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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 00:09

J’ai débuté le mois d’août avec deux stars de la Rive Gauche, la première notre Frédéric Beigbeder « Et comme en ce moment ça va plutôt bien, je mange, je bois, je grossis, je suis amoureux… » link qui vient de reprendre le magazine LUI en main c’est « un titre qui m'a toujours fait fantasmer, avoue-t-il. Au moment de sa création (par Daniel Filipacchi en 1963, NDLR) et à son apogée au début des années 1970, la France n'était pas en crise. Je suis jaloux de tous ceux qui ont vécu cette période bénie». Bref, notre homme qui tient table ouverte chez « l’Ami Jean » 27 rue Malar dans le 7e « J’aime les romans d’Alexandre Dumas et je pense que cet endroit aurait pu être une cantine pour les trois mousquetaires. Un lieu où Portos vient boire des bouteilles de vin comme des verres, où Athos, Aramis et d’Artagnan et lui avalent trois jambons entiers à quatre. On imagine bien Depardieu siffler ici une bouteille cul sec ! Il faut retrouver à Paris des endroits comme « l’Ami Jean » où l’on a l’impression d’être dans une auberge à l’ancienne. C’est cette cuisine-là que j’aime. Les nouvelles cuisines compliquées, genre Fooding, ce n’est pas mon truc. » Propos recueilli par l’infatigable Olivier Malnuit, monsieur 80% de Grand Seigneur.


« L’Ami Jean » c’est Stéphane Jego qui nous confie que « Le destin fit en sorte que M. Christian Constant chef de l'hôtel Crillon repêcha son CV dans une corbeille bien remplie et il le donna à M. Yves Camdeborde qui à partir de la eut la tâche difficile d'en faire cuisiner ! « Il a même réussi à me faire gagner un concours du meilleur jeune espoir en 1994. Je dois vraiment dire que cette rencontre fut, après mon épouse, un moment capital dans ma vie car jamais je n'aurais pu être où j'en suis sans ces deux personnes : mon épouse Sandrine et Monsieur Yves Camdeborde. Depuis 2002, nous avons repris la plus vieille institution basque de la place de Paris, dans laquelle nous faisons du mieux possible pour satisfaire la plus large et la plus agréable des clientèles. »


Le 2 août j’enchaînais sur « J’aime l’ivresse, j’aime me saouler ! C’est une vraie jouissance… » link d’Yves Camdeborde qui a maintenant sa Taule : le Comptoir au 9 carrefour de l’Odéon dans le 6e.  J’y passe très souvent sur ma flèche d’argent et je m’arrête parfois lire aux Éditeurs (les fauteuils sont confortables) qui fait face à sa terrasse. Je suis fasciné par le spectacle que décrit très bien Olivier Malnuit à qui rien n’échappe.


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Photo prise par le taulier le 8 août à 11h 55

 

« C’est ouvert ? » « Pas encore, madame, il n’est pas tout à fait midi ! » Chaque jour c’est la même histoire. Au 9 carrefour de l’Odéon (Paris 6e) patiente une petite vingtaine de personnes devant la porte du Comptoir du relais, le restaurant d’Yves Camdeborde, sympathique cuistot parisien  à l’accent du sud-ouest surtout connu pour ses interventions enflammées dans l’émission Masterchef (TF1). Un spectacle à couper le souffle pour qui connaît la difficulté de remplir un restaurant en semaine dans cette période de crise. Merci la télé ? Même pas. Entre l’âge de certains clients et l’accent japonais des autres, la plupart n’ont en réalité jamais vu Masterchef et connaissent à peine le maître des lieux lorsqu’il passe en coup de vent sur le trottoir. »

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Photo prise par le Taulier le 8 août à 12h

 

Pertinent ce Malnuit, j’en témoigne. Été comme hiver (il fournit des couvertures), midi et soir c’est Camdeborde au pays des Soviets : la queue. J’ai une sainte horreur de la queue et pourtant je me suis assis un soir à la terrasse du Comptoir sans avoir eu à la faire. Privilège me direz-vous ? Non, j’étais invité par un type qui a le bras long, sacré Adolphe, et nous dînions en compagnie d’une jeune femme russe ravissante. Yves Camdeborde vint papoter avec nous. Bref, l’homme est prolixe et bon vivant mais la question n’est pas là. L’autre soir, en observant la queue, je me suis dit : je n’ai jamais vu Yves Camdeborde derrière son Comptoir. Est-ce important ? Je ne sais, mais tout de même ça me chagrine un peu. Lorsque j’ai enfourché ma flèche d’argent qu’ai-je vu sur le trottoir faire un AR rapide et bougon : ce cher Yves Camdeborde.


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Photo prise par le Taulier le 8 août à 12H 05

 

L’année dernière, Yves Camdeborde, à repris « le Suiss », « le Madrid » et « la Txalupa » à Saint-Jean-de-Luz sur la célèbre place Louis XIV. Un nouveau Ducasse J sans doute. Ça ne me dérange pas mais j’avoue ne plus avoir envie de me poser au Comptoir alors que je vais aller à la rentrée à « l’Ami Jean » avec deux belles fourchettes. Au passage je salue mon jeune ami Sébastien Demorand, le compère de Camdeborde à Masterchef, qui va sans doute trouver que pousse le cochonnet un peu loin.

 

Les 3 photos prises un jour assez creux sont représentatives du phénomène Camdeborde : lorsque le service s'est mis en place 20 personnes formaient la queue... Mais que viennent-ils chercher sur cette terrasse bruyante, assez peu agréable ? La cuisine de Camdeborde ? Pour répondre à cette question il va falloir que je prenne sur moi et que je me tape la queue - oui je sais ça fait vulgaire  - pour juger le frichti et les vins du Pape de la bistronomie.

