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Mardi 2 septembre 2014 2 02 /09 /Sep /2014 00:09

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Dans la langue de bois dur des sportifs un mot imagé revient en boucle : la pression, mettre la pression sur, résister à la pression. Dans le cas d’Isabelle Saporta il est très pertinent. Son livre VinoBusiness a déchaîné l’ire du « je suis partout mais je n’y fais rien », l’omniprésent Hubert de Boüard de Laforest. Avant même sa parution, les menaces ont plu sur l’éditeur, puis les affidés du « Sarkozy des vignes », avec en première ligne son petit bedeau mesquin cire-pompe, ont déposé leurs fientes fielleuses sur Face de Bouc et ailleurs.


Rien n’y fit, alors le « J3M des vignes » botté et nœud papillonné a déclenché l’artillerie lourde : plainte contre l’auteur et son éditeur  puis lobbying d’enfer, via l’inoxydable Stéphane Fouks, pour empêcher la sortie du film sur France 3.


Là encore, la politique de la canonnière du sémillant Hubert a fait un bide : la programmation du film en ce mois de septembre sur France 3 en est la preuve. Bien évidemment, son petit roquet a cru bon de lever à nouveau la patte sur les murs de Face de Bouc pour rappeler à son maître que ses petits sucres seront toujours les bienvenus à l’heure des étrennes.


Le bon peuple de France va donc pouvoir visionner ce que notre Hubert de Laforest voulait censurer et c’est heureux.


Isabelle Saporta a beaucoup travaillé, écouté, le ton du commentaire est apaisé, les images parlent d’elle-même : ses interlocuteurs apparaissent décontractés, heureux même d’être face à la caméra, y compris ce cher Hubert, elle ne les cuisine pas, elle leur pose simplement des questions et à aucun moment ils n’apparaissent piégés. Alors, pourquoi donc tout ce tintouin, ces menaces, cette pression ? Tout simplement parce le connétable de Saint-Emilion et des environs pensait faire de la communication, c’est-à-dire donner de lui la belle image d’un homme dévoué à la cause du vin, à sa marque et au bien de ses concitoyens.


Caramba c’est raté !


Tant mieux, c’est du travail de journaliste indépendant. Bien sûr les spécialistes du vin ergoteront à propos de certains points mais je me permets de souligner qu’Isabelle Saporta apporte dans son film un regard extérieur, qu’elle traduit bien l’image  que donne ce petit monde du vin bordelais tourné sur lui-même, nombriliste. De plus, comme vous pouvez vous en douter, étant donné la pression exercée, le contentieux en cours sur le classement, les services juridiques ont tout épluché. Ça arrondi les angles tout en empêchant la réalisatrice d’aller parfois jusqu’au bout de sa démonstration.

 

Qu’importe, le documentaire d’Isabelle Saporta est dédié au grand public d’une chaîne publique, nos petites histoires de spécialistes passeraient largement au-dessus des têtes. Apprendre à se mettre dans la peau de, sans pour autant verser dans le simplisme ou le sensationnalisme, est ce qu’a su faire, mieux que dans son livre, la réalisatrice.


Et puis, il est si rare que, sur un média grand public, la parole soit donnée à ceux qui ne l’ont ne voit jamais. Bien sûr ça déplaira à l’establishment bordelais et à la cotriade des dirigeants qui peuplent les syndicats mais je me permets de faire remarquer que leur stratégie d’évitement, leur incapacité à s’exprimer clairement sur les vrais sujets, ceux qui intéressent le populo, les pesticides par exemple, les décrédibilisent.  Alors, eux qui ont toujours le mot terroir à la bouche, c’est bien mais ça implique qu’on le respecte ce terroir en se rappelant qu’il y a des hommes dans les vignes et autour.


L’enjeu du vin produit de culture et de civilisation, discours très en vogue, ne peut s’accommoder des petits arrangements entre soi, de l’omerta, du mépris de certains, au nom d’intérêts commerciaux parfois légitimes, pour les fantassins de la vigne, ceux qui, bien au-delà de l’image, ont fait la France des AOC. Bien plus que la Résistance à deux balles de Nossiter la prise de conscience par le plus grand nombre de vignerons que, ce que nous croyions être un modèle, est en train de se diluer, de disparaître et que ce ne sont pas les prétentions d’une poignée de propriétaires de « marques patrimoniales » qui permettront au vignoble français de mieux prendre sa place dans le monde mondialisé.


Ce n’est qu’un début qu’Isabelle Saporta continue le combat, que son travail d’investigation s’approfondisse pour que l’information glisse encore son grain de sel dans un océan de communication formaté. Qu’on soit critique sur son travail, sa manière de voir, d’expliquer, me paraît sain, normal dans un débat constructif, mais se contenter de tirer à boulets rouges sur elle, de la traîner dans la boue, relève d’un mépris et d’une suffisance inadmissible.


