Billet

Vendredi 25 avril 2014 5 25 /04 /Avr /2014 09:18

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Rassurez-vous je n’ai ni fumé la moquette ni ne suis tombé la tête la première dans un bénitier.


J’ai bien, comme tous les ans à la même époque, jeûné toute la semaine pour mettre en application le vieil adage : « vivre d’amour et d’eau fraîche ». Plaisanterie mise à part (lire Vivre d’amour et d’eau fraîche ? Deux biologistes réfutent le fameux adage link). Nulle trace de pratique religieuse, d’ascèse, dans ma semaine à l’eau fraîche, mais seulement le besoin de retrouver le goût des choses en me contentant du minimum vital tout en continuant à vivre normalement.

 

J’ai bien salué un futur saint, en l’occurrence Jean Paul II lors de sa visite officielle en 1989 sur l’île de la Réunion. J’accompagnais le 1er Ministre de l’époque Michel Rocard qui l’accueillait au nom de la République (le Pape est aussi un chef d’État). Voir absolument la vidéo pour voir Joxe et Rocard en chapeau à la messe. J’y étais aussi ce qui me permis de dire à ma sainte mère que j’avais peut-être gagné mon paradis.


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Rapprochement étrange j’ai vu aussi un autre futur saint, le futur Jean XXIII (1958-1963), alors simple cardinal, l’affable et bonhomme, Angelo Giuseppe Roncalli, lors de sa visite au séminaire des vocations tardives à la Flocellière en Vendée. Encore enfant de chœur j’accompagnais ma tante Valentine à cette cérémonie. Pour la petite histoire, lors du Conclave qui vit son élection je stupéfiais mon entourage en déclarant avec aplomb que ce serait lui le nouveau Pape.


Comme ma mère me donnait en ce temps-là « le bon Dieu sans confession » sans doute crut-elle que j’avais eu une vision.


Je porte donc chance aux futurs saints.


Blasphème bien anodin.


Il n’empêche que j’ai bien eu hier une vision, un songe étrange qui lui a peu de chance de se traduire dans la réalité.


En effet, alors que je chroniquais sur les marronniers cher à Michel Smith, un éclair foudroyant a soudain illuminé mes pauvres neurones déclinants. Et si, au lieu de nous bassiner avec leurs notes, leurs commentaires abscons, ceux qui se disent journalistes à la RVF s’attelaient au journalisme d’investigation pour éclairer les lecteurs de l’antique revue sur les mœurs du marigot vineux.


En effet, il est trop facile, trop commode de reprocher à l’Isabelle Saporta de s’être mêlée de ce qui ne la regardait pas, d’insinuer sournoisement qu’elle n’y comprenait goutte, de lui faire un procès en sorcellerie, de la couvrir d’opprobre, de la salir comme le fit l’odieux 2 Ruines, alors que les grands spécialistes de la chose du vin se contentent de jouer les Salomon d’opérette.


Imaginez une petite seconde la RVF publiant un reportage très critique sur le Grand Tasting  de B&D, levant ainsi le voile sur une mécanique bien huilée mais sur laquelle nul n’est en capacité de dire, et surtout pas les exposants présents, quel son impact réel sur les ventes, le développement du marché.


La crédibilité bien écornée de la presse du vin y gagnerait.


Je sais, vous allez m’objecter que la RVF, elle aussi, tient salon pour ramasser des picaillons.


C’est là où les athéniens s’atteignirent, où le chat se mordit la queue et que les annonceurs revinrent en force en me priant de prendre la porte du Temple du vin...


Vendre du vin, faire salon, aller au-devant des clients est indispensable mais, comme on le reproche à juste raison aux politiques et à leur petites mains qui se font cirer leurs pompes, attention aux conflits d’intérêt.


L’omerta est la règle.


