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La photo est signée par Elisa Berthomeau©

 

les afterwork du taulier

Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 17:59

LES FILS DE LA TERRE 03Je rentre d’une longue réunion au cabinet du Ministre sur mes histoires de producteurs laitiers. Pas facile mais comme je n’écris pas ici pour me plaindre ou me faire plaindre je ne vais pas vous embêter avec mes soucis de boulot. Ce qui me chagrine en rebranchant mon écran c’est que ma chronique de ce matin se heurte à votre silence. Pas un seul commentaire et je me dis ils s’en foutent de ce que leur raconte. Comme ça ne parle pas de vin ce ne sont pas leurs oignons. Sans doute ai-je tort mais que diable lorsque je parcours certains échanges sur des sujets bien moins graves je me dis qu’il y a des gens qui ont du temps.

 

Alors, que faire ?

 

Se taire. Me taire !

 

Laisser la chape du silence s’installer pour ensuite regretter ce qui est en train de se passer.

 

Je n’arrive pas à m’y résoudre. Par bonheur, Face de Bouc sauve l’honneur et quelques

personnes Lilian Bauchet en particulier ont relayé le message. Merci à eux.

 

Comment faire avancer les choses me demande Lilian ?

 

Tout bêtement en commençant par le faire savoir. Les liens, les réseaux sociaux, doivent servir à cet élan citoyen. Moi, pour Sébastien Itar, ses collègues de Cantaveylot, ces fils de la terre, je continuerai de me remuer sur mon petit espace de liberté mais croyez-moi, ce soir, j’ai comme un sentiment de solitude face à votre indifférence ;

 

Votre Taulier qui n’envoie pas dire ce qu’il a envie de vous dire. Désolé !

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : les afterwork du taulier
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 16:00

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Tout le monde sait que le Taulier est un emmerdeur patenté mais il faut avouer qu’il y en a des qui se donnent des verges pour se faire fouetter. Les Onze milles verges d’Apollinaire, dont je me permet de citer un court extrait pour éveiller les sens de mes jeunes lecteurs et lectrices, m’interdisent de citer des noms

 

« Arrivé devant la porte du vice consulat de Serbie, Mony pissa longuement contre la façade, puis il sonna. Un Albanais vêtu d'une fustanelle blanche vint lui ouvrir. Rapidement, le prince Vibescu monta au premier étage. Le vice-consul Brandi Fornoski était tout nu dans son salon. Couché sur un sofa moelleux, il bandait ferme ; près de lui se tenait Mira, une brune monténégrine qui lui chatouillait les couilles. Elle était nue également et, comme elle était penchée, sa position faisait ressortir un beau cul bien rebondi, brun et duveté, dont la fine peau était tendue à craquer. Entre les deux fesses s'allongeait la raie bien fendue et poilue de brun, on apercevait le trou prohibé rond comme une pastille. Au-dessous, les deux cuisses, nerveuses et longues, s'allongeaient, et comme sa position forçait Mira à les écarter, on pouvait voir le con, gras, épais, bien fendu et ombragé d'une épaisse crinière toute noire. Elle ne se dérangea pas lorsqu’entra Mony. Dans un autre coin, sur une chaise longue, deux jolies filles au gros cul se gougnottaient en poussant des petits "Ah" de volupté. Mony se débarrassa rapidement de ses vêtements, puis le vit en l'air, bien bandant, il se précipita sur les deux gougnottes en essayant de les séparer. Mais ses mains glissaient sur leurs corps moites et polis qui se lovaient comme des serpents. Alors voyant qu'elles écumaient de volupté, et furieux de ne pouvoir la partager, il se mit à claquer de sa main ouverte le gros cul blanc qui se tenait à sa portée. Comme cela semblait exciter considérablement la porteuse de ce gros cul, il se mit à taper de toutes ses forces, si bien que la douleur l'emportant sur la volupté, la jolie fille dont il avait rendu rose le joli cul blanc, se releva en colère en disant :

- Salop, prince des enculés, ne nous dérange pas, nous ne voulons pas de ton gros vit. Va donner ce sucre d'orge à Mira. Laisse nous nous aimer, N'est-ce pas Zulmé ?

- Oui ! Toné! répondit l'autre jeune fille.

