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 Vin&Cie,    

 

l'espace de liberté

   

 

Chaque jour, avec votre petit déjeuner, dans ce petit espace de liberté, une plume libre s'essaie à la pertinence et à l'impertinence pour créer ou recréer des liens entre ceux qui pensent que le vin c'est " un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes..." Bon appétit ! Diffusez le message autour de vous. 

 

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J'ai ressorti une vieille photo de mon jeune collaborateur dans les vignes du seigneur pour implorer la clémence du dieu soleil... 

 

 

 

 

 

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les afterwork du taulier

Mardi 18 juin 2013 2 18 /06 /Juin /2013 10:04

Dans le TGV qui me ramenait de Bordeaux hier au soir j’ai lu un article dans Challenges qui m’a inspiré cette chronique qui prend la forme d’une lettre à mon père à propos d’une histoire de village, d’un beau village où je viens de séjourner.


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Cher papa qui n’a été que conseiller municipal de la Mothe-Achard,


En notre bas monde que tu as quitté, et tout particulièrement dans notre petit monde du vin que tu n’as jamais côtoyé, les ingrats sont légion, incapables qu’ils sont de reconnaître à sa juste valeur le dévouement de certains de leurs pairs qui, délaissant les sphères du monde des affaires, prenant sur leur vie familiale, leurs loisirs, leur plaisir, donnent leur précieux temps au bien public sans aucune contrepartie rien que pour que pour faire avancer le lourd char de la collectivité. Pour ce faire ces François d’Assises modernes cèdent, disent-ils, à la sollicitation de celles et ceux qui voient en eux des gens dévoués à la cause commune, pour se porter en avant, sortir du rang, occuper, j’ose même écrire, pour truster des fonctions de pure représentation. Leur curriculum vitae, au fil du temps, prend des allures d’une litanie bien emboitée de poupées russes. Ils ont commencé au plus petit niveau, discret et besogneux, pour se retrouver, alors que bien sûr ils ne l’ont pas souhaité, à leur corps défendant, aux étages élevés là où se prennent les décisions qui engagent le devenir de ceux qui leur ont mis le pied à l’étrier.


Des gens dévoués à la cause commune il en faut, et de tout temps il y en a eu et j’en ai croisé beaucoup. Toi papa tu étais de ceux-là et, en dépit de tes différents avec Mendès-France à propos des bouilleurs de crus, tu m’as élevé à son lait. Loin de moi l’idée de m’ériger en juge, ça t’aurais déplu papa, de distribuer des bons et des mauvais points aux uns et aux autres, ça t’aurais fait sourire. Simplement m’étonner que, lorsque des intérêts économiques majeurs sont en jeu et que la valeur d’un patrimoine privé dépend d’une procédure collective, la conception et la mise en forme puisse être influencée, en des enceintes publiques, d’une quelconque manière par ceux qui pourront en tirer un bénéfice personnel. De la confusion naît le soupçon et le dévouement commence à rimer avec dévoiement. Lorsque le costume est taillé à la mesure des intérêts de ceux qui l’ont conçu tout le reste n’est qu’habillage. Je fais référence à maman couturière qui taillait toujours elle-même ses patrons. Bien évidemment rien ne s’oppose à ce que des personnes privées, des entreprises, pour valoriser leur image, tirer parti des efforts qu’ils ont consentis, décident d’un commun accord de mettre en place un concours, un classement confié à des juges indépendants suivant un système de notations. Ce qui pose problème c’est lorsqu’un système privé vient se greffer à un édifice public construit au nom d’un patrimoine commun depuis des générations. Le risque est alors grand que la somme des intérêts privés sape les fondations du bel édifice. Se parer de nos grands principes face à nos concurrents, tout en les glissant sous le tapis, pour soi-disant se conformer à la modernité, est sans doute un bon calcul à court terme mais un très mauvais investissement pour le temps long.


