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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 00:09

Rosee-005.JPGLes beaux esprits de la Grande Epicerie du BM se secouent les neurones pour renouveler leur stock d’accroches pour allécher le chaland des beaux quartiers. Leur dernière trouvaille : Seconde Ligne ne laisse aucun doute par son graphisme sur la référence rugbystique. Arrêt sur images avant d’en  revenir à cette sélection de seconds vins.

 

La seconde ligne ce sont le 4 et le 5

.

Des noms qui furent mythiques : Lucien Mias et André Herrerro ou même Walter Spanghero qui jouait aussi en troisième ligne et de plus récents Fabien Pelous(FRA), Colin Meads(NZ), John Eales(AUS), Martin Johnson(ANG), Frik Du Preez(AFS), Willie-John McBride(IRL), Malcolm O'Kelly(IRL), Lionel Nallet(FRA), Ali Williams(NZ), , Bakkies Botha(AFS), Victor Matfield(AFS)…

 

Qu’est-ce qu’un deuxième ligne ?

 

Réponse d’un pilier : le docteur Serge Simon

 

« Le deuxième ligne est agenouillé derrière moi. Il passe sa tête entre la hanche du talonneur et la mienne. Il glisse sa main entre mes jambes et remonte vers mon ventre. Il cherche la ceinture de mon short, l'empoigne fermement et tire vers le bas. Il serre de plus en plus fort. En même temps, il cale son épaule sur l'arrière de ma cuisse. Quand il faudra entrer en mêlée pour l'impact, il me plantera comme une écharde de cent quinze kilos dans la viande du droitier adverse. Je suis une flèche il est mon arc.

 

Les deux secondes-lignes vont maintenant se lier entre eux pour refermer le ventre de la mêlée. Avant de passer leur tête entre nos cuisses, ils avaient commencé à s'épauler, l'un par-dessus l'autre. Toujours dans le même ordre. Ce n'est qu'une fois collés à leur piliers chacun de son côté, qu'ils se compactent le plus durement possible...De chaque côté, les corps des deuxièmes-ligne nous prolongent comme deux centaures se partageant ces trois regards. a ce moment précis, le temps est suspendu quelques secondes. L’abdomen de la mêlée va s'obturer. Le talonneur a refermé les ailes de la mêlée. Le cinq de devant n'est plus qu'une seule chose. »

 

Le poste de deuxième-ligne est l'un de ceux qui à le plus changé avec le rugby moderne.

 

Réponse de Lucien Mias

110107_212724.jpg

 

«Rien n'est comparable du fait du changement des règles, des équipements. Premier exemple : j'avais des chaussures en cuir qui montaient au-dessus des chevilles et quand il pleuvait, elles devenaient de plus en plus lourdes. Nous étions des joueurs ils doivent être des athlètes... Le suivi médical était balbutiant et je sais aujourd'hui que je n'étais pas en forme au mois de mai et juin à cause des pollens qui gênaient ma respiration. En 1950, on demandait aux cinq de devant de gagner le ballon en touche et en mêlée. On leur interdisait presque de jouer au ballon ! C'étaient «les bourriques», les «bœufs», etc. Nous étions encore dans la France rurale et les paysans étaient musclés pour l'épreuve de force et non pour des exercices exigeant de la finesse des gestes manuels. Il y avait même Montferrand, qui jouait avec des avants pourvoyeurs et des demis auteurs de drops. Les ballons s'arrêtaient au demi d'ouverture ! Et c'était efficace.

