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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 00:09

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Les relations orageuses entre l’ogre russe et l’Ukraine occupent la Une des médias. Hier après-midi je me suis souvenu d’voir chroniqué par 2 fois en septembre 2012 link et link sur un livre « La cuisine totalitaire » chez Gaïa 19€ écrit par deux vrais russes : Wladimir Kaminer né à Moscou en 1967 et sa femme Olga né sur l’île Sakhaline, derniers Russes à avoir obtenu la nationalité est-allemande avant la réunification. Wladimir est « à la fois écrivain en vogue et icône de la scène alternative berlinoise »


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Comme j’ai pris le temps de ranger mes livres je l’ai retrouvé immédiatement et je l’ai ouvert au chapitre Ukraine.


À lire absolument.


« L‘Ukraine est un pays d’Europe orientale, coincé entre la Pologne et la Russie, un peu plus grand que la France mais beaucoup moins peuplé. À l’ouest dominent les montagnes, au nord la forêt, et au sud deux mers et des champs de tomates, de pommes de terre et de betteraves. Les grandes forêts d’Ukraine grouillent encore de gibier : des cervidés, des lièvres et des sangliers qui, avec le blé, les tomates et les pommes de terre, sont la marque de fabrique de la cuisine ukrainienne.


L‘histoire de l’Ukraine est étroitement liée à celle de la Russie. Au XIe  siècle, la capitale actuelle de l’Ukraine était le centre de l’État russe avant l’invasion mongole. Après l’invasion, une partie de l’Ukraine est allée à la Pologne et une autre à la Lituanie. Plus tard, une autre partie est devenue autrichienne et une autre russe, et plus tard encore d’autres régions ont à leur tour changé de nationalité. On aurait dit que la partition du territoire ukrainien était devenue le sport favori des monarques européens.


En 1917, après la Révolution d’Octobre, l’Ukraine a été le principal champ de bataille de la guerre civile. Dans le même temps, un grand mouvement d’indépendance est né. Quasiment tous les villages se sont mis à revendiquer leur autonomie. Des armées blanches, rouges et vertes ont traversé et pillé le pays de part en part, sans compter l’armée de l’empereur allemand, l’armée polonaise, les anarchistes, les bandes de paysans autonomes, l’armée de libération d’Ukraine occidentale et même une brigade cosaque enragée qui a fait couler beaucoup de sang dans les campagnes ukrainiennes. Les partis les plus différents ont signé les pactes les plus fous, les alliés d’antan se sont montés les uns contre les autres, les ennemis d’hier se sont coalisés. Les rapports de force s’inversaient pratiquement tous les jours.


À partir de ce moment-là, l’Ukraine est partie à la dérive. Elle ne cessait de s’agrandir. Avant la Deuxième guerre mondiale, elle a annexé la Galicie, et après la guerre, le nord  de la Bucovine, la Bessarabie et la Ruthénie. En 1954, le gouvernement  soviétique sous la direction du secrétaire-général Khrouchtchev, lui-même ukrainien, a confié la presqu’île de Crimée à la Fédération ukrainienne.


La cuisine ukrainienne nourrissait quasiment tout l’empire, on l’appelait « chitnitza », le garde-manger du pays. Le plus étonnant dans leur cuisine était, et l’est toujours, l’art de pouvoir concocter des plats délicieux avec trois fois rien. Un morceau de lard, un oignon, du pain et un peu de schnaps, et l’affaire était dans le sac.

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 09:18

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Rassurez-vous je n’ai ni fumé la moquette ni ne suis tombé la tête la première dans un bénitier.


J’ai bien, comme tous les ans à la même époque, jeûné toute la semaine pour mettre en application le vieil adage : « vivre d’amour et d’eau fraîche ». Plaisanterie mise à part (lire Vivre d’amour et d’eau fraîche ? Deux biologistes réfutent le fameux adage link). Nulle trace de pratique religieuse, d’ascèse, dans ma semaine à l’eau fraîche, mais seulement le besoin de retrouver le goût des choses en me contentant du minimum vital tout en continuant à vivre normalement.

 

J’ai bien salué un futur saint, en l’occurrence Jean Paul II lors de sa visite officielle en 1989 sur l’île de la Réunion. J’accompagnais le 1er Ministre de l’époque Michel Rocard qui l’accueillait au nom de la République (le Pape est aussi un chef d’État). Voir absolument la vidéo pour voir Joxe et Rocard en chapeau à la messe. J’y étais aussi ce qui me permis de dire à ma sainte mère que j’avais peut-être gagné mon paradis.