Bien au-delà  des chicaillas des plaideurs, des mauvais procès, qu’ils soient d’intention ou fondés sur une argumentation, ne pas prêter le flanc aux attaques remettant en cause notre système basé sur le lien au terroir, à l’origine, me semble la seule cause commune qui vaille. Les paillettes de la notoriété, le contingent, relèvent de la sphère privée, de stratégies individuelles, de choix personnels, qu’il est normal de juger, de contester, d’approuver, sans que pour autant la face de l’édifice en soit changée, défigurée ou même restaurée. Ce qui compte vraiment c’est le socle, le dur, ce qui dure. Tout le reste me semble du vent, un vent, certes important lorsqu’il porte la tendance du temps, mais qui peut à tout instant tourner, cesser. Bref, et je m’en tiendrai là papa, ce qui me frappe ce sont les postures prises par nos dévoués sur des sujets qui engagent au fond notre avenir. Je les trouve insoucieux, dispendieux, incapables de s’élever au-dessus de leurs intérêts privés. Entendez-moi bien je ne mets pas en cause ces intérêts, tout à fait légitimes, mais conteste qu’ils soient parés du vernis de la collectivité. Alors les Saint Sébastien de théâtre, criblés de flèches, rappelle-toi papa du grand tableau de lui dans le transept  près de la porte de la sacristie, ne me tireront pas la moindre larme, ni compassion car, s’ils occupent le devant de la scène,  jouent les premiers rôles de « grand  serviteur » de la cause commune, ils se doivent d’assumer ce qu’ils sont ou plutôt ce qu’ils jouent avec plus ou moins de talent et de conviction.


La Toile, que tu n’as pas connue, nous n’avions ni téléphone, ni télévision au Bourg-Pailler, m’a permis de m’adresser à toi ce matin avec l’espoir que tu me lises par-delà les espaces infinis. Tu ne te fâchais pas très souvent mais lorsque tu fronçais tes épais sourcils je savais que tu contenais l’orage intérieur qui montait en toi lorsque tu entendais à la radio – nous faisions grand silence pendant les infos – certains propos de démagogues ruraux. Je profite de l’occasion qui m’est donnée pour te dire merci et t’embrasse.


Ton fils


PS. La photo de papa est un repiquage fait sur une photo prise à la sortie de l’église Saint-Jacques de la Mothe-Achard le jour du mariage de ma sœur Marie-Thérèse. La qualité du cliché s’en ressent mais ce fut pour nous le seul moyen de garder de lui une image car il répugnait à poser.

 

 

 

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : les afterwork du taulier
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Lundi 17 juin 2013 1 17 /06 /Juin /2013 11:00

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Faudra vous y faire chers lecteurs le Taulier, toujours sur la piste de ses vaches, pour l’heure en Auvergne, a le chic pour dégoter le bon produit au bon endroit. C’est le cas de le dire puisque c’est au Bon Marché que j’ai trouvé un excellent yaourt nature de la ferme de Bassignac fabriqué dans le Cantal. Faut bien que j’ai des compensations car l’Intercités Paris-Bercy-Clermont-Ferrand c’est 3h 30, avec le retour ça fait 7 heures de trajet. La première fois que j’ai acheté les yaourts nature de la ferme de Bassignac j’ignorais leur provenance, mon choix se portait sur la dénomination produit fermier c’est-à-dire un produit vraiment élaboré dans une exploitation agricole.


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Trouvant le produit excellent, comme je suis d’un naturel fouineur j’ai cherché à en savoir plus sur la toile et je suis tombé sur le titre d’un article du journal La Montagne, du samedi 10 novembre 2012, édition du Cantal, Bassignac « Des yaourts en or distingués au Salon ». Mais nos amis auvergnats, ce n’est pas pour les critiquer, me laissaient sur ma faim car pour accéder à l’article il fallait raquer. Mais, comme vous vous en doutez, il en faut plus pour stopper votre Taulier. Profitant d’un de ses voyages en Auvergne il a demandé à l’un de ses collègues de la DDT du Cantal de lui livrer le dit article. Ce qui fut fait avec célérité et qu’il en soit remercié.


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Je vous le livre donc. C’est court. Pour ceux qui ne l’auraient pas saisi la morale de ma chronique est simple : si vous souhaitez qu’il y ait des fermes avec des paysans le geste qui sauve est d’une grande simplicité : achetez leurs produits lorsqu’ils sont de cette qualité. Merci pour eux.


