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29 janvier 2019 2 29 /01 /janvier /2019 06:00
 Dame Jeanne est vraiment très moche meetoo # m’interdit d’en dire plus

Et pourtant je lis :

 

« Moody est lente et très âgée, un vrai squelette, elle porte sur le nez des culs-de-bouteille noirs, qui lui donnent l’air d’une aveugle. » — (Joseph O'Connor, Muse, traduction de Carine Chichereau, Phébus, coll. « littérature étrangère», 2011, p. 249)

 

« En cinq ans, on est passé de 2 000 à 3 000 marques de lunettes : de grands noms de la mode profitent du salon pour présenter leur première collection, Le cul de bouteille, c'est terminé. »

 

Robert Brasillach lors de son procès

 

Oui mes amis les bouteilles ont un cul !

 

10 janvier 2006

 

Et la dame-jeanne à un gros cul.

 

Et ce n’est pas tout, elle est ventrue et a des épaules de déménageur.

 

Elle est lourde surtout quand elle est pleine, 3,5 kg, c’est le poids du flacon.

 

Dans ma campagne la dame-jeanne c’était une bonbonne nichée dans un panier d’osier ou bien cerclée, on y entreposait la goutte sortie de l’alambic de mon père.

 

bertrand.brocard@gmail.com

 

Dame-Jeanne : bonbonne de verre protégée par un clissage d’osier avec 2 poignées dont la contenance peut aller jusqu’à 60 litres. A Bordeaux, la dame-Jeanne (2,5 litres) était exportée en Angleterre où elle fut appelée demi-John. Dans la marine royale, c’est une dame-Jeanne de 18 litres qui servait de mesure aux rations de vin servis à l’équipage.

 

Pierre Castel

 

« En 1914, son père quitte l’Espagne sans le sou. Embauché d’abord comme ouvrier agricole en Gironde, il ouvre quelques années après un petit commerce de vin au détail à Bordeaux. En 1946, leur sixième enfant, Pierre, par pour le Cameroun avec 600 fûts et 25000 dames-jeannes que lui confient des viticulteurs. Il a vingt-ans. Quelques semaines plus tard, tout est vendu. En 1949, Pierre créé sa propre société de négoce, Castel frères. Son cheval de bataille, une bibine ! »

ICI

 

La légende dit que, chassée de son royaume de Naples, la Reine Jeanne vint se réfugier en 1347 dans son comté de Provence en passant par la route de Grasse à Draguignan. Surprise par un violent orage, on lui indiqua pour asile le petit château du gentilhomme verrier au hameau de « Saint Paul la Galline Grasse ».

 

Après y avoir passé la nuit, la reine désira voir fabriquer les flacons. Un peu troublé, le verrier souffla dans le mors de sa canne, et réalisa une bouteille énorme qui fit l'admiration de tous par sa contenance d'une dizaine de litres. Il décida d'en lancer la fabrication et l'appela reine-Jeanne, mais la souveraine suggéra modestement de lui donner le nom de « dame-jeanne ». Pour protéger cette grosse bouteille, le verrier l'habilla d'osier.

 

Mais la dame-jeanne est aussi une bouteille de 2,25 litres.

 

Par la grâce du bedeau amorti de B&D j’ai appris que :

 

« Propriété de la famille Pichet, Les Carmes Haut-Brion est le seul château viticole à être situé dans la ville de Bordeaux, rue des Carmes. Au sein de ces dix hectares en appellation pessac-léognan, un chai d’architecte d’un genre unique a été imaginé par Philippe Starck et Luc-Arsène Henry (nous vous en avions notamment parlé ici) et les cuves de vinification font l’objet d’interventions artistiques (nous vous en avions parlé là). Mais les créations ne s’arrêtent pas là. Comme le montrent les images ci-dessus et ci-dessous, les équipes du château ont récemment décidé de rendre hommage à un « contenant emblématique de Bordeaux, oublié depuis les années 1950 » et appelé marie-jeanne.

 

Lire la suite ICI 

 

Même dans un écrin transparent en plexiglass je la trouve moche, lourdingue, cette dame-jeanne ressuscitée, même pas kitsch, un petit côté bouteille de Cognac Courvoisier des années 50.

 

Vous me direz « qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse »

 

J’en conviens aisément mais comme disent les têtes d’œufs des agences, le packaging c’est une manière de se sortir du lot, de se distinguer, Coca Cola est maître en cette matière pour vendre aux écervelés des boutanches plastoche estampillées à leur prénom.

 

« Ce mariage entre le classique et le contemporain qui est « l’essence même du château Les Carmes Haut-Brion » met à l’honneur le millésime 2016 de la propriété, assemblage de 41 % cabernet franc, 39 % merlot et 20 % cabernet-sauvignon, choisi parce qu’il est « le plus bel aboutissement, à ce jour, dans l’expression du terroir. »

 

Ha, le terroir mon bon monsieur, le terroir urbain de Bordeaux, ça vaut bien un article de commande…

 

Pour faire bon poids je vous livre la dernière production de Bernard Magrez

 

“Our sparkling Bleu de Mer is excellent to enjoy in summer but even better in winter with a good meal... Have you tasted this wine during the holidays?”

 

 

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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 06:00
Peintre strasbourgeois HERMANN SCHADEBERG Crucifixion de Jésus, huile sur bois (conifère), 125,3 X 93,9, Colmar, musée d'Unterlinden ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; mais, l'ayant goûté, il ne voulut pas boire

Peintre strasbourgeois HERMANN SCHADEBERG Crucifixion de Jésus, huile sur bois (conifère), 125,3 X 93,9, Colmar, musée d'Unterlinden ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; mais, l'ayant goûté, il ne voulut pas boire

 3 infos avant tout débat :

 

  • « L’intelligence artificielle n’existe pas » écrit Luc Julia, le co-créateur de Siri, lire son interview cinglante pus bas.

 

  • Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné c’est Jésus sur la croix Eli, Eli, lama sabachthani

 

  • V.C = Vieux Con

 

Vitisphère qui, comme Monsieur Wurtz l’arbitre en son temps, a son nez toujours sur l’action nous apprend, m’apprend sous le titre « Intelligence artificielle et sommelier mis ex aequo » ? que le 22 janvier 2019 a eu lieu  à la Station F (Paris), haut-lieu des applis et start-ups  « Un tournoi inédit a opposé deux experts internationaux, la sommelière Paz Levinson et le critique Antoine Gerbelle, à Matcha, système modestement intitulé « technologies d’aide à la vente du vin ».

 

Le résultat laisse songeur. »

 

Lisez ICI la suite que je trouve désopilante de prétention : 

 

« Thomas Dayras le père de Matcha vise « les 160 000 restaurants de France dont peu ont un sommelier. » La carte des vins joue fortement sur la marge de l’établissement. Matcha sera bientôt chez Promocash, en ligne et au magasin.

 

« Une petite révolution, qui se veut marquante comme le jugement de Paris qui opposait en 1976 les bouteilles de Californie aux grands crus de Bordeaux et de Bourgogne. »

 

 

 

« L’intelligence artificielle n’existe pas. » C’est le titre un brin provoc’ de l’excellent livre de Luc Julia qui sort aujourd’hui aux Editions First. Pas que le vice-président de l’innovation chez Samsung nie les importants progrès réalisés dans divers domaines notamment celui de la reconnaissance d’images. Mais selon lui, la manière dont l’intelligence artificielle est présentée est souvent erronée.