Au fil des ans, la France a repoussé l'âge de la scolarité, les machines agricoles sont arrivées et les professeurs dans les collèges ont fait de la formation à tous les sports (basket, athlétisme, handball, cross, etc.), ce qui a changé la donne. Progressivement sont apparus des joueurs différents, qui ont repensé le jeu du poste. Certains pouvaient le faire mais ne savaient pas l'expliquer ou n'osaient pas le faire devant l'establishment. Mon tempérament m'a porté à dire que le poste de deuxième-ligne devait être offensif, d'où la proposition de la touche en mouvement et du demi-tour contact pour assurer la continuité du mouvement debout. La grande différence en touche, pour le deuxième-ligne, c'est qu'en 1958 le sauteur, aidé par un partenaire en ligne, provoquait une pénalité. Actuellement, l'ascenseur est autorisé et on a l'impression que le sauteur d'aujourd'hui a un potentiel de saut incroyable par rapport à jadis si on compare des photos ! »

 

Donc si j’ai bien suivi la leçon les ex-bœufs de la mêlée sont devenus des grands sauteurs avec ascenseur ! Alors si j’en reviens aux sujets de la comparaison : les seconds vins je me dois de faire quelques remarques berthomesquiennes :

Rosee-003.JPG 

1-      Le second vin est un concept bordelais sur lequel je m’étais arrêté sur la base d’une image cycliste Les Poulidor des châteaux link alors les très chers innovateurs du BM, parce qu’il n’y a pas que les grands châteaux de Bordeaux dans la vie, ont cru bon tout de même de proposer des Bourgogne (15), des Beaujolais (6), des Vins de Loire (9), des vins de la vallée du Rhône (7), des Vins du Sud-Ouest (5), des Vins du Monde (6), des Vins du Languedoc-Roussillon (8), des Vins de Pays (sic) (9). Ça fait un peu raccrochage aux branches mais bon ce n’est pas l’essentiel.

 

2-     Ils n’ont pas eu le temps de relire leur dépliant, étrangement modeste pour une fois, car nous avons droit à : Bouilly, Sancere, Marionet, Corp, et aux Cotes du Luberon qui se dénomment maintenant Luberon tout court. Mais bon on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a : c’est le choc des images qui compte, les mots ça n’a pas plus beaucoup d’importance, non !

 

3-     Si je mets mon pif sur la liste de la seconde ligne bordelaise j’y vois des incongruités. En effet, que je sache :

 

Château Turcaud cuvée majeure 2010 rouge 8,40€ n’est pas un second vin

 

Château Tire Pé Diem 2008 rouge 6,70€ n’est pas un second vin mais le vin de mes « copains », c’est pour la rime, mes amis Hélène et David Barrault du château Tire Pé à Gironde/Dropt.

 

Château de Potensac 2001 rouge Médoc 16,85€ est un cru bourgeois dans le giron de la famille Delon Léoville-las-Cases mais n’en est pas un second vin puiqu’il existe une chapelle de Potensac

 

Château Gressier Grand Poujeaux 2008 rouge Moulis 14,90€ acheté par le Château Chasse Spleen en 2003 n’est pas un second vin de celui-ci

 

Château Poujeaux 2006 rouge Moulis 24,50€n’est pas un second vin mais c'était le chouchou der Pompidou.

 

Château Maucaillou 2007 rouge Moulis 18,40€ n’est pas un second vin puisqu’il existe un N°2 de Maucaillou

 

Le Haut Médoc de Maucaillou 2006 8,90€ n’est pas un second vin voir ci-dessus

 

Château Rouillac 2009 Pessac-Léognan en blanc 21€ et en rouge 22€ n’est pas un deuxième vin. Il existe un baron et un dada du château de Rouillac.

 

Château Moulin Noir 2006 rouge Montagne saint-Emilion 9,75€, à ne pas confondre avec Château Vieux Moulin Noir  Lussac Saint Emilion Grand Vin de Bordeaux issu de l'Agriculture Biologique, pour ce faire lui donner son nom exact château du Moulin Noir qui n’est pas un second vin ;

 

Château Maucamp 2004 rouge haut-Médoc 12,90€ cru bourgeois supérieur n’est pas un second vin.

 

Château Lilian Ladouys 2006 rouge 12,50€ Saint-Estèphe n’est pas un second vin

 

Château Ormes de Pez 2008 rouge Saint Estèphe 23,00€ n’est pas un second vin.

 

Château Phélan-Ségur 2008 Rouge Saint Estèphe 28€ n’est pas un second vin, je ne suis pas sûr que cette qualification plaise à M.Gardinier.