Moi qui rêve d’écrire un petit opus : « Je veux des paysans pour mes petits-enfants ! » loin du passéisme de la Terre qui meurt de René Bazin ou de celle qui ne ment pas du Maréchal cacochyme, je suis stupéfié par l’indécence de ces parvenus qui, tout en empochant l’héritage de ceux qui les ont précédés, se goinfrent tout en ayant l’impudence de nous donner des leçons, d’occuper des postes d’intérêt général.


Qui sème le mépris récolte la colère !


Et qu’on ne vienne pas me mettre dans les dents que je méprise la réussite, tout au long de ma vie j’ai soutenu les créateurs, les innovateurs, ceux qui font, pour avoir le droit de ne pas m’extasier sur celle de gens qui l’ont engrangée car elle leur est tombée dessus bien plus qu’ils ne l’ont provoquée.


Voilà, c’est dit, maintenant vous savez ce qui vous reste à faire le 15 septembre à 20h45 sur France 3  : vous asseoir un beau soir devant votre écran plat pour visionner le documentaire d'Isabelle Saporta. Ainsi vous pourrez vous faire votre opinion, vous vous poserez des questions et, croyez moi c’est bon pour la santé.Le film sera suivi d'un débat avec l'auteur.


Vous pouvez aussi vous offrir pendant ou après le film une belle bouteille du château Gombaude-Guillot, Dominique Tescher l’a bien mérité…

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Santé et large soif !

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Lundi 1 septembre 2014 1 01 /09 /Sep /2014 09:00

 

Sans vouloir être bégueule, le courrier que je viens de recevoir (voir ci-dessous) me laisse de glace. Faut me comprendre, mon lourd passé de grouillot de Ministre m'a permis de me faire trimballer dans toutes sortes d'aéronefs pilotées par de beaux militaires de l'armée de l'air, alors m'envoyer en l'air pour aller à l'abbaye d'Hautvillers, très peu pour moi.
Donc voici la bafouille en question :
Chers tous, 

Dom Pérignon propose, à quelques heureux élus, de vivre son acte de création majeure: les vendanges à l'abbaye d'Hautvillers. 

Cette journée inclut une dégustation privée avec Richard Geoffroy, notre chef de caves de beaux millésimes récents et anciens.  
 
Vous trouverez le programme et les modalités de participation sur le lien et dans la brochure jointes : link
  
Les places sont rares; nous avons déjà 20 personnes inscrites qui se rendront en Champagne en hélicoptère privé, en jet privé et en train, pour ceux qui n'utiliserons pas les transports proposés. 

Nous vous invitons à communiquer cette offre à votre réseau relationnel car vous connaissez certainement des "adoreurs" de Dom Pérignon qui souhaiteront saisir les dernières places.
 
Restant à votre disposition pour toute question sur ce programme. 

Bien cordialement

Comme je suis un peu fouineur je suis allé en cliquant sur le lien pour voir ce dont il s'agissait. Bien m'en a pris, la petite balade a un prix : 349 euros x 3 soit 3 bouteilles de Dom Pérignon vintage 1998.

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Pour ne rien vous cacher je trouve ça un peu mesquin ce machin pour parvenus friqués et, sans en rajouter, je trouve aussi qu'il y a dans ce pack vendanges un part d'indécence vis-à-vis des vrais vendangeurs, ceux qui, toute la sainte journée, coupent le raisin.

Elle doit être belle l'abbaye d'Hautvillers, JP Kauffmann, si je me souviens bien, en parle dans son livre : Voyage en Champagne, et déguster avec le chef de caves Richard Geoffroy doit être bien agréable, mais y aller en troupeau sélectionné n'est pas ma tasse de thé.

Si Christophe Navarre, le boss de MH, en souvenir de nos exploits passés dans la région délimitée de Cognac, souhaite m'inviter à l'abbaye d'Hautvillers, je lui signale que les sapeurs-pompiers de Tiuccia, mes voisins, sont dotés d'une plate-forme pour hélico.

Je plaisante bien sûr...« Mes amis, la Corse est une île, et je devrais m’arrêter là… »

 


Francis cabrel - tourner les helicos par bisonravi1987

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Samedi 30 août 2014 6 30 /08 /Août /2014 00:09

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Je vous rassure de suite, ne participant pas dimanche dernier au pince-fesses de la Bresse  en compagnie du marin d’eau douce, dont le ramage est aussi flamboyant que le plumage, je n’ai fait l’objet d’aucun remaniement-débarquement soudain et par conséquent je ne suis pas au bord de la dissolution me contentant de cohabiter avec moi-même.