 

Explications.

 

Journal du Geek : Votre livre s’intitule “L’intelligence artificielle n’existe pas”. Qu’entendez-vous par là exactement?

 

  • On entend dire tout et n’importe quoi sur l’IA. C’est l’IA telle qu’elle nous est présentée qui n’existe pas. Je pense que cela vient en partie du terme utilisé pour désigner ce domaine. On parle d’intelligence artificielle alors qu’il n’y a pas d’intelligence làdedans. La machine learning, le deep learning… tout cela existe bel et bien. Il y a d’ailleurs plein d’avancées dedans et nous n’en sommes qu’au début. Mais il ne faut pas gâcher cela en faisant croire des choses qui n’existent pas ou en faisant peur aux gens.

 

JDG : Quelles erreurs fait-on fréquemment lorsqu’on parle d’IA ? Est-ce lié à une confusion autour des différents niveaux d’IA ?

 

  • Ce qu’on appelle IA généralisée, ça n’existe pas et avec les techniques actuelles, cela n’existera jamais. Ce qu’on appelle IA faible, c’est l’IA d’aujourd’hui, c’est ce qu’on fait avec du machine learning, du deep learning et cela n’a rien à voir avec de l’intelligence. C’est là que se situe l’erreur.

 

Prenons l’exemple de Kasparov qui se fait battre par Deep Blue en 1997. Est-ce une preuve de l’intelligence de la machine? Pas du tout. Car qu’a-t-on fait exactement ici ? On a modélisé toutes les possibilités aux échecs (1053). Pour un homme, c’est beaucoup. Mais en 1997, c’est possible de le faire sur Deep Blue. Partant de là, Kasparov a beau être brillant, il a perdu, forcément.

 

  • Avec le jeu de Go, c’est un peu différent car on ne peut pas modéliser toutes les possibilités. Une partie d’entre elles ont cependant été modélisées et des modèles statistiques aident à combler les trous. Ce n’est pas aussi propre qu’aux échecs mais globalement on a beaucoup plus de possibilités en mémoire qu’un joueur humain. Donc il n’y pas d’intelligence, c’est simplement une masse de données et un peu de statistiques.

 

Lire la suite ICI

 

C’est passionnant et pour revenir aux fameux accords mets-vins dont les possibilités sont infinis je reprends ce que dit cette expert « L’intelligence artificielle n’est que de la reconnaissance. Nous apprenons des choses aux machines, on leur donne des exemples. Elles s’appuient sur la reconnaissance. L’humain utilise également cela mais il a quelque chose en plus : la connaissance. D’où cela vient, est-ce de l’inné, de l’acquis ? Je n’en sais rien. Mais l’humain a quelque chose en plus. »

 

Fermez le ban !

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27 janvier 2019 7 27 /01 /janvier /2019 07:00
Je n’ai pas échappé à la soutane de curé pour ensuite enfiler 1 robe d’avocat 33 boutons et vivre 1 vie de Palais comme Jessica Chaillette, avocate stagiaire… par Richard Malka &Catherine Meurisse

J’ai lu, et vu c’est l’avantage de la BD y’a des images, La vie de Palais : Il était une fois les avocats... de Richard Malka pour l’écrit et Catherine Meurisse pour illustration.

 

 

Un régal !

 

Catherine Meurisse dit dans ses remerciements :

 

« Merci à Miren et à Richard, sans qui je continuerais de de confondre assesseur avec ascenseur, peine plancher et parquet, correctionnelle avec fessée. »

 

Richard Malka est avocat ICI 

 

J’ai porté la soutane rouge d’enfant de chœur, noire pour les enterrements, mais je n’ai jamais compté les boutons que, garnements que nous étions, nous nous ingénions à faire sauter en nous déshabillant pour obliger les bonnes sœurs à les recoudre.

 

J’ai résisté de toutes mes forces à l’embrigadement du « Grand Inséminateur » qui voulait faire de moi un prêtre tonsuré (j’ai une tonsure naturelle).

 

La première robe d’avocat que j’ai croisé, en images, fut celle de Me Isorni orateur enflammé, brillant pénaliste défenseur du Maréchal Pétain lors de son procès. Le pépé Louis, Verdun-Pétain, en pinçait pour le Maréchal et sa Terre qui ne ment pas. J’ai lu son bouquin Requête en révision pour Philippe Pétain, Flammarion, 1950.

En feuilletant Paris-Match chez les Remaud j’ai suivi Me Floriot qui « utilisait une équipe de six avocats, connu sous l'appellation de l'usine Floriot. Doué d'une mémoire prodigieuse, il était renommé pour sa maîtrise des dossiers et pouvait mettre à la portée des jurés les cas plus complexes. Il fut, à son époque, probablement le plus cher des avocats parisiens. Il intervint aussi bien pour la défense dans les procès Otto Abetz, du docteur Petiot »

 

Le personnel politique de la IVe République, comme celui de IIIe , était bien pourvu en avocats, François Mitterrand en étant la figure emblématique.

 

Lorsque j’ai décidé de faire du Droit ce fut, soi-disant pour préparer le concours de l’ENA, mais mai 68 passa par là et ma vie pris un virage à 180°. Pour autant je n’ai jamais envisagé d’embrasser la carrière d’avocat, et encore moins celle de magistrat. Et pourtant je bénéficiais des cours d’un grand civiliste le Pr Cosnard, et ceux du lubrique Pr Bouzat auteur d’une lourde somme de Droit Pénal. J’ai pioché le Carbonnier.

 

 

Les raisons, aucune, ça ne m’a jamais traversé l’esprit.

 

Bref, pour terminer ma litanie d’avocats j’en citerai 3 :

 

  • Gisèle Halimi fraîchement élue en 1981 dans l’Isère que mon patron, Louis Mermaz, président de l’Assemblée, me chargea d’encadrer pour canaliser son tempérament boutefeu.

 

  • Robert Badinter j’étais au bas de la tribune de l’Assemblée lorsqu’il prononça son grand discours pour l’abolition de la peine de mort.

 

  • Roland Dumas, dans ses fonctions de Ministre, j’étais son conseiller agricole à Bruxelles lors de la conclusion du Traité d’élargissement à l’Espagne et au Portugal. Il me recevait dans son immense bureau du Quai pour parler de son grand projet d’Institut de la fraise en Dordogne.

 

J’ai dévoré tous les livres Hanelore Caire

 

Enfin, j’ai été cité par Isabelle Saporta lors de son proçès en diffamation devant la fameuse 17e Chambre et j’ai pu assister au naufrage de l’impérieux et méprisant avocat du premier jurat de St Emilion.

 

J’oubliais, dans mon job de Directeur de cabinet, j’ai croisé une floppée d’avocats d’affaires, dont le plus actif était celui de Michel Besnier, le papa d’Emmanuel,  Me Patrice Gassenbach ICI  . Dernier détail, Tony Dreyfus, pilier de la Rocardie, avait son cabinet Bd Victor Hugo où il me prodiguait ses conseils.

 

Je manquerais à tous mes devoirs en ne citant pas la star du barreau estampillé vin nu, Me Morain, twitter compulsif, qu je croise lorsqu’il fait ses emplettes à Terroirs d’Avenir.

