les afterwork du taulier

Vendredi 24 janvier 2014 5 24 /01 /Jan /2014 10:00

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Samedi après-midi soleil sur Paris, première sortie à vélo, mollo mollo, cap sur mes champs de livres, les librairies, pour une moisson de pages imprimées. Bonheur d’une liberté retrouvée : la rue des écoles c’est compagnie link puis, accoté au café de Flore, l’écume des pages link

 

Lundi matin vous avez eu droit à mon premier mets : le délicieux livre de Jean Rochefort « Ce genre de choses » savouré d’une seule traite, sans hâte, mais en sauçant l’assiette. Mais ce n’était qu’un hors-d’œuvre hors du commun qui attisait ma faim. Insatiable, dans le métro qui me hissait dans un quartier improbable pour un dîner de chair j’entamais avec la même gourmandise  La Petite Communiste qui ne souriait jamais, de Lola Lafon, Actes Sud, 320 p., 21 euros.


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Par bonheur le trajet était long, assis je me régalais. Marcadet-Poissonniers, juché sur un haut tabouret de la Rallonge link  je m’offrais, en sirotant un verre de coteaux-du-giennois, une nouvelle tranche de ce petit livre. L’avantage de dîner avec une copine c’est que les copines sont toujours en retard, ça vous donne le temps de lire.


Comme je ne me suis pas reconverti en critique littéraire, et que mon temps est compté, j’ai glané chez des « consœurs » de la presse écrite du matériau pour vous faire partager mon enthousiasme.


Dernier point, comme mon appétit reste très affuté je vous narrerai, dans les jours qui viendront, la suite de mon festin de livre avec un retour vers le terroir...


« Ceux qui n’étaient pas nés en 1976 liront la Petite Communiste qui ne souriait jamais, roman documenté, afin de découvrir le phénomène d’1 m 47 qui détraqua les tableaux de notation avec son premier 10 sur 10. A l’affichage, c’était 1,0 : les ingénieurs programmateurs de Longines n’avaient pas prévu qu’un concurrent ferait mieux que 9,99. » 

 

Claire Devarrieux Libération 15 janvier  2014 link


« Tout commence – forcément – à Montréal, quand surgit aux yeux du monde entier cette « machine poétique sublime » qui « jette la pesanteur par-dessus son épaule ». Voilà sept ans que, dans l’école de Béla Károlyi, son entraîneur, elle s’exerce, souffre et s’endurcit, répétant sans relâche chaque geste jusqu’à l’épure absolue, apprenant à ne pas avoir peur de se faire mal. Quand les caméras se braquent sur elle, sa tunique stricte, sa queue-de-cheval à ruban, c’est pour découvrir une athlète d’exception «douloureusement adorable, insupportablement trop mignonne ».


Ce texte en constant équilibre, on jurerait que Lola Lafon l’a écrit les mains enduites de magnésie. Pour ne pas tomber, tout en s’autorisant des figures périlleuses – ainsi des échanges entre la narratrice et Nadia, qui lui permettent de s’interroger sur le droit de parler à la place de son héroïne, et sur les versions de l’histoire. Sans jamais donner l’impression de l’effort ni trébucher, Lola Lafon sait tout à la fois quel élan prendre pour écrire chaque scène, et à quel moment arrêter son geste. Verdict ? La Petite Communiste… est un texte sur la grâce qui en est tout empli. »

 

Raphaëlle Leyris  Journaliste au Monde link

 

« A travers Nadia, c’est aussi le corps féminin qui est ausculté, dans ses transformations, dans sa représentation. La gamine surdouée deviendra une femme, ce que beaucoup de journalistes n’ont pas accepté  !


« Les Russes ont fasciné le monde entier avec Spoutnik, et, comme les Etats-Unis, ils garderont leur supériorité militaire. La Roumanie, elle, fait de celles que Béla appelle ses « fillettes missiles » le show mondial le plus adorablement fascinant avec l’arme suprême : la bombe Nadia C., qui exécute ce que des spécialistes américains évoquent en ces termes, « de la démence pure, une impossibilité biomécanique ». »

 

Marie-Florence Gaultier L'Expresslink

 

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : les afterwork du taulier
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Samedi 11 janvier 2014 6 11 /01 /Jan /2014 10:00

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En France, où le souvenir prégnant « du faire pisser la vigne » du Languedoc rouge marque les esprits, c’est un sujet très sensible : l’irrigation.


C’est pourtant, pour une part de notre vignoble généraliste, celui qui chalute dans le vrac IGP ou sans IG, un vrai sujet. L’aborder, plutôt que  de le planquer sous le tapis, ne préjuge en rien des réponses ou des choix possibles. La gestion intelligente d’une ressource rare afin d’éviter le stress hydrique est sans aucun doute l’une des pistes à étudier.


À cette fin je soumets à votre lecture l’innovation de Thibaut Scholasch et Sébastien Payen, deux Français, qui sont co-fondateurs d'une petite société de conseil basée à Oakland (Californie) appelé Fruition Sciences.


