Billet

Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 10:00

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Les Inrocks « 231 disquaires participent au “Record Store Day” dans toute la France. Pour s’y retrouver au milieu des 296 sorties on vous a préparé un guide pour l’occasion » link


DAVID BOWIE, «ROCK’N’ROLL SUICIDE»


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« Voilà l’incontournable objet fétichiste qui agite ce Disquaire Day 2014. Ce picture disc (un vinyle avec une photo imprimée à même les sillons, malheureusement souvent gage de son défaillant) regroupe le single Rock’n’Roll Suicide, titre final de l’album culte de Bowie The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars, et surtout sa version live jouée en clôture du fameux concert du 3 juillet 1973 à l’Hammersmith Odeon de Londres. Ce soir-là, David Bowie avait suicidé devant son public, interloqué, l’alter ego androgyne qui l’avait porté au firmament pop. Précédée du discours resté historique qui avait introduit la chanson, cette version déjà bien connue est tirée de Ziggy Stardust, the Motion Picture, la bande originale du film sortie peu après. » link


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 00:09

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L’autre jour, à cause de mon hernie fiscale et de mon ongle incarcéré, je me suis cassé la gueule de mon vélo. Le toubib m’a fait 10 points de soudure. Comme je n’avais pas ma carte virale j’ai dû cracher au bassinet. Pour sûr que c’est moins grave que de se choper la grippe à vierge, de se faire ligoter les trompes, de se faire enlever sa vésicule immobilière ou de se faire entuber par son gastrologue. En plus comme j’ai un acné du sommeil je voudrais faire un ketch-up. Pour ça j’ai contracté un spécialiste car j’ai peur qu’on soit obligé de me poser un pince-main-cœur.


Et ce n’est pas tout, ce n’est pas tout, comme si ça ne suffisait pas :


Les tanins sont suaves, gras et complets, racés, ou donnent le sentiment de race et d'équilibre au plus haut degré, bien dessinés, fermes mais serrés, élégants, peuvent avoir beaucoup de classe et parfois même, au coin d’un bois, les goûteurs découvrent de superbes tanins racés.


Le boisé peut-être exact contrairement au TGV, luxueux sans masquer une matière sensuelle et complète s’il est intégré adroitement.


La chair peut-être élégante, le corps plein et crémeux dans ses sensations tactiles.


Ainsi le vin peut-être hédoniste et généreux, avoir une très belle dimension à la fois intense et noble ; le fruit rouge lui est précis, plus solaire, gras et souple.


Bref, les goûteurs m’enduisent en erreur je suis en plein coma idyllique.


Ce qui précède provient :


1-      Du docteurMichel Guilbert qui a réuni dans un livre intitulé « C'est grave docteur? » (éd. L'opportun) près de trois cents citations de ses patients qui se mélangent les pinceaux (linguistiques) avec les termes médicaux.


2-     Du copié-collé d’extraits de commentaires (sans correction orthographique) de la sélection d’un duo célèbre du côté de Bordeaux avec les bonnes affaires, les valeurs sûres, retour au sommet et les stars du millésime. Pour plus de précision sur cette sélection prière de s’adresser à leur passeur de plats habituel que je trouve bien peu productif en ce moment… aurait-il eu de mauvaises lectures ayant entravées sa surface médiatique. Le mystère reste entier.


« Tannin racé


Beaucoup de classe dans le tannin.


Boisé exact, tannin racé, type Pauillac évident.


Boisé luxueux, mais ne masquant pas une matière sensuelle et complète pour le millésime.


très adroite intégration du boisé.


Bonne définition élégante et ferme, fruit rouge précis, tanin bien dessiné, allonge.


Onctuosité supérieure.


Fruit plus solaire, gras et souple.


vin hédoniste et généreux.


Très belle dimension à la fois intense et noble : tanin ferme, mais serré, chair élégante.


Corps plein et crémeux dans ses sensations tactiles, saveur riche, complexe, harmonieuse, tannin d'une parfaite élégance, sentiment de race et d'équilibre au plus haut degré »


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 09:07

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S’il est un roman qui a marqué ma vie c’est bien Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez, lu, dès sa parution en traduction française en 1968.

 

Un choc !


La démesure, l’irrationnel du quotidien, une langue puissante, exubérante mais parfaitement maîtrisée, un réalisme magique, font de l’épopée familiale Cent ans de solitude « le plus grand roman écrit en langue espagnole depuis Don Quichotte » selon Pablo Neruda.


Immense roman politique, récit merveilleux où Gabriel Garcia Marquez vous prend pour ne plus jamais vous lâcher. C’est fascinant, rien ne peut vous distraire de ce récit, véritable canopée de la dynastie des Buendia, depuis la création de leur village jusqu'à sa destruction par une tourmente. Calque fabuleux de l'histoire de l'humanité révélée au travers de 7 générations d'une famille confrontée à toutes les ambitions, de la science à la guerre sans oublier l'amour.