Le prince brandit son énorme vit en criant:

- Comment, jeunes salaudes, encore et toujours à vous passer la main dans le derrière ! Puis saisissant l'une d'entre elles, il voulut l'embrasser sur la bouche. C'était Toné, une jolie brune dont le corps tout blanc avait aux bons endroits, de jolis grains de beauté qui en rehaussaient la blancheur ; son visage était blanc également, et un grain de beauté sur la joue gauche rendait très piquante la mine de cette gracieuse fille. Sa poitrine était ornée de deux superbes tétons durs comme du marbre, cernés de bleu, surmontés de fraises rose tendre et dont celui de droite était joliment taché d'un grain de beauté placé là comme une mouche, une mouche assassine. »

 

J’ai donc reçu ceci…

 

Le C... de … 2008, un second qui inspire le respect

 

Communiqué Insolite - Communiqué Plaisir - Communiqué Terroir - Communiqué  

Référence

 

MLL présente le second vin du Château…, le C... de…, un M… de grande noblesse, à boire religieusement

 

Le C... de… : Un M… fier de ses origines !

 

La famille du ... était apparentée au C... de R …, un homme d'église, sérieux, à la posture élégante, habillé d'une cape rouge : MLL en a fait l'illustre emblème de son second vin.

 

Quelques châteaux font la réputation de M... Le Château D… en fait partie.

 

M… est situé à l'ouest de M…, à l'intérieur des terres. Les vins de cette appellation allient la finesse des M… à la puissance et la complexité des S-J.

 

Découvrez au plus vite le C... de…!

 

Que faire face à ce déluge d’éloges auto-attribués ? Les répercuter tels quels, par paresse, avec le secret espoir de plaire au propriétaire, c’est prendre le risque de se percuter avec d’autres flemmards ou courtisans. C’est vraiment nous prendre au mieux pour des demeurés, au pire pour des stipendiés que de nous fournir cette riche nourriture prédigérée. J’avoue que j’ai du mal à comprendre de telles pratiques qui relève pour moi d’une psychologie du niveau de Voici. Informez-nous bordel, donnez-nous les moyens de juger par nous-même ! Faites-le nous déguster votre nectar paré de plumes de paon ! Le Taulier ne sent pas dans la peau d’un marchand de papier pré-imprimé ou d'un haut-parleur diffusant de belles paroles qu''on lui aurait fourgué par communiqué.

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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 16:00

Je vous les livre « brut de décoffrage » les chiffres des exportations françaises de Vins et Spiritueux pour l’année 2011.  Pour les explications ça viendra peut-être si j’ai le temps. Lefred-Thouron tapait presque dans le mille.

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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 18:30

photomoi.jpg Comme c’est la nouvelle coqueluche des agences de communication et des attachés de presse le blogueur, comme la blogueuse, est dragué sec pour aller traîner ses belles grolles ou ses hauts escarpins dans les salons. Oui, vous savez, ces foires-expositions revisitées et plantées dans des zones péri-urbaines où il faut galérer des heures en auto pour s’y rendre. L’oscar de la commodité étant détenu depuis toujours par Vinisud où pour sortir du parking lors de la dernière édition il fallait conjuguer l’astuce d’un chauffeur de taxi romain et la mauvaise foi d’un conducteur parisien. Je suis mauvaise langue mais, même Vinexpo, qui se veut très prout-prout ma chère, a des parkings du niveau de ceux du père Leclerc à ses débuts.

 

Avant de pousser plus loin mon bouchon de blogueur courtisé je ne puis m’empêcher de vous livrer  la description de l’ambiance qui règne dans le « in » c’est-à-dire le salon officiel œuvre de la plume virtuose de Vincent Pousson qui vient de commettre une excellente chronique sur les « off » link C’est tout à fait ça, et le pire, ce sont les invitations à des soirées. Là, je ne vous dit pas, c’est l’abomination de la désolation. Ne parlons pas des colloques organisés pendant les salons ça tient du remplissage pour présidents désœuvrés. Plutôt que de continuer dans cette veine, et me faire encore de bons amis, je laisse la parole à l’arpenteur Pousson.