 

à bientôt donc sur mes lignes...

 

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 11:00

Si vous avez deux sous de considération pour moi, je vous en prie, allez à l’essentiel, laissez de côté mes petits mots, lisez les 2 extraits de « Mãn » de Kim Thúy aux éditions Liana Levi 14, 50€.link . C’est une merveille de sensibilité, d’humilité, de curiosité et de passion pour la beauté du monde.


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« Pour moi, dit-elle, la beauté est dans l’invisible. Quand je reçois des invités à la maison et que je leur prépare un repas cinq services, je veux que tout semble fait sans effort. Et je n’ai pas besoin qu’on me complimente. Je préfère qu’on parle d’une épice ou d’un aliment. En lisant Man, j’espère que les gens ne me verront pas. Je veux qu’ils voient mon univers, mais pas ma personne, ni mon travail. Je veux mettre de l’avant l’histoire et les mots. »


« Mon but ultime est d’être légère comme une caresse et que les gens la ressentent sans effort. »


C’est une suite de très courts chapitres dont le titre est un mot vietnamien traduit en français : xích lô : cyclo-pousse (1) et Ðông-Tay : Est-Ouest (2) par exemple.


(1)              Extrait  Dans le nouvel appartement-atelier de cuisine aménagée par son amie Julie la narratrice un mur de livres « Julie m’a tenue la main pour longer ce mur. Autrement, je serais tombée à genoux lorsque j’ai vu la dernière étagère, sur laquelle elle avait placé une rangée de romans dont je n’avais lu qu’une page ou deux et parfois un chapitre, mais jamais la totalité.

Beaucoup de livres en français et en anglais avaient été confisqués pendant les années de chaos politique. On ne connaîtrait jamais le sort de ces livres, mais certains avaient survécu en pièces détachées. On ne saura jamais par quel chemin étaient passées des pages entières pour se retrouver entre les mains de marchands qui les utilisaient pour envelopper un pain, une barbotte ou un bouquet de liserons d’eau… On ne pourrait jamais me dire pourquoi j’avais eu la chance de tomber sur ces trésors enfouis au milieu de tas de journaux jaunis. Maman me disait que ces pages étaient des fruits interdits tombés du ciel. 

[] et puis sans connaître le début ni la fin de l’histoire de Marius, des Misérables, je le portais en héros parce que, une fois, notre ration mensuelle de cent grammes de porc avait été drapée dans cette phrase : « La vie, le malheur, l’isolement, l’abandon, la pauvreté sont des champs de bataille qui ont leurs héros obscurs plus grands parfois que les héros illustres. »


(2)  Extrait « Mon gâteau aux bananes à la vietnamienne était un délice mais effrayait par son air costaud, presque rustre. En un tour de main, Philippe l’a attendri avec une écume de caramel au sucre de canne brut. Il avait marié l’Est et l’Ouest comme pour ce gâteau dans lequel les bananes s’inséraient tout entières dans la pâte de baguettes de pain imbibées de lait de vache. Les cinq heues de cuisson à feu doux obligeaient le pain à jouer un rôle de protecteur envers les bananes et, inversement, ces dernières lui livraient le sucre de leur chair. Si l’on avait la chance de manger ce gâteau fraîchement sorti du four, on pouvait apercevoir, en le coupant, le pourpre des bananes gênées d’être ainsi surprises en pleine intimité. »

 

Kim Thúy, née à Saïgon pendant l’offensive du Têt, a fui le Vietnam avec d’autres boat people à l’âge de 10 ans pour rejoindre Montréal. Elle a été couturière, interprète, avocate, propriétaire du restaurant Ru de Nam, chroniqueuse culinaire pour la radio et la télévision. Elle vit aujourd'hui à Montréal et se consacre à l'écriture. Ru, son premier livre, est paru aux Éditions Libre Expression en octobre 2009. Best-seller au Québec et en France, ce livre a vu ses droits vendus dans vingt pays, grand prix RTL-Lire 2010.  

 

Je commence par la fin :


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Boat people « À l'effondrement du régime du Sud Viêt Nam en mars 1975, 143 000 premiers réfugiés quittent le pays avec les Américains, fuyant le régime communiste. Rapidement des vagues d'autres réfugiés partent ensuite par leurs propres moyens sur des embarcations de fortune. Après la réunification en 1976, de nombreuses vagues d'émigration clandestines ont lieu avec la radicalisation socialiste progressive du sud.


À partir de 1978, une forme particulière de départ maritime, qualifiée de semi officielle, voit le jour. Moyennant une somme d'argent aux autorités locales et aux organisateurs, la minorité ethnique souvent commerçante des sino-vietnamiens peut fuir sur des bateaux au fur et à mesure des tensions avec la Chine, notamment pendant la guerre sino-vietnamienne, jusqu'à la fin des années 1980. Beaucoup d'entre eux sont dirigés vers des camps de Hong Kong. Les images de milliers de réfugiés parqués dans ces camps derrière des barbelés et des barreaux dans des conditions déplorables soulèvent l'indignation des médias occidentaux de l'époque.


Parmi ces millions d'émigrants, principalement originaires du sud (ancienne République du Viêt Nam), le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés estime qu'entre 200 000 et 250 000 d'entre eux ont péri, victimes des garde-côtes, des pirates ou de noyades. Ce fut un fait marquant de la fin de la guerre froide que les partis communistes ne pouvaient arriver à dissimuler. 