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C’est géant !


« La vie n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient » (Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez)


Oui c’est la mort d’un géant de la littérature, le Colombien Gabriel Garcia Marquez, dit «Gabo», son surnom affectueux dans toute l'Amérique latine, Prix Nobel de littérature 1982, décédé à son domicile de Mexico jeudi 17 avril. Il était âgé de 87 ans.


« Sa formation intellectuelle ainsi qu'un certain sens de la démesure lui viennent du colonel Marquez, son grand-père libre-penseur qui, pour meubler l'ennui d'un temps immobile, lui ressassait inlassablement ses souvenirs de la guerre des Mille Jours : une dévastatrice guerre civile qui, entre 1899 et 1902 opposa le camp « libéral » (dont il faisait partie) et celui des « conservateurs », et se solda par la victoire de ces derniers. »


« Bien des années plus tard, face au peloton d'exécution, le colonel Aureliano Buendia devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l'emmena faire connaissance avec la glace… »


C’est la première phrase, dans la traduction française de Claude et Carmen Durand, en 1968 du grand roman de Gabriel Garcia Marquez Cent ans de solitude, publié par les Éditions du Seuil (Paris) qui, dès sa publication en 1967, à Buenos Aires, a connu un succès extraordinaire qui surpris l’auteur. « Il fut sincèrement abasourdi par le succès de ce livre. Il l'attribua au fait qu'il était d'une lecture facile, avec son enchaînement de péripéties fantastiques. Toujours est-il que son impact contribua à la notoriété internationale des autres écrivains du « boom latino-américain », de Juan Rulfo à Mario Vargas Llosa, en passant par Jorge Luis Borjes, Julio Cortázar et Carlos Fuentes. »


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« Malgré le succès de Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez parle d'un livre « superficiel » et ne cache pas sa préférence pour un autre de ses romans, « L’amour au temps du choléra », publié en 1985. Une fois encore, il puise l'inspiration dans ses racines puisque le livre raconte l’histoire d’amour de ses parents, qui a été perturbée par la résistance des parents de sa mère, et notamment du colonel. »


Et pourtant « Toute l'Amérique latine se reconnaîtra bientôt dans cette saga héroïque et baroque. Cinq ans après sa sortie, Cent ans de solitude aura déjà été publié dans vingt-trois pays et se sera vendu à plus d'un million d'exemplaires rien qu'en langue espagnole. »


L’œuvre de Gabriel Garcia Marquez a été traduite dans toutes les langues ou presque, et vendue à quelque 50 millions d'exemplaires.


« La menuiserie »


Gabriel Garcia Marquez a toujours su qu'il deviendrait écrivain. « J’avais la volonté, les dispositions, le courage et la capacité de le devenir. J’ai toujours écrit et je n’ai jamais songé faire autre chose, disait-il. Si l'envie est là, l'étudiant en droit âgé de 20 ans peine néanmoins à acquérir les techniques d'écriture. Jusqu'au jour où un ami lui offre un livre qui le marque à jamais, « La Métamorphose » de Franz Kafka. En lisant les premières pages, il découvre la méthode narrative « pour hypnotiser le lecteur, disait Gabriel Garcia Marquez. Il faut une énorme quantité de clous, vis et charnières pour qu’il ne se réveille pas. C’est ce que j’appelle la menuiserie ».


Mon plus grand regret dans ma vie c’est de ne pas avoir eu le courage de me contenter de devenir un modeste menuisier…


Sources : le Monde et France 24


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 09:24

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La France profonde ça existe…


C’est une France située « à l’extrémité nord d’une langue de terre et de sable qui ferme le havre en son sud. Cette langue est une petite presqu’île dans la presqu’île, une impasse. Un bout du monde ! Les raisons de passer dans le coin sont peu nombreuses, la plus sérieuse étant qu’on y habite. Le bourg est joli et ses rues, désertes. Il n’y a plus de commerce, plus d’école non plus. Le cimetière n’accueille plus de cadavres depuis des années. On entend la mer, le vent et les oiseaux. Les maisons sont bâties avec une pierre grise qui, de loin, peut être prise pour du granit. »


Ce bout de France là se trouve « Entre Carteret et Granville, le flanc ouest du Cotentin égrène un chapelet d’anses creusées par des fleuves côtiers, fermées par des éperons sableux. Chacun de ces bassins (ou havres) enferme vasières, prés salés et mystères. Le tout forme un pays sauvage dont les prétentions balnéaires ne sont pas à prendre au sérieux. Les mystères, si. »


Des mystères ?