 

 « En même temps, puisqu'on en parle, moi, j'ai tendance à les comprendre toutes celles et tous ceux qui ne se sentent pas à l'aise dans les "in" avec leurs banderoles ringardes, leurs moquettes qui puent la combine et leurs slogans à deux balles. Rien de tel qu’une bonne déco syndicale pour transformer, d'un coup de baguette magique, le plus authentique des vignerons en vendeurs de voitures ou d'aspirateurs! Il est évident qu'avec un peu plus de liberté d'expression, un esprit moins « caserne », moins « kolkhoze » nombreux sont ceux qui y réfléchiraient à deux fois avant de faire bande à part. Je vais d'ailleurs vous raconter une anecdote qui remonte à quelques années. J'avais organisé, dans Vinisud, un rassemblement de stands pour les domaines et les coopés du cru La Livinière, un lieu un peu rock n' roll et évidemment, aidés par la foule et l'ambiance, on avait fait un peu de bruit. Eh bien, figurez-vous qu'un de nos voisins de salon, un brave homme, viticulteur de Saint-Georges d'Orques que nous avions empêché de dormir derrière son comptoir désert durant ces trois jours, était allé porter plainte pour tapage au commissariat de Vinisud! »

 

Donc, en vertu de cette jurisprudence, fort pertinente, après le dernier Vinexpo où j’ai soigneusement évité tous les pinces-fesses de châteaux et n’avoir goûté que les vrais plaisirs du off, je me suis dit : « mais qu’est-ce que tu fous dans ces allées, Taulier ? » T’es pas un acheteur, t’es même pas un gouteur, t’es donc un imposteur qui sert à gonfler les statistiques de fréquentation…Attention je ne crache ni dans la soupe, ni dans les bassines prévues à cet effet, je fais preuve, bien au contraire, que de réalisme. Les salons sont des lieux où des acheteurs viennent pour rencontrer en un lieu ramassé un maximum de vendeurs. Comme le dit mieux que moi le lettré Pousson  c’est la déclinaison de «  la fameuse règle des 3 unités qui fit le succès du théâtre classique et que Boileau résume ainsi dans L'art poétique: "Qu'en un lieu, qu'en un jour, un seul fait accompli tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli."  Ces 3 unités, je les rappelle de façon plus didactique pour ceux qui dormaient durant les cours de français

- Unité de temps, la pièce devait se dérouler dans un laps de temps réaliste, on va dire que pour un salon, deux ou trois jours, c'est parfait.

- Unité d'action, tous les évènements doivent avoir une cohérence entre eux, être liés, pour que l'on se disperse pas et que l'attention des spectateurs demeure intacte.     

- Unité de lieu, enfin, là encore pour qu'on se s'éparpille pas. »

 

Alors, moi qui ne suis qu’un blogueur, un petit chroniqueur qui n’ai rien à acheter ni à vendre d’ailleurs, en dehors d’aller serrer la main des Bons Vivants exposants, de draguer les vigneronnes, de se la jouer dégustateur patenté, je ne vois pas ce que j’irais faire au Salon d’Angers, à Vinisud ou même à Vinexpo… Dans le temps, je l’avoue, en arpentant les allées j’y faisais un peu de politique, au sens où j’adorais voir la tronche de mes principaux détracteurs, c’était jouissif. C’était le côté rapport B en chair et en os qui se payait la fiole des ronds de cuir syndicaux, des buveurs de discours et autres allocataires de CVO. Ce temps est révolu. Bien sûr, je ne dis pas que, si Michel Rémondat m’avait invité à une Table Ronde de Vitisphère sur journalistes et blogueurs, je ne me serais pas déplacé ou si une agence payée par une Interpro m’avait confié de trimballer une nichée de blogueuses spécialistes de l’accord mets-vins je n’aurais pas joué les Jacques Dutronc…

 

Vous allez me dire que cette chronique est superfétatoire car tout le monde se fout comme de sa première chemise de l’absence du Taulier à Vinisud. J’en conviens aisément mais si j’ai commis ce billet c’est la faute de Vincent Pousson qui m’a mis l’eau à la plume. Désolé !

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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 16:00

Sur le Net tout va très vite, parfois même plus vite que la musique, surtout avec des fines et rapides gâchettes comme Eva et Vincent. Ce dernier, alerté par mes soins dimanche dans l’après-midi de ma demande de création d’un compte Face de Bouc pour notre bonne A.B.V. a trouvé le moyen de me satisfaire dans la nuit de lundi. Ma chronique de ce matin, encore virtuelle, s’est retrouvée en ligne sur Face de Bouc au petit matin. L’ami François Desperriers, à qui rien n’échappe, en a fait la remarque : quelle projection vers l’avenir !

