Isabelle Perrin, qui se sera beaucoup mobilisée pour asseoir sa réputation, aujourd’hui inconsolable et comme « orpheline ». Le Carré, lui, court toujours…

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 08:00

 

Comme promis à certains lecteurs fidèles je commence aujourd’hui la publication de la liste des livres que j’ai aimés.

 

Les Noirs et les Rouges, par Alberto Garlini, traduit de l'italien par Vincent Raynaud, 928 p, Folio policier, 9,80€. 

Alberto Garlini

Enfant illégitime, il a grandi à Udine, avant de partir étudier le droit à Rome à la fin des années 1960. D'y devenir un fasciste. Un guerrier. Un soldat politique, bouillonnant à l'idée de faire vaciller l'ordre bourgeois, de préparer la révolution. Le lecteur apprend comment il en est venu à tuer accidentellement pour la première fois. Comment avec ses camarades du camp des noirs, il n'hésitait pas à sortir le couteau face aux barres à mine des rouges.

 

Son troisième roman, a pour sujet une époque, celle des « années de plomb ». Une période où tout le monde était prêt à mourir. Le héros des Noirs et les Rouges se nomme Stefano Guerra.

 

De chapitre en chapitre se dessine ici le portrait d'un personnage complexe et d'un temps qui l'est tout autant. Alberto Garlini a un sens du romanesque particulièrement développé. Il y a là du souffle et du talent. On se laisse ainsi happer par Les Noirs et les Rouges, saga littéraire sur la violence de l'homme et sa folie.

 

Donato Carrisi

Donato Carrisi

Anaïs Bokobza (Traducteur)

440 pages

 Éditeur : CALMANN-LÉVY (05/05/2010)

 

 Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis le début de l’enquête, le criminologue Goran Gavilla et son équipe ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre les oriente vers un assassin différent. Lorsqu’ils découvrent un sixième bras, appartenant à une victime inconnue, ils appellent en renfort Milla Vasquez, experte en affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire…

 

Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels.

Maurizio de Giovanni

Maurizio de GiovanniEt l'obscurité fut

Et l'obscurité fut

Éditeur : 10-18 (16/02/2017)

 

Tandis que Naples suffoque sous la chaleur du mois de mai, l’équipe du commissaire Palma reçoit un coup de fil alarmant : Dodo Borelli, 9 ans, petit-fils d’un puissant entrepreneur napolitain, vient d’être enlevé. Rien de très surprenant dans cette famille qui a tout pour attiser les haines, du grand-père richissime et intraitable à la mère en révolte contre l'autorité paternelle. Mais pendant que Romano et Aragona tentent de démêler l’affaire, Lojacono et Di Nardo se retrouvent à enquêter sur un cambriolage plus que douteux…

 

Et si l’enlèvement du bambino masquait un crime plus grave encore ? Plus que jamais, les « Salauds de Pizzofalcone » vont devoir se serrer les coudes pour se sortir d’un abîme de mensonges...

 

Maurizio De Giovanni nous invite une nouvelle fois à plonger dans le quotidien d’un commissariat napolitain, et de ses flics confrontés en permanence à la détresse ordinaire. À travers une galerie de personnages intrigants et terriblement humains, le récit nous entraîne dans une sombre histoire d’enlèvement, sur fond de désespoir et de crise économique. Un roman très actuel, qui parvient à combiner peinture sociale, rythme et psychologie tout en finesse.

Valerio Varesi

Valerio Varesi, Le Fleuve des brumes (Il Fiumme delle nebbie, 2003), Agullo, 2016. Traduit par Sarah Amrani. 316 p.

 

Un soir d’hiver, alors que la pluie tombe sans discontinuer depuis plusieurs jours et que le Pô entre en crue, la péniche du vieux Tonna largue les amarres et quitte le port, semblant dériver avant de s’échouer quelques heures plus tard. Quand les carabiniers y entrent, le bateau est vide et Tonna semble même n’y être pas monté. Le même jour, le commissaire Soneri est envoyé sur la scène d’un apparent suicide. Mais le commissaire doute ; l’homme a peut-être été défenestré de force. Il s’agit du frère de Tonna. En commençant à interroger les vieux pêcheurs et bateliers du port, Soneri s’aperçoit rapidement que de vieilles divisions existent encore entre ceux qui cinquante ans plus tôt ont combattu pour le Parti Communiste dans la résistance et ceux qui étaient du côté des fascistes. C’est justement à ces derniers qu’appartenaient les Tonna. Et s’il fallait remuer le passé pour trouver le coupable de ce crime ? C’est à cela que va s’employer Soneri dans ce décor aussi brumeux et boueux que les histoires qu’il va faire remonter à la surface.

 

La suite ICI 

Antonio Manzini

Antonio Manzini

Piste noire Denoël sueurs froides

mai 2015

256 p.  20,50 €

 

Antonio Manzini qui a d’autres talents dans le monde du cinéma, acteur et scénariste, nous propose son premier roman. On découvre ici un personnage qui pourrait être celui d’une série, Rocco Schiavone, un sous-préfet (l’équivalent d’un commissaire). Il est romain d’origine et a été muté disciplinairement dans le Val d’Aoste. Une caractéristique : son taux de résolution d’affaires très exceptionnel.