 

Lea BD se présente sous une forme originale : planche de gauche un texte pour instruire les ignorants, style « Votre Honneur », planche de droite, la vie trépidente de notre avocate stagiaire exploitée Jessica Chaillette qui a un petit côté Sandrine Kiberlain : Ariane Felder magistrate dans  9 mois ferme réalisé par Albert Dupontel  en 2013.

 

 

Désopilant !

 

Difficile de vous en faire une présentation panoramique, mieux vaut qu vous l’achetiez.

 

Je pioche :

 

  • Les 33 boutons de la robe ?

 

Mystère !

 

L’âge du Christ au Golgotha : « La robe d’avocat est d’abord un costume clérical, une soutane classique portée comme telle sous l’Ancien Régime. »

 

L’ « épitoge » herminée sur l’épaule gauche pour tous sauf les avocats du barreau parigots tête de veau qui s’en sont dispensés.

 

Pourquoi ?

 

Je ne sais pas, vais demander à Me Morain.

 

  • Les grands films mettant en scène « d’héroïques avocats, gladiateurs des Temps Modernes

 

Autopsie d’un meurtre d’Otto Preminger

Le Mystère von Bülow de Barber Schroder

Philadelphia de Jonathan Demme

Le procès Paradise d’Hitchcock

La firme de Sydney Pollack

 

  • Les mots savoureux

 

Les délicieuses répliques d’audience :

 

  • L’avocat d’une banque : « Comment ? L’inculpé prétend qu’il est ruiné au point de ne pouvoir indemniser ses créanciers ? Á qui fera-t-on croire cela quand on voit l’avocat qu’il a pu s’offrir ? »

 

  • Son confrère : « À voir l’avocat que la banque s’est offert, devonsnous conclure qu’elle est insolvable ?

 

  • Ma chambre de presse

La fameuse 17e chambre

 

Des procès historiques y ont eu lieu, comme celui du stalinisme, lorsque le dissident soviétique Kravchenko poursuivit en 1949 un journal du Parti communiste qui l’ait qualifié de traître. Après trois mois d’audience, Kravchenko gagna.

 

 

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27 janvier 2019 7 27 /01 /janvier /2019 06:00

Ceci est une explication d’un texte d’une pointure XXL de la critique culinaire gauloise.

 

Vous avez 5 heures !

 

C’est dimanche vous êtes bien au chaud chez vous sauf si vous êtes gilets jaunes et que vous errez dans les rues sans but.

 

Comme je suis profondément bon et que je ne veux pas porter le chapeau (fine allusion) je vous donne les définitions de SYMPHONIE par le CNRTL

 

MUSIQUE

 

  1. − Vieilli. Union de sons, ensemble consonant. Synonyme. accord.

 

« Isidore de Séville ne compte que cinq symphonies ou accords: l'octave, la quarte, la quinte, l'octave et la quinte, et la double octave (Coussemaker, Hist. harm. Moy. Age, 1852, p. 9).

 

« Le chœur [dans les drames du moyen âge] chante aussi un ou plusieurs versets qui font symphonie » (Sainte-Beuve, Nouv. lundis, t. 3, 1862, p. 367).

 

P. méton. Formation de musiciens, orchestre.

 

« La symphonie est en général composée d'une flûte et d'un tambour, ou de deux violons. S'il y a quatre violons, c'est grand luxe, orchestre philharmonique, et l'on s'émerveille » (Brasillach, Corneille, 1938, p. 57).

 

B. − Composition musicale.

 

1. Aux XVIIe et XVIIIe. Pièce polyphonique destinée aux instruments. Synonyme sinfonia.

 

a) Suite instrumentale; ritournelle, intermède instrumental inclus dans l'opéra.

 

« Les symphonies de Monteverdi »(Écorcheville, Suites orch., 1906, p. ii).

 

« Dans le cours de l'action, les symphonies dramatiques sont les préludes, les interludes et aussi certains accompagnements » (Hist. de la mus., t. 1, 1960, p. 1682 [Encyclop. de la Pléiade]).

 

b) Ouverture d'opéra exécutée comme morceau de concert.

 

« Il faudrait retrouver les sources de cette page de « symphonie » qui précédait les opéras et qui était reprise presque invariablement après le prologue (Hist. de la mus., t. 1, 1960, p. 1585).

 

2. [Du mil. du XVIIIe. à nos jours] Composition musicale, généralement de grande dimension, composée de trois ou quatre mouvements, pour certains de forme sonate, dont l'instrumentation, qui réunit toutes les familles d'instruments de l'orchestre, s'est modifiée au cours des siècles, dans sa richesse et sa variété. Symphonie classique, romantique ; symphonies de Brückner, de Haydn, de Mozart; les neuf symphonies de Beethoven; la symphonie « Jupiter » de Mozart, « la symphonie pastorale » de Beethoven, la symphonie « inachevée » de Schubert.

 

« Ce sont presque les mêmes mots que ceux du finale de la IXe symphonie, que le vers de Schiller: « Alle Menschen werden Brüder! » Tous les hommes deviennent frères » (Dumesnil, Hist. théâtre lyr., 1953, p. 115):

 

« À vingt-cinq ans, et alors que Mozart était déjà l'auteur de la symphonie en si bémol, et des plus purs chefs-d'œuvre, l'archevêque de Salzbourg, à qui il appartenait, le traitait de polisson et le faisait dîner avec ses valets de chambre ». Mauriac, Journal 2, 1937, p. 135.

 

Rem. L'usage est de nommer par ellipse les œuvres les plus connues: « la Cinquième » de Beethoven, « l'Inachevée » de Schubert, « la Fantastique » de Berlioz...

 

Symphonie concertante. Composition orchestrale, généralement en deux mouvements, d'une grande variété mélodique, écrite pour instruments solistes.

 

« Lorsque, dans le même siècle [le XVIIIe], les progrès de la virtuosité le permirent, on vit se multiplier les concertos et les « symphonies concertantes » dans lesquels un ou plusieurs I[instruments] à vent, jouaient en solo, soutenus par un accompagnement de clavecin ou d'orchestre »(BrenetMus.1926, p. 208).

 

Symphonie à programme. Composition orchestrale dont l'idée extramusicale (poétique ou descriptive) qui l'inspire, l'apparente au poème symphonique. L'action extérieure à la musique [triomphe] dans la « symphonie à programme » de Berlioz (Lalo, Esthét. mus. sc., 1907, p. 307).

 

C. − P. analogie

 

1. Ensemble de sons, de bruits formant une harmonie.

 

« Symphonie des cris de la rue. Le soir, quand recommençait la symphonie nocturne, où les rainettes du marais voisin faisaient aussi leur partie, il demeurait à l'écart, et il rêvait toujours » (Murger, Nuits hiver, 1861, p. 189)

 

« Sous les tropiques, la symphonie des oiseaux a lieu un quart d'heure avant l'aube » (Cendrars, Lotiss. ciel, 1949, p. 320).

 

2. [Dans une perspective esthétique] Ensemble de couleurs, de parfums, etc. qui produisent sur les sens une forte impression d'harmonie, un grand effet d'équilibre.

 

« Depuis la mort du monde antique et après la cathédrale, la plus puissante symphonie de pierre est là » (Faure, Hist. art, 1914, p. 427).

 

« L'éclatante symphonie des grenats, des rouges et des ors du salon » (Van der Meersch, Invas. 14, 1935, p. 307).

 

3. Ensemble de choses organisées qui figurent dans un ensemble donné.

 

« À partir de 1953, le thème de la productivité domine la symphonie économique » (Chenot, Entr. national., 1956, p. 35).