 

Bref, le taulier a du faire les bordures pour recoller aux deux échappés. Il s’est dit, chemin faisant, qu’après tout le timing était excellent : la fusée aurait trois étages et que ce mardi verrait naître une double relance pour que Face de Bouc n’enfouisse pas dans ses abimes notre belle et bonne A.B.V. Notre mouvement pour le bien-vivre se veut une lame de fond et non un feu de paille alors nous  devons durer, perdurer, exister contre vent et marée ! Comptez sur moi pour vous faire autant de piqures de rappel qu’il sera nécessaire pour que nous passions de la poignée groupusculaire à un vrai mouvement influent. Sans ambition il n’y a que velléité ou comportement victimaire.

 

Allez donc sur la page Face de Bouc   link et faites-nous votre déclaration d’amour ou d’amitié !  Ensuite notre MUR sera le vôtre : n’hésitez pas à y publier tout ce qui va dans le sens du bien et du mieux vivre. Pour aujourd’hui j’arrête là mon prêchi-prêcha pour vous offrir 4 dessins refusés par le New Yorker ( par Matthew Diffee Les Arènes 9 euros) en guise de bonnes ou de mauvaises raisons d’adhérer ou de faire adhérer à l’ABV ! Le geste qui sauve…

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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 16:00

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Le Monde titrait en bas de première page de son numéro du 31 janvier « en Algérie, la prohibition assèche les bars » et toute la page 3 était consacrée, sous la plume d’Isabelle Mandraud à deux articles très intéressants  link et link

 

Quelques extraits :

 

« Plus aucun bar n'existe à Constantine. Ni à Chlef, Tlemcen, Batna ou Boumerdès. A Sétif, il n'en reste plus que deux. A Alger, réputée autrefois pour ses nombreux bistrots, une quinzaine seulement subsiste. Le 23 janvier, deux des plus vieux estaminets bien connus dans la capitale algérienne, la Butte et la Toison d'or, ont baissé leur rideau. Les uns après les autres, les bars vendant de l'alcool ferment, les points de vente se raréfient. L'Algérie glisse vers la prohibition. »

 

« Les débits de boisson étant souvent contraints de fermer dès 20 heures, ces réseaux prennent le relais à bord de véhicules-bars ambulants, ou, plus rarement, à domicile. La vente est furtive, les boissons sont dissimulées dans des sacs opaques, mais les rassemblements sont bien visibles et font mauvais genre. Dans la région de Sétif, un vendeur à la sauvette fait ainsi le tour des clients avec sa fourgonnette et son téléphone portable. Car la consommation, elle, ne baisse pas : elle reste stable, voire progresse même un peu.

 

En moyenne, selon l'APAB, les Algériens consomment 1,1 million d'hectolitres de bière par an, 500 000 hectolitres de vin, et 80 000 à 100 000 hectolitres de spiritueux. " Ces chiffres nous placent loin derrière le Maroc et représentent la moitié de ce que consomment les Tunisiens ", relativise M. Hamani. La fermeture des bars a généré de nouvelles habitudes. Dès le milieu de l'après-midi, le long des routes, des voitures s'arrêtent et leurs occupants boivent leur bière à même le capot. Sur les bas-côtés, des milliers de canettes en aluminium, non récupérées, sont ainsi laissées à l'abandon. " Si ça continue, cela va devenir un problème de santé publique ", soupire un distributeur. " Les gens ont appris à boire comme ça, à la sauvette. Ils ne cherchent même plus à aller dans les bars ", affirme M. Delabeche. »

 

« Les quelques débits de boisson qui exercent encore n'ouvrent plus leurs portes qu'à une clientèle d'habitués, triés par un gardien à la porte. Les pétitions de voisins contre la présence de bars ou de points de vente d'alcool dans les quartiers se sont multipliées. En septembre 2011, tout près du magnifique jardin d'Essai, au coeur d'Alger, un point de vente a été contraint de fermer ses portes sous la pression de la foule qui s'était rassemblée devant. Un autre a été saccagé et pillé à Belouizdad après une semaine de manifestations. Dans la commune touristique d'Aïn Bénian, de violents incidents entre jeunes ont été imputés à l'alcool.