Ça ne dérange personne. Le grand public s’en bat les couilles.  Nulle morale à ce songe mais comme une envie de dire « évitez de me la faire, la morale… »


C’est fait


Et pendant ce temps là « Bon Courtisan » en est réduit à se licher du  spritz link. Grandeur et décadence d’un pédant, cruel destin des cireurs de pompes, celui de l'Elysée s'est vu lui donner congé.


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 25 avril 2014 5 25 /04 /Avr /2014 00:09

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Dans sa Préface à l’Encyclopédie des Boissons publiée en 1970 Raymond Dumay, loin du verbiage pompeux de ce genre d’exercice, nous donne une magnifique leçon d’écriture avec la simplicité des belles plumes.


« Il est possible que ce trait ait échappé aux philosophes et aux moralistes, mais il était déjà connu des brasseurs de bière égyptiens qui l’ont transmis comme un secret aux planteurs de thé chinois, qui l’ont redit aux vignerons méditerranéens, sans chercher à le cacher aux cultivateurs de moka : « Depuis qu’il y a des hommes et qu’ils boivent… ils n’ont jamais cessé d’avoir soif. »


Rendons-leur justice. Sans jamais avoir entendu parler de diététique, les buveurs ont toujours su ce qu’ils faisaient. Boire est le premier besoin de l’homme… Jamais personne ne fait la grève de la soif. Elle, elle tue.


De nos jours, cette nécessité pourtant si impérieuse passe inaperçue. S’il y eut un temps où l’homme fit sa boisson, tout pour l’humanité a commencé le jour où il s’est laissé faire par sa créature. Tous les drapeaux des grandes civilisations tiennent dans une chope, une tasse, une coupe : bière pour l’Egypte et la haute Antiquité, thé pour la Chine et l’Extrême-Orient, café pour l’islam et l’Amérique, vin pour la Méditerranée, et demain peut-être le whisky…


Aussi le peu profond fossé qui sépare boisson et civilisation est-il depuis longtemps franchi. Un fameux slogan, créé par Platon, mais diffusé en latin, le « basic english » de l’époque, se maintient depuis deux mille ans : In vino veritas. Il n’y a pas plus de vérité dans le vin que dans le beurre de cacahuète, mais le vin et a vérité ont le même père : le contact entre les hommes, la même mère, l’information. Tous, aux temps anciens, se trouvaient rassemblés dans les ports de mer ou d’eau douce, où apparurent les civilisations.


Fait plus étrange encore : toutes les boissons rassemblées dans ce livre sont inutiles. Pour vivre, l’eau suffit. Mais on meurt d’eau pure. Ce que nous avons tous besoin d’être plus que nous-mêmes et nul ne l’a exprimé avec plus de force que Gaston Bachelard, philosophe comme Platon, et bourguignon comme vous et moi : « C’est dans la joie et non dans la peine que l’homme a trouvé son esprit. La conquête du superflu donne une excitation plus grande que la conquête du nécessaire. L’homme est une création du désir et non pas une création du besoin. »


Raymond Dumay.


Voir

1-      Mercredi 30 juin 2010 « Terrot, terroir, un Replongeard sur la route des vignes : Dumay Raymond » link 


2-      Vendredi 2 juillet 2010 « La vigne de Bourgogne ressemble à ces femmes de 40 ans que l’on dit mûres... » link

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Jeudi 24 avril 2014 4 24 /04 /Avr /2014 00:09

Je n’ai jamais adhéré à l’écologie politique parce que j’en suis resté à l’écologie pratique, celle du quotidien, mais j’ai toujours eu un faible pour Daniel Cohn-Bendit le seul Vert qui a de la vraie moelle politique. Voir la vidéo  ICI link


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Mercredi 16 avril c’était la der des ders pour Daniel Cohn-Bendit. Ce mercredi, après quatre mandats de cinq ans au Parlement Européen, le turbulent co-président du groupe des Verts, 69 ans, a fait ses adieux. Dans un discours empreint d'émotion, il a lancé un appel à «se battre contre les idéologies eurosceptiques de droite et de gauche». Dans ce dernier plaidoyer à Strasbourg défendant une «Europe fédérale», Cohn-Bendit a mis en garde ses confrères contre «le nationalisme». «Le nationalisme, ce n'est pas seulement la guerre, c'est l'égoïsme. L'hégémonisme, c'est l'égoïsme. Et si nous avons une crise politique aujourd'hui en Europe, c'est peut-être parce qu'il y a des tendances hégémoniques en Europe. Si nous continuons comme cela, nous détruisons ce que nous avons construit», a-t-il déclaré.