N’étant pas amateur des psychodrames dont sont friands nos actuels gouvernants je fuis ceux qui peuplent les murs de Face de Bouc pour me consacrer corps et âme à ma mission : l’extension du domaine du vin. En proférant une telle affirmation je sens poindre chez certains une once de reproche : « Taulier tu ne chronique guère comme tes éminents confrères sur la robe, les fragrances, la bouche du vin. Tu te dérobes à la cérémonie sacrificielle, au rite de la dégustation, pour nous abreuver de tes histoires… »

 

C’est sûr je ne vous désoiffe guère mes biens chers frères, mes biens chères sœurs, vous avez tout à fait raison, je ne suis pas à la hauteur du sacerdoce inlassable de celles et ceux qui courent de foire aux vins en foire aux vins, se soumettent à de fastidieux déjeuner de presse, usent leur santé en de longs et périlleux voyages de presse, stakhanovistes de l’agitation du verre et de l’absorbé-craché, Paganini des % de cépages, maîtres incontestés d’il n’a pas fait sa malo, chantres inlassables du terroir et adorateurs de la Nouvelle Star Hubert de Boüard pour qui l’amour n’est pas dans le pré mais dans le chais.

 

Et pourtant je continue contre vents et marées, tel notre président sur l’île de Sein, imperturbable, à chroniquer chaque jour que Dieu fait…

Faute avouée étant à demi-pardonnée et pour vous prouver mon dévouement à la cause je vais déguster pour vous et noter l’ensemble de la gamme du domaine du Tariquet.

 

Non je rigole bien sûr, n’ayant aucune vocation à finir comme un martyr brûlé sur le bucher de la Sainte Inquisition des Résistants de salon, ma contribution épluchera un drôle de vin qui affiche « ceci n’est pas un rouge » alors que ce jaja de l’Ensérune une IGP 2013 affiche cette couleur peu prisée à l’UMP et adulée par ce qui reste du PC.


Alors pour éclairer ma pauvre lanterne bien pâlotte je me suis tourné vers notre caviste préféré : j’ai nommé le grand Philippe sis du côté du père Lachaise en un Lieu-dit du vin.


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« Pour Poisson Rouge / Boisson Rouge, nous sommes sur de l'alicante bouschet, cépage teinturier. Un pressurage direct, vinifié en blanc avec léger batonnage, qui amène dans une gamme aromatique à cheval entre rouge et blanc. La bouche, trompé par l’œil croit boire un rouge qui développe des notes de blanc : abricot, fleurs blanches, mais aussi petits fruits... Un régal pour surprendre et pour étonner. Pour les aventuriers du goût, sans a priori... »


Voilà c’est dit et bien dit si vous souhaitez mieux connaître Deborah & Olivier, simplement vignerons allez donc ICI link


La boutanche est signée Deborah Knowland vigneronne exploitante domaine d’O...


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Jeudi 28 août 2014 4 28 /08 /Août /2014 00:09

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Le bon peuple se gausse de ses politiques qui, après lui avoir vendu des promesses pas fraîches mais soi-disant plus alléchantes que celles de leurs voisins, leur servent des soupes à la grimace au nom du réalisme.


Les atterrissages sur le ventre sont douloureux : à force de semer de l’illusion on récolte de la colère…


Alors, lorsque je lis à propos d’un site de vente de vins en ligne que l’objectif de ses fondateurs, qui par construction sur le Net sont des génies, des innovateurs pointus, des gars qui vont révolutionner la manière de vendre, que leur objectif est de rendre « accessible aux amateurs, des vins habituellement… inaccessibles, soit parce qu'ils sont introuvables ailleurs qu'au restaurant, soit en raison de leur prix. Grâce aux allocations que nombre de vignerons rares ont accepté de leur attribuer, leur site « je te joue du pipeau » propose de réjouissantes pépites. » ça me rappelle étrangement les bonimenteurs de foires qui pour vendre leur presse-purée qui fait aussi de la salade vous noient dans un baratin enjôleur : tout devient possible, tout devient accessible !


Mais alors qu’est-ce donc que l’inaccessibilité ?


Le Larousse qui sème à tout vent répond :


« Dont l'accès est impossible, hors d'atteinte : Une forêt presque inaccessible.


Qui ne peut être atteint, obtenu, réalisé : Se fixer des objectifs inaccessibles.


Qui n'est pas à la portée des facultés intellectuelles ou ne peut être que très difficilement connu, compris : Un ouvrage inaccessible à la plupart des lecteurs.


Avec qui toute relation semble ou est impossible du fait de sa position sociale ou de son comportement : Elle me semblait inaccessible.


Qui est incapable d'éprouver tel ou tel sentiment : Être inaccessible à la compassion. »


Alors, au vu de ces différentes acceptions : existe-t-il des vins inaccessibles ?


La réponse est bien évidemment non, tous les vins sont accessibles à condition d’y mettre le prix et lorsque ceux-ci atteignent des hauteurs stratosphériques leur accessibilité n’est en rien liée à une quelconque petite décote.