 

Château Tour de Marbuzet 2005 rouge Saint Estèphe 27,00€ ne me semble pas être le deuxième vin de Haut Marbuzet même s’ils ont le même propriétaire Henri Dubocq.

 

Ça fait donc 14 vins hors-sujet. Vous me direz ça n’a aucune espèce d’importance. J’en conviens mais alors pourquoi introduire ce concept de seconds vins qui ne fait que compliquer ce qui l’est déjà un chouïa. A force d’embrouiller le consommateur avec des baratins inutiles on ne fait qu’ajouter de la confusion. Peut-être est-ce d’ailleurs le but du jeu.

 

4 - Pour ce qui concerne les vrais seconds vins je les ai classés par ordre de prix croissant : à vous de juger et d’y associer le premier ! Attention aux millésimes... Je signale qu'ils sont placés sur des présentoirs circulaires dans l'enfilade de l'entrée principale.

 

Benjamin de Chantegrive 2006 rouge Pessac-Léognan mais c'est un Graves 8,80€

 

Croix de Carbonnieux 2007 rouge Pessac Léognan 12€

 

La Chapelle de Potensac 2007 rouge 2007 12,90€

 

Le Dada de Rouillac 2009 rouge Pessac-Léognan 13€

 

Pavillon du Glana 2006 rouge Saint Julien 13,00€

 

Charmes de Cos 2006 rouge saint Estèphe 13,00€ (ne serais-ce pas le Cos Labory ?)

 

Héritage de Chasse Spleen 2008 rouge Haut Médoc 13,50€

 

Esquisse de Tour de Figeac 2007 14,80€

 

Les Chênes de Bouscaut 2008 Rouge Pessac-Léognan 15,50€

 

Initial de Desmirail 2005 rouge Margaux 15,50€

 

Château les Hauts du Tertre 2006 rouge 16,40€ Margaux

 

Pélerins de Lafon Rochet 2006 rouge Saint Estèphe 18,50€

 

Château Lacaste Borie 2008 rouge Pauillac 18,90€

 

Les Fiefs de Lagrange 2006 rouge Saint Julien 20,00€

 

La Sirène de Giscours 2006 Margaux rouge 20,50€

 

Château Moulin de la Lagune 2008 rouge Haut Médoc 21,00€ ne serait-il point que le Moulin de la Lagune cadet du château la Lagune ?

 

Le Baron de Brane 2004 rouge 2007 21,00€

 

Esprit de Chevalier Rouge 2006 rouge Pessac-Léognan 21,70€

 

Marquis de Calon 2006 rouge Saint Estèphe 21,90€

 

La Closerie de Fourtet 2007 rouge Saint Emilion Grand Cru 22,50€

 

Connétable de Talbot 2007 rouge Saint Julien 23,50€

 

Les Hauts de Pontet 2006 rouge Pauillac 24,50€

 

Les Sirènes de Giscours 2003 rouge margaux 24,75€ ce pluriel me paraît bien singulier

 

Echo de Lynch Bages 2008 rouge Pauillac 25€

 

Le Petit Lion de Léoville Las Cases 2008 rouge Saint Julien 36,00€

 

Clos du Marquis 2008 rouge Saint Julien 38€

 

La Réserve de la Comtesse 2006 rouge Pauillac 41€

 

La Chapelle de la Mission Haut-Brion 2004 et 2008 Pessac-Léognan rouge 45 €

 

Alter Ego de château Palmer 2006 rouge Margaux 63€

 

Le Clarence de Haut-Brion 2008 rouge Pessac-Léognan 75€

 

4-     En matière de comparaison si les ci-dessus sont des deuxièmes lignes qui se sont mués de gros bœufs en sauteurs on ne peut faire le même constat pour la première ligne qui reste, elle, composée de gros calibres. Mon ironie est sans doute gratuite mais bon je n’ai pu retenir ma main. Certains devraient dans la première ligne cultiver l’esprit de finesse plus que le body-building !