 

« Dans la vaste symphonie du monde, les lois des astres avaient leur répercussion sur toute la destinée et enchaînaient la liberté humaine » (Barbault, De psychanal. à astrol., 1961, p. 31).

 

 

La Symphonie qui fit vibrer notre critique est d’abord qualifiée de pastorale :

 

Beethoven

André Gide

 

Un arc-en-ciel de sons ICI

 

 

La symphonie est ensuite qualifiée de minérale : comme un petit goût de minéralité, la sève des cailloux sans doute celle qui donne un si bon goût aux bons produits du terroir et bien sûr d’alpestre : là j’entends les accords mélodieux des cloches des vaches Abondance

 

 

Caractéristiques de la race

 

L’Abondance est une vache de taille moyenne (140 cm au sacrum) et son poids se situe à environ 650 kg. Son ventre est généralement blanc et sa robe uniformément pie rouge acajou. Sa tête est blanche avec un épais chignon blanc et des cornes claires et assez longues (incurvées vers l'avant puis qui remontent vers l'arrière), le pourtour des yeux, tout comme les oreilles, est acajou, signe d’une adaptation au milieu montagnard où les agressions lumineuses du soleil sont plus fortes : Les tâches sombres atténuent la réverbération et protègent l’œil des maladies ophtalmiques. Son squelette est fin, ses pattes sont fines, sèches et allantes, signe d’une adaptation à la marche. Sa profondeur de flanc lui permet de manger de grandes quantités d'herbe et de foin. Tout ceci en fait une vache parfaitement adaptée aux milieux montagneux et difficiles.

 

Historique

 

L'Abondance est issue de bovins amenés par les Burgondes au Vème  siècle. La race s’est développée au sein du Chablais dans le Val d'Abondance, considéré comme le berceau de la race. L’isolement géographique de cette zone a contribué à la naissance et au développement d’une population bovine originale adaptée au milieu montagnard et à l’exploitation communautaire des alpages. Cette vache s'est d'abord appelée Chablaisienne, mais elle porte son nom actuel depuis la fin du siècle dernier avec la création du livre généalogique, en 1891. Sa première visite au Concours général agricole de Paris date de 1896. 

Mais « comme de bien entendu » la Symphonie ne peut être que biologique : c’est la douce musique de la symphonie concertante des ouvriers de la 25e heure…

 

Et avec ça vous prendrez bien un petit coup d’Argile 2014 du domaine des Ardoisières qui m’a fait vibrer avec son émouvante symphonie pastorale, minérale, alpestre et biologique et en plus ça consolera l’ami Michel Grisard de l’étoile des neiges partie en fumée…

 

 

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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 06:00
Voulez-vous pencher comme Me Morain sur le mol oreiller de la belle Aurore en lichant à plein gosier des calices de vin nu ?

Alors que les gilets jaunes erraient encore sous mes fenêtres en ce samedi empli  de pluie glacée, j’errais moi-même sur les réseaux sociaux pour quérir quelques images.

 

C’est alors que je suis tombé sur l’infatigable Me Morain qui m’interpellait sur Twitter, gourmand :  

 

Vous avez faim j'espère ??

 

C'est l’histoire d’un pâté en croûte démesuré. Une folie culinaire emplie de gibiers crapahutant dans la nature et au nom plein de promesses : l'oreiller de la Belle Aurore...

 

Amphitryon réputé pour son goût et les festins qu’il organisait, Jean Anthelme passera sa vie à dépenser ses thunes en bouffe. Écrivain à ses heures perdues, il publie son chef-d’œuvre, Physiologie du goût, en 1825. Aujourd'hui, un fromage et une rue de Paris portent son nom.

 

Si Brillat-Savarin ne fait aucune mention du pâté dans son ouvrage, il lui est pourtant intimement lié. Selon la légende, l’oreiller de la Belle Aurore aurait été imaginé par un cuisinier amoureux de Claudine-Aurore Récamier, la mère de Brillat-Savarin...

 

Alors je me suis dit toi mon coco tu vas chroniquer :

 

 

Né à Belley en 1755 dans la riche province du Bugey, Jean Anthelme Brillat-Savarin est surtout connu pour son chef-d’œuvre Physiologie du goût paru deux mois avant sa mort en 1825. Grand gastronome, quoique très critiqué en son temps par le grand chef Carême, c’est aussi un gourmand qui aime les plats roboratifs de son Bugey natal dans l’Ain actuel. Philosophe, musicien, juriste, homme politique, il a surtout laissé son nom à l’un des plus célèbres pâtés en croûte jamais réalisés : l’oreiller de la belle Aurore.

 

La recette originale ne figure pas dans sa Physiologie du goût et il faudra attendre l’œuvre de son neveu, Lucien Tendret, né l’année de sa mort, pour connaître le secret de sa préparation. En 1892, cet avocat passionné comme son oncle par les choses de l’estomac fait ressurgir dans un livre truculent intitulé La table au pays de Brillat-Savarin les recettes de trois pâtés appréciés par Brillat-Savarin dont celle de l’oreiller de la belle Aurore.

 

« Le 9 septembre de chaque année, raconte Lucien Tendret, jour de la foire du village, un dîner est offert dans l’antique salle à manger à tous les amis du maître, venus sans invitation. Brillat-Savarin semble présider le repas ; son buste est placé sur la tablette de la cheminée (…). À midi on se met à table, on boit du vin de Côte-Grêle, la vigne de M. Brillat-Savarin, et on mange le pâté traditionnel de forme carrée, appelé pour ce motif l’oreiller de la belle Aurore, la mère de M. Brillat-Savarin, Claudine-Aurore Récamier. »

 

S’ensuit la véritable recette de ce pâté en croûte composé d’une quinzaine de viandes différentes dont de la caille, du pigeon, de la palombe, du perdreau, de la grouse, de dodues volailles de Bresse aujourd’hui AOC, du canard mulard, du colvert, du faisan, du lièvre, du lapin de garenne, du chevreuil, de la biche, du marcassin et des ris de veau, sans oublier diverses farces – une pour chaque viande selon la recette de la maison Reynon, foie gras, les réputées truffes noires du Tricastin et quelques pistaches… Mesurant environ 60 cm de côté, chaque oreiller de la belle Aurore pèse autour des 30 kg. Sa cuisson au four dure environ sept heures au four, des cheminées devant être ménagées pour éviter que le pâté n’éclate à la cuisson, et son refroidissement dure jusqu’à seize heures.

 

Dans son livre « La table au pays de Brillat-Savarin », Lucien Tendret conclut la recette par cette constatation : « Lorsqu’on coupe l’oreiller de la belle Aurore, le parfum des truffes noires mêlé au fumet des viandes embaume la salle à manger ; les tranches tombant sous le couteau présentent l’aspect d’une mosaïque de couleurs vives et variées, et son imprégnées des sucs d’une gelée vineuse couleur d’or. La croûte, toute pénétrée d’un mélange onctueux de beurre frais et de foies de volailles, est tendre sous la dent et fondante dans la bouche. »

 

Quelques années plus tard en 1921, Curnonsky, le « prince des gastronomes », et Marcel Rouff, l’auteur de La Vie et la Passion de Dodin-Bouffant, gourmet publient la « vraie » recette de l’oreiller de la belle Aurore dans La France Gastronomique – Guide des merveilles culinaires et des bonnes auberges françaises – La Bresse – Le Bugey – Le Pays de Gex.

