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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 18:48

Désolé de vous importuner encore mais je pense qu'il fallait que je vous transmette sans tarder cette Photo et ce texte qu'un de mes lecteurs Pierre Souillard vient de me faire parvenir.

« J'ai un peu du mal avec cette pub qui vend des terrains constructibles en montrant bien les vignes qui seront arrachées. Peut être de la plaine, peut être des vignes à « vin d'sheriff » mais quand même. Ca veut dire que nous avons échoué à faire du bon vin qui se vend bien sur une partie de territoire livrée au crépit le plus rose, aux maisons les unes sur les autres. C'est du patrimoine qui se détruit, un aveu d'échec, un paysage et une économie qui meurt pour une erreur. Ce n'était pas inéluctable, encore moins obligatoire de faire cette pub que je trouve particulièrement cynique. »

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

irene tolleret 28/09/2010 08:10



je ne vois pas en quoi planter des super cépages ferait perdre son âme au vin. Par exemple en blanc dans le Sud, encore heureux qu'il y en a des qui ont planté du Chenin avec succès, et leur vin
a beaucoup d'âme. Idem sur les chardonnay en remplacement du Mauzac dans la zone de Limoux. La syrah n'était pas exactement autochtone non plus, ni en languedoc ni en vallée du rhône. Le
Sauvignon et le Pinot noir à Sancerre et Pouilly ont remplacé avec succès le Chasselas et le Gamay. Toute cette histoire sur le vin industriel part du postulat que le vin industriel sera super
mauvais pour tout (pas de gout d'origine, mauvais pour l'environnement, pratiques détestables au vignoble, ...). Sans vouloir faire Madame Irma, ce vin industriel là ne marchera pas. La qualité
irréprochable et suivie est un minimum requis aujourd'hui. Pour avoir ça, il faut des beaux raisins, avec des tanins mûrs, et préserver les goûts de fruits...N'oublions pas les leçons que les
vins du Nouveau Monde nous ont donné : la vendange de nuit, la maîtrise des températures, l'hygiène...Pour éviter ces arrachages, et si on essayait tous de goûter ce qui se vend et de faire
meilleur ?



Michel Smith 25/09/2010 15:26



... et le vin n'a plus d'âme...


Si au moins ils nous construisaient quelque chose de beau dans ces putains de lotissements. On dévitalise à tout va pour mettre des cages à lapins et bétonner les abords de nos villages au risque
de dérégler le patient travail fait au fil des siècles. Arracher, je veux bien l'admettre : il faut vivre avec son temps. Mais replanter des cépages grossiers dits "internationaux" à la place où
choisir de bâtir des horreurs aux couleurs criardes avec piscines et parking pour 4x4 intégrés, là je dis non. Il y a d'autres moyens de faire du vin et d'autres façons de repeupler les
campagnes.



gus 21/09/2010 08:20



On pourra se consoler en pensant que pour quelques ares vendus en terrain à batir,le vigneron aura sauvé à coté quelques hectares de vigne,mais pour combien de temps?


Pour ce qui est du vin industriel,c'est le prix proposé pour la vendange au vigneron qui fera qu'il sera ou ne sera pas.Une union de coop qui fabrique....euh pardon...élabore déjà ce
produit(flash détente,copeaux,édulcoration...) a par chez nous envoyé un courrier à tous les indépendants pour leur proposer d'acheter du raisin IGP à Rrrrrrrrrrrrrrrr(roulement de tambour):0,25
euros le kilo


A ce prix là,y a pas la vie .


Bonne journée.



David Cobbold 20/09/2010 22:19



Eh oui, il faut défendre les bons vins de marque, accessibles, bien faits et réguliers (autrefois on disait loyaux et constants), à côté de quelques vins plus élitistes, ayant une véritable
identité individuelle et une très haute exigence sur toute la chaîne de la production. Et pourquoi au diable est-ce que tant de personnes semblent penser que les deux sont incompatibles et qu'il
faille jeter la première catégorie aux gémonies ?


Michel Rolland a évidemment raison de dire qu'il faut adapter les vins aux demandes des marchés. Olivier de Serres ne disait pas autre chose au début du 17ème siècle ! Ce n'est pas déchoir que de
plaire aux palais de ceux qui vous font vivre, il me semble.



JACQUES BERTHOMEAU 20/09/2010 22:29



" Loyal et marchand" David c'est l'ancien marchand de vin qui te parle  Pour le reste faudra dire à François
Mauss d'expliquer tout cela à son ami Pitte maintenant qu'il a rallié le camp des culs terreux



Michel Bettane 20/09/2010 21:32



Michel Rolland est peut être fâché d'une mauvaise transcription ou de l'insistance sur une oenologie moderne assimilée à de la triche sur le produit mais sur le fond les idées qu'il défend sont
bien  les siennes et sont  utiles à entendre. Je n'ingnore pas que tu as toujours été au front sur la question et sur des positions proches, tout comme j'ai défendu moi aussi , un peu
isolé de  mes collègues les plus influents, le concept de vin de marque, adapté à son créneau de prix et aux demandes du marché pour la prospérité d'une grande partie du vignoble français.


Cela reste indispensable si on ne veut pas assister à la reconversion d'un joli paysage viticole en une succession de pitoyables pavillons de banlieue ou pire en une désertification de nos
campagnes.



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