Dany, a mis en garde contre la montée du populisme : «N'ayez pas peur d'affronter les bêtises de l'extrême droite et l'extrême gauche quand ils parlent de l'Europe».


«Relisons Camus, soyons Sisyphe! Soyons heureux en remontant en permanence la boule européenne pour faire avancer l'Europe».


Dany aime lever le coude boire de bons coups, de champagne surtout, avec de la bonne bouffe, alors pour son départ je lui offre le vert du Pesto de Genovese ( l’un des pères de l’Europe des 6 fut Alcide de Gasperi) et je lui dis  pour nos souvenirs commun de mai 68 « Sous les pavés la vigne ! »

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Commission Barroso : la colère de Daniel Cohn... par LeNouvelObservateur

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Mercredi 23 avril 2014 3 23 /04 /Avr /2014 11:02

En chroniquant, sur la grand Philippe de Decazeville exilé à Paris pour tenir un Lieu du Vin tout à côté du Père Lachaise et d’un restaurant finement dénommé la mère Lachaise, j’avais très envie d’emboîter le pas à Louis-Bernard Robitaille lorsqu’il « allume » les prétentieux de Parisiens. Mon envie était d’autant plus forte que l’anecdote qu’il compte dans l’Introduction de son livre « Les Parisiens sont pires que ce vous croyez » pourrait se dérouler partout dans notre vieux pays,  Bourgogne y compris. Les gens du vin ont aussi la même suffisance que les Parisiens.


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Donc « un patron de presse canadien qui a réservé un salon particulier chez La Pérouse (restaurant qui a depuis longtemps perdu ses trois étoiles, mais reste fort cher) commande une bouteille de montrachet link en prononçant le « t » ce qui lui vaut une mise au point du larbin en tenue : « On ne dit pas si on dit mon-Trachet, monsieur, mais mon-Rachet. » Mauvaise humeur du patron : « Je ne sais pas si on dit mon-Trachet ou mon-Rachet, tout ce que je sais c’est que a seule fois que j’en ai commandé j’ai été servi. – Bien, monsieur », réplique le maître d’hôtel avec une courtoisie appuyée qui signifie : c’est quand même vous le blaireau… »


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MONTRACHET GRAND CRU 2002 HENRI BOILLOT 300 CL 1.200,00 EUR

 

Et pendant ce temps-là  Laurent Gotti s’interroge gravement à propos d’ « Arnault, Pinault... Clos ! »


Le rachat du Clos de Lambrays par LVMH signe l’entrée des grands crus de Bourgogne dans l’univers des marques de luxe. Faut-il s’en plaindre ?


#polémique, #Grand cru link 

 

Et moi je souris, le choc des réalités… le monde mondialisé… lamento… parts de marché… prix du foncier… et tout et tout... 

 

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Mercredi 23 avril 2014 3 23 /04 /Avr /2014 00:09

Je n’ai pu résister au plaisir de faire le lien.


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Lundi soir je lis sur la page Face de Bouc Le Lieu du Vin link de Philippe Cuq « Les bouteilles sont ouvertes... Paolo Conte chante...


On est prêts ! »


Sitôt une nouvelle amie de Face de Bouc, Italienne de Pescara, Francesca Marinelli link, croisée au Purgatoire (oui, oui, rue du Paradis) lors du Pesto Day organisé par Alessandra Petrini, m’envoie un message où elle dit s’intéresser aux évènements du Lieu du Vin.