 

 

Dans les années 1950, c’est le MOF Claudius Reynon de Lyon qui remet cette recette à l’honneur. Depuis, chaque année entre Noël et le jour de l’an, ses descendants Georges et Laurent Reynon mettent un point d’honneur à réaliser ce pâté gargantuesque. En 2016, pas moins de 36 oreillers de 32 kg chacun, totalisant presque une tonne, sont sortis de leurs laboratoires.

 

Caille, pigeon, palombe, perdreau, grouse, volaille de Bresse AOC, canard mulard, faisan, colvert, lièvre, lapin de garenne, chevreuil, biche, marcassin, foie gras, ris de veau, truffes du Tricastin, ainsi que des farces diverses…) Inutile de vous dire que modeler la farce de ce pâté selon un plan de montage aussi précis que rigoureux n’est pas une mince affaire.

 

 

L’idée étant de voir, à la coupe, chaque viande farcie  indépendantes les unes des autres.

 

« Lorsqu’on coupe l’oreiller de la belle Aurore, le parfum des truffes noires, mêlé au fumet des viandes, embaume la salle à manger.

 

Les tranches tombant sous le couteau présentent l’aspect d’une mosaïque de couleurs vives et variées et sont imprégnées des sucs d’une gelée vineuse couleur d’or.

 

La croûte, toute pénétrée d’un mélange onctueux de beurre frais et de foies de volailles, est tendre sous la dent et fondante dans la bouche. ». Convivialité aidant, ce pâté peut se manger froid ou très légèrement tiédi avec un vin blanc comme avec un vin rouge autour d’une belle table, en famille ou entre amis. »

 

Sources ICI et ICI 

 

Bien évidemment Me Morain liche nature :

 

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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 06:00
Oui il y a de l’alcool dans le vin c’est indiqué sur l’étiquette, mais rien sur les contaminants dans le pain, les cochonneries dans les couches de nos mouflets, les toxiques dans les moules gâteaux…

Les lasagnes de cheval n’étaient pas mauvaises pour la santé, elles étaient bonnes pour le porte-monnaie des  opérateurs.

 

Dans un siècle hygiéniste à souhait, où les pouvoirs publics et ses agences disent se préoccuper de notre santé, il apparaît qu’on nous bourre le mou de saletés planquées dans nos aliments préparés, bien empaquetés.

 

Au moins avec le vin nature on sait qu’on ingère que du vin dont le degré est indiqué, comme pour tous les vins sur l’étiquette, pour les autres les poudres de perlimpinpin ne sont pas nocives mais certains recèlent des résidus de pesticides.

 

Les agences nous rassurent, les doses officielles sont respectées.

 

Ma mémé Marie, fataliste,  affirmait «  de toute façon il faudra bien mourir de quelque chose… »

 

Du côté de la nourriture ce n’était pas forcément mieux avant, mais globalement nos parents à la campagne nous faisaient manger sain.

 

Pour les couches qui ont accueillies mes fesses, elles étaient en coton, passaient à la lessiveuse, savon de Marseille, rinçage au lavoir… clean quoi !

 

Du côté des moules à gâteaux, en tôle, il suffisait de les beurrer et de les fariner pour les rendre antiadhésifs.

 

Rapidité, facilité, praticité, gains de temps, la porte fut grande ouverte à l’innovation technologique.

 

Mais du côté de l’alimentation pourquoi et comment en sommes-nous arrivé-là ?

 

Une France alimentaire artisanale

 

Jusqu’aux années 1960, contrairement aux États-Unis et au Royaume-Uni, l’industrialisation de l’alimentation en France demeure très limitée. Seule une petite minorité d’entreprises spécialisées sur un ou deux types de produits (conserves, biscuits, bières…) a adopté, parfois de longue date, mais plutôt dans les années 1950 et 1960, les connaissances et les méthodes du « génie industriel alimentaire » s’inspirant du génie chimique : fini alors l’empirisme ; les technologies et les savoirs scientifiques investissent  la chaîne des opérations de transformation.

 

Cependant, pour la grande majorité des autres entreprises, la production alimentaire reste un prolongement de l’agriculture. La transformation des produits agricoles est le fait d’unités artisanales, souvent familiales, qui trouvent  leurs clients sur des marchés de petite taille, au mieux régionaux. Approvisionnées par des fournisseurs locaux, elles n’ont d’autre choix que de composer avec les aléas de l’agriculture : instabilité, hétérogénéité et variabilité des produits. Les procédés de transformation ? Ils reflètent la proximité sociale et technique de ces entreprises avec l’agriculture, en mobilisant des savoir-faire empiriques, peu objectivés par des méthodes scientifiques. Sont ainsi proposées – au risque de problèmes sanitaires et d’irrégularité des approvisionnements – de la singularité, de la spécificité et de la « typicité » largement liées à l’origine des produits, ordonnées autour de traditions locales et de pratiques professionnelles parfois formalisées dans des « codes des usages ». L’activité agricole demeure l’épicentre de ces industries, dites encore « agricoles et alimentaires », dont la plupart n’ont ni ouverture à la nouveauté ni capacités économique et technique de se moderniser.

 

Tourner le dos à l’agriculture

 

« L’année 1968 […] sera l’année de l’industrie agricole et alimentaire », lance en 1967 le ministre de l’Agriculture Edgar Faure. Deux ans plus tard, son successeur, Robert Boulin, anticipe que, au cours des années 1980-1985, les deux tiers de la production agricole passeront par les industries de transformation et il affirme que les entreprises doivent se soumettre « aux exigences de la transformation et au goût du consommateur, dans une consommation de masse ».

 

Michel Albert, brillant et influent haut fonctionnaire, résume l’orientation industrialiste qui prime : « C’est cela, le progrès économique. Il consiste à s’affranchir des contraintes de la nature et de l’histoire […]. Cette vérité, elle signifie que, à la limite, les industries alimentaires ne pourront, dans leur totalité, être vraiment des industries au sens le plus strict du mot que si elles ne sont plus du tout des industries agricoles ».

 

Pour ce fervent partisan d’une Europe libérale,  l’industrialisation de l’alimentation est la voie à suivre. Toutefois, contrairement aux chercheurs de l’Inra, il est informé de la segmentation des marchés et préconise une stratégie duale : d’un côté, « le pôle fonctionnel, c’est le fromage fabriqué au laminoir, comme la tôle d’acier, le convenience food, l’aliment complètement industrialisé » ; de l’autre le « pôle que nous tendons à oublier malheureusement […], c’est la « haute couture ».

Et l’on créa l’aliment

Par Egizio Valceschini Directeur de recherche Inra, président du Comité d’histoire de l’Inra et du Cirad.

 

Et maintenant que faire pour amorcer un virage qui se révélera périlleux ?

 

C’est un sujet qui ne semble pas passionner les gilets jaunes tout comme nous gouvernants au travers du grand débat national.

 

Le Ministre de l’Agriculture, plutôt que d’en remettre une couche sur le vin n’est pas de l’alcool devrait le prendre à bras le corps mais je crois que c’est trop lui demander.

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24 janvier 2019 4 24 /01 /janvier /2019 06:00
« Élus, vous rendrez des comptes » proclament les banderoles des gilets jaunes et eux à qui rendront-ils des comptes ?