 

Les fabricants locaux de bière ont toutes les peines du monde à recruter et des chauffeurs routiers ont refusé de transporter leurs marchandises. «  Certains salariés demandent à ce que l'on change l'en-tête de leur bulletin de paie, pour une autre marque de boisson gazeuse dans le groupe par exemple », indique Ali Hamani, président de l'Association des producteurs algériens de boissons. « C'est un monde d'hypocrisie », lâche-t-il. Propriétaires, grossistes, distributeurs réclament l'anonymat pour s'exprimer, non par crainte de représailles, mais « pour que les enfants ne soient pas embêtés à l'école ". Samir, représentant en marques de bière conseille à ses clients de ne pas jeter les emballages vides à côté des poubelles : " Les éboueurs ne les prennent pas. »

 

J’ai vécu deux ans à Constantine  sous le régime de fer de Boumediene, toutes les tentatives

de prohibition pure et dure : bière et vin ce sont soldées par des horreurs pour la santé publique. Et comme le rappelle Isabelle Mandraud « Ben Bella, le premier président algérien après l'indépendance, avait signé en 1963 un décret interdisant à tout Algérien de confession musulmane de boire de l'alcool. En vain. »

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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 16:00

photocasse.jpgLe passage en force très peu pour moi, je dresse maintenant une liste rouge des solliciteurs en tout genre : agences de communication, attaché(e)s de presse, commerciaux, j’en passe et des pas bons et bonnes qui veulent du rendement lorsque je participe à leurs pinces-fesses.


En rogne je suis, colère, une bien petite colère de rien du tout car elle ne s’adresse qu’à des gens de pas grand-chose. Désolé les petits loups ou louves je ne suis pas un pisse-copie aux ordres. Je me tamponne la coquillette des déjeuners de presse dans des restaurants qui coûtent la peau des fesses. Ne m’offrez pas à manger, donnez-moi des idées.


Un bon conseil, il ne faut pas m’inviter, moi je n’ai rien demandé ! Faut pas me relancer, me harceler, chroniquer ce n’est pas mon métier. Soyez sympa pour vos clients faites-leur économiser le coût de mon couvert. Bien sûr, même si je peux comprendre que certains clients s’interrogent sur l’efficience d’un déjeuner de presse, du retour sur investissement, ce n’est pas pour autant qu’en acceptant de poser mon cul sur une chaise je signe un contrat d’engagement pour l’encens.


De plus, comme chacun le sais, je ne suis qu’une chiure de mouche sur la toile, mon pouvoir de prescription s’apparente à celui du bulletin paroissial de Bécon-les-Bruyères, alors à quoi bon venir me draguer, inonder ma boîte mail de communiqués de presse insipides, de me solliciter pour becter. Si c’est pour faire l’appoint, meubler, donner le sentiment au client qu’un gugusse comme moi est incontournable ça relève de la tromperie. Certes je veux bien admettre que suis un peu con mais j’adore que les filles me tournent autour.


Par bonheur l’engeance des « t’as pas écrit une chronique sur les vins de notre client…» ou « je vous envoie un flacon par la poste si vous lui consacrez un billet… » n’est pas encore majoritaire mais je sens chez certains ou certaines une certaine fébrilité, comme une envie de me demander des comptes. Si ça les démange qu’ils ne se privent pas : je réponds toujours aux questions qui me sont posées mais je m’interdis d’écrire pour démolir. Mon silence de plume qu’ils le prennent donc comme une politesse et non comme du désintérêt. J’avoue que parfois je suis tenté de dézinguer mais je tourne toujours sept fois ma plume dans mon encrier.


Il n’y a pas de sots métiers mais il est des métiers que certains ou certaines font sottement. Je plains leurs clients. Bien évidemment ma liste rouge des emmerdeurs ne fera jamais ici l’objet d’une communication. Ceux et celles à qui je m’adresse se reconnaitront. Qu’ils me fassent au moins la grâce de me lâcher les basques. Je n’ai nul besoin d’eux, et eux n’ont nul besoin de mes écrits.