« L’une de ces anses, le havre de Regnéville-sur-Mer, est le théâtre de phénomènes singuliers. Depuis au moins quatre ans, une ou plusieurs personnes collent sur les murs des affiches qui n’ont ni queue ni tête. Ce sont parfois de simples ronds blancs, à la géométrie parfaite. D’autres fois, des chiffres peints en grandes lettres noires sur fond blanc. »


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Qui donc ?


« Nul ne connaît la signification de ces placards. Et nul ne s’en inquiète réellement : ici, on penche pour l’œuvre de plaisantins plutôt que pour l’expression d’une secte millénariste. Ces affiches font désormais partie du paysage. Dès leur apparition, elles furent classées au chapitre des anecdotes. »


Où donc ?

Ce confetti jeté dans ce bout de France c’est Grimouville l’un des trois bourgs qui composent la commune de Regnéville-sur-Mer.


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« Il est situé à l’extrémité nord de la langue de terre et de sable qui ferme le havre en son sud. Cette langue est une petite presqu’île dans la presqu’île, une impasse. Un bout du monde ! Les raisons de passer dans le coin sont peu nombreuses, la plus sérieuse étant qu’on y habite. Le bourg est joli et ses rues, désertes. Il n’y a plus de commerce, plus d’école non plus. Le cimetière n’accueille plus de cadavres depuis des années. On entend la mer, le vent et les oiseaux. Les maisons sont bâties avec une pierre grise qui, de loin, peut être prise pour du granit. Mais c’est de la pierre de Montmartin, un calcaire très dur que l’on faisait brûler naguère pour en faire de la chaux. Les retraités et les résidences secondaires se partagent Grimouville.

Le lieu est prisé des artistes, plasticiens et musiciens. La presqu’île a perdu plus de la moitié de sa population depuis le XIXe siècle, et la quasi-totalité de ses activités (pêche, huîtres, élevage ovin, carrières de pierres, fours à chaux) a disparu. Le havre s’envase et ne compte plus qu’une centaine de mouillages. Grimouville dort sur son passé et ses fantômes. Or, voilà que l’un d’eux s’arme d’un pinceau et d’un pot de colle, et s’en va barbouillant nuitamment, chaque semaine ou presque ! »


L’enquête


A la fin de 2012, Romain Jeanticou et Charles-Henry Groult, deux étudiants du Centre de formation des journalistes de Paris, ont mené l'enquête dans le village cotentin, pour finalement rencontrer le fameux « serial colleur ».


1 webdoc financé par une campagne de crowdfunding


L’histoire est retracée aujourd'hui dans un remarquable webdocumentaire « Le Mystère de Grimouville », mêlant vidéo et sens original de la narration.


Après avoir été récompensé du prix INSIDE Web&Doc Figra 2013, le projet des étudiants a été financé grâce à une campagne de crowdfunding sur le site Kisskissbankbank. Les 3 300 euros du budget ont été réunis, rendant le projet réalisable. Le Mystère de Grimouville est désormais en ligne ICI link


La morale de l’histoire


« Le maire est convaincu de connaître l’identité du fantôme : c’est un habitant de Grimouville d’une quarantaine d’années qui, par le biais de ces collages, effectuerait «une sorte de performance artistique». Mais il n’en a jamais parlé avec son administré. Et ne donnera pas son nom. A quoi bon ? »


«C’est le voyage vers le mystère qui est intéressant, pas le but, et puis le type tient à son anonymat», explique Charles-Henry Groult, qui préfère gagner en poésie ce qu’il perdra en efficacité journalistique. »


L’article intégral de Libération ICI link

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 00:09

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Le 20 juillet 2011 surgissait dans le ciel sans nuages des GCC une saga « L’ouragan sur les Primeurs se prénomme Marie » : elle faisait des extras au rayon charcuterie de Monoprix.


Tous les jours, sauf le dimanche, Marie de Saint-Drézéry allait foutre un bordel pas possible dans le monde des bisounours des GCC.


« L’arrivée de Marie à la gare Saint-Jean ne passa pas inaperçue : Tintin au Congo*, déchainé, criait à intervalles réguliers « Au feu, les pompiers ! » pendant que Lénine*, altier, juché sur l’épaule de sa maîtresse, tout hérissé, plus Persan que jamais, donnait le sentiment d’être une grenade dégoupillée. Me de Candolle, flanqué de son premier clerc, ne savait trop que faire face à cette grande brigue en tongs qui baillait aux corneilles sans se soucier de la nuée de photographes et de journalistes qui la pressaient de questions. Marie, plus ébouriffée que jamais, souriait, tout en faisant claquer, à intervalles réguliers, son bubble-gum, ce qui avait le don d’exciter plus encore son chat. Une grande pouffe de Voici se poussait du col pour lui poser la question la plus bête de l’année : « Mademoiselle de Saint-Drézéry quels sont vos projets ? ». Sans se démonter Marie lui répondait « Goûter les vins du dernier millésime ! » ce qui laissait pantois le représentant du syndicat des courtiers qui s’était glissé dans la meute. Derechef, il appelait ses commanditaires « Cette fille c’est tout sauf une gourde, je suis sûr qu’elle va nous donner du fil à retordre... »