Les élus dans notre système de démocratie élective rendent toujours des comptes, je ne fais pas allusion à ceux qu’ils peuvent rendre via la justice, mais de ceux du mandat que les électeurs leur ont confié.

 

Les électeurs peuvent, par leur vote, leur indiquer la porte.

 

Comme disait Pierre Poujade « Sortez les sortants ! »

 

Mais permettez-moi de souligner que pour demander des comptes aux élus encore faut-il avoir participé à leur élection en votant. L’abstention ou même le vote blanc sont une manière commode de se défausser.

 

Bien sûr on peut être éternellement minoritaire, je sais ce que c’est car jamais un de mes candidats favoris à la Présidentielle n'a été élu.

 

De même, j’entends proclamer par les gilets jaunes que les élus gaspillent leurs impôts, sans doute font-ils allusions aux impôts indirects aux taxes où tout le monde passe sous la toise de façon égalitaire, ce qui est l’imposition la plus injuste. Mais combien d’entre-eux sont assujettis à l’Impôt sur le revenu qui est un impôt progressif.

 

Selon Condorcet, l'impôt progressif est « celui qui augmente plus qu'en proportion de la valeur imposée ».

 

La progressivité peut prendre deux formes :

 

Elle peut être conçue de manière intégrale. C'est une hypothèse d'école, rarement retenue en pratique.

 

La progressivité peut aussi se faire par tranches. L'impôt est alors établi sous forme de barème. Celui-ci divise l'assiette en tranches successives. Chacune des tranches se voit appliquer un taux différent. Plus la tranche du barème est élevée, plus le taux d'imposition est fort. C'est le cas de l'impôt sur le revenu.

 

 

10% DES FRANÇAIS PAIENT 70% DE L’IMPÔT SUR LE REVENU

 

Selon les chiffres de la DGFiP, un peu plus de 40% des recettes sont même issues de 2% des foyers fiscaux.

 

Lire ICI

  

Á titre personnel je fais partie, et je trouve ça normal, de ceux qui contribuent lourdement à l’IRPP : 29 000 euros J’estime normal d’avoir un peu droit aussi à la parole.

 

Impôts et prestations sociales réduisent les inégalités de revenus de moitié

 

ANALYSES 16 janvier 2018

 

Impôts et prestations sociales réduisent nettement les inégalités de niveau de vie entre les plus riches et les plus pauvres. La redistribution fonctionne en France, mais les écarts sont considérables à l’origine. L’analyse d’Anne Brunner et Louis Maurin de l’Observatoire des inégalités.

 

ICI 

 

Qui peut dire qu'il n'y a pas de solidarité en France ?

 

Extrait  du JT de TF1 : un couple au quasi-smic avec 2 enfants :

Revenus salariaux nets : 1.237 + 1.220 = 2.457 euros

Aide garde d'enfants : 589

Allocations familiales : 316

Prime d'activité : 71 (min)

Allocation logement : 55

Revenu global : 3.596 euros

 

Alors pour rendre des comptes aux gilets jaunes, encore faudrait-il savoir qui ils sont, pour l’heure une nébuleuse aux contours flous, qu’ils jouent la transparence, participent à la vie démocratique, qu’ils ne se contentent pas d’aligner des slogans et des revendications contradictoires.

 

Déambuler dans les rues le samedi, camper sur les ronds-points, se faire récupérer, par certains politiques ou des factions infréquentables, c’est bien joli mais ça ne débouche sur rien de concret.

 

Les 6 scénarios possibles de l'avenir politique des gilets jaunes

 

Sachant que les gilets jaunes tendent à rejeter les partis, à être obsédés par l'horizontalité en refusant les leaders, à se diviser en différents courants.

 

Quel peut être l'impact politique du mouvement des gilets jaunes?

 

En l'état, il est bien difficile de le savoir, d'autant que les gilets jaunes tendent à rejeter les partis politiques, à ne pas envisager pour le moment une quelconque forme d'organisation, à être obsédés par l'horizontalité en refusant l'émergence de leaders ou de représentants, ou encore à se diviser en différents courants, sans parler des querelles d'égos entre certains des gilets jaunes les plus médiatisés (Eric Drouet vs. Priscillia Ludosky).

 

Cependant, l'histoire politique française récente ou des expériences assez similaires à l'étranger peuvent nous permettre d'émettre quelques hypothèses sur ce que peut être cet impact. À ce stade, six options, qui ne sont d'ailleurs pas exclusives les unes des autres, peuvent être ainsi envisagées.

 

  • La première est celle du feu de paille.

 

  • La seconde option est que des gilets jaunes, notamment ceux qui sont les plus médiatisés, se lancent individuellement dans la politique classique.

 

  • La troisième option est que des gilets jaunes créent leur propre mouvement politique ou une liste autonome pour les Européennes, ou que le mouvement dans son ensemble se transforme en organisation politique sur le modèle du mouvement poujadiste ou bien du Mouvement 5 étoiles (M5S) italien.

 

  • La quatrième option résiderait dans l'influence d'une idéologie gilets jaunes fondée sur une vision critique de la société française actuelle relativement structurée, un certain nombre de revendications et l'identification de pistes crédibles pour une alternative.

 

  • La cinquième option serait la persistance d'une sensibilité ou d'un esprit gilets jaunes. Cette sensibilité, qui correspond à une réaction, souvent émotionnelle, par rapport à l'évolution du monde et de la société française, est une sensibilité antiélitiste, voire de lutte des classes, égalitaire ou démocratique (au sens de démocratie directe), voire populiste.

 

  • Enfin, la sixième option est qu'indépendamment des individus, des groupes ou de leurs idées, le mouvement des gilets jaunes contribue tout de même à changer la donne en mettant à l'agenda politique un certain nombre de questions qu'il sera nécessaire de résoudre d'une manière ou d'une autre.
  •  

L'interrogation politique fondamentale relative aux gilets jaunes n'en reste pas moins de savoir s'ils peuvent être un moyen de redonner un nouveau souffle à une démocratie représentative française de plus en plus mal en point ou bien faire le lit d'un triomphe du populisme en France, à l'instar de que l'Italie vit ces dernières années, soit via le succès d'un M5S à la française, soit via une alliance assez improbable entre le RN et LFI, soit via une victoire électorale du RN ou éventuellement de LFI.

 

Lire ICI 

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23 janvier 2019 3 23 /01 /janvier /2019 06:00
11 novembre 2009 Le temps heureux des mécènes du vin tel Étienne Nicolas et des grands affichistes comme Paul Colin ...

11 novembre 2009 Le temps heureux des mécènes du vin tel Étienne Nicolas et des grands affichistes comme Paul Colin ...

L’un  des hérauts médiatique des adorateurs des vins nu, Antonin Iommi-Amunategui, se fait snipper dès que Mouton Cadet pointe son nez sur la Toile, que Nicolas tout court se dit marchand de vins, que le grand Gérard prétend vendre des vins nature.

 

Moi, comme disait un coopérateur audois à propos des vins de sa coopé vendu à la buvette en cubi « moi ça ne me dérange pas, j’en bois pas ! »

 

Laissons de côté le petit Cadet inventé par le baron Philippe qui vaut un bras et les Naturae du Grand Gégé pour nous pencher sur le cas Nicolas.

 

Nicolas depuis son rachat au groupe Rémy-Cointreau est la propriété de Pierre Castel.

 

C’est le premier réseau de cavistes français qui se définit comme un généraliste, ce qui veut dire en clair que Nicolas en une petite surface dans le style de la GD.