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« Après avoir obtenu l’argent, c’est l’or qu’a décroché cette année La Ferme de Bassignac pour la production de son yaourt nature fermier. Une belle récompense, que celle du « fermier d’or » obtenue au dernier Sommet de l’agriculture, dans la catégorie produit fermier. Celle-ci vient couronner le travail de cette famille et la qualité de sa production. Car c’est bien d’une histoire de famille dont il s’agit. En 2006, La ferme de Bassignac diversifie ses activités et se lance dans la production de yaourts.


Pendant que les parents, Pascal et Martine, gèrent la partie de la commercialisation (Pascal est notamment responsable des livraisons et Marine de l’administratif), les deux fils, Vincent et Antoine, sont respectivement responsable de la production et de l’exploitation.


Une diffusion nationale


Vincent s’occupe de la production avec l’aide de Josiane Laporte, qui travaille depuis 20 ans sur l’exploitation. Outre les yaourts nature récemment couronnés d’or, La ferme de Bassignac produit également des yaourts à différents parfums. La diffusion se fait sur le Cantal, sur le Puy-de-Dôme et la Corrèze, par des livraisons directes à des points de ventes et sur la France entière par le biais de centrales d’achat. »

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : les afterwork du taulier
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Dimanche 16 juin 2013 7 16 /06 /Juin /2013 00:09

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S’il est un petit livre qu’il vous faut lire, une centaine de pages, c’est 6 publié par ZS Zones Sensibles link. De la bombe absolument, scotché, impressionné par le tranchant et l’efficacité de l’écriture. Le soulèvement des machines ça donne le frisson, ça fout les jetons, mais c’est pourtant la réalité des fameux marchés qui mettent à genoux ceux qui se considéraient comme les maîtres de notre planète.

 

De qui s'agit-il ?

 

Je m’appelle Sniper, et je suis un algorithme.

 

Je travaille de 9h30 à 16 heures, sans relâche.


L’espace où je travaille ne fait que quelques centimètres carrés, dans un bureau grand comme 7 stades de football américain loué spécialement par mes employeurs, pour une somme que j’estime entre 10 000 et 25 000 $ par mois, au 1700 MacArthur Boulevard, à Maswah*, une banlieue  endormie du New-Jersey située à une cinquantaine de kilomètres de New York.


  • mahwah signifiait pour les  Indiens delawares qui vivaient au XVIIIe siècle, « lieu de rencontre » ou « lieu où les chemins se croisent »


Je vis, comme certains étudiants, en colocation. Ceux qui partagent le frigo avec moi s’appelle Guerrilla, Stealth, Sumo, Blast, Iceberg, Shark.  Je passe mes journées à les observer attentivement, avec obstination.


Je suis tout sauf paresseux, je n’ai pas de costume ni de casquette arborant le logo de mes employeurs.


Je n’ai ni tête ni visage.


Je ne suis pas impressionné par les limousines.


Je ne dîne pas dans des restaurants quatre étoiles.


Depuis 2007 et le début de la crise économique mondiale, je n’ai cessé d’envahir les marchés financiers.


«En 2013 les algorithmes que l’on appelle « traders à haute fréquence » réalisent aux USA plus de 70% du marché, contre 10% en 2001. Après la seconde guerre mondiale, un titre appartenait à son propriétaire pendant quatre ans. En 2000, ce délai était de huit mois. Puis de deux mois en 2008. En 2013, un titre boursier change de propriétaire toutes les 25 secondes en moyenne, mais il peut tout aussi bien changer de main en quelques millisecondes. »


« Le 11 octobre 2010, deux ans après le soulèvement des traders à haute fréquence et au terme d’une année marquée par un krach fameux, Thomas Peterffy prenait la parole dans le salon Opéra du Grand Hôtel Intercontinental de Paris à l’occasion du congrès annuel de la World Federation of Exchanges. Cette année-là, le symposium était organisé par NSYE Euronext, d’où la présnec de son PDG Ducan Niederauer, l’ancien artisan de la montée en puissance des machines chez Goldman Sachs, et celle de Christine Lagarde, alors ministre de l’Economie française et future directrice du FMI. Devant la crème de la crème de la finance mondiale, Thomas Peterffy eut l’honneur de prononcer le discours d’ouverture du congrès »