* Tintin au Congo et Lénine sont les doux noms d’animaux de compagnie (qui sont plus que des biens meubles aux yeux de la loi française)

 

Ainsi jusqu’au 20 août 2011, 28 tableaux défilèrent sur mon espace de liberté.


Pour ceux qui voudraient se replonger dans l'intégrale de l’univers impitoyable des GCC ils le peuvent en allant ICI link


Bien avant Isabelle Saporta Marie de Saint-Drézéry levait le voile pour révéler dans toute sa nudité crue les us et coutumes d’un monde impitoyable.


Comme vous vous en doutez je suis resté très lié à Marie de Saint-Drézéry et je ne fus pas surpris de retrouver dans mon courrier d’hier le communiqué ci-dessous que bien sûr je m’empresse de publier.


NDLR : ce texte n’est en rien de la main du Taulier trop de détails techniques le prouvent... Seul quelqu'un du sérail peut en être l'auteur et Marie en fait partie.


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« Un certain nombre de rumeurs malveillantes ont été colportées à propos de notre décision de ne pas vendre en primeur cette année les vins du Château Alléluia.


Je n’ignore pas qu’en France le succès et la réussite liée au travail sont des choses  condamnables et que dans le petit milieu des commentateurs fielleux autant que jaloux, il convient de salir ceux qui entreprennent, prennent des risques et parfois gagnent contre tout pronostic.


La vérité, moi je la connais, je peux la dire et la signer sans rougir. Non, le Château Alléluia  ne connait pas de problème de vente. Si nos clients chinois ont décidé de ne pas honorer leur commandes de notre fabuleux millésime 2010, nous n’en sommes ni humiliés ni gênés. Si aujourd’hui 47000 caisses de ce vin merveilleux sont à nouveau sur le marché, nous n’en sommes ni responsables ni inquiets et savons que le négoce de la place de Bordeaux sera enchanté de les récupérer et de les diffuser à leurs clients de par le monde frustrés de ne pas avoir pu en acquérir quand nous l’avons proposé en primeur. 


La qualité des vins n’est ici nullement en question et le prix élevé certes mais justifié par les efforts réalisés ces dernières années à la vigne, au chai et à l’embellissement de la propriété, ne sont pas en cause. L’aménagement du port en contrebas de notre vignoble, la piste d’atterrissage pour jet privé sur les coteaux, l’embauche d’hôtesse parlant le Russe, le Mandarin et le Comanche des hautes plaines s’avère plus que nécessaire si l’on souhaite maintenir un cru au niveau de qualité que le consommateur est en droit d’exiger. Notre souci aujourd’hui est ne pas porter atteinte à l’image de la propriété et surtout à celle de l’appellation à laquelle nous sommes profondément attachés depuis bientôt 8 générations. Mais aïeux ont taillé à la serpette les vignes de ce terroir exceptionnel et mes cousins comme moi savons ce que veut dire « porter la hotte ». Personne n’est en droit de nous faire la leçon.


Que se passe-t-il avec ce millésime 2013 ?


Nous avons les premiers compris que la météo peu favorable nécessitait une intervention vigoureuse et rapide dans les vignes. Les premiers nous avons dès juillet effeuillé le côté levant avant de passer au côté couchant le 14 aout. Cette opération très onéreuse a cependant permis de récolter à maturité des baies saines, mûres, sucrées et fruitées. A l’écoulage, les arômes étaient d’une subtilité autant que d’une puissance telle que nous avons convoqué le laboratoire PIFO-MEMORY, spécialisé dans l’analyse  pré-malo des flaveurs avant entonnage qui a constaté et relevé un indice de 92 aromatobases sur une échelle de 100.


Cependant, l’équipe technique et moi-même sommes certains que l’élevage cette année plus que les autres sera déterminant dans la qualité finale des vins livrables. Un élevage parfait devrait apporter le gras, le charnu et la finesse qui pour l’instant n’existe dans ces vins qu’à titre de précurseurs.


Nous en sommes intimement persuadés, le millésime 2013, si l’on sait doser l’oxygène nécessaire, ni trop ni trop peu, pourrait détrôner en finesse bien des millésimes de grande réputation et apporter un démenti flagrant à ceux qui dès le mois de juin, dans l’idée de dévaloriser le classement bi annuel validé par l’INAO et le ministère des anciens combattants, ont décidé de salir le travail d’une profession d’artisans. Cet élevage, s’il tient nos promesses nous permettra à son aboutissement de faire taire les malveillants et de proposer aux consommateurs un vin de la grande lignée dans la plus pure tradition bordelaise.