Leur société déploie des réseaux de capteurs pour surveiller des dizaines de vignobles à travers le monde, la majorité d'entre eux étant situés dans la Napa Valley. Alimenté par des panneaux solaires, les systèmes sans fil transmettent des données via Internet vers le cloud, où ils sont analysés afin de déterminer le niveau d'hydratation de la plante. Les scores sont corrélés avec différentes données externes, notamment les conditions météorologiques, la date, la teneur en sucre des baies, l'humidité du sol, et les dispositions de la vigne. Avec tous ces renseignements, Fruition Sciences conseille ses clients sur les régimes de plantation optimales, les horaires d'irrigation et conseille les meilleures dates de récolte.


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“ Of course, whenever hard data invades the realm of intuition, conflict is sure to follow. The establishment and the geeks have already scuffled in sports, advertising, medicine, policing, and real estate. And so it goes here in wine country. For the past 100 years, the farming decisions—planting, pruning, irrigating, and harvesting—have been dictated by experience and often even a degree of mysticism. This is the land of grape whisperers. And many of Napa’s elite are not going to change the methods that have proven themselves for a century just because a couple of Frenchmen show up with water sensors.”


L’ensemble de l’article The Vine Nerds par JEFFREY M. O'BRIEN est ICI link C’est bien sûr en anglais

 

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Jeudi 9 janvier 2014 4 09 /01 /Jan /2014 08:54

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« Tu veux que je vive en usine, mais moi je suis une vache, je ne suis pas une machine » chantent de drôles de personnages déguisés en vache dans cette vidéo inspiré du clip Blurred Lines de Robin Thicke.


Ce clip parodique créé par plusieurs associations et la Confédération paysanne dénonce le projet d'un grand patron du BTP qui va investir 11 millions d'euros dans la ferme géante « des 1 000 vaches », en Picardie.


Une ferme dimensionnée pour mille vaches link


« C’est en février 2013 que le préfet de la Somme autorise la ferme géante mais pour seulement 500 vaches. Elle doit être construite à cheval sur les communes de Drucat et Buigny-Saint-Maclou dans la Somme. Plusieurs associations dont la Confédération Paysanne s’inquiètent malgré tout car la ferme est dimensionnée pour mille vaches. Elles s’interrogent sur les conséquences pour l’environnement d’une ferme aussi grande. Sa taille est inédite en France.

 

A l’initiative du projet, Michel Ramery, le patron d’une entreprise de travaux publics qui emploie 3.500 salariés à Erquinghem-Lys, près de Lille. L’homme est issu d’une famille d’agriculteurs du coin. Il a investi plus de 11 millions d’euros dans la ferme.

 

Il a toujours affiché ses ambitions. Commencer avec 500 vaches puis trouver d’autres surfaces d’épandage pour monter à mille têtes. Malgré de nombreuses manifestations et de multiples recours devant la justice, le chantier débute. La ferme aux 1000 vaches pourrait ouvrir en avril prochain. »


Rien ne permet de s'opposer à ce modèle selon le député socialiste Germinal Peiro : « Il faut savoir qu'en Europe, il y a des exploitations agricoles dans l'est de l'Allemagne qui ont déjà plus de mille vaches, ou deux mille vaches. Et aujourd'hui la réglementation européenne est très précise et la législation française ne permet pas de s'y opposer ».


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Samedi 4 janvier 2014 6 04 /01 /Jan /2014 10:00

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2014 année d’élections, les plus proches des citoyens : les municipales et les plus éloignées : les européennes. Le corps électoral se découpe en 3 morceaux :


-         ceux qui ne sont pas inscrits sur les listes soient 3 millions de Français. Ce chiffre représente 7 % du corps électoral potentiel, soit l’équivalent du corps électoral effectif cumulé de Paris, Lyon et Marseille.


-         Ceux qui s’abstiendront ou voteront blanc (reconnue récemment la mesure n'entrera en vigueur qu'aux européennes et non aux municipales et s'ils ne seront plus mélangés avec les nuls, les bulletins blancs ne seront toujours pas comptabilisés dans les suffrages exprimés.) Pour moi c’est à mettre dans le même panier car ne pas choisir c’est laisser le champ libre au choix des autres ; c’est le genre bonne conscience à la Française.


-         Enfin ceux qui exprimeront leur choix par un vote.


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Le slogan « Élections piège à cons » n’a jamais été ma tasse de thé car il émanait des adorateurs des eldorados de l’Est ou des Mao spontex qui, comme chacun ne le sait plus, préféraient au bulletin de vote la direction des opérations par la minorité agissante, l'avant-garde de la classe ouvrière composée de petits bourgeois.


Mais, plus ça va, plus  je me dis que ces dernières années les élections ont été de vrais pièges à cons. Ça n’engage que moi et je ne fais ici aucun prosélytisme partisan. Simplement je constate que notre beau pays est frappé en matière de votation du syndrome MacDo : tout le monde brocarde MacDo mais la France est le pays où cette chaîne prospère le plus.