1er temps : il retrace l’histoire du marché, l’émergence des courtiers, la question de la confiance en eux par leurs clients, puis la première révolution avec le télégraphe et le téléphone qui permettent d’augmenter le nombre des transactions, de mettre de la distance, de voir émerger des marchés centralisés avec des « règles élémentaires, des règles justes, nos marchés étaient en ordre et transparents. »


2e temps « l’émergence des ordinateurs, des communications électroniques, des marchés électroniques, des dark pools, des flash orders, des marchés multiples, des systèmes de négociations alternatifs… le trading à haute fréquence…


1ère conclusion «  ce que nous avons aujourd’hui est un vrai bordel »


Silence de mort dans la salle.


Peterffy enfonce le clou « Pour le grand public, les marchés financiers ressemblent de plus en plus à un casino, sauf qu’un casino est plus transparent et plus simple à comprendre. »


C’était du lourd car Thomas Peterffy est « le précurseur des marchés électroniques, respecté par tous, lui qui programmait des algorithmes avant de construire un cyborg unique en son genre, lui  qui  dirigeait une des plus importantes sociétés de courtage au monde, présente sur plus de cent marchés. »


Peterffy disait tout haut ce que tout le monde pensait tout bas.

     

Sa CONCLUSION «Les marchés financiers, du moins ceux de pays développés, sont arrivés à un tournant. Les technologies, la structure des marchés et les nouveaux produits financiers ont évolué plus rapidement que notre capacité à les comprendre et à les contrôler…


Tout cela a engendré ces dernières années une série de crises qui ont poussé beaucoup d’investisseurs à perdre confiance, à penser que le système tout entier est désormais un jeu truqué. 


C’est une évolution très dangereuse, car le but de nos marchés financiers est de guider l’évolution de notre économie en distribuant du capital aux industries et aux entreprises que nous voulons voir grandir, de permettre aux affaires et aux investisseurs de gérer les risques efficacement. Si le public en vient à penser que les marchés financiers sont une escroquerie, alors, les entreprises n’obtiendront pas les fonds dont ils ont besoin pour développer notre économie, créer des emplois et améliorer le niveau de vie. »


A la fin  de l’intervention : le silence respectueux, puis soupçonneux qui avait accompagné son discours perdura, puis l’on entendit un premier et timide applaudissement, puis d’autres, enfin toute la salle se mit à applaudir.


« Tous ces costumes qui ovationnaient Thomas Peterffy n’étaient en vérité qu’une belle bande d’hypocrites » qui savaient fort bien que le bordel allait continuer, rien ne pouvant entraver la fuite en avant de machines devenues incontrôlables.


À lire absolument !

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Samedi 15 juin 2013 6 15 /06 /Juin /2013 11:00

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En contrepoint de ma chronique de ce matin, pour les circuits courts je fais court. Je cite une note du Commissariat général au développement durable.


« L’engouement pour les produits agroalimentaires locaux est en partie lié à l’attente de moindres impacts environnementaux de ces formes de commercialisation, et en particulier d’un bilan carbone plus favorable du fait d’une distance parcourue par les produits moins importante. Or, c’est la phase de production qui pèse le plus sur les impacts environnementaux des produits agroalimentaires et notamment sur leur bilan carbone. Ainsi, les moindres distances généralement parcourues par les produits locaux ne suffisent pas à affirmer leur qualité environnementale.


Les avantages de la commercialisation locale consistent davantage en des atouts socioéconomiques : réancrage territorial de l’activité agricole, meilleure valorisation des produits par le producteur, rapprochement entre l’agriculteur et le consommateur, et plus grande implication des acteurs publics et des habitants dans l’agriculture, comme des consommateurs dans leurs choix alimentaires. La consommation locale peut ainsi contribuer à l’alimentation durable. » Le point sur - Numéro 158 - Mars 2013 link