 

Rocco Schiavone n’est certes pas un ange, il est détesté et détestable, méprisant, cynique… Et j’en passe. C’est un macho de première, il aime les femmes et sa femme Marina même s’il n’est pas á un coup de canif près dans le contrat.

 

Ce romain arrive donc dans le Val d’Aoste, plus précisément dans la station de ski de Champolux pour résoudre une sombre affaire : un corps a été retrouvé en morceaux sous une dameuse entre deux pistes de ski. Un foulard dans la gorge, il n’y a pas de doute, c’est un meurtre. Rocco va appliquer ses méthodes peu orthodoxes en travaillant les pieds dans la neige en Clarks méprisant les « ploucs » de la station de ski.

 

La suite ICI 

Mimmo Gangemi

Mimmo Gangemi

408 pages

Éditeur : POINTS (03/03/2016)

 

Quadragénaire divorcé et sans ambition, Alberto Lenzi est davantage préoccupé par ses conquêtes et ses parties de poker que par son métier de magistrat. Mais lorsque son collègue et ami Giorgio Maremmi est assassiné, Alberto décide de le venger. Il ne tarde pas à lever le voile sur un scandale dépassant de loin la criminalité mafieuse locale et dont les conséquences mettent sa propre vie en péril.

 

"Une silhouette sous un drap, une flaque rouge. Il pâlit. Entendit le silence."

 

Mimmo Gangemi, né en 1950 en Calabre où il vit toujours, est ingénieur. La Revanche du petit juge est son premier roman.

 

« Une description de la société italienne piégée entre des ripoux et des citoyens qui s’accommodent, par facilité, de la décomposition avancée de l’État. »

 

Le Monde des livres

 

Traduit de l’italien par Christophe Mileschi

 

 5 août 2017

L’agromafia en Italie : le trésor de la came rouge ICI 

 

17 octobre 2020

Louis XIV « le roi sans dents », le père Hollande fut un incompris, il condamnait les excès de sucre des Grands !  ICI 

 

DES LIVRES, DES TRÉSORS, L'ESPRIT D'AVENTURE...

 

LES ÉDITIONS DU TRÉSOR FAÇONNENT AVEC AUDACE UN CATALOGUE D'OUVRAGES SINGULIERS TOURNÉS VERS L'UNIVERS DES CHASSES AUX TRÉSORS ET DES AVENTURES VÉCUES.

 

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 06:00

 

Impression étrange le jour où tu arrives à la page 211 d’un livre que tu lis entre deux autres, tu tombes sur l’évocation d’un fait historique qui s’est déroulé tout prêt de là où tu es né, un lieu que où tu passais à vélo lorsque tu allais te baigner sur la plage de la Normandelière.

 

C’est comme si tu arpentais avec l’auteur le lieu, en l’occurrence ici une escarmouche des vendéens commandé par un hobereau du coin contre les républicains, tu te repères, tu mets tes pas dans leurs pas, tu vis avec les protagonistes, alors que dans beaucoup de roman tu as du mal à le faire n’ayant pas un GPS dans la tête.

 

Bref, je lis puis je maraude sur le net pour vérifier si le dénommé Foulques Valère de Coëx a bien existé ?

 

Aucune trace, en revanche « son château de Brétignolles-sur-Mer pourrait être celui dit de Beaumarchais, voir la vidéo, mais là encore ce n’est pas vérifié.

 

Au Moyen-âge, Brétignolles fait partie de la baronnie du Brandois qui s'étendait du Jaunay à l'Auzance et qui est communément appelée Pays de Brem. Vers 1450, la famille Mauclère, ancienne chevalerie, fait bâtir un manoir. Au XVIe siècle, les pièces centrales sont utilisées pour édifier un nouveau château. En 1552, la propriété est acquise par un armateur, Robert Bouhier de l'Ecluse, qui s'était enrichi au commerce de la mer. Son fils Vincent Bouhier de l'Ecluse en hérite et fait agrandir le château en faisant construire les ailes. Il y invite Henri IV, son ami, devenu roi de France. Il vint à Beaumarchais avec sa suite et y demeura plusieurs jours. Il logeait dans une chambre qui porte encore aujourd'hui le nom de la "Chambre du Roi".

 

Je vous offre donc ce texte tiré de Le banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs Mathias Enard Actes Sud

Le Banquet annuel de la Confrérie des fossoyeurs | Actes Sud

 

« Foulques Valère de Coëx est pris, les armes à la main, le 22 nivôse de l’an 2, non loin de sa demeure, le château de Brétignolles-sur-Mer, après une brève escarmouche au lieu-dit La Chaize-Giraud, en compagnie d’une trentaine de paysans, alors qu’il cherche à rejoindre l’armée de Charrette, victorieuse à la bataille de Saint-Fulgent.