 

Nicolas c’est le conformisme, l’ennui, un marketing de grand-papa pour seniors amortis ou parigot pressé qui achète à la volée.

 

En effet c’est aussi essentiellement un réseau parigot têtes de veau : les 500 magasins en propre de Nicolas sont surreprésentés dans les grands centres urbains. Pour ne pas dire franciliens avec 320 enseignes en région parisienne, dont 180 dans Paris intramuros.

 

Chiffres clés

 

Avec 551 magasins dans le monde, le réseau Nicolas a un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros. Son fond de rayon recense 1 200 références de vins, spiritueux et bières. Les magasins emploient 765 cavistes et 900 collaborateurs. La carte de fidélité du réseau est utilisée par 700 000 clients.

 

Alexandre Abellan dans Vitisphère nous informe que Nicolas, sensible au mouvement des gilets jaunes (la saillie est de moi) veut se développer dans les territoires où il est très peu présent.

 

« Nicolas explore de nouvelles pistes en acceptant désormais les franchisés sur des territoires qu’il ne travaillait pas. Pour la saison des sports d’hiver, un nouveau caviste Nicolas vient ainsi d’ouvrir ses portes à Chamonix sous le statut de franchise. »

 

Vous me direz, Chamonix ce n’est pas le prototype du patelin abandonné de tous, le père Pierre veut bien revitaliser les centres-ville, créer de petites et moyennes structures, soit des cavistes de 50 à 70 mètres carrés,  s’implanter dans des territoires qui lui étaient jusque-là inconnus de lui, mais ce n’est pas la mère Thérésa du jaja à deux balles.

 

« Ayant testé son nouveau concept au dernier salon parisien de la franchise, Nicolas a déjà reçu des dizaines de candidatures et en finalise actuellement une dizaine. Pour ne pas être débordé, le réseau a décidé d’accepter au maximum 200 franchises dans les trois années à venir. Ce qui « répond à notre capacité d’absorption et à notre maillage » estime Christopher Hermelin, le directeur de la communication et du marketing de transition du réseau Nicolas.

 

Je sens qu’Antonin, et ses frères cavistes insoumis, va sortir sa sulfateuse : cette stratégie d’expansion  est une menace pour l’expansion des beaux vins qui ont du poil aux pattes !

 

Moi, comme le disait le grand Jacques, pas notre Dupont bien sûr, « Cela m’en touche une sans faire bouger l’autre… »

 

Pourquoi ?

 

Ben parce que je ne vais pas chez Nicolas, je n’achète jamais du Mouton-Cadet et, bien sûr, je ne gobe le faux-nez nature du Grand Gégé.

 

Faut pas crier au loup quand le loup n’est pas dans la bergerie…

 

Les adorateurs de vins nu ne pousseront jamais la porte d'un Nicolas pour acheter un Mouton Cadet ou un Naturae ils auraient trop peur d'être excommuniés.

 

Ce dont je suis sûr c’est que Nicolas c’était mieux avant !

 

Quand il était caviste.

 

 

Étienne Nicolas, de la maison éponyme qui « fut l’un des rares capitaines d’industrie qui surent mettre autant de talent dans leurs affaires que dans le choix des artistes à qui ils confièrent leur publicité. Il fit plusieurs fois appel à Cassandre pour réaliser ses tarifs de luxe et pour une affiche où, en 1935, il redessine Nectar dans un environnement cinétique. Le projet reproduit ici date de la même année et est resté bizarrement inédit. Rarement une image a évoqué plus sensuellement la richesse du bordeaux. À partir d’une mise en pages rigoureuse, Cassandre arrive par sa maîtrise de l’aérographe à faire ressortir tout le rubis du vin versé dans le verre. Une irrésistible invitation à la dégustation dans l’esprit de la peinture « puriste » d’Ozenfant. 

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22 janvier 2019 2 22 /01 /janvier /2019 06:00
En voilà un beau sujet pour le Davos du vin 2019 : le « no deal », pourrait s’avérer lourd de conséquences : le Royaume-Uni est le deuxième client de la France pour le vin et les spiritueux.

Les exportateurs français de vins et spiritueux sont sur le qui-vive. A peine connu le rejet, par la Chambre des communes, du projet d’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne défendu par le gouvernement de Theresa May, mardi 15 janvier, la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS) publiait un communiqué pour le « regretter ».

 

Selon Antoine Leccia, président de la FEVS (Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France), « Cette décision, qui fait apparaître désormais le spectre d'un No deal, pourrait s'avérer lourde de conséquences pour l'économie et les citoyens des deux parties »

 

En 2017, les ventes de vins et spiritueux tricolores vers ce pays ont atteint 1,335 milliard d’euros, ce qui représente 10,3 % du montant total des exportations françaises. Un résultat en progression de 2,7 %, après, il est vrai, une année 2016 en retrait, marquée par le choc du référendum sur le Brexit, mais en dépit de l’appréciation de l’euro face à la livre sterling.

 

Ce sont surtout les vins français, dont le champagne, le bordeaux, le bourgogne, sans oublier les vins de Provence, qui sont appréciés des Britanniques amateurs de bonnes bouteilles. Ils représentent, à eux seuls, 1,1 milliard d’euros. Même si les Britanniques ont entrepris de développer leur propre vignoble, en misant sur les effets du réchauffement climatique. Et sachant également qu’ils réexportent une partie des vins qu’ils achètent.

 

En 2017, pour le seul champagne, les exportations vers le Royaume Uni se sont élevées à 27,76 millions de bouteilles, pour un montant de 415 millions d'euros.

 

« Mais la France est également un importateur important de spiritueux britanniques » souligne la FEVS. « Ce vote porte préjudice à une relation commerciale historique et fructueuse entre nos deux pays. Il place également toutes nos entreprises dans une situation d'incertitude totale sur les règles qui devront régir le commerce bilatéral à compter du 30 mars 2019 »

 

LVMH, numéro un du champagne et du cognac avec ses marques Moët & Chandon et Hennessy, détient aussi certains whiskies écossais, comme Glenmorangie ou Ardbeg.

 

Son concurrent Pernod Ricard, numéro deux mondial des vins & spiritueux derrière le britannique Diageo, produit localement le whisky Chivas Regal et le gin Beefeater, mais fait l’essentiel de ses ventes au Royaume-Uni avec ses grandes marques internationales comme le cognac Martell, la vodka Absolut ou le champagne Mumm.

 

En voilà un beau sujet à débattre à la 11e session du Wine Symposium

 

Voici une belle palette de décideurs à inviter par François Mauss à son « incontournable » Davos du vin à la Villa d’Este. Une pointure de Bernard Arnault, le jeune Ricard, Antoine Leccia, Louis-Fabrice Latour, Philippe Sereys de Rothschild… accompagné de Carole Bouquet

 

Que du beau linge !

 

De plus le négociateur du Brexit est un voisin, le savoyard,  ancien Ministre de l’Agriculture Michel Barnier.

 

Je suis sûr que la presse internationale en serait friande mais ce que j’en dis c’est pour causer, après ma participation en 2009 j’avais proposé à François Mauss d’inviter Pascal Lamy le boss de l’OMC à l’époque avec qui  j’entretenais des relations amicales via un grand parti de l’époque et Jacques Delors dont il avait été directeur de cabinet lorsque celui-ci était Président de la Commission.