Là, je me dis : « il est vraiment fort ce Philippe… un vrai Aveyronnais capable de séduire une belle italienne en lui jouant du Paolo Conte pour l’attirer à son Lieu du Vin… »


Bravo Philippe !


Je pars lire au lit et que lis-je ?


L’histoire est racontée par Louis-Bernard Robitaille qui, jusqu’à tout récemment, était le  correspondant à Paris du grand quotidien canadien La Presse. C’est un grand connaisseur de notre vieux pays. Pour preuve il a écrit 2 essais sur nous : en 2010 Ces impossibles Français  et cette année Les Parisiens sont pires que ce vous croyez, publiés chez Denoël. Regard décapant, une plume pleine d’humour, c’est savoureux avec une bonne dose  de mauvais esprit qui nous remet à notre place.


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« Il y a une vingtaine d’années, peut-être un quart de siècle, j’étais attablé à une terrasse à l’angle du boulevard Beaumarchais et de la place de la Bastille lorsque je vis le début d’une manifestation d’un style inusité (…)


Note mémorielle de l’auteur : « République-Bastille, c’était le parcours attitré du Parti communiste (avec une variante pour les grandes occasions : République-Nation), cela reste celui de la CGT et des défilés syndicaux unitaires… »


« Alors c’est qui aujourd’hui ? » demande-t-il au serveur de la brasserie.


-          Ah !  Ce sont les Aveyronnais de Paris qui défilent. Ils fêtent un anniversaire, un centenaire je crois. 


Le cortège ressemblait à une cérémonie religieuse, un enterrement ou un Te Deum. Tous les participants avaient revêtu des habits traditionnels, lourds, noirs et ornementés. Ils marchaient derrière de grandes bannières, de grandes images, des oriflammes portées à bout de bras. Tout le monde se déplaçait avec une lenteur cérémonieuse au rythme d’une fanfare qui reprenait inlassablement le même thème.


Où allait le défilé ? Dans mon souvenir il tournait autour de la place et n’allait nulle part. Il ne revendiquait rien, n’avait pas d’objectif stratégique. Il donnait plutôt l’impression de constituer une démonstration de force et de prestige, de vouloir marquer son territoire, comme le font les lions mâles dans la savane (…)


Précision d’importance faite à l’auteur par un patron de café à la mode  de la rue du Pas-de-la-Mule « Ce sont les Aveyronnais qui tiennent qui tiennent Paris. » Il avait même précisé : « Ce n’est pas l’Aveyron qui tient Paris, c’est l’Aveyron nord. » Autrement dit Rodez et sa région, d’où viennent beaucoup de ces marchands de bois et charbon montés à la capitale au début du XXe siècle et qui ont produit un impressionnant réseau de brasseries et bistrots célèbres, Lipp, La Coupole, le Balzar, les grands cafés de la place des Vosges, puis le café et l’hôtel Costes entre autres. »


Rappel aussi de ce qui fut l’un des plus importants journaux de la capitale, un « objet-culte » : L’Auvergnat de Paris, fondé le 14 juillet 1882, dont pendant plus d’un siècle les petites annonces détinrent un quasi-monopole sur les transactions d’importance dans le secteur des bistrots. »


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Point sensible : la relation Auvergne-Aveyron, l’auteur note à juste titre l’Aveyron ne fait pas partie de la région Auvergne. « Mais sa partie nord, autour de Rodez, se rattache indéniablement au Massif Central. L’immigration aveyronnaise ou auvergnate à Paris avait souvent les mêmes secteurs d’activité et le même profil sociologique. »


« Boulevard Henri IV, Le Réveil, qui resta jusqu’à la fin du XXe siècle l’un des vrais bistrots parisiens, était tenu par un couple, lui du Cantal, elle de l’Aveyron, preuve que l’amour peut transgresser les frontières et les interdits ancestraux. »


Le Monde du 1er février 1994 « affirmait qu’à Paris les Rouergats tenaient 50% des bistrots et 90% des bars-tabacs – un chiffre invérifiable et sans doute un peu exagéré, mais qui donne une idée de leur place prépondérant dans la limonade parisienne. »