Et c’est là où se situe l’entourloupe de ces chers vendeurs en ligne car leurs soi-disant « vignerons rares » sont bien évidemment accessibles par quiconque veut s’en donner la peine et payer le prix. Quant aux fameuses allocations privilégiées qui permettraient de proposer des plus prix alléchants que la concurrence relève de la plaisanterie de garçons de bain.


Les foires aux vins de la GD vont commencer avec la fameuse rentrée, tout ce que le monde du vin compte de critiques a été mobilisé et les commentaires et les notes de dégustation pleuvent sur la base de la sélection opérée par les acheteurs de la GD.


C’est l’automne des bonnes affaires nous dit-on, je n’en disconviens pas mais, n’exagérons pas l’effet d’aubaine pour le consommateur dit amateur qui, en consacrant une grande part de son budget à ces acquisitions, se prive souvent de faire de vraies découvertes au fil de l’année car son porte-monnaie n’est pas extensible.


Alors, lorsque je vois ce site de vente se la jouer GD d’un 3e type je ne puis m’empêcher de  penser à la fable de la Fontaine « La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf »

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Lundi 25 août 2014 1 25 /08 /Août /2014 09:00

Une fois n’est pas coutume, profitant du sujet de ma chronique du jour sur la pintade de la Dombes je vais faire une rapide incursion dans l’actualité politique du week-end qui, comme ça n’a pu vous échapper, s’est concentrée dans la Bresse haut-lieu de l’excellence de notre volaille nationale.


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Je partage sans restriction le point-de-vue de Bruno Le Maire mon ancien Ministre :


« Si Arnaud Montebourg et Benoît Hamon avaient un peu de dignité, ils démissionneraient. Si Manuel Valls et François Hollande avaient un peu d'autorité, ils les renverraient. »


Ce faisant je ne prends pas parti sur le fond du débat car ce n’est pas le lieu mais, face au spectacle lamentable donné par les petits coqs du PS, j’apprécierais que notre cher Président renvoie tout ce petit monde devant les électeurs, ça permettrait de remettre l’ensemble de la classe politique face à la réalité tout comme nous les électeurs à nos responsabilités.


Gouverner c’est choisir !


La cohabitation aurait du bon, elle pacifierait une opinion déboussolée et morose en obligeant nos décideurs publics à assumer leur discours démagogique.


C’est mon opinion et je la partage.


Bonne journée d’automne à vous


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Lundi 25 août 2014 1 25 /08 /Août /2014 00:09

La Pintade de New-York, de Paris, de Berlin, de Madrid, est une femme qui n'a rien d'une bécasse. link


La pintade de la Dombes est une pintade grise ou commune Numida meteagris élevée dans la belle région de la Dombes.


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Sa chair est tendre et maigre, ce qui ne peut que plaire à la pintade urbaine adepte des régimes minceur.


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Elle nous vient d'Afrique où elle vit à l'état sauvage sur une grande partie de ce continent. La pintade de Numidie, ou pintade casquée, est la plus répandue des 4 catégories de pintades, toutes africaines. Elle peuple l'intégralité du continent au sud du Sahara, sous la forme de sous-espèces guère différentes les unes des autres.


À l'état sauvage « pendant les heures les plus chaudes de la journée, elle se repose et ne s'active que lorsque la chaleur diminue. Ses courtes ailes ne lui permettent pas de voler sur de grandes distances ; elle préfère marcher ou courir et vole seulement pour se percher le soir ou bien pour échapper à un danger. »


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La pintade est chiante :


-         Elle cacabe ou craille en permanence ;


-         Elle est farouche : au moindre bruit inhabituel et à la moindre agitation, elle s'enfuie et panique ;


-         Elle est bagarreuse ;


-         Elle vole.


J’adore les pintades !


À la broche, rôtie sans autre adjuvent que leur graisse. Peau croustillante, goût fumé, j’atteins la volupté...


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Mercredi 20 août 2014 3 20 /08 /Août /2014 00:09

Une fois n’est pas coutume, je vais quelque peu éreinter un livre que je viens d’acheter et, pire encore, j’en ai fait l’acquisition alors qu’après l’avoir feuilleté il m’est tombé des mains, façon de parler.


Explications :


Passant devant le MK2 quai de Loire dimanche dernier j’ai fait une halte à sa librairie pour faire une petite provision de livres : je suis comme les filles avec les fringues et les chaussures je ne peux pas m’en empêcher. Donc je rousinais entre les rayons bien achalandés et je glissais dans ma besace un Leonardo Sciascia « La corde folle » et le dernier roman de FOG l’ex-boss de notre Jacques Dupont. Au dernier moment, alors que je me rendais à la caisse, dans le dernier virage, mon regard acéré tombait sur le titre engageant « Mémoires culinaires&alcoolisées » d’un moche petit bouquin placé tout en bas du rayon.