Du côté de l’offre politique même syndrome : le personnel politique est brocardé – souvent à juste raison – mais les votes se portent de plus en plus sur les démagogues. Il y a belle lurette que ceux qui se targuaient de parler vrai ont été rangés au rang des accessoires inutiles. Nous récoltons ce que nous avons semé. Gouverner un pays ce n’est pas faire plaisir mais choisir.


Le concept d’anti-système est bien commode car il nous fait oublier que le système c’est aussi nous.


Toute proportion gardée le phénomène s’apparente aux résultats produits par la politique du moins cher du moins cher de la GD : la baisse dramatique de la qualité de l'offre.


Alors parodiant la municipalité de Dijon j’affirme que les « Troubles de l’élection, ça se soigne ! »


Ma thérapie la voici : 

 

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Vendredi 3 janvier 2014 5 03 /01 /Jan /2014 10:00

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Pour beaucoup de nos amis étrangers qui viennent nous visiter : la baguette est l’emblème, avec le black béret, des Français. Alors que je vois passer sous mon nez qu’inspirée par la tradition italienne du café suspendu, l’opération « baguette en attente » gagne l’Ile-de-France. Plusieurs boulangeries, 5 pour l’instant, proposent d’acheter une deuxième baguette qui sera offerte à une personne dans le besoin.

 

Le café suspendu est une tradition, venue de Naples, qui permet aux plus démunis de boire un café payé par un autre client. Un geste de solidarité qui commence à s’étendre en Europe comme en témoigne le site www.coffeesharing.com.

 

Allez voir la page Face de Bouc  de l’opération de solidarité « Baguette en attente » link 

 

Mais aussi  la carte de France de l’opération de solidarité « Baguette en attente link » 

 

En passant une piqure de rappel pour ceux qui disent vivre dans le trou du cul du monde et tout ignorer « Quasi chaque semaine, on m'écrit que je fais honte à la France d'avoir épousé un handicapé arabe qui ne sait pas aligner deux mots de français et qui, de toute façon, va crever bientôt. (...) Je n'en ai pas dormi au début de notre mariage. Aujourd'hui, je fais moins attention », explique l'ancienne présentatrice de "Zone Interdite".  « Jamel m'a appris à m'en détacher", confie-t-elle. « Lui dit que la France n'est pas raciste. Je ne suis pas de son avis. Je subis le racisme de celle qui a choisi cet homme. Et ce choix dérange », déclaration de Mélissa Theuriau.

 

Ça me rappelle Adriana et Christian Karembeu...


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Lundi 30 décembre 2013 1 30 /12 /Déc /2013 10:00

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En me levant ce matin je me suis il faut que tu fasses quelque chose avant que l’année 2013 tire sa révérence.  Tout le monde y va de sa rétrospective, des hommes et des faits marquants et toi tu restes assis sur ta chaise à regarder les mouches. Même qu’un moment j’ai pensé aller demander des conseils à Denis Saverot de la RVF ou même sous-traiter une chronique à la maison B&D. Si je me suis abstenu du côté de la vieille dame c’est parce que je ne voulais pas que le président Lubot prenne encore la mouche ; pour ce qui concerne le duo je n’ai rien fait de peur qu’ils demandent à N de R de me satisfaire.


Que faire pour me tirer d’affaire ?


Vous demandez quelle est la chronique que vous avez le plus aimée en 2013 ?


Difficile vu que j’en ai pondu 740 !


Alors j’ai opté pour la facilité : vous faire voter pour votre titre préféré.


J’ai effectué une rapide sélection mais vous pouvez piocher dans les archives 2013 pour en trouver d’autres.


Exercice hautement périlleux de ma part car l’abstention est très tendance et en période de fêtes ça va être encore.


Qu’importe chers lecteurs.


Qui vivra verra mais je dois vous avouer que ça influera largement sur mon envie de poursuivre l’aventure en 2014.


A bientôt sur mes lignes.


J’ai numéroté les chroniques pour faciliter votre choix.

 

1-      La hampe de veau pour parigots buveurs de beaux vins (26/01/2013)


2-      Le Petit Bleu de la côte ouest, celui de Termignon avec de beaux gorgeons c’est tout bon (16/01/2013)


3-      « Sommelier, reprenez ce vin il est impuissant, pingre et vulgaire ! » (10/01/2013)


4-      Pourquoi les bordelais roulent-ils leurs caisses ? (09/01/2013)


5-      Torcher une chronique ou le plaisir d’être vulgaire… (04/01/2013)


6-      Faut-il mettre des œillères en peau de lapin à nos naturistes débridés du vin ? (23/02/2013)


7-      La « Luchina » faute de se meubler le derche elle se meuble l’esprit… Fabrice Luchini ou l’art de la saillie (11/02/2013)


8-      Ceci est la lamentable histoire de Marcel Cœurdeveau boucher de son état au 223 bis rue Froidevaux… (15/03/2013)


9-      Je bois donc j’écris… est-ce vain ? (07/03/2013)