 

Les mass media de l'époque se font l'écho de drames survenus en mer et surtout des conditions d'accueil des réfugiés dans des camps. Jean-Paul Sartre, déjà fort âgé, se rallie à cette cause. Raymond Aron, en allant soutenir la cause des boat-peoples à l'Élysée devant Valéry Giscard d'Estaing en juin 1979, demande aux hommes politiques de résoudre le drame de l'accueil des réfugiés, repoussés par de nombreux pays (en particulier par Hong Kong, l'Indonésie et l'Australie). La France accueille donc un quota officiel de réfugiés des camps. C'est la première grande vague d'immigration en France d'origine asiatique. » Wikipédia


Pour les petits loups et les petites louves Indochine c’est un groupe de rock français, formé en 1981 autour de Nicolas Sirkis.


Pour les fans de Marguerite Duras c’est l’Amant publié en 1984 - Les Éditions de Minuit -Prix Goncourt dont Jean-Jacques Annaud a tiré un film sorti en 1992.


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Pour les calés en géographie l’Indochine c’était la péninsule indochinoise asiatique située au sud de la Chine et à l'est de l'Inde. Elle comprenait : la Birmanie, le Cambodge, le Laos, Singapour, la Thaïlande, le Viêt Nam et la Malaisie péninsulaire.


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Pour les nostalgiques de l’Empire Colonial L'Indochine française c’était les protectorats du Tonkin et de l'Annam et la colonie de Cochinchine, regroupés à partir de 1949 au sein de l'État du Viêt Nam (territoire identique à celui de l'actuelle République socialiste du Viêt Nam) ;  le protectorat français du Laos ; le protectorat français du Cambodge ; et le comptoir du Kouang-Tchéou-Wan.


Pour nos soldats, le contingent ne fut pas engagé ce fut la guerre d’Indochine se termina lors de la cuisante défaite de Diên Biên Phu qui se déroula du 13 mars au 7 mai 1954 et qui opposa au Tonkin les forces de l'Union française aux forces Việt Minh, dans le nord Viet Nam actuel. Cette défaite accéléra les négociations engagées entre les deux parties. La France quitta la partie nord du Viêt Nam, après les accords de Genève, signés en juillet 1954, sous l’égide du gouvernement Mendès-France, qui instauraient une partition du pays de part et d'autre du 17e parallèle Nord.


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La guerre du Viêt Nam opposa de 1954 à 1975, d'une part la République démocratique du Viêt Nam (ou Nord-Viêt Nam soutenu  par le bloc de l'Est et la Chine — et le Front national de libération du Sud Viêt Nam (ou Viet Cong), et d'autre part, la République du Viêt Nam (ou Sud-Viêt Nam), militairement soutenue par l'armée des États-Unis appuyée par plusieurs alliés (Australie, Corée du Sud, Thaïlande, Philippines. Elle se terminera en début avril 1975, la région de Saïgon est encerclée. La reddition des troupes du Sud a lieu le 30 avril, qui est acceptée par le Nord. Les hélicoptères américains surchargés évacuent la ville et les premiers boat-people font leur apparition.


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À 7 h 53, le 30 avril, lorsque le dernier hélicoptère décolle du toit de l'ambassade des États-Unis à Saïgon, des milliers de candidats à l'exil se pressent encore dans les jardins. Plus de 305 000 réfugiés finiront néanmoins par se retrouver à bord des navires américains qui croisent au large.


Les gens de ma génération se souviennent de la scène de panique le 30 avril 1975, sur le toit de l'ambassade des États-Unis à Saïgon. Le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Sud Viêt Nam, gouvernement du Viêt Cong, s'installe à Saïgon. Divisé depuis 1954 le Viêt Nam est réunifié le 2 juillet 1976 pour créer la «République socialiste du Viêt Nam ». et Saïgon est renommée Hô-Chi-Minh-Ville.

 


Kim Thúy - Man par Librairie_Mollat

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 00:09

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Toujours commencer par l’essentiel : ici par « la guerre  des buvettes » qui se déroula en  septembre 1977, quelques mois avant les élections législatives, sous le règne du grand déjà déplumé de Chamalières, dit VGE, qui déclara « l’alcoolisme le plus important des fléaux sociaux » et promis un plan de 10 ans (1978-1988) de lutte contre ce fléau. Pour mener à bien cette tâche il fit appel au professeur Jean Bernard hématologue de renommée mondiale qui constitua un groupe de travail. Le rapport (encore un) fut remis en juillet 1980 au Président de la République. En Conseil des Ministres, Raymond Barre étant le Premier d’entre eux, 35 des 101 propositions (le Raymond l’aurait dû se méfier le futur Tonton allait lui piquer l’idée).


L’une d’elle, du genre à mettre de l’ambiance chez les parlementaires* de la vigne, consistait à augmenter de 50% les taxes sur les alcools de vins et de fruits, notamment le Cognac, l’Armagnac et le Calvados.


  • « À la buvette des parlementaires, ne seront servies gracieusement que des boissons non alcooliques : la consommation d’alcool sera payante. » (Le Monde, 17 février 2007)

Mais le feu s’alluma dans une région où les ceps de vigne étaient rares, mais où les buveurs levaient le coude plus que de raison : la Bretagne. En effet, un procureur de la République, estimant que la région était la plus touchée par l’alcoolisme,  annonça l’interdiction de la vente des boissons alcoolisées sur tous les stades de sport.


Le conflit embrasa alors les Côtes-du-Nord, pas encore d’Armor mais déjà du porc, opposant les pouvoirs publics aux élus et aux dirigeants des associations sportives. Grève des matchs de football. Face à cette fronde, l’approche des élections présidentielles aidant, le Garde des Sceaux, numéro 2 du gouvernement, Alain Peyrefitte, bat en retraite et suspend les interdictions. Les buvettes des stades de foot sont sauvées.