 Ce sont ces uniques raisons – souci du consommateur, respect de l’appellation, volonté d’aller jusqu’au bout de l’expérience- qui nous ont guidé. Le reste n’est que billevesées et calomnies. »


Norbert du Boïs de la Clairière propriétaire et vigneron au Château Alléluia

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Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 09:06

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Nous adorons être contre, nous n’aimons rien tant que de vitupérer contre les gros producteurs, pour les plus vieux d’entre nous nous évoquons le bon vieux temps où à chaque coin de rue, dans le plus petit des villages, il y avait des petits quelque chose, pour les plus jeunes ils pétitionnent à tour de bras et de like sur Face de Bouc pour défendre les petits, pour les entre-deux ils poussent tristement leurs caddies.


Nous sommes bougons, grognons, chon-chon tout en nous vautrant dans les délices de la société de consommation.


Exemple, hier au soir, dans la file d’attente du concert auquel j’allais assister, mon voisin de devant maniait avec délice 3 téléphones : 1 IPhone, 1 Samsung, 1 BlackBerry et une tablette. Il était un bon résumé de notre asservissement à la pression de l’immédiateté.


Bref, quand allons-nous quitter nos pauses, mettre un peu de cohérences dans nos actes ?


Je ne sais !


En revanche ce que je sais c’est qu’aujourd’hui c’est l’heure de la sortie (allusion fine à un sommet de ringardise de Sheila).


Bougez-vous le cul : allez au cinéma !


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Les films d'auteur: «leur programmation est de plus en plus difficile» Face à une standardisation croissance des programmations, des distributeurs indépendants livrent bataille pour que les films d’auteur trouvent leur public dans les salles... Etienne Ollagnier, cogérant de Jour2Fête et coprésident du Syndicat des distributeurs indépendants, a répondu à vos questions. link


Aujourd’hui en effet sort sur les écrans un film de petits producteurs indépendants : Les Chèvres de ma mèrelink 


Si vous souhaitez que ces petits producteurs indépendants survivent joignez le geste à la parole, n’attendez pas que le film passe à la télé.


En plus c’est un excellent documentaire, vous ne perdrez pas votre temps.


1-      La Croix : Sophie Audier, réalisatrice du long-métrage « Les chèvres de ma mère », explique les raisons qui l’ont amenée à entreprendre un documentaire sur sa mère, éleveuse s’apprêtant à prendre sa retraite. « Garder une trace de cette expérience de vie » link 


2-    Le Monde « Les Chèvres de ma mère » : l'agriculture, une affaire de femmes link

 

3-    Libération « mes chèvres et tendres » link

 

Bonne toile chers lecteurs !


Je signale à Pax que ça passe à Strasbourg link


Les séances en province (3 salles dans les PO) ICI link Ce film est projeté dans 48 salles en France.


Merci pour votre contribution à la défense des petits producteurs indépendants…


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Lundi 14 avril 2014 1 14 /04 /Avr /2014 08:45

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Lorsque j’ai lu à sa parution « Extension du Domaine de la Lutte », alors que l’auteur n’était qu’un inconnu publié chez Maurice Nadeau, ce Houellebecq m'avait dérangé. Il m’exaspérait, même si son style atone, minimal, s'élevait parfois jusqu'à se hisser à la hauteur d’Emmanuel Bove.


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« Arrivé à St Lazare je trouvais refuge dans un café graisseux où un garçon aux cheveux pelliculeux et aux ongles sales, c'était la journée, me gavait de demi de bières tiédasses. Quand j'eus fini ma lecture j'allai pisser. Les toilettes étaient à la hauteur du standing de l'établissement ce qui ne m'empêcha pas de me poser sur la lunette. J'étais mal à l’aise. Cette espèce de putain de petit bouquin, que je tripotais nerveusement, avait remué en moi des zones d’ombre. Je fuyais, à quoi bon, mieux valait en finir le plus vite possible. Mon regard se posait sur les graffitis obscènes qui maculaient les murs des chiottes. La lie du monde, mon ambition d’y patauger pour oublier était-ce une meilleure voie que le suicide ? J’étais persuadé que oui car je voulais expier je ne sais quelle faute. C'est alors que je découvrais sur la jaquette le nom de l'auteur : Houellebecq. Etrange, il sonnait comme un nom d'abbaye, le Bec-Hellouin. Ce Houellebecq m'avait dérangé. Il m’exaspérait, même si son style atone, minimal, s'élevait parfois jusqu'à se hisser à la hauteur d’Emmanuel Bove. Son Tisserand, son personnage central, venait de réduire en miette mon postulat de la laideur. Houellebecq, que je sentais dans la peau de Tisserand, écrivait que ce type était condamné à la perpétuité des moches qui est de ne pouvoir aimer que des moches lui « dont le problème – le fondement de sa personnalité, en fait – c'est qu'il est très laid. Tellement laid que son aspect rebute les femmes, et qu'il ne réussit pas à coucher avec elles. Il essaie de toutes ses forces, ça ne marche pas. Simplement elles ne veulent pas de lui... » Ce type grotesque, minable, lamentable, n’avait pas l’ombre d’une chance alors que moi qui, avait tout pour réussir, par un masochisme morbide, je me jetais à corps perdu dans une vie sans perspectives.