Note de l’auteur « Ces chiffres, qui fournissaient un ordre de grandeur, doivent être aujourd’hui sérieusement être revus à la baisse en raison de l’arrivée massive des Chinois dans ce secteur d’activité, notamment des immigrés originaires de Wenzhou, une ville au sud de Shanghai. Selon Le Point du 23 août 2012, ils seraient aujourd’hui propriétaires de… 60% des bars-tabacs franciliens ! »

 

Les Chinois, toujours les Chinois, comme dans le vignoble des GCC de Bordeaux, mais à Paris la relève sera vigneronne avec le Lieu du Vin de Philippe, haut-lieu des belles et rares quilles même de néo-vignerons aveyronnais.

 

Le mot de la fin est de l’acide Philippe Meyer « il se dit autour de Rodez et de Villefranche-de-Rouergue que « Paris est la plus noble conquête de l’Aveyron. »


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mardi 22 avril 2014 2 22 /04 /Avr /2014 12:04

Ce n’est pas une lubie mais un appel à une prise de conscience de nos contradictions de citoyen-consommateur râleur, le défi de la fabrication locale n’est en rien passéiste, ringard, bien au contraire ce que fait la main au plus près constitue l’un des enjeux de notre économie post-moderne. L’innovation, la créativité, l’inventivité se nourrissent aussi de l’acte de production dans des secteurs qui semblent définitivement voués à la délocalisation. Se réapproprier, transmettre des savoir-faire, ce n’est pas se défendre mais passer à l’offensive, se départir de notre pessimisme mortifère. Ce matin, Védrine sur France-Inter soulignait que les Français croyaient moins en leur avenir que les Irakiens et les Afghans.


Putain, arrêtons de nous auto-flageller !


Alors une toute petite contribution fort modeste mais rafraîchissante via des jeunes gens que j’aime bien Made in Townlink   


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1-      Rencontre avec Yannick Chanteclair, fondatrice de la Bonneterie CHANTECLAIR par Pascal Gautrand


« Sur le plan historique, le rayonnement de la ville de Troyes nait de l’essor de la bonneterie industrielle qui se développe dès 1820 et atteint son apogée au milieu du XXème siècle. De nombreux bonnetiers ont donné naissance à de fameuses marques françaises telles que Lacoste, Petit Bateau ou Dim. Même si, depuis plusieurs dizaines d’années, un fort courant de délocalisation a largement affaibli l’industrie locale de la maille, de nombreuses entreprises demeurent encore dans la région comme ce peut être le cas de la Bonneterie Chanteclair.


A l’occasion de la présentation de la collection de T-shirts MOY chez Made in Town, nous nous sommes entretenus avec Yannick Chanteclair, fondatrice et dirigeante de la Bonneterie Chanteclair, installée à Troyes depuis 1973. »


La suite ICI link 

 

Pascal Gautrand

 

Made in Mazamet, fondateur de Made in Town, consultant et enseignant, il est diplômé de l’Institut Français de la Mode et ancien pensionnaire de la section Design de mode de la Villa Médicis à Rome. Il développe une réflexion, principalement dans le champ de la mode, autour de la culture de la fabrication. Sa démarche, tournée vers la valorisation des savoir-faire, s'exprime au travers de l'écriture, de la vidéo et du stylisme. En tant que consultant il collabore notamment avec Première Vision à l'organisation de Maison d’Exceptions : l'espace dédié aux savoir-faire textiles au sein du salon parisien et le magazine en ligne éponyme dont il est rédacteur-en-chef.