Et pour ceux que le sujet intéresse, et s’ils sont les heureux habitants du Sud-Ouest ils peuvent s’inscrire AUX TABLES RONDES DU DÉVELOPPEMENT DURABLE à  L’ENSAT, le vendredi 18 octobre 2013 de 14H À 17H « UNE ALIMENTATION DE PROXIMITÉ POUR COUPER COURT AUX CRISES ? » avec Yuna Chiffoleau, sociologue à l’INRA, Florence Scarsi chargée de mission politiques d’une alimentation durable au Ministère de l’environnement et Pierre Moureu agriculteur.link

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Vendredi 14 juin 2013 5 14 /06 /Juin /2013 11:00

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J’aurais dû titrer cette chronique la vie rêvée d’avant. Comme le faisait très justement remarquer très récemment Jean-Marc Brocard, vigneron à Chablis, on parle peu de ceux qui travaillent dans les vignes. L’irruption de la mécanisation qui a allégé la pénibilité du travail n’a pas, comme dans les grandes cultures, rayée dans les vignes celui de la main. Ce matin j’évoque, au travers d’un superbe petit livre de Beppe Fenoglio, Le mauvais sort, publié en Italie en 1954, la vie miséreuse mais fière d’un jeune gagée par son père dans une ferme des Langue. C’est un tableau puissant et sobre de la vie paysanne piémontaise de l’entre-deux-guerres que l’auteur trace avec une écriture simple mais si proche du corps à corps de l’homme avec la terre.


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Une brochure publicitaire note « C’est incroyable comme les Langhe, partie du Piémont qui est comprise entre Asti et Cuneo, ont, en 50 ans changé de visage. Autrefois cette région était un territoire pauvre marqué par la dure vie dans les champs. C'est aujourd'hui une terre prospère où châteaux et bourgs interrompent l’harmonie d’un paysage dessiné par les extraordinaires vignobles du barolo et du barbaresco. (Voir absolument la vidéo).


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Deux passages du roman :


« Pour travailler sous le commandement de Tobia* on y laissait non seulement la première peau mais aussi un peu celle d’en dessous, il fallait se maintenir à leur pas à eux trois*, et ces trois-là marchaient comme trois bœufs sous le même joug.


Si au moins après toute cette peine on avait mangé en proportion, mais chez Tobia on mangeait en règle générale comme chez nous aux jours les plus noirs. À midi come au souper on  nous servait presque toujours de la polenta qu’on parfumait en frottant dessus chacun son tour un hareng suspendu à une poutre par un fil : le hareng n’avait plus figure de hareng, mais nous on continuait à le frotter quelques jours encore, et  celui qui avait le malheur de le frotter plus longtemps qu’il ne fallait, même si c’était Ginotta* qui était sur le point de se marier, Tobia le frappait par-dessus la table, il frappait d’une main pendant que de l’autre il immobilisait le hareng se balançant à son fils »


  • Tobia le fermier de Pavaglione
  • Tobia et ses deux fils
  • Ginotta la fille de Tobia

 

« Le propriétaire de Pavaglione était, et doit encore l’être, un monsieur d’Alba qui avait la plus belle pharmacie de la ville ; certaines fois Tobia allait jusqu’à se vanter lui-même de ce que son patron avait la plus belle pharmacie d’Alba et pourtant quand il parlait de lui il l’appelait patron de merde et lui souhaitait mille morts (…) quand il est venu avec l’un de ses amis qui était aussi d’Alba, un avocat. On était en février et ils avaient parié si la neige partait plus vite au Pavaglione ou à la ferme de l’avocat. Après avoir tout bien regardé ils se sont arrêtés pour goûter, la fermière leur a apporté du pain, du vin et quatre robiole l’une au-dessus de l’autre et ils les ont toutes entamées pour trouver la plus parfumée, mais ils ont fini par les bouloter toutes les quatre. Nous autres dans l’étable, d’étonnement, on s’était arrêtés de tresser les corbeilles pour les couveuses et on restait à la porte de la cuisine à les regarder avec des yeux hors de la tête. »


« Ce n’est rien, ce n’est que le vin qui est allé le toucher au cœur » le titre de ma chronique est une citation du roman, c’est la sœur de Tobia qui la prononce le jour du mariage de Ginotta.