« Selon la loi du 10 janvier 1991, dite loi Evin, la vente de boissons alcoolisés est interdite dans les stades, les salles d’éducation physique, les gymnases et, d’une manière générale, dans tous les établissements d’activités physiques et sportives (c.déb.boissons, art. L49-1-2).


Pour le ministère de la jeunesse et des sports, un établissement d’activités physiques et sportives s’entend de la mise à disposition d’équipements sportifs, même mobiles, le cas échéant d’un enseignement ou de l’animation, de l’entraînement ou de l’accompagnement en vue de la pratique régulière ou occasionnelle d’une activité physique ou sportive (instruction du 4 mars 1997).


Cette réglementation a été renforcée par l’interdiction d’introduire des boissons alcoolisées sur les lieux où se déroule une manifestation sportive, sous peine d’une amende de 50 000 F et d’un an d’emprisonnement (loi du 16 juillet 1984 modifiée, art.42-5).


En tout état de cause, il est possible d’installer, dans une enceinte sportive, une buvette permanente dotée d’une licence de première catégorie qui permet de vendre des boissons sans alcool à consommer sur place »


Il existe des dérogations voir ICI link


Mais en France on adore tourner les interdits et faire des pieds de nez à la maréchaussée : HAUTES-PYRENEES. BIEN QUE LA LOI L'INTERDISE, ELLES VENDENT, TOUS LES DIMANCHES, DE L'ALCOOL SANS MODÉRATION.


« Les stades ne sont pas que des lieux voués au sport. Ils sont aussi des endroits où l'on boit et pas que de l'eau. À chaque rencontre, pratiquement, une buvette propose de l'alcool aux supporters. Pourtant, la vente régulière de ces boissons est interdite par la loi. Elle n'est autorisée qu'aux seuls détenteurs d'une licence IV. Par décision municipale, les clubs ont seulement le droit de céder, dix fois par an, des sodas, des eaux, de la bière, du cidre, du vin et des vins doux (Muscat…). En aucune manière ils sont habilités à proposer des alcools plus forts. Pourtant…link 


L’expression buvette est de moins en moins usité, sauf :


1° au musée Chagall à Nice : la buvette du musée link 


2° à Paris La Buvette alimentation 67 rue Saint Maur dans le 11e


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3° à Montréal Buvette chez Simone: « un bistro bo-bo pour notre époque « Si j'habitais ce quartier, je m'y retrouverais souvent, c'est clair. Le menu, aux prix raisonnables, n'a rien de compliqué - viandes froides, huîtres, poulet grillé - et peut-être que je finirais par m'en lasser, mais probablement pas, car c'est l'atmosphère relaxe, moderne sans chichi, et surtout la certitude de rencontrer des gens sympathiques qui finiraient par m'y ancrer. D'autant plus que de grandes tables à partager avec des inconnus ou un grand groupe d'amis encouragent cette communication simple de type très post-krach. Bref, un lieu tout à fait pour notre époque. »

Côté vin, la carte est remplie de petits choix au verre, sympathiques et hors des lieux communs. Et on fait une belle place aux crus français. »


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4° et bien évidemment à Embres&Castelmaure, le nombril du monde, où le Pousson des Corbières made in Barcelona, chantre des hommes de la terre, écumeurs de bars, pourfendeurs de la cuisine fusion, nous rappelle les origines profondes de La Buvette « C’est ainsi que les vignerons appellent le vin friand et souple et sincère qu’ils viennent chercher à la cave comme on cueille un bonheur quotidien. » Ça me rappelle une histoire vraie qui se déroula du côté de Leucate. Le président, éminent dirigeant viticole, décida que ce vin serait non plus commercialisé à la tireuse mais en cubitainer et soumis sa décision au vote de son CA. Un jeune s’abstint. Le président lui demanda pourquoi ? Réponse laconique « J’en bois pas ! »


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À Embres&Castelmaure « ce jus paysan, joyeux et libre, sorte d’entrée en matière aux crus élevés dans les chais de notre village » coule à flot surtout lors des fêtes où les belles Embrémauraises font tourner les têtes. Même que notre David Cobbold, le des 5 du Vin qui chronique le lundi, a été séduit par ce nectar chanté par le barde des idées liquides et solides ICI link   


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Pour finir et en revenir à mes vaches La Buvette est aussi une entreprise spécialisée dans l’abreuvement des animaux www.labuvette.fr/

 

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 11:00

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Pourquoi diable suis-je poursuivi par Limoges alors que je n’y ai jamais posé mes belles chaussures bien cirées ? Serait-ce un sort que m’aurait jeté un certain Olivier, un garçon très  branché, mais non pourvu d’un interrupteur Legrand, obsédé du panier percé de Beaublanc, qui ne fait que Twitter ?


Je ne sais…


En revanche, ce que je sais c’est que samedi dernier passant rue Madame, posé sur ma flèche d’argent, j’ai fait une halte chez Melinda Gloss qui est une marque pour homme malgré son nom féminin. Je revenais de déjeuner au Cul de Poule rue des Martyrs, il faisait très chaud et, loin de Paris plage, nulle trace de sable chaud.


Pourquoi cette halte en ce haut-lieu de la mode parisienne que d’aucuns qualifieraient de bobo ?


Ses deux promoteurs Rémi de Laquintane et Mathieu de Ménonville, «étudiants en philosophie » ont fondé Melinda Gloss il y a quatre ans avec l'idée de recréer chaque saison une « garde-robe quotidienne, effortless chic et désinvolte. » Waouh !


Tout bêtement pour le bleu pastel qu’affichait la plupart des pièces visibles depuis la rue et comme le bleu du ciel, pas celui de l’âme, me donnait des envies de tâter des chiffons légers je me suis arrêté.


