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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 15:09

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J’ai un adage : moins j’en fais mieux je me porte et ce n’est pas en ce mois de juillet enfin chaud que je vais y déroger. Quand je moissonne une bonne chronique sur la Toile je me dis de suite il faut que tu en fasses profiter tes lecteurs Taulier. Ce n’est pas un emprunt mais un lien avec l’espace « Vins Libres » de l’ami Patrick Böttcher.


Ça commence ainsi :


« Les vins naturels d’Italie, Vini Naturali d’Italia, comme ils les appellent dans la botte, voilà un terme un peu simplet pour parler d’un monde vinique à dimension galactique, sans pour autant atteindre les côtés « nébuleuse » à la française. En tous cas, en ce qui me concerne et plus je m’y attarde, si concepts, il y a, ces deux mondes ont assez peu en commun in vino et in vitro, même si humainement, ils aspirent littéralement aux même directions et aux mêmes espoirs… la faute avant tout à la table et à quelques autres facteurs à prédominance historique et administrative que je voudrais dégager ici.


Historiquement, même si le vin est au moins aussi ancien qu’en France et qu’il est présent dans toutes les régions d’Italie,  même si logiquement le vigneron italien est fier de ses vins et aime tout autant à vanter ceux de ses amis, il sait bien que LE vin italien, dans l’esprit de beaucoup traine une casserole monumentale, modèle cantine de la légion, tellement l’histoire de l’après-guerre des vins de la botte n’est guère reluisante aux yeux du public… Et cela qu’on le veuille ou non, a développé une forme de complexe historique qui fait que les vignerons italiens, sont avant tout des admirateurs inconditionnels des vins français, comme si en France, les intrants, la bureaucratie et les lois débiles n’existaient pas. Cette bureaucratie et ces lois qui ont favorisé tous les excès, beaucoup en Italie, font tout pour en tourner la page, prendre leurs distances, particulièrement les mouvements naturels.


Dès lors, alors que de nombreux de mes amis vignerons français sourcillent aujourd’hui de se voir refuser un agrément par des gens qui ne comprennent quand même rien à leurs vins, la vision naturelle des vins italiens a tendance a littéralement prendre ses distances avec les appellations et souvent, les plus médiatisés d’entre eux sont des IGP ou des vins de table, et heureusement pas que « supertoscans ». Faites comme vous le désirez, mais laissez-nous faire bon avec ce que nous voulons, comme nos ancêtres nous l’ont transmis et peu importe la sacrosainte « appellation » sur l’étiquette, voilà clairement le message. »


La suite ICI link 

 

Bonne fin de lecture et d’après-midi.

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans les afterwork du taulier
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Luc Charlier 19/07/2013 20:16


Un bref commentaire qui me permet de saluer Patrick Böttcher aussi.


L’anecdote se passe il y a 3-4 jours sur le front de mer à Canet-Plage (66).


Je discute depuis 20 minutes de manière très intéressante avec un éditeur de livres, cultivé et fort argumenté dans ses propos. J’achète même, sur sa recommandation, un bouquin sur la vie de
Félix Pérez Garrido, alors que le côté « régionaliste » des ouvrages écrits de ce côté-ci sur la guerre civile espagnole m’intéresse peu d’habitude. En outre, le schéma est toujours le
même : c’est la faute aux communistes (lesquels ?) si « Franco a gagné ».


De fil en aiguille, il apprend que je tente d’élaborer un peu de vin et, chemin faisant, on en vient à parler du vin italien. Moi, je défends l’opinion que c’est l’autre grand pays du vin rouge –
le vrai grand pays du blanc étant l’Allemagne à mes yeux – et même que je trouve les crus italiens plus diversifiés, plus originaux et souvent meilleurs que les Français.


Il me regarde alors, me demande si je suis anglais ( ? ) – je ne pense pas avoir un accent anglo-saxon – et me déclare tout de go que le vin iatlien, ce n’est vraiment pas bon du tout.


 


Je lui demande alors s’il en boit souvent. Sa réponse : « Je n’en ai goûté que 5 fois dans toute ma vie et cela m’a suffi ! » Pour le reste, le gaillard m’a vraiment plu.

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