 
Désolé chers lecteurs de vous avoir importunés avec ces propos d’intendance mais cette petite mise au point m’a fait du bien. Ma seule interrogation angoissée : me lisent-ils ? Pas sûr ! Pour terminer sur une note plus gaie je vous offre en cette fin de semaine une vieille chanson qui va comme un gant à cette chronique d’humeur : « Monsieur Béranger tu nous em… Monsieur Béranger tu nous fais ch… »

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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 17:00

Mon titre à la Alphonse Allais qui va bien à mon esprit d’escalier me permet de vous citer Maurice Barrès. Je ne suis pas Barrésien mais je reconnais à Maurice Barrès un grand talent de plume puissante, ardente, et dans son livre la Colline inspirée (1913) moi, l’athée, je me reconnais : « Il est des lieux qui tirent l'âme de sa léthargie, des lieux enveloppés, baignés de mystère, élus de toute éternité pour être le siège de l'émotion religieuse. Nous y éprouvons soudain le besoin de briser de chétives entraves pour nous épanouir à plus de lumière... Ils nous font admettre insensiblement un ordre de faits supérieurs à ceux où tourne à l'ordinaire notre vie. Ils nous disposent à connaître un sens de l'existence plus secret que celui qui nous est familier... Seuls des yeux distraits ou trop faibles ne distinguent pas les feux de ces éternels buissons ardents. Pour l'âme, de tels espaces sont des puissances comme la beauté ou le génie. Il y a des lieux où souffle l'esprit. »


Je redescends sur terre pour vous transmettre le message d’un de mes amis vignerons :
 

 Bonjour Monsieur Berthomeau,
 

Un projet me tenait à cœur: rassembler au carrefour des Alpes française des vignerons de montagne.
La ville de Chambéry, Plaisir du vin (caviste), notre syndicat viticole, le magazine Yam.... l ont fait! mais la com. n’est je crois pas arrivé jusqu'à vous.
C’est maintenant chose faite.
J’aime cette citation de Gide: « les choses les plus belles sont celles que soufflent la folie et qu'écrivent la raison ». Si vous pouviez avoir la douce déraison de propager cette info, merci, et rêver à d'autres rencontres vinico-culturelles transalpines en Aoste ou en Valais dans 2 ans...
Bonne journée,
Cordialement
 

 

Raphael saint germain

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La Biennale des Vins de Montagne

les 27-28-29 janvier à CHAMBÉRY (Manège de Chambéry 331 rue de la République)
 

 

50 vignerons de montagne et de forte pente www.montagne-et-vous.com
Savoie, Bugey, Madiran, Pacherenc, Limoux, Collioure, Maury, Jura, Beaujolais, Italie, Suisse…
 

 

Belle biennale au vins de montagne et de forte pente, et que les amateurs qui ont une bonne descente suivent la ligne de la  plus grande pente…
 

 

Amitiés à Raphaël…

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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 16:00

Bouquet 003Comme y’a du vin qui se cache là-dessous, du rouge de charbonnier, costaud, franc du collier, avec des paluches à la Embres&Castelmaure, vous allez aimer ces  spaghetti alla carbonara de Jean-Claude Malgoire de la Grande Ecurie et la Chambre du Roy. Des vraies, pas des spaghettos de parigots barbotant dans de la crème fraîche, des longs qu’il faut aspirer penché sur son assiette.

 

L’auteur, Philippe Beaussant, avait déjà rencontré Jean-Claude Malgoire deux fois mais ce fut la troisième qui compta, à Saint-Maximin, en 1973, lors d’une sorte d’avant-première d’Alceste de Lully. « Le lendemain (ou le soir, je ne sais plus) écrit-il, je retrouvai Jean-Claude à la terrasse d’un café, sur la place. Il transcrivait des fragments de partitions pour une prochaine répétition. Je lui ai demandé « Est-ce que je peux vous aider ? » J’ai donc copié aussi. Nous avons parlé de Lully et, très vite, de cuisine. C’était ma première vraie conversation avec lui : d’emblée, nous «étions au cœur du sujet – des deux sujets – Lully et la ratatouille. »

 

Comme j’ai l’esprit de contradiction, et même si j’adore la ratatouille, même si celle de Malgoire est une véritable ratatouille, une alchimie, je préfère vous donner la recette des spaghetti alla carbonara que Jean-Claude Malgoire a recueilli de Gianfranco Rivoli : « ils l’ont fait ensemble, dégustée ensemble, en préparant leurs spectacles. » un peu à la manière de mon ami Daniele De Michele dit Don Pasta.