Bien sûr, ce n’est pas donné mais comme le fait remarquer Rémi de Laquintane leurs  vêtements sont créatifs, de bonne facture mais avec « des prix réalistes pour quelqu'un qui paie un loyer parisien »


Le fils de couturière qui sommeille en moi confirme : le chic se niche dans le détail et le détail demande beaucoup de travail. C’est donc « simple et singulier ». Pour autant je ne vais pas jouer dans la cour des trentenaires vu que je le suis à la puissance 2. Simplement mon slogan est simple « plutôt Melinda Gloss qu’Hugo Boss ! »


Mais pourquoi diable cette chronique me direz-vous ?


Plein de raisons :


-         La première c’est que la mode des défilés est généralement déconnectée de la réalité. Elle n’est sur les estrades que pour le buzz, les tia-tia-tia des chroniqueurs, la croiser dans la rue relève de l’illusion. Chez Melinda Gloss on n’est pas dans l’exhibition.


-         La seconde est à l’attention des jeunes gens du vin frais émoulu des écoles de commerce : belle étude de cas.


-         La troisième c’est que j’ai acheté en solde un tee-shirt bleu qui m’a permis de remettre ma tronche de cake en photo (himself) en en-tête de mon espace de liberté.


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-        La dernière est que nos 2 philosophes reconvertis ont « des exigences de qualité, de savoir-faire et de proximité. Melinda Gloss est produit à Limoges, Venise et Porto... »


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Non OLIVIER pas ça ! Epargnez-moi !


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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 00:09

« Quand tu prépares à manger pour quelqu’un et qu’il ne veut pas en manger, c’est comme quand tu veux embrasser quelqu’un et qu’il se détourne » déclarait une Française interrogée dans une enquête (Masson 2001). Un livre très savant vient d’être publié chez Odile Jacob 24,90€ sous la direction de Claude Fischler « Les Alimentations Particulières Mangerons-nous ensemble demain ? »


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« Ainsi, dans des situations et des sociétés très diverses, le refus de la nourriture offerte revient à un refus de la relation : il produit une déception, voire une blessure et une offense grave. Car ne pas accepter un aliment, un plat ou une boisson peut purement et simplement signifier la méfiance » écrit Claude Fischler.


Dans ma Vendée natale, le refus de prendre un verre de vin ou de goutte s’apparentait en effet à une offense. Pourtant il fallait un certain courage pour affronter certains vins issus de la production locale.


« Allergies alimentaires, intolérance au gluten, intolérance au lactose ; régime de santé divers (groupes sanguins, living foods, instinctivorisme ou crudivorisme, macrobiotique, etc.) ; régimes éthiques et spirituels (végétarisme, véganisme, etc.) ; néoadhésion à des pratiques religieuses ; régimes sélectifs et restrictifs divers : pour des raisons diverses, une part importante de la population des pays développés adopte et revendique une alimentation particulière. »


Les ménages ne comportant qu’un seul adulte sont de plus en plus nombreux : 9,2 millions en 2009 et 2,5 millions de ménages monoparentaux, soit 42% des ménages. Les repas pris à l’extérieur du domicile augmentent constamment. Manger seul devient de plus en plus fréquent (aux USA, 71% des repas sont pris seul). « D’autre part, la transformation croissante des aliments par l’industrie, le fait qu’ils nécessitent de moins en moins de préparation, qu’ils soient de plus en plus souvent prêts à manger, favorisent une consommation individualisée, libérée des contraintes et des normes commensales. »


« En plusieurs siècles et surtout depuis plusieurs décennies, l’alimentation a profondément changé et le rapport à l’alimentation s’est totalement transformé. Grâce à l’industrialisation agroalimentaire, on est arrivé à produire à bon compte des aliments en abondance : en comparaison avec le chasseur-cueilleur ou même l’agriculteur du XIXe siècle, le mangeur moderne consacre bien peu de temps à la recherche et à la préparation de la nourriture, et les incertitudes de l’approvisionnement sont pour le moins réduites. Mais cette liberté laisse la place à de nouvelles interrogations, à de nouvelles anxiétés. »


Question : « sommes-nous arrivés à un état de la société et de la civilisation qui, à force d’individualisation, semble porter exception, sinon contradiction aux règles de la sociabilité et du partage ? »


On pourrait le penser note Claude Fischler mais « il convient d’introduire une distinction fondamentale : le monde développé et l’ « Occident » ne sont pas des catégories uniformément pertinentes. Des différences apparaissent d’une culture à l’autre, d’un pays à l’autre, y compris entre pays occidentaux voisins ou dont le niveau socio-économique est par ailleurs très proche. »


Et de se référer à l’enquête OCHA (Observatoire CNIEL des habitudes alimentaires, centre de ressources pour l’Interprofession laitière et les chercheurs) de Fischler et Masson de 2008 :


« En comparant des échantillons français et américains (ainsi que 4 autres pays européens), nous observions de très nettes différences dans la manière d’appréhender la nourriture et le « bien manger»


« Pour les Américains, l’alimentation est presque exclusivement une affaire de santé, discutée dans un vocabulaire toujours emprunté à la nutrition. C’est aussi une affaire essentiellement individuelle et personnelle, qui relève de la liberté et de la responsabilité (de la culpabilité souvent) de chacun. »


Peu de référence au partage, la convivialité, au temps passé à table en famille ou entre amis, les Américains se distinguent « par l’importance qu’ils accordent à l’abondance du choix (à laquelle ils ramènent volontiers la liberté) et comme les Britanniques, par leur tolérance aux particularismes alimentaires (entre 91 et 97% des répondants), ils considèrent normal qu’un invité annonce à son hôte ses dietary requirements. La tolérance des Français (et des autres continentaux) est nettement moindre et varie selon les motifs de restriction (médicaux, éthiques ou religieux, de préférence personnelle), les raisons médicales étant les mieux acceptées. »