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Rapprochement étrange j’ai vu aussi un autre futur saint, le futur Jean XXIII (1958-1963), alors simple cardinal, l’affable et bonhomme, Angelo Giuseppe Roncalli, lors de sa visite au séminaire des vocations tardives à la Flocellière en Vendée. Encore enfant de chœur j’accompagnais ma tante Valentine à cette cérémonie. Pour la petite histoire, lors du Conclave qui vit son élection je stupéfiais mon entourage en déclarant avec aplomb que ce serait lui le nouveau Pape.


Comme ma mère me donnait en ce temps-là « le bon Dieu sans confession » sans doute crut-elle que j’avais eu une vision.


Je porte donc chance aux futurs saints.


Blasphème bien anodin.


Il n’empêche que j’ai bien eu hier une vision, un songe étrange qui lui a peu de chance de se traduire dans la réalité.


En effet, alors que je chroniquais sur les marronniers cher à Michel Smith, un éclair foudroyant a soudain illuminé mes pauvres neurones déclinants. Et si, au lieu de nous bassiner avec leurs notes, leurs commentaires abscons, ceux qui se disent journalistes à la RVF s’attelaient au journalisme d’investigation pour éclairer les lecteurs de l’antique revue sur les mœurs du marigot vineux.


En effet, il est trop facile, trop commode de reprocher à l’Isabelle Saporta de s’être mêlée de ce qui ne la regardait pas, d’insinuer sournoisement qu’elle n’y comprenait goutte, de lui faire un procès en sorcellerie, de la couvrir d’opprobre, de la salir comme le fit l’odieux 2 Ruines, alors que les grands spécialistes de la chose du vin se contentent de jouer les Salomon d’opérette.


Imaginez une petite seconde la RVF publiant un reportage très critique sur le Grand Tasting  de B&D, levant ainsi le voile sur une mécanique bien huilée mais sur laquelle nul n’est en capacité de dire, et surtout pas les exposants présents, quel son impact réel sur les ventes, le développement du marché.


La crédibilité bien écornée de la presse du vin y gagnerait.


Je sais, vous allez m’objecter que la RVF, elle aussi, tient salon pour ramasser des picaillons.


C’est là où les athéniens s’atteignirent, où le chat se mordit la queue et que les annonceurs revinrent en force en me priant de prendre la porte du Temple du vin...


Vendre du vin, faire salon, aller au-devant des clients est indispensable mais, comme on le reproche à juste raison aux politiques et à leur petites mains qui se font cirer leurs pompes, attention aux conflits d’intérêt.


L’omerta est la règle.


Ça ne dérange personne. Le grand public s’en bat les couilles.  Nulle morale à ce songe mais comme une envie de dire « évitez de me la faire, la morale… »


C’est fait


Et pendant ce temps là « Bon Courtisan » en est réduit à se licher du  spritz link. Grandeur et décadence d’un pédant, cruel destin des cireurs de pompes, celui de l'Elysée s'est vu lui donner congé.


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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 00:09

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Dans sa Préface à l’Encyclopédie des Boissons publiée en 1970 Raymond Dumay, loin du verbiage pompeux de ce genre d’exercice, nous donne une magnifique leçon d’écriture avec la simplicité des belles plumes.


« Il est possible que ce trait ait échappé aux philosophes et aux moralistes, mais il était déjà connu des brasseurs de bière égyptiens qui l’ont transmis comme un secret aux planteurs de thé chinois, qui l’ont redit aux vignerons méditerranéens, sans chercher à le cacher aux cultivateurs de moka : « Depuis qu’il y a des hommes et qu’ils boivent… ils n’ont jamais cessé d’avoir soif. »


Rendons-leur justice. Sans jamais avoir entendu parler de diététique, les buveurs ont toujours su ce qu’ils faisaient. Boire est le premier besoin de l’homme… Jamais personne ne fait la grève de la soif. Elle, elle tue.


De nos jours, cette nécessité pourtant si impérieuse passe inaperçue. S’il y eut un temps où l’homme fit sa boisson, tout pour l’humanité a commencé le jour où il s’est laissé faire par sa créature. Tous les drapeaux des grandes civilisations tiennent dans une chope, une tasse, une coupe : bière pour l’Egypte et la haute Antiquité, thé pour la Chine et l’Extrême-Orient, café pour l’islam et l’Amérique, vin pour la Méditerranée, et demain peut-être le whisky…


Aussi le peu profond fossé qui sépare boisson et civilisation est-il depuis longtemps franchi. Un fameux slogan, créé par Platon, mais diffusé en latin, le « basic english » de l’époque, se maintient depuis deux mille ans : In vino veritas. Il n’y a pas plus de vérité dans le vin que dans le beurre de cacahuète, mais le vin et a vérité ont le même père : le contact entre les hommes, la même mère, l’information. Tous, aux temps anciens, se trouvaient rassemblés dans les ports de mer ou d’eau douce, où apparurent les civilisations.