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Jeudi 13 juin 2013 4 13 /06 /Juin /2013 10:57

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En 2009 j’écrivais « VINEXPO à vélo : c’est top coco ! »link

 

Pour 2013 je pensais embarquer ma « flèche d’argent » avec moi dans le TGV mais Périco Légasse m’ayant pris en otage samedi à Poitiers dans le domaine Royal de Ségolène pour gloser sur le goût des gnomes de la Commission je ne puis me faire accompagner de mon jeune et fougueux destrier. Déjà, comme je suis imprévoyant impénitent, j’ai trouvé le gîte et le couvert chez des amis sur la rive droite link à quelques encablures de Bordeaux, son lac et ses embouteillages je ne sais pas trop comment je vais faire pour me déplacer avec célérité entre le IN et les OFF ?


Je lance donc un appel à tous ceux qui m’aiment, ne vous bousculez pas, pour :


-          Soit me trouver un vélo en état de marche ;


-          Soit me faire des offres honnêtes de co-voiturage.

 

Comme je n’ai aucun programme préétabli, n'ayant répondu à aucune invitation, je suis donc libre comme l’air et en capacité de m’adapter à tout ou presque.


Merci de me contacter par les voies habituelles.


Et si je ne reçois aucune réponse, ce que je subodore, il se peut que tel un pèlerin de Compostelle je fasse VINEXPO à pied… 

 

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Mercredi 12 juin 2013 3 12 /06 /Juin /2013 11:00

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Ça s’appelle « l’assemblée » www.marianne.net/assemblée . Ça se passe à Poitiers les 14 et 15 juin chez la Présidente de la Région Ségolène Royal. C’est organisé par Marianne-France Culture- France Info. Pour faire simple les débats tourneront autour de la table à la française et il nous est recommandé de tout mettre sur la table. Pour les détails consultez le programme. Y’aura du beau monde. Votre Taulier, à la demande d’Eric Conan, remplace au pied levé un ex-commissaire européen à l’agriculture, Frantz Fischler, pour débattre avec Noëlle Lenoir ancien Ministre des Affaires Européennes d’un sujet cher à Périco Légasse, qui sera notre modérateur, «L’Europe favorise-t-elle le goût»


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Si vous êtes dans le quartier ou si vous passez par Poitiers, c’est gratuit dans la limite des places disponibles selon la formule consacrée, je vous invite à venir assurer ma claque entre 11h et 13h. Je plaisante bien sûr. Il y aura aussi l’après-midi un débat sur les AOC : « Que nous garantissent les AOC » avec François Morel, Philippe Brisebarre et Marcel Richaud, modéré par Eric Conan et un débat « La viticulture, une industrie chimique » avec Emmanuel Cazes et Patrick Baudouin, toujours modéré par Eric Conan.


Que dire de plus ?


Peut-être que je lancerai le débat en m’inspirant de la lettre que j’avais écrite sur mon blog «Chère maman d’accord avec Yves Camdeborde : «enlevons le mot gastronomique» au repas à la française inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco »


Chère maman,


Toi qui savais si bien faire le beurre blanc, monter des œufs en neige, confectionner un Paris-Brest, je t’écris ce matin à la fois pour te rendre hommage et surtout pour te rendre ton du. Oui maman outre que tu fusses un vrai cordon bleu, tu ne te contentais pas de mettre la main à la pâte, tu ne laissais à quiconque le soin de dresser la table. Nous n’étions ni riches, ni pauvres, mais dans la salle à manger – qui te servait en semaine d’atelier pour ta couture, ton univers d’organdi, d’organza, de crêpe de Chine ou georgette, de popeline, de gabardine, de flanelle ou de taffetas, là où tu taillais les patrons des robes que tu allais monter avec du fil à faufiler avant de les coudre sur ta machine Singer à pédale – sur la table à rallonges le bulgomme d’abord puis la nappe Linvosges impeccablement repassée avant d’y dresser la vaisselle de porcelaine de Limoges si diaphane, les couverts de la Ménagère étrange boîte verte où ils semblaient dormir pour l’éternité, les verres de cristal que je faisais chanter, en un ordonnancement dont les règles elles aussi semblaient venir de la nuit des temps. Venait ensuite un discret chemin de table : quelques pétales de fleurs du jardin, du houx ou du gui, puis les dessous de plats et de bouteilles. Parfois, les serviettes étaient mises en éventail dans le verre à eau mais maman tu préférais de loin la discrétion d’une position couchée sur l’assiette. Enfin, dans des vases cigognes de discrets bouquets venaient donner une touche champêtre à la table dressée. La suite ICI link