Distinction entre deux conceptions : le repas communiel à la française où la convivialité implique « que la tablée communie : elle partage et incorpore la même nourriture, et rassemble ou cimente ainsi une communauté, transitoire ou durable » et le modèle contractuel américain (et dans une large mesure britannique) « ce sont les individus adultes consentants (consenting adults), qui se rencontrent pour passer un moment ensemble à l’occasion d’un repas »


Ouvrage collectif passionnant donc pour ceux qui s’intéressent à une approche qui ne s’en tient pas au sempiternel « je pense que » ou se fondant sur des jugements à l’emporte-pièce. En France nous n’aimons rien tant que de défendre, de guerroyer contre les barbares sans nous soucier que les nouvelles générations sont souvent à 100 lieux des exceptions culturelles que nous proclamons. Pour autant il ne s’agit pas de plier le genou, de se soumettre à une forme de « terrorisme » alimentaire défendu par des minorités agissantes et parfois vindicatives, mais tout à la fois d’admettre les différences et de cultiver sereinement la nôtre.


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Pour terminer cette chronique le dessin humoristique paru dans le New Yorker (Roz Chast, 22 novembre 2010) intitulé The Last Thanksgiving « Nulle dinde au centre de la table. L’explication de ce vide et du titre du dessin réside dans les bulles qui surmontent les têtes des 10 personnages : « mange ans sel », « intolérant au lactose » ; « végétarien » ; « végan » ; « macrobiote » ; « traditionnaliste fanatique » ; « en cure de détox » ; « strictement casher » ; « gourmet ultra-difficile » ; « allergique au gluten »…


(1)   « Être végan, c’est refuser l’exploitation animale. Cela implique de be pas consommer de chair animale, de laitagen d’œuf, de miel ni de produits de la ruche, de ne pas porter de vêtements faits de matières premières provenant d’animaux (fourrure, cuir, laine, soie, etc.) de ne pas utiliser des produits d’hygiène testés sur les animaux. »


(2)  « La compagnie Air France offre des menus spéciaux sur les vols d’une durée de plus de 2h 35. La variété de l’offre n’a pas cessé de croître. On distingue aujourd’hui entre les « repas adaptés à un problème médical » et les « autres repas spéciaux : végétarien, casher… » avec de nombreuses variantes : « végétarien indien (avec laitages sans œufs) ; végétalien (sans laitages ni œufs) ; végétarien (avec laitages et œufs) ; hindou : sans porc et sans alcool ; casher ». Il n’est rien précisé au sujet du poisson). L’offre reste moins diverse que celle d’autres concurrents. British Airways offre as moins de 18 options, y compris un bland meal (littéralement « repas fade », sans irritants) et un repas exclusivement « marin » (sea food meal). »

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 11:00

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L’été pour les congepés c’est le temps des jeux dans les magazines. Votre Taulier qui n’est jamais en reste de faire l’intéressant vous propose une légère agitation de vos neurones un peu anesthésiés par l’impact du cagnard.


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1° je ne suis même pas cousine germaine de la Brunswick rougeâtre, de la Bourjassotte noire, figue violette (75 % de la production française) qui a maintenant une AOC et une AOP, de la Blanche d'Argenteuil ou Blanche de Versailles couleur jaune orangé à verte, de la Dalmatie, grosse figue verte à chair rouge vif, de la Dottato, d'origine italienne, se consomme principalement séchée, de la Figue de Kabylie, de la Goutte d'or, grosse figue précoce jaune dorée, chair rose, la Grise de Saint-Jean ou Cotignane ou Grisette ou Coucourelle grise ou Célestine ou Cordelière, figue grise bifère, elle est très bonne séchée, de la Madeleine des deux saisons ou Angélique, figue verte, de la Marseillaise, petite figue unifère à la peau jaune-vert ayant une chair rose très sucrée de bonne qualité gustative souvent utilisé comme figue séchée, de la Ronde de Bordeaux, petite figue noire unifère, de la Sultane ou Bellone ou Noire de juillet.


les végétaliens m’ignorent


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3° je coûte 4,80€ pièce.


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Qui suis-je ?

 

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 00:09

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Cette appellation, qui n’en est pas une d’ailleurs, n’est pas de mon cru mais est le fait d’un bourguignon : la fromagerie Berthaut d’Époisses. C’est une marque commerciale pour un fromage de lait de vache pasteurisé à pâte molle à croûte lavée, moulé dans une petite taille (environ 60 grammes), affiné avec du marc de Bourgogne durant environ 3 semaines.


Même en colère, comme moi qui suis un vieux sage ou qui joue à l’être dixit PSA, ne vous laissez jamais  aller à traiter qui que ce soit de petit Trou du Cru ça risquerait de tourner au vinaigre et ce n’est pas bon pour le vin…


Mais je ne suis pas là pour aligner des plaisanteries de garçon de bain ou faire des contrepèteries du style « les berges sont à vous » sic Mairie de Paris, mais pour mettre face à ce petit Trou du Cru un fromage de vache à pâte molle à croûte lavée, à pâte pressée non cuite affiné en cave fraîche et humide, sur planches d’épicéa.


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C’est un fromage rare. 2000 fromages/jour, c’est peu. C’est de l’artisanat. Ce fromage, sous sa forme carrée, semble modeste et pourtant il a du caractère. Sous sa croûte rugueuse, percée de petits trous, sa pâte dorée et onctueuse. Comme tous les fromages qui sentent, il est en bouche voluptueux, avec un petit goût fumé. Il est né en en 1880 de la rencontre entre un agriculteur du pays, Pierre Hivert, et un prêtre de passage. Celui de la photo est affiné au Muscadet.