Fait plus étrange encore : toutes les boissons rassemblées dans ce livre sont inutiles. Pour vivre, l’eau suffit. Mais on meurt d’eau pure. Ce que nous avons tous besoin d’être plus que nous-mêmes et nul ne l’a exprimé avec plus de force que Gaston Bachelard, philosophe comme Platon, et bourguignon comme vous et moi : « C’est dans la joie et non dans la peine que l’homme a trouvé son esprit. La conquête du superflu donne une excitation plus grande que la conquête du nécessaire. L’homme est une création du désir et non pas une création du besoin. »


Raymond Dumay.


Voir

1-      Mercredi 30 juin 2010 « Terrot, terroir, un Replongeard sur la route des vignes : Dumay Raymond » link 


2-      Vendredi 2 juillet 2010 « La vigne de Bourgogne ressemble à ces femmes de 40 ans que l’on dit mûres... » link

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 07:52

Mon collègue et ami des 5 du Vin, Michel Smith, se désole ce matin dans sa chronique Le vin n’est qu’un perpétuel grand marronnier : « Si, si, je vous le jure ! En trente ans, qu’est-ce qui a vraiment changé dans le discours sur le vin ? C’est bien simple, pas grand-chose et je me le disais l’autre jour en lisant l’article d’un confrère, je ne sais plus lequel et de toute façon cela n’a que peu d’importance, qui se lamentait sur l’excès de bois que la dégustation d’un Bordeaux, je crois, faisait ressortir. Et c’est alors qu’après une de ces siestes au cours desquelles il m’arrive de réfléchir, je me suis dit que mille milliards de mille sabords, mais je tenais peu ou prou les mêmes propos il y a 30 ans sur tous ces «super pinards» boisés que l’on voyait fleurir et qu’on nous infligeait sous le nez. Conséquence : hormis la croisade des vins « nature », les discours n’ont guère évolués et les sujets non plus, soit-dit en passant. Il n’y a qu’à lire les blogs du vin pour s’en rendre compte… » link 


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Qu’est-ce donc que ce marronnier qui n’est pas de l’Altenburg – minute culturelle faisant référence à un opus méconnu d’André Malraux Les noyers de l’Altenburg – ?


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Un expert répond : « À l’origine, le marronnier, expression du jargon journalistique fait référence à un marronnier qui fleurissait chaque année sur la tombe des Gardes-Suisses morts à Paris en 1792.


Vraisemblablement, c’est au premier jour de printemps qu’un article paraissait dans la presse pour commémorer cet évènement. Depuis lors, cette pratique est devenue un véritable outil au service de l’organisation éditoriale »


Il ne faut être sorti de Polytechnique pour constater que les marronniers journalistiques poussent aujourd'hui en massif quasiment forestier « Recopier la liste des 160 derniers titres de couvertures de L'Express, Le Nouvel Observateur, et Le Point -- soit 480 manchettes --, a confirmé la perception qu'on en avait a priori: le vocabulaire, la structure des phrases et des questions sont toujours les mêmes. Tout est «caché», tout est «livre noir», tout est «secret». Il y a toujours «Ceux qui», au choix, «ruinent la France», «profitent», «fraudent» ou «massacrent l'école». Les newsmags, dans leurs manchettes, nous promettent toujours de révéler «la vérité», ou de nous montrer «les coulisses».


Le même traitement existe pour la presse quotidienne, la radio et la télé : tout le monde aborde les mêmes sujets en même temps, avec un ordre des facteurs différents en fonction de la ligne éditoriale, c’est panurgisme à tous les étages.


Et sur la Toile alors, ses blogs, ses réseaux sociaux de Face de Bouc à Twitter, qu’en est-il ?


Comme pour les radios dites libre, nées en 1981 par l’ouverture de la bande FM, au foisonnement, au débridé, au n’importe quoi, à la spontanéité, succède une mise aux normes. Les illusions des origines s’envolent, telles des feuilles mortes de l’automne, pour laisser la place à des réalités plus triviales : écrire c’est bien mais encore faut-il être lu alors chacun s’en remet aux bonnes vieilles recettes des anciens : flatter son lectorat, le brosser dans le sens du poil, étriller ceux qu’il ne peut pas piffer, lui écrire ce qu’il a envie de lire. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre mais plutôt avec du miel.