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Vous connaissez tous mon amour pour les petits livres mais là celui-ci était gros, cartonné et luisant, donc impossible à glisser dans sa poche, et avait des faux airs d’une édition condensée des recettes faciles de Françoise Bernard.


Je m’en saisis et je le feuillette.


Dès la première page que lis-je ?


« Tout le monde a connu, connaît ou j’espère connaîtra un bon restaurant. Un endroit où tout est à son goût, où on se sent bien de la bave au grenier (…)


« Je vous souhaite de tout beurre (…)


« À un moment, cela a été gastronomique pour quelqu’un, du guide Michelin ou un simple qui damne (…)


1 jeu de mot par page ça va, 2 ça va, 3 bonjour les dégâts…


En effet tout le bouquin en est truffé : style en-poulet, décor-hommes, vous n’avez pas bu la tasse jusqu’à l’hallalihisto-rillettes… balle au sandre…


À aucun moment notre Paganini du jeu de mots ne faiblit, il en rajoute des louches avec des aphorismes culinaires de son cru :


-         L’enfer, c’est les hôtes.

-         Le sel est le sodium du peuple.

-         L’homme est un rot pensant.

-         Farcir c’est pourrir un peu.

-         On ne parle pas la louche pleine.


C’est très vieux potache, c’est parfois drôle « l’agriculture, c’est important mais ça ne mange pas de pain », « Jean d’Ormesson  suit un régime. Il a déjà perdu beaucoup de livres » mais aussi un peu pipi caca « Le monde appartient à celui qui se lève du pot » et souvent tiré par les cheveux « À Venise, deux catégories de citoyens font fortune : les gondoliers et les cons d’tauliers. »


Entre Parigot Pétasse et Sang-froid Simon, on sature, on demande grâce, on se dit que l’on va offrir ce bouquin à son pire ennemi.


Attention tout n’est pas bon à jeter, il y a de belles citations originales, notre homme est cultivé, des histoires intéressantes c’est un gastronome classique, tout le contraire de votre serviteur. Ce qui signifie que mon avis sur ce livre traduit une forme d’allergie vis-à-vis de son approche de la table et du bien-vivre.


Alors me direz-vous, pourquoi avoir dépensé 18€ pour le tailler ensuite en pièces ?


Ma réponse n’est pas très glorieuse : tout bêtement parce que Philippe Mestat l’auteur est Ingénieur civil des Ponts&Chaussées, directeur de recherche au Ministère de l’écologie et, qu’en rêve, je le voyais faire porter son opus à notre chère Ségolène Royal, sa Ministre, avec bien sûr une belle dédicace où, avec son goût immodéré des jeux de mots, il lui en ferait un sur le Chabichou.


Je concède que ce livre pourrait plaire à certains d’entre vous adorateurs de contrepèteries ou de plaisanteries de fin de banquet, je ne suis pas sectaire.


Reste qu’un homme qui aime le Chablis de Dauvissat ne saurait être complètement mauvais « Tranquillité, tradition et vieux bois. Chez Dauvissat, on remplace les fûts quand il faut, jamais avant. Autant dire que le fût neuf n’est pas pour aujourd’hui. Le bois ne se boit pas, ses senteurs doivent faire corps avec le vin et non lui donner du corps. L’important est de produire un vin bien portant. Pas de chimie, pas de précipitations, que de la biodynamie calme »


« Le fruit est dans la bouteille, cachetée à la cire jaune. L’or, toujours l’or. Il n’y en aura pas pour tout le monde. Ce vin est un must. Il aime la compagnie des crustacés, des débits de poisson* et ne rechigne pas face aux huîtres. Avec ce vin, on est jamais seul… »


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Et, dans son chapitre « Comment draguer les demoiselles ? » link notre fabricant de ponts et de chaussées nous livre une belle façon de faire :


-         « Achetez des demoiselles de Guilvinec chez votre poissonnier pré-ferré*. De grosses langoustines vivantes. Bien roulées avec des carapaces pleines, fermes, des anneaux brillants, blancs et rouges. Prenez la douzaine pour la donzelle, cela fera autour du kilo pour des moyennes grosses…


-         « Ouvrez des bouteilles de chablis : c’est pour boire et manger !


-         « Remplissez une bassine de chablis. Selon vos moyens, versez un magnum, une bouteille ou une demie. Complétez avec de l’eau si cela vous dit : un peu, beaucoup, très peu. Ajoutez : sel, poivre, thym, laurier, oignons. Faire bouillir à feu vif jusqu’à observer de gros bouillons.