Il ne vous reste que deux choses à faire pour me satisfaire :


1-      M’indiquer ce quel grand ou petit cru on boit avec un petit Trou du Cru ?


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2-     Me dire qui fait face au petit Trou du Cru ?


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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 11:00

Maître Taulier par l’odeur alléché de deux belles tartes de l’été, l’une salée de mademoiselle G, l’autre sucrée de la baronne G aurait bien aimé en connaître le secret pour vous le livrer en loucedé et vous conseiller en grand expert qu’il est un bon  godet pour vous désaltérer. Mais en dépit de ses suppliques enflammées, de ses manœuvres éhontées ces dames n’ont pas daigné se confesser auprès du Taulier.


Elles n’en sont pas absoutes pour autant. Le Taulier, photos à l’appui, vous produit ses preuves.

 

À vous de juger !


1-      Pour mademoiselle G via Twitter link


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The Algerian Coca reciper of my grandma  I just added a bit of parmesan in the crust sorry gm! with barbeiranne rosé” link

 

2-      Pour la baronne G via Google link


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La baronne G j’en suis persuadé à la lecture de cette chronique sera rose de plaisir link sous les applaudissements de l'adoré Babouche link


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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 00:09

 «Sous le soleil, exactement, Pas à côté, pas n'importe où, sous le soleil, exactement, juste en dessous ! ... » chantait Anna Karina, l’égérie de Godard. Le titre est extrait de la comédie musicale Anna de Serge Gainsbourg.


Le soleil que nous avons imploré tout le temps du printemps s’est imposé brutalement en juillet avec son cortège d’orages de grêle qui ont dévastés de nombreux vignobles : Vouvray, Sud-Ouest, Cote de Beaune link, Champagne, Bordeaux...


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« 4 000 à 5 000 C'est le nombre d'hectares de vignoble bordelais qui auraient été détruits, à 80 % ou plus, par le violent épisode d'orages de grêle qui a balayé la Gironde vendredi soir, a estimé samedi la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA). » C’est le chiffre du jour de la [check-list du Monde]


La grêle link   est un risque assurable qui n’entre pas dans le cadre de loi de 1964 sur les calamités agricoles. Contrairement aux fruits des arbres fruitiers dont la valeur marchande peut être évaluée dans l’état, le raisin destiné à la vinification n’est ni remplaçable dans le cas des     AOP (sauf sous conditions dans les grands bassins génériques) ni vraiment indemnisable. L’assurance compense la récolte perdue et assure la trésorerie, mais l’absence de vin pénalise les exploitations, tout particulièrement les vendeurs directs qui ne peuvent honorer leurs ventes auprès de leurs acheteurs habituels.


L’assurance grêle est donc couteuse pour un retour en cas de sinistre qui n’est pas à la hauteur des sommes engagées sur le long terme. En conséquence beaucoup de vignerons ne s’assurent pas ou ne s’assurent plus, ce qui a pour conséquence de renchérir le coût de l’assurance-grêle du fait de la faiblesse de l’assiette.


Je ne suis pas un spécialiste de l’assurance et je ne vais pas m’aventurer sur une terra incognita. Cependant je me permets de suggérer aux grands dirigeants de nos organisations viti-vinicoles, de concert avec les pouvoirs publics, de mettre sur le chantier la question de la mutualisation de l’assurance grêle en la rendant obligatoire comme l’assurance habitation ou automobile ce qui élargirait l’assiette et permettrait de faire baisser son coût. Coût supplémentaire (à évaluer) certes mais qui permettrait à l’ensemble de la vigne France d’être mieux armée face aux rudesses du climat qui mettent en danger un nombre de plus en plus important de vignerons. Les CVO sont obligatoires alors pourquoi ne pas l’envisager pour couvrir un risque économique qui s’avère de plus en plus fréquent.

 

L’assurance récolte


Une aide à l’assurance est octroyée aux agriculteurs qui ont souscrit une assurance multirisque climatique couvrant leurs récoltes. L’aide à l’assurance récolte vise à inciter les agriculteurs à s’engager dans une démarche de gestion des risques climatiques sur leur exploitation. En effet, l’assurance récolte permet aux agriculteurs de bénéficier d’une meilleure couverture de risques que le dispositif des calamités agricoles et que les contrats d’assurance contre la grêle.


L’aide consiste en une prise en charge par l’État de 65% des primes d’assurance pour ces contrats. L’assurance récolte concernait ainsi, en 2010, près de 27 % de la SAU (dont 28 % des surfaces en grandes cultures et 15% en viticulture).


La demande d’aide à l’assurance récolte doit être effectuée dans le cadre du dossier PAC sur le site « mes démarches en ligne »


Si j’ai dit des bêtises, ce qui ne serait pas la première fois, vous zappez !


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La Fédération Française des Sociétés d’Assurances indique :

 

L’assurance grêle

 

« Elle prend en charge les dommages directs causés aux récoltes par le choc mécanique des grêlons. Elle a surtout pour objet de couvrir la perte de quantité, c’est-à-dire la baisse du rendement espéré de la récolte. Mais elle peut aussi couvrir la perte de qualité de certaines cultures, notamment celles pour lesquelles la chute de la grêle entraîne une diminution de la qualité, donc une réduction de la valeur commerciale : cultures fruitières, maraîchères et horticoles…


 Toutes les cultures peuvent être assurées. Elles se répartissent habituellement en neuf catégories selon leur degré de sensibilité à la grêle : les céréales étant réputées les moins sensibles, et les cultures fruitières (pommes, poires, pêches, etc.), maraîchères et horticoles, les plus vulnérables.