 

5-     Pour conclure sur une note joyeuse cette chronique laborieuse je vous recommande d’aller sur le site du château Tire-Pé link car la comparaison avec les bœufs de la deuxième ligne doit les faire sourire eut égard à l’origine du nom de leur propriété. J’ai chroniqué à deux reprises link et link

 

6-     Pour le DieM 2008 de Tire-Pé 100% Merlot, élevage de 6 mois en cuve c’est du facile à boire, ça se boit tout seul. Je vous le recommande. Un détail tout de même, fâcheux lui, lorsque j'ai voulu acquérir une bouteille de Diem, après avoir longuement cherché, il me fut répondu qu'il ne serait là que la semaine prochaine. Pas content le taulier d'être privé de son Tire Pé...

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Nicolas 06/03/2012 17:13


Il les a appréciés, semblerait-il, quoiqu'il ait rajouté qu'il lui semblait qu'un simple Bordeaux générique ne pouvait de toute manière pas dépasser dix année de garde.... De toute manière nous
restons bloqués par une barrière infranchissable pour un simple Bordeaux supérieur sans plus de relations de proximité avec la personne...


Faites moi plaisir, ne restez pas aveuglé par des images véhiculées par certains "grands"dégustateurs faites vous votre propre opinion. Nous sommes une petite équipe convaincue que c'est le
Terroir et les Hommes qui sont à la base de tout et que nos vins doivent "transpirer" ces convictions. Nous ne cherchons pas à rentrer dans un standart et l'avis de toute personne amatrice de
vins nous intéresse qu'il soit professionnel ou non. Je préfère que les gens qui boivent nos vins les associent à leur vie et à des moments intime de leur vie de famille plutôt que d'avoir un
98/100 de M. Parker qui certes nous permettrait d'être plus à l'aise techniquement mais ne resterait qu'un instantané fugace.


Je suis ingénieur agronome et oenologue et cela fait 15 ans que je travaille dans le bordelais. J'aurais pu très facilement me tracer une belle carrière au sein des Grands crus médocains mais
c'est en Entre-deux-Mers où les Terroirs sont les plus forts que je préfère voir s'épanouir mon amour du métier.


Continuez à lire mon Blog, imprégnez vous de ce que je souhaite y voir transparaître et peut être alors, suite à un égarement momentané, vous retrouverez l'envie, j'espère, de déguster nos vins.

Luc Charlier 06/03/2012 09:02


Il était sympa, ton billet (N° 7), Nicolas.


Dommage que Parker ait aimé tes vins, je commençais à avoir envie de les déguster.

Nicolas 05/03/2012 21:45


Ah, la fièvre, c'est terrible et ça rend parfois l'esprit un peu réducteur mais il est vrai de toute évidence prolixe en écriture. J'ose espéré que les viticulteurs authentiques existent encore à
Bordeaux et je pense que si tous les déçus du système quittaient le navire, l'avenir serait bien triste dans le Libournais... Moi j'y suis, j'y reste et je fais en sorte que les choses changent,
à mon niveau et c'est déjà ça. Mais que voulez vous ma naïveté vient certainement de mon jeune âge...

Luc Charlier 05/03/2012 16:10


Je précise que j’écrivais le post N° 5 au moment où le taulier et Broustet publiaient les leurs. Je n’en avais donc pas connaissance.
Toutefois, il répond to the point sans le savoir.


 


En outre, j’éprouve depuis ce matin (hier soir en fait) tous les signes avant-coureurs de ce qui va devenir une ... grippe : tête
qui bourdonne, articulations très douloureuses, chaud et froid, extra-systoles en pagaille et aucun souffle. Pas de fièvre ni de toux à ce stade. Les P.O. sont en pleine épidémie pour l’instant.
Je vais donc pouvoir partager mon temps entre oreiller et clavier (suivant les caprices du « pretty paracetamol », comme le chantait Fischer-Z du temps où les Anglo-Saxons lui prêtaient
des vertus psycho-analeptiques).


C’est à ce moment-là qu’on regrette de ne pas s’être fait vacciner.