-         « Plongez alors les langoustines une par une, rapidement. Attendez deux, trois minutes selon la grosseur des bêtes et le frémissement du bouillon. Le temps de la perfection bouillie…


-         « Pêchez les langoustines  à l’écumoire. Égouttez. Dressez en plat pour le service…


-         « Faire fondre du beurre salé dans une petite casserole pour napper après décorticage…


-         « Armé d’une pique, décortiquer à chaud les bestioles, déguster l’intérieur des queues et fracassez les pattes avec une pince à homard. Mâcher et boire en silence. Laissez-vous envahir par les saveurs. Fermez les yeux si vous voulez. Vous en avez pour un moment à savourer du bonheur à l’étal brut*…


Incorrigible notre cher ingénieur « le lent goût des langoustines », « l’iode à l’amour » il décrète « une femme est belle quand elle a bu du chablis. Et vous aussi… »

 

Et pendant ce temps-là je rêve qu’un de mes IPEF : Ingénieur des Ponts, des Eaux et des Forêts, se risque à nous pondre un petit opus coquin sur nos beaux produits de terroir, après tout ils savent tout aussi bien construire des routes et des chemins que notre Ingénieur des Ponts mais en plus ils savent distinguer le bon grain de l’ivraie, eux…


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Bonne drague, bon appétit et large soif de chablis… « Pattes de loup » de Thomas Pico et « le vendangeur masqué » d’Alice et Olivier de Moor.


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mardi 19 août 2014 2 19 /08 /Août /2014 00:09

Comme j’ai beaucoup écrit, trop ironiseront certains, en 2007, en faisant référence au vin populaire, pas celui qui trônait sur la table chaque jour, de consommation courante ou de gros VDQS comme le Corbières ou même des AOC tel le Côtes-du-rhône de comptoir en litre  étoilé, mais le vin bouché du dimanche. Précision d’importance, il ne s’agissait pas pour autant de vins fins, mais de vins de belle provenance mais au statut aussi flou qu’indéterminé. Des rouges essentiellement, « déclassés » disait-on, achetés à des VRP, voyageant en fût et mis en bouteille chez l’habitant.


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Pas la fine fleur des AOC bien évidemment ainsi j’écrivais : « Pour nos pères, un bon vin, devait être vieux, tuilé, précisaient-ils. Le vin bouché par eux ou par d'autres, couché dans la pénombre de la cave, sa bouteille se nimbant de poussière et de toiles d'araignée, se bonifiait disaient-ils.


Plus c'était vieux plus c'était bon. Combien de bouteilles nazes ai-je vu ainsi déboucher, la couleur était belle : très pelure d'oignon, et mon père disait, pour nous rassurer, qu'il était madérisé.


Bref, le socle de l'excellence du bon vin de France pour monsieur Tout le Monde - bien évidemment je n'englobe pas dans ce vaste cercle, le Cercle raffiné et restreint des connaisseurs, dont certains, du côté de la Sorbonne, s'apparentent aux Précieuses Ridicules - c'est le chenu, le mature, le sage, celui qui a jeté sa gourme et qui, dans la sérénité du grand âge, donne sa pleine mesure.


Alors, les vins ordinaires pour jouer au grand se paraient des charmes tranquilles de la vieillesse. Pour preuve, le dernier survivant de cette lignée, le Vieux Papes, reste la référence de ces consommateurs baptisés par la statistique : les réguliers. Quand on puise dans le stock des vieilles étiquettes on y découvre une profusion de vieillards : Vieux Ceps, Vieille Treille, Vieil Ermite, Vieux Logis, Vieux Moulin, Vieille Réserve, Vieil Ermite, les Vieux Pampres, les Vieux Fagots, Vin des Aïeux, Vieille Souche, Le Vénérable, et pour finir j'ai même découvert le Vin Vieux des Coteaux (c'était un vin de coopérative).


Mais la vieillesse ne suffisait pas forcément à asseoir la réputation du vin quotidien, très souvent les nectars se voulaient royaux, ou impériaux, ou s'anoblissaient. Par bonheur, notre chaîne nobiliaire qui recèle des déclinaisons : prince, duc, comte, vicomte, baron, marquis, et si on y ajoute les chevaliers, les connétables, les troubadours, donnait, et donne encore, aux marqueteurs une inspiration inépuisable. Nous avons coupé la tête de notre roi, aboli les privilèges, vendus les châteaux comme Biens nationaux, mais le bon peuple reste fasciné par la particule et le titre nobiliaire.


Restait aussi à côté du sabre, le goupillon : nos étiquettes de vin aimaient aussi se parer de moines rubiconds, car n'en déplaise à notre éminent Pitte, dans les monastères on ne produisait pas que des nectars pour gosiers de riches. Tout ce passé, que certains voudraient occulter sous l'étrange prétexte que le vin était alors une boisson, pèse très lourd, aussi bien en positif qu'en négatif, dans la perception que nous-même avons eu du vin. Dans une certaine mesure, l'irruption des AOC nous a dédouané : boire moins, boire mieux et c'est cette vision un peu repentante, parfois élitiste, que nous avons transmis à la génération de nos enfants. »


Ce monde est presque totalement englouti, adieu les réguliers et leurs cubis, vive les occasionnels ! Pour autant, la vieillesse n’est point un naufrage dans le nouveau monde des amateurs de vin puisque le fin du fin de nos jours est de se délecter dans les milieux bien sous tous les rapports de vin issus de vieilles vignes.