10-      « Monsieur je commisère » –« Tu commissaire Bourrel, oui ! » dialogue d’ivrognes appliqué à Twitter (26/04/2013)


11-      Je suis atteint de roséole que dois-je faire Docteur J'abuse ? (22/04/2013)


12-      Dédicace d’un vendredi du vin ordinaire « la propreté est le luxe du pauvre, soyez sale » (05/04/2013)


13-   « Ce n’est rien, ce n’est que le vin qui est allé le toucher au cœur » (14/06/2013)


14-   T’es bien trop petit mon Sauty T'es ben trop petit, dame, oui : « L’Hermès du vin » propose un château d’Yquem 2012 (05/06/2013)


15-   Les rosés pâles tout comme les pantacourts sont un mauvais compromis… il faut choisir ! (27/07/2013)


16-   Franchement pourquoi se faire chier à produire du raisin pour faire du vin aromatisé? (20/07/2013)


17-   « Il ne fait donc rien dans la vie ce garçon, même pas son âge...! » (12/07/2013)


18-   Le vin « nature » est-il un vin de bouseux ? (02/07/2013)


19-   J’aime l’ivresse, j’aime me saouler ! C’est une vraie jouissance… » (02/08/2013)


20-   Ce n’est qu’un début continuons le combat, sous les pavés la vigne, « laissons aux bêtes à cornes la peur du rouge » (27/09/2013)


21-   Catherine Bernard ne fait rien comme les autres : elle coiffe ses vignes… (10/09/2013)


22-   Le Ministre de L’Intérieur juché sur un bulldozer procéda à l’abattage symbolique des murs ceinturant le domaine de la Romanée Conti. (16/10/2013)


23-   Quand il y a du vent même les dindes savent voler je ne suis pas chroniqueur sur la Toile mais danseur en tutu dans un bar à vin (10/10/2013)


24-   Pour tourner des films cultes : tournez bourrés ! (27/11/2013)


25-   « L’eau conduit électricité mais si tu mets du vin dedans elle a plus le droit de conduire… » (18/11/2013)


26-   Un mec m’a dit l’autre jour pourquoi ils mettent un petit verre d’eau dans le Bordeaux ? (17/12/2013)

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Samedi 28 décembre 2013 6 28 /12 /Déc /2013 10:00

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Le Tribunal des flagrants délires émission-culte de France Inter diffusée entre 11 h 30 et 12 h 45 de septembre 1980 à juin 1981, puis de septembre 1982 à juin 1983.


L'émission, en direct et en public, qui avait pour cadre la Maison de la Radio, était  un tribunal imaginaire. Le procès commençait par une présentation de l'invité, le « prévenu », par Claude Villers le Président du Tribunal des Flagrants Délires.


Le prévenu était ensuite pris en main par le Ministère public, représenté par « le procureur de la République Desproges française », Pierre Desproges. Le début de ses réquisitoires est resté célèbre : « Françaises, Français ; Belges, Belges ; mon Président-mon chien… »


Le « prévenu » était défendu par Luis Rego, l'avocat « le plus bas d'Inter », en référence à Me Robert Badinter, devenu Garde des sceaux durant cette période.


Je viens de recevoir de l’INA une offre pour acheter l’intégrale de l’émission ICI link 

 

Et un morceau de l’émission du 01/10/1982 avec Jean Yanne link


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Lundi 23 décembre 2013 1 23 /12 /Déc /2013 10:00

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Nous vivons une période froide, faites de cahiers de charges, de référentiels, de normes, de certifications, d’organismes certificateurs et de contrôles. Tout doit être au carré, sous contrôle, pour assurer et réassurer. Bref, nous sommes bordés, bardés, ce qui n’empêche pas les « astucieux » ou ceux qui veulent frauder de passer au travers des mailles du beau filet. Que les lasagnes de Findus étaient goûteuses et bon marché.


Dans le cas de la « responsabilité sociétale » nous allons au-delà des process techniques pour entrer dans un domaine qui touche la pâte humaine, les comportements, la loyauté, l’éthique, les règles de la vie en société.


J’avoue que je doute assez fort de la pertinence et surtout de l’efficacité de ce type d’approche qui veut réduire en normes des pratiques humaines. Mais l’impératif commercial balaie tout et surtout le travail normatif permet d’esquiver les problèmes de fond liés aux pratiques culturales intensives et à l’uniformisation des produits.


La norme c’est pour la production de masse, la distribution de masse, des portes-containers, loin de l’artisanat des vignerons. Ça occupe les technostructures, les intermédiaires facturant des services, un autre monde donc.


Le monde du vin, ou plutôt les gros bataillons du vin sont  donc appelés par l’AFNOR à se fabriquer une norme. Je soumets l’appel de l’AFNOR à votre sagacité.


RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE DE LA FILIÈRE VIN : AFNOR APPELLE TOUS LES ACTEURS FRANÇAIS À REJOINDRE UN GROUPE DE TRAVAIL le 22/12/2013


Après l’agroalimentaire, la filière vin se mobilise pour élaborer collectivement, sous l’égide d’AFNOR, un guide de la norme ISO 26000 (responsabilité sociétale) adapté à ses spécificités.