Bien évidemment le monde des médias du vin, déjà fort étroit et très nombriliste, n’échappe pas à cette dérive, il tourne en rond avec une suffisance et une constance remarquables. Les blogs qui se voulaient une bouffée d’oxygène eux aussi font, pour la plupart, lorsqu’ils ont survécus à la crise de l’adolescence, laborieusement dans le marronnier.


Contrairement à ce que conclut Michel, ce n’est ni le vin, ni ceux qui le font, qui sont en cause – même si les vignerons de tout acabit, les négociants, les coopés, ne brillent pas forcément dans leur approche de la communication et de l’information – mais la capacité des écrivains du vin d’ouvrir leur focale, de s’adresser à des lecteurs qui ne sont pas que du monde du vin, de les intéresser, de les hameçonner, de traduire en des histoires, des reportages, des rencontres le bien-vivre des gens du vin, la convivialité, le partage. Se mettre dans leur peau, cesser d’imaginer qu’ils sont tous fous de vin, qu’en dehors du vin il n’y a rien.


Depuis l’origine de ce blog je psalmodie la même antienne : ouvrez vos portes et vos fenêtres, osez, tentez, renouvelez vos manières d’aborder vos sujets, déconnez, soyez léger ou sérieux ou les deux à la fois, pour cela travaillez, soyez attentifs à l’air du temps, prenez des risques en abordant les sujets qui fâchent, persévérez au lieu de papillonner ou de butiner chez le voisin. Tout est possible sur l’espace de liberté qu’est le Net alors ne vous restreignez pas, ôtez vos barrières intérieures. Que risquez-vous ? Rien ! En effet, pour la plupart d’entre vous ce n’est pas votre gagne-pain.


Moi, qui suis en fin de cycle, ma seule ambition est de monter sur mon nouveau Tandem et d’avancer, en pédalant de concert, sur des terres nouvelles en prenant en priorité les chemins de traverse, les voies vicinales ou les routes départementales car sur les autoroutes les vélos n’ont pas droit de cité.


Si nous passons près de chez vous faites-nous signe nous partagerons avec vous le pain et le sel, boirons de bons coups et plus si affinités…

À bientôt sur mes lignes et sur les vôtres j’espère…

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 00:09

Je n’ai jamais adhéré à l’écologie politique parce que j’en suis resté à l’écologie pratique, celle du quotidien, mais j’ai toujours eu un faible pour Daniel Cohn-Bendit le seul Vert qui a de la vraie moelle politique. Voir la vidéo  ICI link


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photo fondation Gilles Caron

 

Mercredi 16 avril c’était la der des ders pour Daniel Cohn-Bendit. Ce mercredi, après quatre mandats de cinq ans au Parlement Européen, le turbulent co-président du groupe des Verts, 69 ans, a fait ses adieux. Dans un discours empreint d'émotion, il a lancé un appel à «se battre contre les idéologies eurosceptiques de droite et de gauche». Dans ce dernier plaidoyer à Strasbourg défendant une «Europe fédérale», Cohn-Bendit a mis en garde ses confrères contre «le nationalisme». «Le nationalisme, ce n'est pas seulement la guerre, c'est l'égoïsme. L'hégémonisme, c'est l'égoïsme. Et si nous avons une crise politique aujourd'hui en Europe, c'est peut-être parce qu'il y a des tendances hégémoniques en Europe. Si nous continuons comme cela, nous détruisons ce que nous avons construit», a-t-il déclaré.


Dany, a mis en garde contre la montée du populisme : «N'ayez pas peur d'affronter les bêtises de l'extrême droite et l'extrême gauche quand ils parlent de l'Europe».


«Relisons Camus, soyons Sisyphe! Soyons heureux en remontant en permanence la boule européenne pour faire avancer l'Europe».


Dany aime lever le coude boire de bons coups, de champagne surtout, avec de la bonne bouffe, alors pour son départ je lui offre le vert du Pesto de Genovese ( l’un des pères de l’Europe des 6 fut Alcide de Gasperi) et je lui dis  pour nos souvenirs commun de mai 68 « Sous les pavés la vigne ! »

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Commission Barroso : la colère de Daniel Cohn... par LeNouvelObservateur

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 11:02

En chroniquant, sur la grand Philippe de Decazeville exilé à Paris pour tenir un Lieu du Vin tout à côté du Père Lachaise et d’un restaurant finement dénommé la mère Lachaise, j’avais très envie d’emboîter le pas à Louis-Bernard Robitaille lorsqu’il « allume » les prétentieux de Parisiens. Mon envie était d’autant plus forte que l’anecdote qu’il compte dans l’Introduction de son livre « Les Parisiens sont pires que ce vous croyez » pourrait se dérouler partout dans notre vieux pays,  Bourgogne y compris. Les gens du vin ont aussi la même suffisance que les Parisiens.