Je vois déjà des sourires se dessiner sur certaines lèvres, vraiment ce Taulier est un VC « plus une vigne est vieille plus elle donne sa quintessence, loin des pulsions de la jeune sève, du démon de midi de la force de l’âge, elle a la sagesse de ses vieilles racines… »


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Vieillevigne vient du latin "vetula vinea" (vieille vigne).

 

Moi je veux bien tout ce qu’on veut mais j’aimerais que l’on me dise à partir de quel âge une vigne est vieille ?


Je souhaiterais au-delà de ce seuil où, loin de prendre sa retraite, elle donnerait le meilleur d’elle-même, qu’on m’indiquât tout bêtement son âge. Ce serait plus honnête, ça me permettrait de faire des comparaisons entre vieilles.


Mais, qu’est-ce au juste que la vieillesse d’une vigne ? N’est-ce qu’une question d’âge seulement, le mode de vie, c’est-à-dire la conduite de la culture de ces vignes tout au long de leur vie, n’est-il pas tout aussi important ? Une vieille vigne hyper productive fourbue est-elle un gage d’excellence ? Je ne sais pas, mais ce que je sais c’est sous les bons sentiments se cachent souvent des réalités pas forcément bonnes à dire.


Sous-jacente à cette notion de vieilles vignes se niche la question de leur productivité, quand on est vieux on produit peu, le petit rendement est au bout des vieilles vignes. Mais est-ce là le nirvana de l’authenticité ? Je ne sais, tout ce que je souhaite c’est que l’on m’explique, que l’on sorte du flou, de l’ambiguïté, afin que la vieillesse ne se réduise pas à un nouvel argument de séduction pour ceux qui pensent que c’était mieux avant.


Entendez-moi bien je n’ai rien contre la préservation, la sauvegarde des vieilles vignes, bien au contraire, mais l’inflation de la mention « vieilles vignes » sur les bouteilles participe à ce que j’ai qualifié de dilution de la notion d’appellation car j’ai le sentiment que l’âge de la vieillesse dans les vignes aurait, contrairement à nous les humains,  plutôt tendance à régresser.


Ne m’engueulez pas pour mon ignorance, éclairez-moi plutôt pour que, sans pour autant fixer un âge pour la retraite des vignes, la mention « vieilles vignes » ne soit pas galvaudée car dans notre monde mondialisé le nouveau vieilli vite…  

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Vendredi 15 août 2014 5 15 /08 /Août /2014 00:09

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Hier sur Twitter Jacques Dupont le sage – oui, oui, vous ne rêvez-pas notre Jacques Twitte depuis sa Basse-Bourgogne où il s’use les yeux, mais ça repose son nez, sur les ultimes lignes de son Spécial Vins du Point – « tous les indicateurs sont dans le rouge. Encore une attaque contre le vin ! »


 Et pendant ce temps-là Michel Smith concède « Je sais, je sais : je suis un « chieur » de première. Je devrais mettre un peu d’eau dans mon vin. Mais que voulez-vous, un rien m’emporte. Et c’est pour cette raison que bien des attachées de presse ne m’invitent plus dans leurs sauteries. Comme je les comprends…


Tant mieux, d’ailleurs, car je ne m’en porte pas plus mal…


Tout ça pour proclamer, à la manière d’un héros de Molière « Avant que de parler, prenez-moi ce mouchoir ! - Comment ? - « Ôtez-moi ces bouteilles d’eau que je ne saurais voir ! »


Et moi dans tout ça je sens le gaz !


Qui suis-je ?

 

Où vais-je ? 

 

Comment vais-je me faire entendre dans le monde impitoyable des réseaux sociaux ?

 

Dois-je comme le petit bedonnant taper sur la GD à bras raccourcis ou comme les naturistes me vouer corps et âme à la promotion du vin nu ?


Non, ce matin j’ai décidé de faire un blanc !


Ça fera plaisir à mes détracteurs qui rêvent que je sois soudain atteint du syndrome de la page blanche.


Désolé vous faites chou-blanc mes cocos !