Pourquoi ? Parce qu’ici mon « diplôme » n’est pas valable. Donc je n’ai pas le droit de prescrire. Donc je dois aller
chez le toubib du village (très compétent et adorable) et je n’en ai pas le temps. Je préfère le voir en copain, pour une bouffe. Vous voyez pourquoi je suis un internationaliste ... En France,
mais dans les autres pays également, il est évident que les médecins sont  les plus compétents au monde, et que tous les étrangers sont des manches.
Donc, il faut « valider ses acquits ». Cela crée de l’emploi .... pour ceux qui contrôlent la validation. J’ai dit « emploi », pas travail.


 


Tiens, comme cure anti-grippale, je crois que je vais essayer l’attribut 501 (silice de corne). D’une part, il saute par dessus les
frontières. D’autre part, il va me dynamiser un peu. Et surtout, c’est un geste de connivence envers Broustet.

Luc Charlier 05/03/2012 14:43


Je me doutais bien que – vous avez compris le système, non ? – ma « petite » exgération susciterait une réponse. Il
faut lire la dernière ligne du « post » (N° 2), qui remet les choses en perspective.


Néanmoins - et je pense la même chose pour mes amis de Touraine ou de l’Anjou, ou des vignobles allemands, qui pratiquent les tries -
le rendement total d’un hectare est celui qui cumule le vin sec et le vin doux, plus parfois des effervescents, en somme TOUS les raisins qu’on y récolte. Mais c’est invérifiable.


 


Quand on dit A, il faut aussi lâcher B. J’y vais donc :


 


1) J’ai, pendant 20 ans environ, adhéré au grand barnum girondin. J’y ai eu des « amis ». J’ai mangé à la table familiale de
Claude Ricard (le soir de mes 33 ans) et du Dr Nicolas et ai eu des contacts passionnants avec des personnages aussi différents que Jean-Claude Berrouet ou Pascal Delbeck. A une époque, j’ai eu
en cave au moins un millésime de TOUS les crus bourgeois. La Belgique du vin était totalement cadenassée par le marketing des Chartrons et de Libourne, de Sauternes, par l’habileté des Corréziens
et par le partisanisme de la Sopexa. Et tous les chroniqueurs belges participaient de ce clientélisme, certains étant réellement achetés.


Puis, pour des raisons multiples (ma participation à In Vino Veritas, mon enseignement au CERIA, l’osmose inverse) mais aussi car je
passais de plus en plus de temps à la vigne (je veux dire, vraiment, l’outil à la main), j’ai pris conscience de la duperie et, inévitablement, j’ai rompu le lien.


 


2) Il serait crétin de prétendre qu’il n’y a pas de bon vin à Bordeaux. Ma désaffection - outre l’aspect « marketing » -
tient à trois facteurs : le prix que rien ne justifie (en dehors des « overheads »), le cabernet pas mûr et chaptalisé que je déteste, les rendements démentiels.


 


3) J’élabore – depuis 7 millésimes  – du vin d’AOP, en soignant moi-même le vignoble (10
ha), en assumant la cave à moi tout seul et en prenant en charge l’export. Il n’y a que le tractorisme que je ne fais pas, même si je me suis retrouvé inconscient sous mon chenillard retourné en
2006 (depuis lors, je limite ce petit jeu). J’ai pu ainsi vérifier certaines de mes conceptions, et affiner des perceptions.


Je ne bois plus JAMAIS de Bordeaux.


 


Cela étant, en toute franchise, je souhaite le plus de bonheur possible à toutes les propriétés viticoles familiales d’Aquitaine. Je
leur souhaite des ventes, des bons millésimes, du développement. Et je souhaite en même temps – j’en perçois le caractère impossible hélas – la disparition pure et simple de l’agro-alimentaire du
vin au main des institutionnels, des banques, des assurances et des groupes financiers.


Tu vois, Broustet, ce n’est pas de la jalousie. C’est simplement une expression moderne de la bonne vieille lutte des classes. Qu’on
soit marxiste ou non – qui l’est encore ? -, qu’on le veuille ou non, c’est encore elle qui dirige la société, même devenue mondialisée.

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