Objectif : proposer à chaque acteur de la filière, du raisin à la bouteille, des recommandations pour contribuer à la préservation des territoires notamment, dans une économie favorable à tous.


Les démarches de développement durable se multiplient dans la filière française du vin, en réponse aux attentes exprimées par les acheteurs français (77 % des consommateurs déclarent qu'il est important pour les entreprises d'être socialement responsables. Sondage Landor Associates paru en novembre 2012) et surtout étrangers. Pour aller plus loin que les enjeux de qualité et d’origine géographique, Inter OC (Interprofession des Vins Pays d'Oc IGP) a sollicité AFNOR pour appuyer leur développement sur un référentiel internationalement reconnu : la norme ISO 26000.


Un projet national


Cette initiative est désormais d’ampleur nationale. Toutes les entreprises françaises de viticulture, vinification et de mise en marché de vins, vins spéciaux et eaux de vie à base de vin sont appelées à s’impliquer. L’objectif est d’élaborer, d’ici à février 2015, un document de référence décrivant les enjeux communs de la responsabilité sociétale pour la filière vin française. Il dressera une liste de recommandations pour les entreprises souhaitant débuter ou améliorer leur démarche et répondre aux critères de responsabilité sociétale de plus en plus demandés par les distributeurs étrangers.


Le groupe de travail est ouvert à tous les professionnels qui cherchent à combiner efficacité économique, respect de l’environnement et avancée sociale. Des représentants du négoce sont attendus pour rejoindre le groupe de travail déjà composé de comités interprofessionnels de régions, vignerons, coopératives, syndicats/fédérations, instituts de recherche.


Quel lien avec l’ISO 26000 ?


Le guide complètera la vision exhaustive proposée par la norme ISO 26000 en concrétisant les enjeux de la responsabilité sociétale pour la filière vin. Les 7 questions centrales de la responsabilité sociétale, établies par l’ISO 26000, seront ainsi étudiées et adaptées une à une : gouvernance, droits de l’Homme, relations et conditions de travail, environnement, loyauté des pratiques, questions relatives aux consommateurs, communauté et développement local. Il s’appuiera également sur le travail déjà réalisé par la filière agro-alimentaire avec l’accord publié en 2012 AC X30-030 « Guide d'utilisation de la norme ISO 26000:2010 pour le secteur de l'agroalimentaire ». link 


La prochaine réunion de travail est prévue le 9 janvier à Saint-Denis (93), dans les locaux d’AFNOR Normalisation. Pour rejoindre le groupe de travail : solliciter Bernadette Ruetsch – Chef de projet en normalisation AFNOR bernadette.ruetsch@afnor.org


A propos d’AFNOR


L'association AFNOR et ses filiales constituent un groupe international au service de l'intérêt général et du développement économique. Il conçoit et déploie des solutions fondées sur les normes, sources de progrès et de confiance. Les missions d'intérêt général sont assurées par l'association dans le cadre d'un décret qui lui confère l'animation et la coordination du système français de normalisation, la représentation des intérêts français dans les instances européennes et internationales de normalisation, l'élaboration et la diffusion des normes. Ses filiales - formation, évaluation et certification, réseau international - quant à elles, exercent des activités de marché dans un environnement concurrentiel et en respectent strictement les règles. La direction générale du Groupe est assurée par Olivier Peyrat. Pour en savoir plus : www.afnor.org

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Samedi 21 décembre 2013 6 21 /12 /Déc /2013 10:00

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Mon propos matinal n’a rien d’électoral ni de politique au sens politicien.

 

L’information a frappé de stupeur la France profonde et les médias parisiens. Elle tourne en boucle sur les chaines d’informations permanentes. Dans une interview parue dans « La Montagne », Bernadette Chirac s'insurge contre le redécoupage électoral. En effet, dans le cadre de la réforme territoriale, le nombre de cantons du département de la Corrèze doit passer de 37 à 19. Le canton, dans lequel la femme de l'ancien Président de la République est élue sans discontinuer depuis 1979, devrait ainsi purement et simplement disparaître.


Les titres ronflent « Le ton monte entre François Hollande et le clan Chirac (hors Jacques). Bernadette est même très en colère contre le chef de l'Etat et Manuel Valls. »


Ça vole très haut « Lors de sa rencontre avec le conseiller de François Hollande, Bernadette Chirac aurait fait valoir d'autres arguments. La conseillère générale a ainsi fait savoir qu'elle a « « toujours été très gentille avec monsieur Hollande ». Elle a rappelé qu'en novembre 2010, lorsque le chef de l'Etat était président du Conseil général, elle avait « voté contre (ses) amis » pour soutenir la distribution d'iPad aux collégiens du département. « Ils m'en ont beaucoup voulu, je suis peut-être en train de le payer », déclare-t-elle, selon des propos rapportés par plusieurs médias. Ces derniers citent également des élus corréziens, pour qui Bernadette Chirac ne devait pas se représenter. »


Certes le découpage électoral est un sport typiquement français où ceux qui le subissent traitent le découpeur de charcutier. Dans ma longue carrière j’ai connu deux grands charcutiers très habiles : Gaston Deferre et Charles Pasqua.