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Donc « un patron de presse canadien qui a réservé un salon particulier chez La Pérouse (restaurant qui a depuis longtemps perdu ses trois étoiles, mais reste fort cher) commande une bouteille de montrachet link en prononçant le « t » ce qui lui vaut une mise au point du larbin en tenue : « On ne dit pas si on dit mon-Trachet, monsieur, mais mon-Rachet. » Mauvaise humeur du patron : « Je ne sais pas si on dit mon-Trachet ou mon-Rachet, tout ce que je sais c’est que a seule fois que j’en ai commandé j’ai été servi. – Bien, monsieur », réplique le maître d’hôtel avec une courtoisie appuyée qui signifie : c’est quand même vous le blaireau… »


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MONTRACHET GRAND CRU 2002 HENRI BOILLOT 300 CL 1.200,00 EUR

 

Et pendant ce temps-là  Laurent Gotti s’interroge gravement à propos d’ « Arnault, Pinault... Clos ! »


Le rachat du Clos de Lambrays par LVMH signe l’entrée des grands crus de Bourgogne dans l’univers des marques de luxe. Faut-il s’en plaindre ?


#polémique, #Grand cru link 

 

Et moi je souris, le choc des réalités… le monde mondialisé… lamento… parts de marché… prix du foncier… et tout et tout... 

 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 00:09

Je n’ai pu résister au plaisir de faire le lien.


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Lundi soir je lis sur la page Face de Bouc Le Lieu du Vin link de Philippe Cuq « Les bouteilles sont ouvertes... Paolo Conte chante...


On est prêts ! »


Sitôt une nouvelle amie de Face de Bouc, Italienne de Pescara, Francesca Marinelli link, croisée au Purgatoire (oui, oui, rue du Paradis) lors du Pesto Day organisé par Alessandra Petrini, m’envoie un message où elle dit s’intéresser aux évènements du Lieu du Vin.


Là, je me dis : « il est vraiment fort ce Philippe… un vrai Aveyronnais capable de séduire une belle italienne en lui jouant du Paolo Conte pour l’attirer à son Lieu du Vin… »


Bravo Philippe !


Je pars lire au lit et que lis-je ?


L’histoire est racontée par Louis-Bernard Robitaille qui, jusqu’à tout récemment, était le  correspondant à Paris du grand quotidien canadien La Presse. C’est un grand connaisseur de notre vieux pays. Pour preuve il a écrit 2 essais sur nous : en 2010 Ces impossibles Français  et cette année Les Parisiens sont pires que ce vous croyez, publiés chez Denoël. Regard décapant, une plume pleine d’humour, c’est savoureux avec une bonne dose  de mauvais esprit qui nous remet à notre place.


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« Il y a une vingtaine d’années, peut-être un quart de siècle, j’étais attablé à une terrasse à l’angle du boulevard Beaumarchais et de la place de la Bastille lorsque je vis le début d’une manifestation d’un style inusité (…)


Note mémorielle de l’auteur : « République-Bastille, c’était le parcours attitré du Parti communiste (avec une variante pour les grandes occasions : République-Nation), cela reste celui de la CGT et des défilés syndicaux unitaires… »


« Alors c’est qui aujourd’hui ? » demande-t-il au serveur de la brasserie.


-          Ah !  Ce sont les Aveyronnais de Paris qui défilent. Ils fêtent un anniversaire, un centenaire je crois. 


Le cortège ressemblait à une cérémonie religieuse, un enterrement ou un Te Deum. Tous les participants avaient revêtu des habits traditionnels, lourds, noirs et ornementés. Ils marchaient derrière de grandes bannières, de grandes images, des oriflammes portées à bout de bras. Tout le monde se déplaçait avec une lenteur cérémonieuse au rythme d’une fanfare qui reprenait inlassablement le même thème.


