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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 00:09

Profitant d’une science balbutiante et de l’obscurantisme les médecins gardiens de nos corps et les curés gardiens de nos âmes ont, pendant des siècles, régnés sans partage sur leurs patients et leurs ouailles. De nos jours, l’obscurantisme a toujours cours drainant de nouveaux damnés de la terre vers des mouvements en isme, mais le paradoxe dans nos pays de tradition chrétienne c’est que le déclin des Eglises laisse la place à un nouveau cléricalisme celui des gardiens de notre santé.

Ce sont des 2 en 1, comme aiment l’affirmer les produits ménagers ou cosmétiques, car ils se targuent de soigner aussi bien nos corps que nos âmes. Leur arme favorite est l’agitation de la peur, cette peur qui étreint chaque citoyen noyé dans le nuage numérique – il ne peut plus vivre sans ses attelles immatérielles – et qui réclame qu’on l’entoure de multiples précautions. Nous sommes passés du grand manteau de la Sécurité Sociale à la chape de plomb de la Précaution Sociale. ÉTAT garde-nous à gauche, garde-nous à droite, garde-nous du ciel, de la terre, des océans, du feu, du froid, de l’eau et surtout des autres. Nous voulons tout et son contraire, nous réclamons, nous exigeons, nous formons des chaînes humaines pour protester contre trop de précaution, nous nous proclamons otages au moindre retard des avions...

Je m’égare un peux avant d'en revenir à ceux qui sont à l’origine de ce délire de précaution : la caste médicale, celle qui a tellement failli lors de l’ignoble affaire du sang contaminé. Attention je ne fourre pas tous les médecins dans ce grand sac, je vise essentiellement le complexe médicalo-industriel (pour paraphraser le fameux complexe militaro-industriel) rassemblant la fine fleur des géants de la pharmacie et les Professeurs ayant la haute main sur la Santé Publique. Sa morgue, l’étalage de sa supériorité méprisante, son autisme dans l’incroyable fiasco de la vaccination de la grippe H1N1 ou encore son mépris dans l’affaire du premier verre de vin et le risque de cancer menée par le Directeur Général de la Santé et un quarteron de « scientifiques publics » sont à la hauteur des intérêts qu’ils défendent. Sans vergogne ils profitent de notre incapacité à assumer nos vies, de notre refus d’assumer les risques de la vie, de notre peur de mourir. Alors moi je dis chiche qu’ils nous assurent vraiment contre la mort, qu’ils nous rendent immortels moyennant des primes dont le montant reste à fixer par les actuaires de l'assurance sur la vie. Après tout AXA place ses sous dans les GCC.

Je déraille encore mais comme je vois se dérouler au bas des écrans de télés  le fameux manger-bouger je sors la formule d’un Diafoirus du Moyen-Âge « tout le monde sait qu’on creuse sa tombe avec ses dents » pour vous convaincre que leur entreprise n’est pas nouvelle. Alors las de ces pisses-vinaigres je préfère citer le grand maître Maginus de Milan « ce qui est délectable est meilleur pour la digestion » et vous proposer un mets au nom délicieux : le blanc-manger. Pas n’importe lequel : celui du Grand Taillevent.

 

« Alors, je peux lui préparer du blanc-manger ? s’enquit avec enthousiasme Taillevent. J’ai une excellente recette : je fais bouillir une poule dont je ne garde que les blancs. Je les broie ainsi que des amandes à foison. Je mélange avec le bouillon et je fais épaissir sur le feu jusqu’à ce que le mélange soit bien liant. Je fais frioler une demi-douzaine d’amandes à la poêle que je mets sur le blanc-manger ainsi que des grains de pomme de grenade et je sucre abondement dessus. » in « le souper mortel aux étuves » Michèle Barrière pages 147-48.

 eti_11.jpg

Pour le vin je vous conseille le dernier né de Laurent de Bosredon : un Côte de Bergerac moelleux Château Belingard. Je l’ai goûté à Vinisud. C’est une vendange tardive principalement de Sémillon avec 20% de Sauvignon gris comme support aromatique qui m’a séduit par sa fraîcheur, son acidulé de bonbon anglais. Vous connaissez mon peu de goût pour le sucre et bien là le moelleux de Laurent de Bosredon a la légèreté de la plume d’oie. Il titille joliment les papilles et donne une envie de revenez-y : c’est la tradition revisitée. Comme quoi revenir vers le passé ce n’est pas forcément reculer lorsqu’on lui apporte le meilleur de notre présent savoir. www.chateaubelingard.comvin_11.jpg

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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Michel Smith 15/10/2010 09:43



Excellent choix !



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