Bernadette Chirac, qui fêtera en 2015 ses 82 ans et achèvera son sixième mandat à la tête du canton de Corrèze, n'a pas encore annoncé s'il elle se représentera ou non.


Pour la petite histoire signalons qu’en Corrèze, gauche et droite ont pourtant fait leur propre proposition. Mais dans les deux cas, le canton de Bernadette Chirac disparaissait et que, prenant les devants, celle-ci a défini sa propre carte électorale et l'a présenté à l'Elysée.


Pour les petites louves et petits loups urbains je rappelle que selon la définition de l’INSEE« Le canton est une subdivision territoriale de l'arrondissement. C'est la circonscription électorale dans le cadre de laquelle est élu un conseiller général. Les cantons ont été créés, comme les départements, par la loi du 22 décembre 1789. Dans la plupart des cas, les cantons englobent plusieurs communes. Mais les cantons ne respectent pas toujours les limites communales : les communes les plus peuplées appartiennent à plusieurs cantons. Un canton appartient à un et un seul arrondissement. Si le canton accueille encore, en principe, certains services de l'État (gendarmerie, perception), la loi du 6 février 1992 relative à l'administration territoriale de la République et le décret du 1er juillet 1992 portant charte de la déconcentration l'ignorent totalement. »


Donc comme je vous le précisais en incise mon propos matinal n’a rien d’électoral ni de politique au sens politicien.


Non il porte sur les propos tenus par le secrétaire fédéral de l’UMP de Corrèze concernant l'indispensable proximité des conseillers-généraux vis à vis de leurs électeurs qui allait être battue en brèche par le passage de 37 à 19 cantons.

 

Pensez-donc, au lieu d’une distance moyenne de 30 km ces pauvres conseillers-généraux vont devoir se taper 60 km.

 

C’est affreux, vraiment affreux.

 

Comment ces pauvres élus, qui se déplacent à vélo, vont-ils pouvoir dans le même après-midi : couper le ruban de l’inauguration de la salle polyvalente, goûter avec les vieux de la maison de retraite et participer au banquet des pompiers le soir venu ?


De la gueule de qui se fout-on ?


Tout le monde braille qu’il y a trop d’impôts, qu’il faut faire des économies, réduire la voilure de l’administration et voilà t’y pas que la gueule enfarinée, à la première petite coupe de rien du tout, nos chers élus nous sortent des arguments de ce niveau. Le pire c’est que les mêmes électeurs tempêtant contre la charge des impôts locaux vont renchérir et marcher dans la combine.


Réformer, vous avez dit réformer, à conditions bien sûr de ne rien changer à la situation des uns ou  des autres. Les économies il faut aller les chercher ailleurs. Où ?


Mystère…


Y’a qu’à en faire même si faut qu’on fasse la révolution hors du canton


Lire pour votre édification personnelle « La France, ce pays où les bus urbains coûtent 30% plus cher qu’ailleurs »


« Carrosseries étincelantes, baies panoramiques, sièges moelleux, moteurs impeccables, technologies futuristes… Bienvenue au salon des marchands d’autobus. Les Rencontres nationales des transports publics, qui se déroulent chaque année, sont au bus ce que le Mondial de l’automobile est à la voiture. Lors de la dernière édition, à Bordeaux, fin novembre, élus et constructeurs y ont établi des contacts, négocié des marchés, conclu des commandes. La France est le premier marché européen pour les bus urbains, devant l’Allemagne. Mais au fait, comment vend-on un bus à un maire, un président d’agglomération ou un adjoint aux transports d’une ville de France ? L’enquête révèle quelques surprises. » link

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : les afterwork du taulier
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Jeudi 19 décembre 2013 4 19 /12 /Déc /2013 09:56

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Se loger lorsque je baguenaude dans les plis et replis de la France profonde des terroirs est souvent un casse-tête chinois. Où crécher ? En rase campagne, dans un petit bourg, au chef-lieu du canton, à la sous-préfecture, c’est la hantise du sommier qui grince, du matelas qui a rendu l’âme depuis des lustres, du papier peint qui vous donne des cauchemars, de la douche qui émet des sifflements de locomotive à vapeur, de la chasse d’eau qui s’égoutte inexorablement…


Certes, mais souvent l’accueil est chaleureux, le service attentionné, le petit-déjeuner de qualité alors que dans les grands ou moyens zinzins aseptisés t’as l’impression d’être assimilé au numéro de la carte magnétique de votre chambre.


L’hôtel de charme se meurt et se contenter de pleurer ne fait rien à l’affaire. Reste à lire le constat dressé par  Mark Watkins  Président-Fondateur du Comité pour la Modernisation de l'Hôtellerie Française www.comitemodernisation.org et Président-Fondateur de Coach Omnium www.coachomnium.com

 

Que nous dit-il ?