 

Et puis pour fayoter avec le modérateur – normal pour un vendéen amateur de mogettes – je le citerai :


« Sans paysans, pas de produits. Sans produits, pas de cuisine. Sans cuisine pas de gastronomie. Donc, sans paysans, pas de gastronomie. Il est là le trésor à préserver. Le repas gastronomique des Français, c’est celui qui met ces richesses en valeur et permet de les partager autour de la table dans un acte sensoriel et convivial qui rend hommage aux êtres humains qui se donnent du mal pour notre plaisir. Tel est le message culturel de cette heureuse et grande nouvelle. Veillons à ne pas le galvauder et à ne jamais le trahir ». Périco Légasse

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : les afterwork du taulier
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Mardi 11 juin 2013 2 11 /06 /Juin /2013 11:00

Suivre sur Twitter des comptes, qui ne se contentent pas de pépier ou  de se chatouiller le nombril, permet de se tenir informer sur ce qui se passe en notre monde mondialisée. Celui de Marc André Gagnon @vinquebec entre  dans cette catégorie pertinente.

 

Hier, en consultant le fil Twitter je tombe sur  Du vin du resto à la maison : l’industrie applaudit. Je clique sur le lien et je lis l’article de Jean-Luc Lavallée Agence QMI publié le 7 juin 2013.

 

« L’organisme Éduc’alcool et les restaurateurs applaudissent le gouvernement Marois qui va autoriser sous peu les clients à ramener une bouteille de vin du resto à la maison, mais ils restent sur leur appétit.


Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a confirmé jeudi qu’il avait l’intention de donner suite à la proposition des libéraux en acceptant un amendement tardif au projet de loi 25 sur les mesures budgétaires, qui sera vraisemblablement adopté la semaine prochaine.


«Cette mesure qui consisterait à boucher les bouteilles et à pouvoir les rapporter à la maison quand on est au restaurant, c’est une idée que je trouve judicieuse», a-t-il déclaré.

 

L’Association des restaurateurs du Québec (ARQ) a d’abord salué l’intention d’aller de l’avant, ce qu’elle réclame depuis au moins 15 ans. «C’est un exercice logique et de facilitation pour tout le monde, parce qu’on s’enfarge dans les fleurs du tapis depuis trop longtemps», a réagi François Meunier, de l’ARQ. » la suite ICI link

 

Moi je trouve ça très drôle car ici c’est possible mais peu de restaurateurs proposent cette possibilité à leurs clients pour des raisons que j’ai toujours eues du mal à comprendre. Au restaurant Les Climats link c’est possible, ce qui permet de commander de belles bouteilles lorsqu’on n’est que deux et de les rapporter discrètement chez soi.


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Samedi 8 juin 2013 6 08 /06 /Juin /2013 11:00

La partie de bras de fer entre la Chine et la Commission européenne continue et s’amplifie, après le beau vino ce sont les grosses autos qui risquent gros. Pourquoi ? Votre taulier a déniché dans l’une de ses chroniques la raison cachée du courroux chinois.link


Les faits : « Après la France, l’Allemagne pourrait faire à son tour les frais du courroux chinois en matière de commerce. Selon plusieurs sources européennes, Pékin menacerait désormais d’imposer des taxes douanières aux importations de voitures haut de gamme européennes. Une plainte contre les constructeurs automobiles du Vieux continent aurait ainsi été déposée auprès du ministère chinois du Commerce par des acteurs locaux. Cela viserait spécifiquement les voitures dont la cylindrée dépasse ou égale deux litres, soit plutôt des véhicules de luxe, segment où s’illustrent particulièrement les entreprises allemandes. Il leur serait reproché de vendre à perte et de bénéficier de subventions. « Nous pouvons confirmer qu’une plainte a été déposée en Chine. Mais nous ne sommes qu’à un stade très préliminaire de la procédure, ce qui ne veut pas dire qu’au final des droits de douane seront imposés aux Européens », indique-t-on au lobby représentant à Bruxelles l’industrie automobile européenne (ACEA). 