 

Malgoire « n’aime rien tant que l’étymologie des plats qu’il prépare. Il faut en passer par là. »

« Les spaghetti alla carbonara sont-ils ainsi nommés parce que les charbonniers les emportaient dans leurs forêts pour s’en caler le ventre après l’ouvrage, ou bien le nom vient-il des carbonari de Garibaldi, ou bien, tout simplement, de ce que les lardons vont noircir en cuisant dans le vin rouge ? »

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Oui, oui du vin rouge (2 verres) dans lequel vous ferez cuire doucement la moitié des lardons (400g) que vous aurez coupés vous-même dans de léchine de porc en fines lamelles. L’autre moitié ira cuire doucement dans la poêle dans son propre gras, sans huile ni autre apport extérieur. Je résume.

 

Vous réservez les uns et les autres. Puis vous faites cuire vos spaghetti dans une bassine d’eau : 1 litre par 100 grammes, que vous salez avec du sel gris (ça c’est de moi). Pendant ce temps « vous mettez dans votre soupière un œuf – entier, c’est encore de moi – (eh oui, le mystère est l même que dans la ratatouille…)que vous battez en omelette. Vous jetez dessus vos spaghetti égouttés et bouillants : ce son eux qui vont cuire l’œuf. Vous touillez et jetez dessus tous vos lardons mêlés. C’est tout. Pas de crème fraîche ou autre, qui sont des inventions de Parisiens » Moi j’ajoute que ce sont les BOF via la Normandie qui les ont pervertis.

Bouquet-006.JPGReste chers lecteurs à déterminer dans quel vin rouge vont mijoter les lardons, un costaud, un qui réchauffe le corps et le cœur, un rouge de bucherons avec lequel vous ferez couler vos spaghetti alla carbonara made in Malgoire. Mais pour rester léger je vous propose d’écouter pendant votre repas Le prologue d’Alceste de Lully dirigé par Jean-Claude Malgoire. jean-claude-20Malgoire-maxh-300-maxw-200.jpg En 1966  Jean Claude Malgoire, soliste à l’Orchestre de Paris, fonde la Grande Ecurie et la Chambre du Roy, ensemble cosmopolite constitué d’instrumentistes spécialisés jouant sur instruments historiques. La Grande Ecurie s’est surtout illustrée dans le style baroque, mais son répertoire s’étend en réalité du XVIe au XXIe siècle. De la résurrection de chefs d’œuvre en passant par de grands classiques jusqu’à la création contemporaine, cet orchestre novateur de renommée internationale réalise de nombreux enregistrements intégraux et se voit décerner de prestigieuses récompenses. « De la muséologie à la musicologie en passant par la lutherie, l’activité de la Grande Ecurie est intense. Rendre hommage au compositeur en restituant son œuvre telle qu’elle a été écrite demeure sa particularité. A chaque période correspond un son bien précis que les instrumentistes s’évertuent à reproduire, les obligeant à posséder plusieurs jeux d’instruments (jusqu’à 7 ou 8 pour les vents) qu’ils sont parfois amenés à fabriquer eux-mêmes. Certains d’entre eux sont d’ailleurs devenus facteurs. Outre l’investissement financier, de longues recherches d’écrits et de partitions originales sont entreprises, auxquelles s’ajoute une étude minutieuse des textes. Cette quête d’authenticité engendre également un travail rigoureux de formation des chœurs et des chanteurs afin qu’une symbiose s’opère entre l’interprétation vocale et instrumentale. Depuis 40 ans cet ensemble original compte plus de 3000 concerts sur les 5 continents, et plus de 100 enregistrements. Orchestre subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication/Drac Nord-Pas de Calais.