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 14 août 2014 4 14 /08 /Août /2014 00:09

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Et pourtant sur l’étal du poissonnier si l’on organisait un festival de mochetés la raie ne serait pas élue miss « délit de sale gueule ». En effet, la tronche de la lotte « mi-crapaud mi-dents de la mer » comme l’écrivait en 2008 le blogueur « cuisine de la mer qui reconnais que les lottes avaient « une bouille un peu ingrate, avec leur mufle prévu pour aspirer les proies qu'elles attirent en brandissant au-dessus de la gueule une manière de canne à pêche, au bout de laquelle flotte un leurre comme un petit poisson, que le prédateur moyen va tenter de s'approprier, dès qu'il approche, il est gobé »


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Donc  le jour qu’il est revenu avec cinq têtes de lottes, qu’il a soigneusement disposées sur le muret de pierre à la porte de la cuisine, où « il a semé quelques galets avec l'espoir qu'y pousse une plage.  Même le chat a eu la trouille, il est prudemment resté perché sur un rebord de fenêtre » pendant qu'il s’expliquait avec ces trophées.


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Bref si la lotte ne décroche pas le pompon de la mocheté c’est tout simplement parce que le poissonnier ne présente d’elle que sa queue et ses joues qui sont, pour ces dernières, le meilleur de sa chair. Une soupe de joues de lotte c’est un must ! link


Mais je ne suis pas là pour tresser des lauriers aux joues de la lotte mais pour vous causer de la gueule de la raie.


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Signification : Avoir  visage laid, désagréable


Origine : Expression française familière servant de formule injurieuse qui s'appuie sur une comparaison courante entre face et fesses. En effet, la raie a une tête peu sympathique mais l'expression a été prise à ses débuts pour décrire une tête extra plate.


Selon d'autres interprétations, la gueule de raie serait tout simplement un type de nœud dans la marine mais le sens reste le même car une tête de raie ou de nœud reste un visage aussi laid. »


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« Les raies appartiennent au groupe des chondrichtyens, les poissons cartilagineux. Ces animaux magnifiquement adaptés à la vie sur le fond, sont du point de vue évolutif, des requins aplatis.


Les raies sont des poissons aplatis mais ne sont pas des poissons plats.


Il ne faut pas confondre les raies avec d'autres poissons au corps plat, notamment les espèces désignées par le terme commun poissons plats comme la sole ou la plie.


Raies et requins sont inclus dans le groupe des chondrichtyens, qu'on appelle plus communément les poissons cartilagineux, par opposition aux poissons osseux, ce dernier groupe comprenant la majeure partie des espèces actuelles, tels le bar, la carpe ou encore la truite.


De fait, il existe près de 30 000 espèces de poissons osseux de par le monde alors qu'on ne compte qu'un peu plus de 800 espèces de poissons cartilagineux.


Les poissons cartilagineux ont pourtant une origine beaucoup plus ancienne, et ont prospéré par le passé, avant d'arriver à la richesse spécifique actuelle, beaucoup plus modeste. D'un point de vue évolutif, une raie n'est rien d'autre qu'un requin aplati, suite à des millions d'années d'évolution. Il faut dire que les chondrichtyens existent depuis 450 millions d'années, le temps et la sélection naturelle ont pu faire leur oeuvre. » La suite ICI link


« Sur les côtes françaises on trouve près de 20 espèces, notamment la raie bouclée, la raie brunette, la raie étoilée, le pocheteau gris, la raie lisse, la raie pastenague, la torpille marbrée, la raie fleurie, la raie radiée, la raie circulaire, la raie douce et la raie mêlée.


Au bourg-pailler nous ne consommions que de la raie bouclée et surtout pas de la raie pissouse qui est la raie fleurie dégageant une forte odeur d’ammoniac. Improprement mémé Marie dénommait plie la raie d’où l’origine du titre de cette chronique. Et bien entendu Gilles de Rais, dit Barbe Bleue, sodomite, pédophile et tueur en série pendu le 26 octobre 1440 sur la prairie de l'île de Biesse à Nantes (je note ça car le vieux château détruit de la Mothe-Achard appartenait à Gilles Rais) n’a rien à voir avec la choucroute.link


Mode de vie :


« Les raies vivent posées sur le fond et évoluent au ras du fond. Souvent posées ou enfouies sur le sables ou autres fonds plats, les raies respirent en captant l’oxygène par les fentes branchiales situées sur leur face ventrale blanche. Elles ne s’interdisent pas une virée en surface pour se saisir d’une proie. Leurs proies principales sont les crustacés (crabes) et les poissons. Les raies s’alimentent surtout la nuit et se reposent dans la journée. Parmi les raies qui longent les côtes françaises, certaines disposent d’un dard qui envoie un venin (très) douloureux voire mortelle (raie Pastenague). Attention donc de ne pas vous piquez lors de la capture d’une telle raie. Les raies ont une croissance lente et leur maturité sexuelle arrive tardivement. »


La raie, une espèce menacée : link


Enfin pour terminer je vous propose une recette politically incorrect : l’aile de raie au beurre noir… link


Pour faire passer le beurre noir je ne peux que faire confiance à un blanc qui porte avec joie et fraîcheur une belle acidité. La liste est ouverte !

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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