Où allait le défilé ? Dans mon souvenir il tournait autour de la place et n’allait nulle part. Il ne revendiquait rien, n’avait pas d’objectif stratégique. Il donnait plutôt l’impression de constituer une démonstration de force et de prestige, de vouloir marquer son territoire, comme le font les lions mâles dans la savane (…)


Précision d’importance faite à l’auteur par un patron de café à la mode  de la rue du Pas-de-la-Mule « Ce sont les Aveyronnais qui tiennent qui tiennent Paris. » Il avait même précisé : « Ce n’est pas l’Aveyron qui tient Paris, c’est l’Aveyron nord. » Autrement dit Rodez et sa région, d’où viennent beaucoup de ces marchands de bois et charbon montés à la capitale au début du XXe siècle et qui ont produit un impressionnant réseau de brasseries et bistrots célèbres, Lipp, La Coupole, le Balzar, les grands cafés de la place des Vosges, puis le café et l’hôtel Costes entre autres. »


Rappel aussi de ce qui fut l’un des plus importants journaux de la capitale, un « objet-culte » : L’Auvergnat de Paris, fondé le 14 juillet 1882, dont pendant plus d’un siècle les petites annonces détinrent un quasi-monopole sur les transactions d’importance dans le secteur des bistrots. »


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Point sensible : la relation Auvergne-Aveyron, l’auteur note à juste titre l’Aveyron ne fait pas partie de la région Auvergne. « Mais sa partie nord, autour de Rodez, se rattache indéniablement au Massif Central. L’immigration aveyronnaise ou auvergnate à Paris avait souvent les mêmes secteurs d’activité et le même profil sociologique. »


« Boulevard Henri IV, Le Réveil, qui resta jusqu’à la fin du XXe siècle l’un des vrais bistrots parisiens, était tenu par un couple, lui du Cantal, elle de l’Aveyron, preuve que l’amour peut transgresser les frontières et les interdits ancestraux. »


Le Monde du 1er février 1994 « affirmait qu’à Paris les Rouergats tenaient 50% des bistrots et 90% des bars-tabacs – un chiffre invérifiable et sans doute un peu exagéré, mais qui donne une idée de leur place prépondérant dans la limonade parisienne. »


Note de l’auteur « Ces chiffres, qui fournissaient un ordre de grandeur, doivent être aujourd’hui sérieusement être revus à la baisse en raison de l’arrivée massive des Chinois dans ce secteur d’activité, notamment des immigrés originaires de Wenzhou, une ville au sud de Shanghai. Selon Le Point du 23 août 2012, ils seraient aujourd’hui propriétaires de… 60% des bars-tabacs franciliens ! »

 

Les Chinois, toujours les Chinois, comme dans le vignoble des GCC de Bordeaux, mais à Paris la relève sera vigneronne avec le Lieu du Vin de Philippe, haut-lieu des belles et rares quilles même de néo-vignerons aveyronnais.

 

Le mot de la fin est de l’acide Philippe Meyer « il se dit autour de Rodez et de Villefranche-de-Rouergue que « Paris est la plus noble conquête de l’Aveyron. »


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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 12:04

Ce n’est pas une lubie mais un appel à une prise de conscience de nos contradictions de citoyen-consommateur râleur, le défi de la fabrication locale n’est en rien passéiste, ringard, bien au contraire ce que fait la main au plus près constitue l’un des enjeux de notre économie post-moderne. L’innovation, la créativité, l’inventivité se nourrissent aussi de l’acte de production dans des secteurs qui semblent définitivement voués à la délocalisation. Se réapproprier, transmettre des savoir-faire, ce n’est pas se défendre mais passer à l’offensive, se départir de notre pessimisme mortifère. Ce matin, Védrine sur France-Inter soulignait que les Français croyaient moins en leur avenir que les Irakiens et les Afghans.


Putain, arrêtons de nous auto-flageller !


Alors une toute petite contribution fort modeste mais rafraîchissante via des jeunes gens que j’aime bien Made in Townlink   


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1-      Rencontre avec Yannick Chanteclair, fondatrice de la Bonneterie CHANTECLAIR par Pascal Gautrand


« Sur le plan historique, le rayonnement de la ville de Troyes nait de l’essor de la bonneterie industrielle qui se développe dès 1820 et atteint son apogée au milieu du XXème siècle. De nombreux bonnetiers ont donné naissance à de fameuses marques françaises telles que Lacoste, Petit Bateau ou Dim. Même si, depuis plusieurs dizaines d’années, un fort courant de délocalisation a largement affaibli l’industrie locale de la maille, de nombreuses entreprises demeurent encore dans la région comme ce peut être le cas de la Bonneterie Chanteclair.