2-      Ets Legeron | Parurier à Paris

 

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Lundi 21 avril 2014 1 21 /04 /Avr /2014 11:54

De toute ma carrière je n’ai exercé de fonctions d’inspection car je n’ai que peu de goût pour ce type de travail, j’aime trop l’action en alternance avec la réflexion, en revanche lors de mon passage au 78 rue de Varenne j’ai pu constater que beaucoup de membres des grands corps d’Inspection de l’Etat, des Finances et Cour des Comptes, avaient une grande appétence pour les cabinets ministériels. Moi, simple contractuel, j’ai eu sous ma direction ce type de bel esprit, brillant, compétent, ambitieux. Pas simple mais très intéressant de pouvoir leur mettre le nez dans la réalité et leur voir perdre de leur superbe.


Le point de vue d’Hélène Strohl qui a partagé quelques années de service à l'IGAS (Inspection générale des affaires sociales) avec Aquilino Morelle, me paraît digne d’intérêt.


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Elle dit de lui « qu'il est aimable, drôle et très intelligent. » avant d’ajouter qu’elle « n'aime pas les dénonciations publiques »


Je partage son point-de-vue lorsqu’elle souligne qu’ « Aquilino Morelle incarne un type de hauts fonctionnaires: ceux qui considèrent que l'administration, le service public ne constituent plus un lieu intéressant de pouvoir et qui pensent qu'une carrière réussie débouche forcément sur un poste politique ou /et lucratif dans une entreprise privée. »


« … comme un certain nombre de membres des corps de contrôle de l'Etat, il n'a jamais considéré que le contrôle, l'audit, le conseil de divers services publics, d'Etat, de collectivités territoriales eût une quelconque importance ni le moindre intérêt. Sauf quand il s'agissait de rapports à forte densité politique et médiatique.


Les objectifs du service public sont devenus pour toute une série de hauts fonctionnaires totalement abstraits. Ils méprisent la petitesse des actions quotidiennes, le petit nombre d'usagers concernés par le bon fonctionnement d'un hôpital ou d'un service départemental de protection de l'enfance comparés à l'importance des grandes analyses économiques et statistiques aboutissant à de grandes réformes, gravées «dans le marbre (certains le disent encore) de grandes lois. Que l'on renouvelle à périodicité de plus en plus fréquente puisqu'elles sont de moins en moins mises en œuvre.


Ce qui n'est pas généralisable ou universel dès le premier abord ne mérite pas qu'un fonctionnaire haut s'y intéresse. »


C'est une illusion que de croire que l'on se prémunira par des procédures, déclarations, contrôles etc. contre « les conflits d'intérêt ».


Lire l’ensemble de la chronique ICI link

 

« Servir, c’est la devise de tous ceux qui aiment commander » Jean Giraudoux

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Lundi 21 avril 2014 1 21 /04 /Avr /2014 00:09

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Le sieur Boireau Denis, défenseur de la veuve (Amiot) et de l’orphelin petit producteur de vin, qui adore plonger son nez dans les verres – pas les Verts ni les autres vers – en un commentaire effervescent, ose écrire au Taulier : « Et il y en a un qui reste malheureusement oublié: le Cerdon. Pour soutenir les petits producteurs Français, plutôt que du Prosecco, recommandez le Cerdon! »


Allons, allons, l’ami de Léon pêcheur d’occasion dans les fonds de l’Insula Oya, tu ne pourras prendre le Taulier à contre-pied.


Découvreur il fut dès novembre 2008 avec sa chronique « L'Ain et le Cerdon "Clos de Bierle", c'est le luxe au naturel »


« Le Cerdon qui, pour moi, est un vin d'initiation par excellence. Lorsque je l'ai découvert et apprécié, voilà plus de 10 ans, au restaurant du Square Trousseau et que j'ai ensuite entrepris une tournée chez les cavistes parisiens pour m'approvisionner je suis revenu bredouille. Pas un seul flacon de Cerdon et, pire encore, certains cavistes ignoraient jusqu'à son existence. Je dû, par l'internet, contacter le vigneron, Thierry Troccon pour savoir où je pouvais me procurer son nectar. C'est à Boulogne-Billancourt qu'il se nichait et je dus prendre ma petite auto pour enfin combler mon désir de Cerdon. Depuis, chez moi c'est devenu le must des jeunes pousses. Ils adorent... C'est frais, c'est rouge, c'est peu alcoolisé, c'est désaltérant, c'est joyeux car ça pétille naturellement, que demander de plus... » link


Fait tes comptes Denis : 10 ans + 6 ans ça fait un sacré bail que je défends le Cerdon, j’ose même écrire que c’était un temps où tu en étais encore à draguer les filles plutôt qu’à siffler des quilles.