 Les contrats d’assurance


 L’assurance grêle la plus courante implique de garantir la totalité de vos récoltes de même nature.


 Votre assureur établit le contrat d’assurance d’après vos déclarations sur la nature, la surface, le rendement et le prix de vente espérés des récoltes. Il s’agit de contrats d’assurance à tacite reconduction. Comme ces données varient souvent d’une année à l’autre, vous devez informer votre assureur chaque année de la nouvelle répartition et du rendement attendu de vos cultures (déclaration d’assolement).


 En cas d’oubli, l’assurance est reconduite sur les bases de l’année précédente. Il peut en résulter une surassurance pour certaines récoltes, une garantie insuffisante pour d’autres et une absence totale de couverture des nouvelles cultures.


 Il existe aussi une assurance grêle forfaitaire, par nature de culture assurée, pour laquelle suffit une déclaration de la surface globale des cultures à assurer »

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 10:33

La [check-list] du Monde.fr de ce jour s’interroge : « Déjeuner à l'extérieur a-t-il un impact négatif sur la performance au travail ? »


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C'est ce que suggère une nouvelle étude, dont la revue américaine PLOS One se fait l'écho. D'après des chercheurs de l'université Humboldt de Berlin, manger au restaurant avec un(e) ami(e) réduirait les capacités cognitives de l'individu et sa faculté à identifier des erreurs.


Les auteurs de l’étude présentent ainsi leur étude :


« Les repas sont d'une importance énorme pour les êtres humains non seulement pour assurer la nutrition et de l'énergie, mais aussi comme une institution culturelle et sociale. Par ailleurs, les repas sont une source importante de plaisir pour presque tous les humains. La recherche scientifique sur les repas est largement tirée par des préoccupations concernant l'impact de l'alimentation sur la santé physique et le bien-être mental. À cet égard - et d'un point de vue psychologique - il est évident que son régime alimentaire peut influer sur la cognition ainsi que sur les états émotionnels. Cependant, l'analyse de l'expérience personnelle montre que les repas semblent avoir des effets plus profonds. Un bon repas, en particulier lorsqu'ils sont pris en agréable compagnie, peut vous mettre de bonne humeur, elle peut favoriser de nouvelles idées, atténuer les tensions sociales, et promouvoir un accord mutuel dans les affaires, la politique et les familles. En d'autres termes, un agréable repas semble susciter ou modifier les processus émotionnels, cognitifs et sociaux. Fait intéressant, ces effets contextuels de la consommation alimentaire sur les processus psychologiques semblent être largement inexplorés sur le plan scientifique. C'était le but de la présente étude afin de réduire cet écart en enquêtant sur ​​les conséquences cognitives et émotionnelles d'un agréable repas pris au restaurant en dehors de l'entreprise par rapport à un repas solitaire, tout en contrôlant la quantité et la qualité de la consommation alimentaire. »


Ceci dit les conditions de repas aussi bien au restaurant qu’au bureau sont enserrées dans des normes qui transforment les convives plus en rats de labo qu’en joyeux collègues allant au resto ou s’offrant un repas en solitaire.


“Participants were advised to have enough sleep in the nights preceding the test sessions, not to consume unusual amounts of alcohol in the evenings before the test and to have breakfast in the morning of the testing days in accordance with their usual habits.”


On the day of the meal and post-meal session, participants were to refrain from eating and consumption of alcoholic beverages for four hours prior to the start of the experiment.


Each participant in the Experimental Group (EG) was asked to invite a companion of her liking for lunch. At noon she went with her companion to a medium-size Italian restaurant run by an Italian family who agreed with the arrangement of a restricted menu for our participants. In this restaurant, soft background music plays and guests are served by a waiter. The participants in the study were being served during lunchtime while other customers were present in the restaurant as well. Apart from the restriction of the menu and the “doggy bag” treatment of the left-overs (see below), the participants in our study were treated like the other customers. The restricted menu for the present study consisted of a selection of vegetarian meals taken from the standard menu and offered 7 pizzas, 12 pasta dishes, and 3 different non-alcoholic beverages, not including cola or coffee because of the coffein contents. Each participant and her companion were free to choose any of the aforementioned dishes and drinks. They were allowed 60 minutes for dining and were encouraged to eat at leisure. If the participant did not finish any part of the meal, it was placed in a doggy bag to be taken to the lab where it was weighed by the experimenter. Immediately after completing the meal, the participant walked to the lab (15 to 20 min), where the post-meal session of the study was conducted without further delay. All participants completed at least half of their meal.

 

Each participant of the Control Group (CG) received the same meal as her matched EG partner; that is, for the CG there was no choice of food. The meal was to be picked up by the CG participant from the take-away counter of the same restaurant were the EG had lunch. The participant had to bring the meal to the lab, where she was met by the experimenter. She was then shown to a small office room, in which she consumed the take-away food. If the matched experimental participant had not finished her meal, the size of the meal of the control participant was reduced – monitored with the help of an electronic scale – in order to equate the amount of food consumed by the matched participant pairs. The CG participants had 20 min to consume their meals, which is a very common duration of meals [5]. Unless the participant indicated finishing their meal would be uncomfortable, participants were asked to eat all of the food served to them. If a CG participant was unable to finish at least 60% of the meal, she was excluded from the study and replaced by a different matched person, to ensure that participants from each CG EG pair ate approximately the same amount of food. The room in which the meal was eaten was a standard office (ca. 12 m2) with plain office furniture and without decoration. During the meal no other person was present. No music or other media were allowed.”


How about Lunch? Consequences of the Meal Context on Cognition and Emotion link 

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