A l’occasion de la présentation de la collection de T-shirts MOY chez Made in Town, nous nous sommes entretenus avec Yannick Chanteclair, fondatrice et dirigeante de la Bonneterie Chanteclair, installée à Troyes depuis 1973. »


La suite ICI link 

 

Pascal Gautrand

 

Made in Mazamet, fondateur de Made in Town, consultant et enseignant, il est diplômé de l’Institut Français de la Mode et ancien pensionnaire de la section Design de mode de la Villa Médicis à Rome. Il développe une réflexion, principalement dans le champ de la mode, autour de la culture de la fabrication. Sa démarche, tournée vers la valorisation des savoir-faire, s'exprime au travers de l'écriture, de la vidéo et du stylisme. En tant que consultant il collabore notamment avec Première Vision à l'organisation de Maison d’Exceptions : l'espace dédié aux savoir-faire textiles au sein du salon parisien et le magazine en ligne éponyme dont il est rédacteur-en-chef.


2-      Ets Legeron | Parurier à Paris

 

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 00:09

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Le 14 avril, sur son mur Face de Bouc André Deyrieux se désolait.

 

« Quand j’ai créé Winetourisminfrance, je pensais pouvoir être exhaustif.

 

Nous partions avec notre filet à papillons et nos Timberland de fonction glaner les initiatives oenotouristiques dans les différents vignobles, et chacun des correspondants était tout heureux de poser sur nos pages une belle prise…


Aujourd’hui, les communiqués de presse Œnotourisme des grosses caves, des départements, des syndicats d’appellation... font 10, 15 ou 30 pages… surtout aujourd’hui, en avril, en début de saison…


Mais où est l’originalité, l’authenticité, la mise en valeur des patrimoines... bref, le fait ou l’événement illustrant véritablement notre nouvel article de loi : « Le vin, produit de la vigne, et les terroirs viticoles font partie du patrimoine culturel, gastronomique et paysager protégé de la France. » ?


Ben oui, mon cher André, ils n’ont rien compris à la communication d’aujourd’hui… C’est du lourd, du trop lourd, indigeste, illisible au sens où dans un univers privilégiant l’instantanéité, la rapidité, qui prend le temps de lire ?


On peut le regretter mais pour être entendu, compris, il faut se plier aux lois de l'exercice sinon mieux vaut pisser dans un violon ou mettre son bel argent ailleurs. Dans le cas des gens du vin ceux-ci n’ont qu’à s’en prendre qu’à eux-mêmes, à leurs choix de communication et de communicants, frileux, conservateurs, petits bras, redondants, sans originalité.

 

Affligeant !


Quand je lis le fatras que je reçois les bras m’en tombent. Mais comment peut-on espérer faire rêver, donner le goût du vin, de son histoire, avec un tel galimatias incolore, inodore et sans saveur ? Ça a la gueule d’une dissertation besogneuse de potaches, certes sympathiques, même appliqués, mais réinventant sans grand brio l’eau chaude. Pour sûr que ça excite l’imagination, ça donne surtout envie d’aller voir ailleurs.


Oui mais ça fait plaisir aux présidents, aux élus, aux braves porteurs d’eau qui les entourent même si c’est jeter le peu d’argent dont on dispose par la fenêtre pour qu’il tombe dans un puits sans fond : celui de l’indifférence.


Dans l’immense et incessant flux d’informations de toute nature le petit filet d’eau tiède des gens du vin passe le plus souvent inaperçu du grand public. Il n’intéresse, et encore, que le petit cercle des initiés. Les gens du vin s’adressent aux gens du vin sans même chercher à hameçonner ceux pour qui ça n’est qu’une boisson, certes sympathique, pour accompagner repas ou fêtes.


Et pourtant, sur la Toile et ailleurs, avec une économie de moyens, de l’imagination, de la patience aussi, il est possible de prendre place, de s’installer, d’exister, de communiquer.


Encore faut-il  se poser les bonnes questions, écouter, accepter les regards extérieurs, prendre le temps  d’investir en des outils fins, pointus, pertinents, qui marqueront un territoire, s’incrusteront, permettront ce que l’on appelle l’information de longue traîne qui, tel un chalut, draguera de plus en plus de poissons au fil du temps.


Je n’en finis pas de m’étonner de la ringardise des méthodes utilisées par la grande majorité des communicants du vin. Même sur les réseaux sociaux ça frise la correctionnelle.


Entendons-nous bien, je fais référence à la communication, pas à la publicité qui  exige, elle, un niveau de bruit si puissant que peu d’entreprises du vin (hormis les grandes maisons de champagne) disposent des moyens financiers pour y avoir recours en déployant un niveau de puissance pertinent.