L’âge, l’antériorité, le nez, c’est la force du Taulier : « découvreur un jour, découvreur toujours »


Aujourd’hui ma crèmerie vous recommande le Cerdon 2013 de Raphaël Bartucci disponible à la Cave des Papilles rue Daguerre link

 

 

La référence naturiste via Olif dont j'ai pompé le jeu de mots link

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Dimanche 20 avril 2014 7 20 /04 /Avr /2014 00:09

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La nouvelle est tombée : « La direction de la Seita, filiale d'Imperial Tobacco, a annoncé ce mardi officiellement la fermeture de l'usine de Carquefou près de Nantes (327 salariés). C'est ce qu'ont indiqué deux représentants des salariés CGT.


Lors d'un Comité central extraordinaire réuni ce mardi à Paris, la direction du cigarettier a par ailleurs annoncé la fermeture de l'usine de Nottingham (Royaume-Uni, 570 salariés). Au total en France, 366 postes seront supprimés et 130 seront créés en Pologne. La direction n'a pas précisé la date de la fermeture du site nantais, a-t-on indiqué de même source. Le site de Bergerac sera également touché. »


La Seita, dont le siège est à Paris, emploie actuellement environ 1 150 salariés sur cinq sites en province : deux usines de production de cigarettes, à Nantes et Riom (Puy-de-Dôme), une usine de traitement du tabac, au Havre (Seine-Maritime), deux centres de recherche, à Bergerac (Dordogne) et Fleury-les-Aubrais (Loiret), selon les données communiquées par la direction.


L’usine de Carquefou a produit en 2013 plus de 12 milliards de cigarettes des marques Gitanes et Gauloises. Plus largement, la Seita représente la descendance historique du monopole d’Etat de la production et de la distribution du tabac en France, instauré par Jean-Baptiste Colbert. Aujourd’hui filiale du groupe anglais Imperial Tobacco, la Seita a été une entreprise d’Etat jusqu’en 1995 avant d’être privatisée et fusionnée avec Tabacalera (groupe espagnol).


Par ailleurs, le tabac français s’exporte énormément et dans des pays variés, en Allemagne mais aussi jusqu’en Russie et en Irak notamment. Actuellement, 35 % du tabac produit est destiné au marché français, le reste étant exporté. La France est le 5ème producteur européen de tabac et compte plus de 2.000 planteurs dans l’Hexagone.


J’ai connu la SEITA et j’ai prononcé un discours, au nom de Michel Rocard, à Poitiers lors d’un Congrès des Planteurs de Tabac.


Je suis un ancien fumeur. Jamais addict car n’ayant fumé que des Gitanes ou des Boyards, maïs parfois link , roulé sur la fin mes cigarettes et téter des cigares cubains link . J’ai cessé de fumer sans problème il y a presque 20 ans. Je peux à l’occasion tirer sur une clope ou un cigare mais jamais sur une des grosses merdes industrielles bourrées de substances addictives.


L’industrie du tabac, avec des boîtes comme Monsanto ou les chimiques de type Bhopal ou celles des armes, est l’une des pires qui officie sur cette planète. Pour vous en persuader visionner « Thank You for Smoking » (Merci de fumer) film américain réalisé par Jason Reitman, sorti en 2006. Le film est adapté du roman éponyme de Christopher Buckley.