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : les afterwork du taulier
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 17:00

Le cheval à la cote auprès de la nouvelle génération de vigneron. Le cheval lourd, le cheval de trait que l’on croyait remisé par la mécanisation dans la pénombre de nos magnifiques Haras Nationaux, retrouve une place, certes modeste, dans le paysage des pays développés : débardage du bois, travail de la vigne, maraîchage…

vigne.jpg vigne2.jpg

 

Quelques infos sur la traction animale pour ceux que ça intéresse puis, en fin de chronique, deux photos sur l’utilisation  de la Traction 11CV

 

Sur environ 1,3 milliards d’agriculteurs au monde (Source FAO - 1998) :

 Près de 30 millions bénéficient du trio mécanisation / intrants synthétiques / irrigation,

  270 millions utilisent la traction animale et la fertilisation animale, peu l’irrigation,

 Le milliard restant travaille manuellement de diverses manières (grattage, bâton à fouir… = travail humain)

 

9 races de trait : L’Ardennais, l’Auxois, le Boulonnais, le Breton. Le Cob Normand, le Comtois, le Percheron, le Trait du Nord et le Mulassier poitevin. Pour plus de renseignements : origine, morphologie, zone d’élevage, aptitudes et utilisations link

 

Selon France-Trait Union des associations des 9 races françaises de Chevaux de Trait

 

Une paire de chevaux laboure environ 50 ares par jour avec une charrue à un seul soc.

        Environ 80 chevaux-vignerons en France en 2005. (si vous avez des chiffres plus récents merci de les communiquer)

        Un cheval nécessite 72 à 100 h de travail/ha.

        En Bourgogne, 11 prestataires de services travaillent avec des chevaux sur différents domaines.

 

La modernité de la traction animale « La préoccupation des temps modernes est le respect de l’environnement : moins polluant, plus respectueux des sols et plus rentable pour les petites surfaces, le cheval devient l’outil le plus moderne qui soit !

 Particulièrement bien adapté au travail de la vigne ou des cultures maraîchères (champs de petite superficie, inter-rangs étroits) »

 

Le site de France-Trait link rappelle quelques principes élémentaires.

 

«  L'effort fourni par l'animal va donc dépendre de la masse à déplacer ainsi que du terrain sur lequel on se déplace, ainsi que du dimensionnement de l'outil (résistance plus ou moins importante du sol, dans le cas d'un outil de travail du sol) ainsi que de nombreux facteurs: température, vent (pour les véhicules volumineux), humidité, nombre de démarrage (coup de collier). A noter qu'un sol sec et dur pénalisera un travail à la charrue, mais favorisera le déplacement du cheval et d'un véhicule. Au contraire le sol humide favorisera le travail à la charrue et pénalisera le déplacement. Par-contre un sol détrempé pénalisera les deux.  La force augmentera considérablement en fonction de la pente, en gros pour une pente de 5% on multipliera l'effort par 3, pour une pente de 10% par 6 et par 9 pour une pente de 15%.  Le travail, sera proportionnel à la distance parcourue.  La puissance nécessaire augmentera en fonction de la vitesse. A noter que les animaux expérimentés ralentissent lorsque l'effort augmente. Une règle approximative donne pour la capacité de traction d'un cheval 10 à 15 % de sa masse, pour un travail de 6h00/jour au pas (cette règle est approximative car 2 chevaux de 500 kg ont une capacité de traction supérieure à un cheval de 1000 kg). »

 

« La compétence du meneur est essentielle pour détecter les signes de fatigue, sachant qu'un surmenage léger mais quotidien entrainera une « usure » prématurée de l'animal. Faire travailler un animal ne s'improvise pas, même si aujourd'hui aucune qualification particulière n'a de caractère obligatoire. »

 

 Du côté du matériel utilisable en traction animale, qui a peu évolué, l'utilisateur devra souvent utiliser du matériel ancien, qui a fait ses preuves, qui est le fruit d'une longue adaptation aux réalités du terrain, et qui a été à l'épreuve d'un usage intensif, mais qu'il faut souvent le remettre en état et dont il est difficile de trouver des pièces de rechange. Les constructeurs de matériels modernes de traction animale, sont peu nombreux (moins de 10 en France). La construction est souvent le fait de passionnés, qui chacun dans son atelier développe, avec beaucoup d'ingéniosité les outils dont ils ont besoin.

 

Reste les 11CV pour le tonneau ou les collabos...

Dimanche à Paris 019  

 

Dimanche-a-Paris-018.JPG

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : les afterwork du taulier
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