« Dans le secteur de la petite hôtellerie, souvent peu rentable, 59 % des propriétaires souhaitent vendre rapidement leur affaire, selon une étude Coach Omnium. L'obligation qui est faite aux propriétaires de moderniser leur établissement (sécurité incendie et accessibilité) contribue à accentuer les difficultés du secteur. Mais plus largement, les pénibles conditions de travail, le manque chronique de moyens et la faible rentabilité des petits établissements poussent les hôteliers à vouloir vendre leur affaire, tout en sachant qu'ils auront peu de candidats à la reprise, explique l'étude. »



Si l'hôtellerie française, dans sa globalité, est plus ou moins suivie en termes d'activité et d’offre, on ne savait pas grand-chose sur la petite hôtellerie, celle de moins de 25 chambres, pourtant très majoritaire en France : près de 9.000 sur 17.000 hôtels en France. Le Comité pour la Modernisation de l'Hôtellerie Française et Coach Omnium ont voulu éclairer le sujet et trouver des informations destinées à abattre des idées reçues ou encore d’en confirmer d’autres.

 

 

Cette 2e  édition, après la première étude de 2008, de ce dossier totalement exclusif à cette échelle, n’est peut-être pas totalement représentative, car nous nous sommes basés uniquement sur la bonne volonté d’hôteliers ayant accepté de répondre à cette lourde enquête — par le nombre de questions —, dont certaines sont assez personnelles. Nous voulons les en remercier, d’autant que grâce à eux, un pas de plus dans la connaissance d’un secteur, aussi occulté jusqu’à ce jour, aura été franchi. Mais, si le contenu de cette étude paraîtra peut-être frustrant à certains, il correspond à une tendance très fiable, qui pourra servir à bon nombre d’opérateurs pour aider la petite hôtellerie, qui en a largement besoin. Actuellement, 2 hôtels indépendants ferment chaque jour en France, depuis 3 ans.


 

Cette enquête économique fait partie des missions que le Comité pour la Modernisation de l'Hôtellerie Française s’est attribuées. Sa diffusion est totalement gratuite et elle est également délivrée aux pouvoirs publics. Elle représente un grand nombre de journées de travail qui a mobilisé les équipes du Comité, ainsi que celles de Coach Omnium qui a gracieusement réalisé le traitement et l’analyse de ce dossier.


 

J’espère à présent que les fruits de cette enquête ne resteront pas dans un tiroir et qu’ils serviront à soutenir la petite hôtellerie, dont nous avons besoin et que réclame avec force la clientèle hôtelière.


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Ce qu’on peut retenir de cette étude…


La petite hôtellerie française, de 25 chambres et moins, selon le thème de notre étude, vit des moments difficiles. Si elle n’est pas obligatoirement déficitaire sur un plan économique, elle n’en demeure pas moins très fragilisée, voire dans une situation très précaire, où l’on constate tout de même que près de 6 hôtels sur 10 sont en bilans négatifs ou en petit équilibre économique. Notre étude confirme sans surprise que plus les hôtels sont grands, meilleure est leur rentabilité (car un hôtel à une majorité de frais fixes alors plus faciles à amortir) et que les hôtels en ville vivent généralement bien mieux que les hôtels isolés à la campagne, faute de marché dynamique pour ces derniers, dont les voyageurs d’affaires. Nous savions cela, mais l'enquête le rappelle parfaitement.


 

Parmi les bonnes nouvelles, on retiendra que les hôteliers qui exploitent de petites unités sont le plus souvent des passionnés de ce métier et des débrouillards, ne comptant pas leurs efforts et leur peine. Gagner de l’argent n’est le plus souvent pas leur première motivation professionnelle. S’ils reconnaissent qu’avec davantage de possibilités de financement leur sort serait plus facile à supporter, beaucoup assurent que l’expression de la satisfaction de leur clientèle est leur première récompense. Leur souci de maintenir leur hôtel à un bon niveau de prestation semble réel et ils comprennent parfaitement que c’est une des clefs de voûte de leur pérennité.

 

Parmi les mauvaises nouvelles, face à leur situation mitigée, mais toujours fragile, voire préoccupante, la petite hôtellerie au global souffre d’un grand nombre de problèmes et de complications. Certaines sont conformes à ce que vit plus ou moins toute l’hôtellerie française, comme par exemple la dépendance envers les OTAs (agences de voyages en ligne), la complexité d’Internet ou encore l’obtention de financements par les banques ; mais d’autres sont nettement plus spécifiques à la vie des petites structures. Ainsi, on trouvera en vrac :  


• Des taux d’occupation faibles pour 63 % des hôtels, lesquels ne dépassent pas 50 % de taux d’occupation annuel, ce qui les met en situation d’extrême vulnérabilité. D’une manière générale, à peine 13 % des hôtels interrogés dépassaient les 60 % de taux d’occupation en 2012, réputée être une relativement bonne année pour l’hôtellerie française en période de crise économique.  