Plan La Chaize-Giraud : carte de La Chaize-Giraud (85220) et infos pratiques

 

Il vient d’avoir vingt ans. Le vendéen est blessé à la cuisse, es  républicains hésitent à l’achever sur place, car ils lui doivent douze morts et autant de blessés, mais le courage de Coëx et son jeune âge force le respect : l’officier bleu le regarde fixement : Coëx est pâle, près de s’évanouir, mais il se tient droit, malgré sa seule jambe valide. Il a un beau visage, aux traits harmonieux, des sourcils fins, très noirs, et un air doux qui contraste avec sa redoutable habileté aux armes. Il serait dommage d’éventrer cette jeunesse. Emmenez-moi ça à Nantes – ils finiront par le pendre, ou par le déchiqueter d’un boulet de canon dans la tripe. Emmenez-moi ça avec toute sa piétaille. Égorgez-en deux ou trois avant, saignez-les comme des porcs à même la chaussée, les autres se tiendront tranquille. Allez, en route. »

 

Direction : Nantes avec une halte à la Roche.

 

La prison du Bouffay, la tour du Bouffay la plus fameuse de Nantes.

LE BOUFFAY - NANTES ♧ LA RÉVOLUTION ♧ 7ème partie - La Maraîchine Normande

Ensuite ce sera peut-être une gabarre du sinistre Carrier.

Carrier à Nantes pendant la terreur | Becedia

« On enferme cent, deux cents royalistes dans une vieille gabarre, dit le geôlier. On vous rassemble en bas, tous ligotés, tous biens ficelés. On attend la nuit… Puis on coule le bateau. Avec les premiers filets d’eau, les premiers hurlements de terreur montent de la cale. Et on vous entend vous battre, vous arracher bras et jambes pour essayer de vous détacher, vous frapper la tête contre la paroi de bois.

 

On observe les remous de la Loire, sa noire surface ; les bulles y crèvent, et tout est fini »

 

Comme dirait les gaulois confinés : « C’était mieux avant ! »

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 08:00

 

Ma nouvelle enseigne à un petit son de Mélenchon, rassurez-vous je n’ai pas retourné mon veston pour me rallier au marcel du guide des gens ; il n’en reste pas moins vrai qu’à partir d’aujourd’hui, je suis, comme nous tous, au couvre-feu dont la jauge a été abaissée  de 1 heure, tous au poulailler  à 20 heures !

 

Les lieux de culture sont toujours inaccessibles, mes billets pour le 23 décembre tombent sous le coup de l’annulation des spectacles du 15 au 30 décembre 2020,  adieu donc Littoral de Wajdi Mouawad. Je ne vais pas râler mais je ne suis pas convaincu par les arguments du chef de gouvernement : les spectateurs, trop contents de pouvoir y aller sont enclin à respecter les fameux gestes barrières, bien plus que ceux qui se pressent dans les supermarchés.

 

Plus d’attestation de jour mais faudra montrer patte blanche aux poulets pour circuler après 20 heures ; je fais confiance aux parigots pour se fabriquer des motifs pour circuler.

 

Pas de couvre-feu à Noël, les pieux se rendront à la messe de minuit qui n’est pas à minuit mais entonneront Minuit Chrétien c’est l’heure solennelle, les mécréants gueuletonnerons, les enfants croiront au Père Noël ou au Petit Jésus, les cadeaux seront posés dans les petits souliers au pied du beau sapin roi des forêts, sauf chez les Verts, le champagne coulera à flots (toujours ça de moins à distiller), les huîtres, le foie gras, le dindon et la bûche au chocolat seront au rendez-vous mais seulement pour 6 adultes.

 

Horreur, malheur, le réveillon de la Saint-Sylvestre sera placé sous black-out, je soupçonne les autorités de vouloir ainsi s’éviter la teuf débridée sur les Champs Élysée, les autos cramées, tout le folklore habituel. Pour ma part, rien de changé sous le soleil de la nouvelle année, j’ai en horreur les cotillons et la fête programmée.

 

Pourquoi ?

 

Tout bêtement,  s’embrasser sous le gui pour se souhaiter une bonne année lors que celles-ci vont de mal en pis, très peu pour moi.

 

Si mon argument ne vous convainc pas reportez-vous à la Saint-Sylvestre 2020 et rappelez-vous vos vœux « Bonne année, bonne santé » et la Covid tout au long de l’année.

 

Mais que ça ne vous empêche pas de lever le coude pour vous envoyer dans le gosier des rasades de vin qui puent. Comme disait le pépé Louis qui avait passé sa jeunesse dans les tranchées : « Encore un que les boches n’auront pas ! »

 

Désolé, ça m’a échappé, c’est du second degré en hommage à Peter Altmaier ministre de l'Économie de l’indéboulonnable Angela.

 

Cette fois, la France a tout fait correctement

 

Ce jeudi, le ministre de l'Économie Peter Altmaier a donc salué la décision française de reconfiner sa population de manière stricte, dans une interview croisée accordée aux Échos avec son homologue français Bruno Le Maire. « Cette fois, la France a tout fait correctement et a obtenu des succès impressionnants, alors qu'en Allemagne, l'élan de la deuxième vague n'a malheureusement pas encore été brisé », estime le ministre, appelant la chancelière à « prendre des mesures supplémentaires » pour juguler la progression de la pandémie.

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