Je suis 100% Aubert !


Le couple Houellebecq-Aubert, qui peut paraître improbable aux détracteurs nombreux du premier comme  aux admirateurs du second, c’est l’histoire d’une rencontre entre un livre, plus précisément d’un recueil de poèmes « Configuration du dernier rivage », acheté par hasard « sans préméditation » par Jean-Louis chez son buraliste, et d’un lecteur qui, à la page d'« Isolement » (devenu un clip irrésistible), prend sa guitare. « Dans l'instant, une mélodie surgit. Évidente. Trois jours plus tard, il a arrangé sept autres poèmes de l'ouvrage, surtout extraits du chapitre « Les parages du vide »


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« Laissez-moi donner des ailes à vos mots... ». demande-t-il à l’auteur !

 

Belle déclaration d’amour


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« L'histoire a commencé en mai dernier. Jean-Louis Aubert est le premier chanteur à consacrer un album entier aux textes du sulfureux et génial Michel Houellebecq. Il a agencé des mélodies autour du lexique houellebecquien, qui n'avait jamais aussi bien sonné jusqu'à présent. Le chanteur et guitariste, pionnier du rock français avec Téléphone, gagne une densité qu'on ne lui connaissait pas. Parolier de l'adolescence éternelle, Aubert acquiert au contact du réalisme cru de Houellebecq une dimension plus complexe. À l'écoute des chansons, Houellebecq séduit, se serait écrié: «C'est plus beau que ce que j'ai écrit!»


« Jean-Louis Aubert capte ce qui échappe généralement aux détracteurs de Houellebecq, la perte, l’abandon, l’amour, la mort. Dans ce disque, le musicien poursuit ce qu’il avait entamé avec ''Roc éclair'' sur la perte et la mort, il ne pouvait être que touché par les mots de Houellebecq qui tendait alors un propre miroir à la douleur du chanteur, qui avait perdu son père. Comme un frère jumeau ou un frère qui compléterait ce qui manque à l’autre, Jean-Louis Aubert habille les mots de Houellebecq en instillant une chaleur généreuse. Généreuse car délicate. Aubert fait la proposition d’un rééquilibrage aux mots désabusés de l’écrivain, en les portant avec des mélodies douces, tendres. Comme d‘habitude avec l’ancien leader de Téléphone, la guitare est omniprésente, le son rock aussi. » Olivier Nuc le Figaro link 


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Lundi 14 avril 2014 1 14 /04 /Avr /2014 00:09

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Puisque le Sénat vient d’adopter à l'unanimité, dans la nuit de vendredi à samedi dernier, un amendement de Roland Courteau au projet de loi d’avenir sur l'agriculture reconnaissant que « le vin, produit de la vigne, et les terroirs viticoles font partie du patrimoine culturel, gastronomique et paysager de la France » j’ai décidé de prendre le sujet à bras le corps en m’adressant directement aux enfants dès leur plus jeune âge.


Ils sont l’avenir de notre vieux pays poussif, la transmission passe par eux. Dans les manuels de l’école de Jules Ferry le vin et la vigne étaient abordés sans interdit.


La bien-pensance, le politiquement correct des prohibitionnistes, en toute hypocrisie, imposent à nos enfants « le cachez moi ce vin que je ne saurais voir… »


Nous ne nous laisserons pas faire : je suis pour le vin dans les maternelles, le vin lu et non pas le vin bu bien sûr !


Et je commence par le vin clair.


Pourquoi le vin clair ?


Tout bêtement parce qu’aujourd’hui je suis aujourd’hui à Aÿ à Terres et Vins de Champagne et que je vais en déguster.


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Comme je suis, vous le savez, d’une nullité crasse dans les domaines techniques  je me suis référé à un ouvrage de grande qualité Champagne Le rêve fragile de Samuel Cogliati.


