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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 16:00

Majou2008.jpgAu temps où j’étais payé pour délivrer mes puissantes pensées sur le devenir des vins français face à la concurrence des producteurs dit du Nouveau Monde j’avais, pour éveiller les assoupis, osé une opposition frappante entre le vin voulu et le vin subi. La formule eut un certain succès auprès des journalistes toujours à la recherche du truc qui frappe les esprits mais du côté des auditoires qui se pressaient pour écouter ma bonne parole ce fut ce que l’on appelle un succès d’estime. Se remettre en question n’est pas le fort des chefs de tribus. Ils n’aiment rien tant qu’un bel immobilisme gage de réélection dans un fauteuil pour occuper la flopée de présidences dont le monde agricole raffole. Oui, oui, on peut faire carrière dans les zinzins.

 

Mais sous la croûte, par bonheur, se glisse et prospère le meilleur. Nos grands chefs les qualifient d’emmerdeurs puisqu’ils viennent troubler les eaux calmes du lac. Certes ces vignerons sont souvent de foutus individualistes qui n’ont pas leur langue dans leur poche mais ce sont souvent eux qui font bouger les lignes, dans la vigne et dans le chai. Ils ont déjà bien du mal quand ils émergent du cru mais lorsqu’ils arrivent du diable vauvert ils ne sont pas accueillis à bras ouverts. Dans le cas de Luc Charlier je ne sais pas mais, ce que je sais, c’est que notre Léon n’est pas un homme facile, sauf si Francesca se présente… mais c’est une autre paire de manches… Dans son cas j’ai d’abord découvert ses commentaires presqu’aussi longs que mes chroniques avant de boire ses vins. Nous le fîmes  lors d’une « dégustation mystérieuse d’une cuvée ou l’art et la manière de mettre à nu un futur vigneron cul(te) » link 

 

 Et puis Luc Charlier s’exposa link et link

 

Nous n’étions que des relations virtuelles jusqu’au jour où je repris l’avion – l’était devenu tout riquiqui cet avion – pour descendre à Perpignan qui fut ma destination pendant presque deux ans. Bref, notre homme m’attendait dans cet aéroport qui me semblait figé pour l’éternité. Bien sûr je ne vais pas vous révéler les secrets de notre brève rencontre – Christine était là mauvais esprits – en sa maison de Corneilla-la-Rivière mais ce que je puis vous dire c’est que Léon le provocateur est un « sans culotte » sensible et attentionné.

 

Et j’en reviens ainsi au vin voulu. Ceux de Luc sont des vins voulus, réfléchis, bien élevés, tout le contraire de révolutionnaires, ils sont bien mis sans chiqué, polis sans obséquiosité donc agréables en société comme notre Léon. Ils plaisent sans se la jouer les séducteurs gominés. Reste à notre exilé des terres du Sud à bien vouloir pratiquer le plus vieux métier du monde : marchand. Quand on accouche – normal c’est sa formation – des gamins aussi bien dotés pour la vie pourquoi ne pas leur offrir un bel avenir. Voilà donc notre Léon qui s’est enfin décidé à monter à Paris pour honorer les bobos et les bobottes du Grunge Tasting. Alors moi le social-traître je lui crie « Ce n’est qu’un  début continue le combat ! »

 

Voilà, tel la RVF, j’ouvre mes lignes au commerce et je vous propose d'acquérir de beaux et bons flacons du Coume Majou 2008 du Domaine de Coume Majou sans en donner le  prix (rien que pour faire marronner l’ami Denis Boireau qui en l’occurrence le connaît.) Pour plus de renseignements il vous suffit d’aller ici link 

LabelMajou08.jpg

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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