Les conséquences : L’Allemagne, avec Mercedes, BMW et Porsche se taillent la part du lion sur les voitures de plus de deux litres exportées en Chine, selon l’ACEA. Sur les 250.000 voitures exportées en moyenne vers la Chine chaque année, une grande partie appartiendrait à ces grosses cylindrées. Aux côtés des Allemandes, il faut également citer Ferrari ou Bentley. » link  


La raison cachée est là sous vos yeux ébahis.


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : les afterwork du taulier
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Vendredi 7 juin 2013 5 07 /06 /Juin /2013 11:00

Comme ce qui se passe à l’INAO tout le monde s’en fout ou presque, roule Mimile ce sera sans fleurs ni couronnes estampillées IGP pour la mise en bière et la mise en terre des AOC. Je ne porterai pas les cordons du poêle du corbillard tiré, à nouveau, par des chevaux car c’est tendance. Au cul du catafalque les chefs du troupeau verseront des larmes de crocodiles. Vive la norme, vive les signes de qualité massifiés, insoucieux que nous sommes de notre patrimoine commun le croskill des certificateurs est en action le petit peuple boira « sain » (sic) des vins cousins-germains. La proximité, le lien, tout ça c’est du baratin pour parisiens. Clap de fin ! Passons aux choses sérieuses !


Foot par Philippe Sollers


« Laissons l'actualité politique, d'une affligeante nullité, et respirons à l'air libre. Qui allait gagner la finale de la Coupe de France de football ? La courageuse équipe d'Évian ou les Girondins de Bordeaux ? Plaisanterie facile : l'eau minérale ou le vin ? Finalement, le vin. Les commentateurs, très partiaux, soutenaient ouvertement Évian, et on aurait cru, à les écouter, que Bordeaux était un club étranger, une sorte d'équipe anglaise. Le PSG appartient au Qatar, Monaco aux Russes, et, puisque la France est à vendre, comment soutenir Bordeaux, ma belle ville natale ? Je ne vois que les Chinois, déjà installés dans les châteaux de la région, grands amateurs et importateurs de vin et de cognac (contrairement à ce qu'aura cru ce buveur d'eau impénitent de Céline qui les a imaginés noyés en Champagne). Le président Hollande était là, il a réussi à soulever la lourde coupe d'argent, il a vite disparu, un peu grossi, derrière les joueurs en fête. Bravo, Évian, mais des millions d'euros chinois pour Bordeaux »link 


Villerambert-Julien par Fabrizio Bucella


« Le filet mignon de porc appelle à priori le vin blanc (…) Le Château Villerambert-Julien est un domaine de 76 hectares à Caunes. Le vin blanc est exceptionnel! Il est constitué à parts égales de roussanne et viognier, ce dernier cépage étant d'ailleurs de plus en plus utilisé dans les assemblages de la région, et ce pour notre plus grand plaisir. Le sympathique et très cultivé propriétaire, Michel Julien, m'a expliqué que la fermentation s'était arrêtée naturellement il y a de cela quelques vendanges. Souhaitant rester à l'écoute de la nature, il n'avait pas inoculé (NDLA ensemencer par des levures afin de faire redémarrer la fermentation). Il avait donc commercialisé son vin avec 3 à 4 grammes de sucre résiduel. Suite au succès d'estime de ses clients, il a décidé de retenter l'expérience les années ultérieures. Vous savez que je ne suis aucunement un fanatique des vins secs avec du sucre résiduel; il faut bien avouer que c'est tout à fait réussi, le vin alliant structure, rondeur et complexité. Un accompagnement de choix pour le met proposé. Un secret sur l'équilibre du vin? La fermentation malolactique n'est pas effectuée ce qui lui laisse une très belle vivacité en bouche. » link 

 

ZAZ--Rap dans L'Aveyron via Léonlink

 


Jacky Gelin par franceinter

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : les afterwork du taulier
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