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« Un vin clair est un vin de Champagne qui  a terminé sa fermentation alcoolique et qui est prêt à être assemblé avec d’autres vins avant d’être mis en bouteille où il redémarrera à nouveau sa fermentation pour la prise de mousse. »


En Champagne les règles  de l’AOC  imposent les vendanges manuelles.

 

« Autrefois, le raisin était transporté dans des paniers en osier appelés « mannequins ». Aujourd’hui, il est  véhiculé dans des cagettes en plastique perforée, puis porté le plus vite possible au pressoir pour éviter l’oxydation.


1900 centres de pressurage en Champagne.


2 types de pressoir :


1-      Le pressoir traditionnel  vertical carré ou rond, plus large que haut, qui permet un écoulement lent des jus.


2-      Le pressoir pneumatique.

« Les 4000 kg de raisins, appelés un marc, sont pressés en 2 fois »


1-      Une première presse ou « cuvée » ou « serre » (le meilleur jus) représente 20,50 hl (10 pièces champenoises de 205 l)


2-      Une deuxième presse ou « taille » représente 5 hl (2 pièces)


« L’excédent constitue les rebêches, destinées à la distillation. Autrefois, elles étaient traditionnellement laissées à la consommation des vignerons et de leurs ouvriers. »


« Par le passé, entre la taille et les rebêches était effectuée une deuxième taille, écartée de nos jours en raison de sa petite qualité »


« Si nécessaire – en fait très fréquemment –, les moûts sont chaptalisés avec du sucre (1% d’alcool potentiel maximum), afin d’atteindre idéalement un vin de base de 11-11,5%. »


« Dans un premier temps, on élabore un vin blanc sec tranquille, appelé « vin clair », dont la fermentation alcoolique et parfois malolactique se déroule en cuves (le plus souvent des cuves en acier inoxydable thermrorégulées d’un volume variant de 5à à plusieurs centaines d’hl), plus rarement en fûts. La pièce champenoise (205 litres) était autrefois largement utilisée ; depuis quelques années elle connaît un certain regain. »


« Sauf, de très rares exceptions (chez certains vignerons indépendants notamment), l’ajout  de levures et de bactéries industrielles  pour les fermentations est effectuées »


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Dimanche 13 avril 2014 7 13 /04 /Avr /2014 00:09

C’est le journal La Croix qui l’écrit, il ne saurait mentir


Le Monde surenchérit « un film admirable »


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Le mercredi 16 avril, à 14h, la réalisatrice de « Les Chèvres de ma mère » sera au MK2 Beaubourg pour une séance spéciale de son film. Une dégustation de fromages de chèvre proposée par le distributeur aura lieu à chaque séance de la journée du mercredi 16 avril.


Sophie Audier la réalisatrice filme sa mère Maguy bergère singulière qui, il y a 40 ans a troqué ses habits des villes pour ceux des champs. Je devrais écrire des prairies naturelles de Saint-Maymes, plateau d’altitude sauvage près des gorges du Verdon.


Elle filme un passage de témoin. Maguy, comme votre serviteur, doit faire valoir ses droits à la retraite auprès de la MSA mais pour ce faire elle doit transmettre son exploitation à un jeune éleveur. Celui-ci, celle-ci plutôt c’est Anne Sophie, jeune femme discrète et obstinée, fraîchement diplômée qui désire devenir à son tour éleveuse.


Au fils des mois, avec Blanche Neige, Cachou, Caféine, Danette, Clochette, Nuage… les chèvres du troupeau de Maguy se noue une relation entre les deux femmes pas toujours simple. Maguy aime son troupeau, le nourrit, le sort, le soigne, vêle les femelles, entretient avec ses animaux des liens forts, puissants. Elle trait dans la chèvrerie. Fabrique ses fromages avec un savoir-faire qu’elle maîtrise parfaitement.


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Maguy est une rebelle, une femme libre qui a choisi ce métier difficile et ingrat qu’elle exerce dans des conditions qui, bien sûr, ne sont pas du goût de nos chers normalisateurs nationaux et communautaires. Entre les deux femmes de deux générations très éloignées, la transmission n’est pas chose aisée, elle passe bien sûr par les mots, par les gestes mais aussi leurs non-dits, leurs silences et parfois par une forme de gêne. Maguy se sent dépouillée, Anne Sophie d’une certaine manière lui prend la plus grande part de sa vie.


Pour Anne-Sophie est pleine de bonne volonté, calme et déterminée, elle aussi aime les bêtes. Ce métier elle l’a choisi. Mais les choses ne sont pas simples, les dossiers de demande d’aides : la DJA, les autorisations diverses, les permis, les prêts qui se débloqueront si l’ensemble reçoit la bénédiction de l’Administration.