Peu d’intervenants se posent même la question de savoir si leur communication est compréhensible, j’oserais écrire digestible, par les nouveaux arrivants à la consommation du vin aussi bien sur le marché domestique que sur les marchés d’export matures ou émergeants. On se contente de reproduire un discours formaté par l’approche purement dégustative avec un langage pseudo-technique avec parfois une pincée de lyrisme et trop souvent une bordée de clichés éculés. Beaucoup de communiqués de presse sont des monuments de baratin besogneux qui, s’ils étaient lus par madame Michu la ferait fuir.


Tout le monde semble content ou fait comme si, alors pourquoi se battre contre des moulins à vent ?


Tout bêtement parce que sur la Toile, de par sa structure sans frontières, sauf celles des langues, il est possible de bâtir et de développer des outils de communication efficaces peu budgétivores.


Lesquels me direz-vous ?


Mon penchant naturel serait de répondre à cette question, de développer mais, réflexion faite, je me dis que je serais vraiment une trop bonne poire de mettre sur la table le fruit de ma petite expérience sur la Toile acquise depuis 9 ans déjà.


Maintenant que je suis libéré de mes attaches salariales j’ai décidé de me mettre à mon compte. De proposer mes services à qui voudra s’engager dans la définition et la réalisation d’une politique de communication adaptée aux spécificités de l’Internet.


Sans doute en ai-je trop ou pas assez dit mais le projet que je mitonne depuis quelques semaines prend forme. Alors avis aux amateurs, je lèverai le voile en mai. En attendant vous pouvez toujours me contacter si vous êtes intéressés…


Nom de code : Tandem *

 

* sur la photo les pneus du Tandem sont dégonflés mais vous remarquerez que l'engin est muni d'une pompe : le moment venu nous lui donneront de l'oxygène....


Affaire à suivre…

 

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 11:54

De toute ma carrière je n’ai exercé de fonctions d’inspection car je n’ai que peu de goût pour ce type de travail, j’aime trop l’action en alternance avec la réflexion, en revanche lors de mon passage au 78 rue de Varenne j’ai pu constater que beaucoup de membres des grands corps d’Inspection de l’Etat, des Finances et Cour des Comptes, avaient une grande appétence pour les cabinets ministériels. Moi, simple contractuel, j’ai eu sous ma direction ce type de bel esprit, brillant, compétent, ambitieux. Pas simple mais très intéressant de pouvoir leur mettre le nez dans la réalité et leur voir perdre de leur superbe.


Le point de vue d’Hélène Strohl qui a partagé quelques années de service à l'IGAS (Inspection générale des affaires sociales) avec Aquilino Morelle, me paraît digne d’intérêt.


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Elle dit de lui « qu'il est aimable, drôle et très intelligent. » avant d’ajouter qu’elle « n'aime pas les dénonciations publiques »


Je partage son point-de-vue lorsqu’elle souligne qu’ « Aquilino Morelle incarne un type de hauts fonctionnaires: ceux qui considèrent que l'administration, le service public ne constituent plus un lieu intéressant de pouvoir et qui pensent qu'une carrière réussie débouche forcément sur un poste politique ou /et lucratif dans une entreprise privée. »


« … comme un certain nombre de membres des corps de contrôle de l'Etat, il n'a jamais considéré que le contrôle, l'audit, le conseil de divers services publics, d'Etat, de collectivités territoriales eût une quelconque importance ni le moindre intérêt. Sauf quand il s'agissait de rapports à forte densité politique et médiatique.


Les objectifs du service public sont devenus pour toute une série de hauts fonctionnaires totalement abstraits. Ils méprisent la petitesse des actions quotidiennes, le petit nombre d'usagers concernés par le bon fonctionnement d'un hôpital ou d'un service départemental de protection de l'enfance comparés à l'importance des grandes analyses économiques et statistiques aboutissant à de grandes réformes, gravées «dans le marbre (certains le disent encore) de grandes lois. Que l'on renouvelle à périodicité de plus en plus fréquente puisqu'elles sont de moins en moins mises en œuvre.


Ce qui n'est pas généralisable ou universel dès le premier abord ne mérite pas qu'un fonctionnaire haut s'y intéresse. »


C'est une illusion que de croire que l'on se prémunira par des procédures, déclarations, contrôles etc. contre « les conflits d'intérêt ».


Lire l’ensemble de la chronique ICI link

 

« Servir, c’est la devise de tous ceux qui aiment commander » Jean Giraudoux

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