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« Nick Naylor est lobbyiste pour la société Big Tobbacco. Il met son charme, son talent et son sourire au service de son entreprise pour contrer les politiques de prévention contre le tabagisme. De conférences de presse en talk-shows télévisés, il défend l'indéfendable sans le moindre scrupule. Ses deux meilleurs amis, Polly et Lorne, travaillent respectivement pour le lobby pro-alcool et le lobby pro-arme. Mais Nick a du mal à convaincre son ex-femme qu'il peut aussi être un père modèle pour son fils. Un jour, il rencontre Heather, une jeune journaliste à qui il confie ses méthodes de travail peu orthodoxes. Lorsque ses propos paraissent dans la presse, tout son monde s'écroule... »


Alors, lorsque je vois des « rebelles » qui conchient la société de consommation, Nike aux pieds, tout en tirant sur leur Marlboro, je suis vénère. Ils engraissent des multinationales de merde, et pour ce qui est des grôles payées au prix du caviar se foutent pas mal des mecs qui les ont fabriqués. Pourtant ils ont le choix contrairement à l’achat de certains produits entièrement délocalisés link 


Je ne fais la morale à qui que ce soit, simplement j’exprime mon ras-le-bol face au foutage de gueule. Point barre…


C’est triste on ne va plus pouvoir s’enfumer les bronches avec des clopes Made in France !


Et dire que fumer un joint est hors-la-loi…


Des taxes, des taxes, c’est bon pour le Trésor Public… « le tabac participe aussi au financement des comptes sociaux: pas loin de 15 milliards d'euros de taxes diverses par an sur les cinq dernières années selon la Cour. Cette somme recouvre essentiellement les droits de consommation (10,7 milliards d'euros) et la TVA (3,5 milliards). En 2013, l'Assurance-maladie percevra 68% de ces 15 milliards, la Caisse national d'allocations familiales (Cnaf) récupérant, elle, 9%. »


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« 30 000 ouvriers toujours en grève dans une usine chinoise link


Plus de 30 000 ouvriers étaient toujours en grève dans l'usine Yue Yuen de la ville de Dongguan, dans le sud de la Chine, près de dix jours après le début de l'arrêt de travail. Les employés de l'usine qui fabrique des chaussures de sport pour Nike et Adidas refusent depuis la semaine dernière de reprendre le travail, en se plaignant de leurs conditions salariales, de leurs contrats d'embauche lacunaires et de carences dans leur couverture sociale. « Les travailleurs poursuivent leur grève, et leur nombre a sans doute augmenté », a commenté à l'AFP Dong Lin, membre d'une association de défense des droits, basée à Shenzhen et proche des ouvriers. Selon Dong Lin les grévistes exigent le paiement d'allocations sociales qui leur seraient dues. La direction de l'entreprise s'est engagée à effectuer un rattrapage dans ces versements d'ici la fin de 2015, a relaté à l'AFP une salariée du site. Mais cette proposition a été rejetée par les ouvriers en grève, inquiets par la perspective que la direction puisse brusquement décider de fermer l'usine pour la délocaliser, sans honorer ses promesses, un cas de figure classique en Chine. »

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 10:00

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Les Inrocks « 231 disquaires participent au “Record Store Day” dans toute la France. Pour s’y retrouver au milieu des 296 sorties on vous a préparé un guide pour l’occasion » link


DAVID BOWIE, «ROCK’N’ROLL SUICIDE»


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« Voilà l’incontournable objet fétichiste qui agite ce Disquaire Day 2014. Ce picture disc (un vinyle avec une photo imprimée à même les sillons, malheureusement souvent gage de son défaillant) regroupe le single Rock’n’Roll Suicide, titre final de l’album culte de Bowie The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars, et surtout sa version live jouée en clôture du fameux concert du 3 juillet 1973 à l’Hammersmith Odeon de Londres. Ce soir-là, David Bowie avait suicidé devant son public, interloqué, l’alter ego androgyne qui l’avait porté au firmament pop. Précédée du discours resté historique qui avait introduit la chanson, cette version déjà bien connue est tirée de Ziggy Stardust, the Motion Picture, la bande originale du film sortie peu après. » link


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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