 

Oui comme François Mauss l’a écrit  j’ai participé à la première édition en 2009 (gratos et j’ai même payé mon billet d’avion AR Paris-Milan, ce n’était pas cher 100 euros)

 

« The world of wine and the governmental administrations: conflict or understanding ? »

Speaker : Jacques Berthomeau

 

Le 10 novembre 2009

À la Villa d’Este pour le Davos du vin : un entre soi chaleureux des amoureux du vin mais...

Alors pourquoi cet inconfort me diras-tu ?

 

Il est celui d’un invité dont l’éducation, le savoir-vivre lui interdit de paraître un tant soit peu discourtois en apportant un bémol à l’immense plaisir qu’il a éprouvé d’en être. Cependant, puisque Michel Bettane a ouvert le bal, si je puis m’exprimer ainsi, par une conférence sur l’éthique des journalistes, je ne pouvais me murer dans un silence poli sur le fond des choses. « Sans la liberté de blâmer il n’est pas d’éloges flatteurs... », en citant Beaumarchais je n’ai nullement l’intention de m’ériger en donneur de leçons, ni me placer dans la situation, cette fois-ci confortable, de celui qui dit vouloir élever les débats.

 

La qualité des séminaires n’est pas en cause, beaucoup furent passionnant et riches de matière. Ce qui me pose problème c’est la finalité visée par ce 1ier Davos du vin.

 

Que visons-nous comme objectif au singulier comme au pluriel ?

 

Est-ce nous conforter, entre nous, dans une chaude amitié, un lieu magique, des bons vins, de belles tables, de discours passionnés à la Angelo Gaja ou forts érudits comme celui du Pr Pitte ou très second degré à la Stéphane Derenoncourt ou très concrets comme celui de nos amis québécois de la SAQ ou en défense d’un petit pays du vin : l’Autriche, que nous sommes le dernier bastion du Bien Vivre au travers de l’excellence de nos terroirs, de nos artisans du vin ?

 

Dans ma petite et brève intervention matinale, avec un modérateur : madame la députée européenne Morin-Chartier qui a joué parfaitement le jeu – ce qui n’a pas été le cas de certains qui nous ont joué le bal des egos – quitte à paraître un peu grisoulloux, trop les pieds sur terre, je me suis efforcé de dire que si nous voulions être écouté, entendu, encore faudrait-il que nous fassions en sorte que nos discours soient audibles et passent la frontière de notre entre soi. Sinon, certes nous nous faisons plaisir mais nous ratons la cible visée : convaincre les décideurs politiques de la justesse et de la pertinence de nos analyses et de nos propositions

 

Si nous voulons promouvoir – je préfère la promotion à la pure défense – une approche dites « culturelle » du vin, dans son élaboration et sa consommation, nous nous devons d’appréhender la société telle qu’elle est et non telle que nous rêvons qu’elle soit. Dans les grands bouleversements mondiaux, les sociétés occidentales deviennent frileuses, peureuses, perméables aux discours médicalisé et prohibitionniste. Pour contrer cette résistible et froide montée des briseurs de Bonheur National Brut, il nous faut conjuguer, et ce n’est pas simple, à la fois la mise en avant de notre merveilleuse civilisation du vin auprès des nouvelles générations et des néo-consommateurs des pays qui découvrent le vin, et la production d’idées, d’intelligence économique, environnementale, sociale de notre grande industrie du vin auprès des décideurs publics à tous les niveaux efficients : nationaux, régionaux tels ceux de l’UE, internationaux tels ceux de l’OMC. J’emploie à dessein « industrie du vin » même si, dans notre Vieux Monde, il est l’agrégat de vignerons artisans et de petites et moyennes entreprises, ce terme est fort en poids médiatique.

 

 

#VDEWS 2019

 

L'équipe du Villa d’Este Wine Symposium vous donne rendez-vous pour l'édition 2019 !

 

En 2019, le Villa d’Este Wine Symposium se déroulera du jeudi 7 novembre au dimanche 10 novembre.

 

ICI

 

Pour vous inscrire allez frapper chez François Mauss, c'est pas dans les cordes des gilets jaunes mais quand on aime on ne compte pas les zéros !

 

Clin d'oeil : 

leonard cohen dance me to the end of love 
14  218  376 vues
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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 09:50
Quand on se paye de mots comme Périco Légasse « étoiles pour l’échafaud » « le drapeau noir flotte sur la marmite française »  on sombre dans les profondeurs du ridicule

C’était déjà une grosse caisse sonnant le creux mais, depuis que Périco se pique de se la jouer chroniqueur politique, c’est pire. L’enflure devient boursouflure il se grise de mots, roule dans le caniveau du ridicule. Pas grave, le ridicule n’a jamais tué personne, c’est même devenu la marque de fabrique  des abonnés des abonnés sociaux.

 

N’est pas Audiard qui veut !

 

J’aurais ajouté pour faire bon poids : « Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît » Les Tontons Flingueurs

 

Ou bien, risqué pour faire gilets jaunes « La bouse de vache est plus utile que les dogmes. On peut en  faire de l’engrais [...] »  Mao Zedong

 

Échantillon sur Face de Bouc :

 

Le communiqué officiel ne sera envoyé aux médias que le lundi 21 janvier mais certaines informations sont déjà disponibles du fait que la direction du guide Michelin vient de contacter certains grands chefs français pour leur signifier la perte de leur troisième, deuxième ou unique étoile.

 

Apparemment l’Auberge de l’Ill, à Illhaeusern, de l’illustre famille Haeberlin, Marc Veyrat, dans son chalet de Manigod, Pascal Barbot, chef de l’Astrance, à Paris, perdent leur troisième étoile au guide Michelin. Idem pour Alain Dutournier, patron du Carré des Feuillants, à Paris, qui perd sa deuxième étoile, et Didier Clément, du Lion d’Or, à Romorantin, qui perd son unique étoile.

 

Nous ne sommes que dimanche soir mais il est permis de supposer, en attendant le contenu définitif de l’édition 2019 du guide rouge, qu’il s’agit d’une vaste opération de nettoyage, non pas gastronomique, mais médiatique.

 

D’autres étoiles vont sauter.

 

La situation du guide est en effet dramatique avec un effondrement des ventes, aggravé par une série de départs à la direction, notamment celle de Michael Ellis, le dernier manager, embauché par un groupe hôtelier auquel il  (a) accordé plusieurs étoiles alors qu’il était en fonctions.

 

Visiblement rien ne va plus chez Bibendum qui a un urgent besoin de se refaire une santé.

 

On recourt dans ce cas à la méthode habituelle, couper des têtes pour faire du buzz, histoire de faire parler de soi dans la presse.

 

Et plus on tape fort, notamment sur les grands, plus la probabilité est forte de défrayer la chronique. Avec ce premier échantillon de tête(s) coupées, il y a fort à papier que le 21 janvier pourra s’intituler « étoiles pour l’échafaud ». Cela tombe bien puisque nous célébrons ce jour-là l’exécution de Louis XVI. Que Bibendum prenne bien garde toutefois à ne pas provoquer la colère d’une profession à laquelle il doit tout, même si elle aussi a besoin de lui. Rien ne serait pire pour Michelin que de perdre l’estime et la confiance de la restauration. Nous vivons une époque où les ras le bol s’accumulent et où les excès de pouvoirs provoquent des malaises. Il ne serait pas étonnant que le drapeau noir flotte sur la marmite française !

 

 

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