Le choc de simplification serait le bienvenue, cher Stéphane Le Foll, du côté de tes services du Var, comme d’ailleurs. En dépit de ton emploi du temps fort lourd je te conseille d’aller voir « LES CHÈVRES DE MA MÈRE » ou de te le faire projeter dans la salle de la cinémathèque du 78 rue de Varenne.


Ce documentaire, par son écriture, sa beauté pudique, l’émotion qu’il dégage, son intelligence simple aussi, nous happe pour nous entraîner dans le dur de la réalité.

 

Et pourtant nous sommes au cinéma, cela vaut bien des fictions...


S’il passe près de chez vous, allez-y.


Pour ce faire consulter la page Facebook du film link tous les renseignements pratiques y sont répertoriés.


À toutes fins utiles sachez aussi que LES CHÈVRES DE MA MÈRE  sont un peu aussi les chèvres de ma fille dont la petite société de production Mille et Une productions link produit ce beau documentaire.

 


Les Chèvres de ma mère, documentaire de Sophie... par LesBAdeVivalaCinema

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 12 avril 2014 6 12 /04 /Avr /2014 10:17

Ce samedi, afin de célébrer le « pesto genovese », à Paris est organisé la première édition d'un concours qui élira le meilleur pesto réalisé au mortier.


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Ça se passe dans un espace au nom qui fleure bon ma jeunesse : Le Purgatoire 54, rue de Paradis 75010.


Le lauréat (choisi par le jury parmi 30 candidats) sera qualifié d'office - et invité tous frais payés - au championnat du monde de pesto à Gênes en 2016, manifestation qui attire des chefs du monde entier.


Télérama écrit « Pour préparer le meilleur pesto du monde, oubliez les mixeurs aux lames acérées qui tranchent sans amour les feuilles de basilic. Préférez le mortier! Le vrai pesto, à la fois onctueux et granuleux, crémeux et légèrement croquant en bouche, fait appel à vos bras musclés pour pilonner bouquets de basilic à petites feuilles en provenance directe de Gênes, pignons, parmesan affiné 24 mois, pecorino sarde, gousses d'ail de Vessalico, sel, ainsi qu'une bonne rasade d'huile d'olive de la Riviera ligure. »


Votre Taulier, qui a un superbe mortier en marbre, y sera, non comme candidat mais en tant que reporter. Son amie Alessandra Pierini, Génoise d'origine et fondatrice de l'épicerie-cave italienne RAP à Paris a voulu que ce soit « un événement ludique et sérieux… » Elle a tenu à ce que «cette journée soit gratuite afin que le public puisse découvrir et déguster les produits de cette région. »


Alessandra rappelle « que le mortier est à la base de toutes les cuisines ancestrales à travers le monde ».


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Outre le basilic de Ligurie qui est maintenant une AOP, il faut de l'huile d'olive de la Riviera Ligure DOP du Frantoio Sant'Agata d'Oneglia Cette huile obtenue à partir d'olives taggiasche, variété autochtone, est de couleur jaune or, son arôme légèrement fruité, sa saveur délicate d'amande fraîche et de pignons en font l'assaisonnement idéal pour les poissons et la cuisine de la région, sans parler du pesto cela va sans dire !


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La petite oliva Taggiasca est caractéristique des collines d’Oneglia. Cueillie à la main, elle est mise en saumure avec du thym, du laurier et du romarin comme autrefois. Elle n'est dénoyautée qu'ensuite. L'olive Taggiasca ne pousse que dans la province d’Imperia.


Bien évidemment votre serviteur a accouché d’une chronique en juillet 2012  sur le « pesto genovese »


« Le pesto est vraiment un plat original de la cuisine ligure, on pourrait même dire que c’est notre plat national. Il est composé d’ingrédients qui poussent ici, chez nous, et qui ne coûtait rien autrefois ; un plat de pauvres. Le nom de pesto provient de pestare, écraser, car autrefois on pilait les ingrédients dans un mortier en marbre… » ainsi s’exprime Larissa Bertonasco dans joli petit livre de recettes de sa grand-mère : La nonna La Cucina La vita. « Toute la Ligurie, écrit-elle embaume des senteurs de mon enfance. Mes souvenir sont mêlés à l’odeur de la mer et du bois, du romarin et de la sauge, de la naphtaline aussi, et de l’alcool rectifié. » Pour ceux qui ignorent la géographie, la Ligurie forme un arc de cercle autour du golfe de Gênes partie de la mer Ligure. C’est l’une des plus petites régions d’Italie par les Alpes et l'Apennin très ouverte sur la mer et largement montagneuse. Elle touche la France à l’ouest et La ville portuaire de Gênes, située au centre, domine démographiquement la région, avec plus de 600 000 habitants sur le 1,6 million du total. »

 

Pour tout savoir sur le « pesto genovese » vous rendre ICI link

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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