• Une saisonnalité trop prononcée, surtout pour les hôtels situés à la campagne, dans des stations balnéaires ou à la montagne, avec de toute façon un manque de clientèle d’affaires capable de lisser l’activité annuelle.


 • Des prix de chambres orientés vers le bas, à cause d’une demande insuffisante, irrégulière ou très saisonnière.


 

• Une rentabilisation compliquée, où 59 % des hôteliers répondants déclarent ne dégager aucun bénéfice d’exploitation ou encore être en perte et où 60 % ont constaté un recul de leur chiffre d’affaires depuis 2 ans.


 

•Une gestion complexe du personnel. Les petites unités ont bien sûr peu de salariés, et avec le temps, leurs patrons ont fait le maximum pour en employer le moins possible, compte tenu des coûts salariaux. Ainsi, ces derniers augmentent fortement, par compensation, leur temps de présence dans l’entreprise et font souvent appel à des apprentis et à des stagiaires. La difficulté à trouver du personnel compétent et motivé est générale dans l’hôtellerie. Mais, elle est exacerbée dans la petite hôtellerie, d’autant que les salaires y sont particulièrement bas et que les conditions de travail n’y sont pas toujours parmi les meilleures. Dans 70 % des cas, les hôteliers répondants à cette enquête travaillent avec leur conjoint et dans 17 % avec leurs enfants.  


• Des hôteliers parfois trop isolés. A peine 38 % des hôteliers de petites unités adhèrent à une chaîne hôtelière volontaire et 34 % à un syndicat hôtelier.  


• Une méconnaissance des bonnes pratiques commerciales et de marketing hôtelier & peu de moyens promotionnels mobilisés. Faute de temps, par manque d’argent, par choix d’autres priorités, mais aussi sans doute par une prise de conscience insuffisante, il y a au final très peu d’hôteliers exploitant des petites unités qui réalisent des opérations commerciales pour leur hôtel (moins de 1 sur 5). En résumé, l’action commerciale n’est pas leur fort et du coup, ils subissent les conséquences délétères d’un attentisme prononcé. Par ailleurs, leur politique tarifaire se réduit à la plus simple expression et les hôteliers répondants sont majoritaires à définir leurs prix surtout par rapport à la concurrence (qui elle-même les définit par rapport à la concurrence, et ainsi de suite). Les prix sont rarement calculés par rapport au marché.  


• Les outils informatiques de gestion sont plutôt peu utilisés et soit la gestion est faite à la main, soit tout bonnement elle est peu suivie.  


• Des travaux de modernisation insuffisants en volume. Si les hôteliers cherchent tant bien que mal à rénover leur établissement et au moins à le maintenir en bon état, leurs manques de moyens les réduisent à la frustration. Les programmes de rénovations sont le plus souvent modestes ou parcellaires. D’autant que les professionnels disent souffrir du manque de soutien bancaire, alors qu’heureusement beaucoup bénéficient de subventions ou d’aides publiques pour accéder à des travaux de rénovations. Mais, avec 20 % ou 25 % d’aides sur les montants d’investissements nécessaires, il faut encore trouver le complément, ce qui se révèle souvent impossible. D’une manière générale, si 3/4 des hôteliers répondants sont propriétaires de leurs murs et du fonds de commerce, ils sont une majorité (84 %) à avoir des emprunts bancaires qui courent et l’autofinancement n’est pas toujours à leur portée quand il s’agit de réinvestir.  


• Un alarmant manque de temps. Le modèle économique de la petite hôtellerie, qui demande un profil bien particulier et un sacrifice de toute vie privée, conduit les exploitants à un manque de temps et de recul, qui les fragilise d’autant plus. Il leur est difficile de vivre autrement qu’au jour le jour ; ils ne peuvent anticiper dans leur affaire et doivent tout régler au fur et à mesure que les problèmes se présentent, avec à la clef, une pression énorme à surmonter.


 

• Le modèle économique des exploitants de petits hôtels est plutôt simple et se base essentiellement sur des choix économiques ardus : travailler avec peu ou pas de personnel, travailler beaucoup (en nombre d’heures et de jours) en tant qu’exploitant, avec le plus souvent son conjoint et parfois ses enfants, se rémunérer mal, en profitant si possible du logement et de la nourriture sur place pour amoindrir les besoins matériels privés (ce qui suppose aussi que les conditions de vie et de logement ne sont pas forcément des meilleures), réinvestir quand vraiment cela devient nécessaire, en cherchant à l’extérieur (emprunts, subventions,…) les moyens de financer ces besoins.


 • Vendre leur affaire. Au final, le plus alarmant des constats issus de cette étude est la proportion d’hôteliers qui souhaitent vendre à très court ou à court terme leur hôtel, soit 59 %. Les échéances de mises aux normes (sécurité incendie pour 2011, accessibilité pour 2015) sont devenues un accélérateur de cette situation. Mais plus largement, les pénibles conditions de travail déclarées, le manque chronique de moyens et la faible rentabilité des petits établissements poussent les hôteliers à vouloir vendre leur affaire, tout en sachant qu’ils auront peu de candidats à la reprise.

 

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