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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 00:09

gabin_les-grandes-familles-1907eda.jpg

 

J’imagine bien cette boutade dans la bouche du Gabin de la dernière époque, entre notable installé dans son haras normand et vieux dabe  des Grandes Familles.


Que les amis des bêtes ce rassurent ce Cheval Blanc n’a pas 4 pattes mais plutôt 4 jambes : celles de ses propriétaires : le jovial baron Frère et le souriant Bernard Arnault.


Que les amis de Saint et Millions se rassurent aussi, le Cheval Blanc dont il s’agit aujourd’hui n’est pas non plus le nectar élaboré par Pierre Lurton sous les voutes immaculées de Portzamparc. Je n’écris plus sur ce beau territoire qu’est la Jurade de Saint-Emilion jusqu’à la fin des hostilités car, en paraphrasant le père Gabin, qu’aimait aussi bien les bourrins et que les grands vins, « Messieurs les propriétaires, vous le savez mieux que moi, la Cloche ça doit savoir rester à sa place. Dans le beau monde on ne mélange pas les torchons avec les serviettes… »


Ce qui m’amène ce matin c’est autre rôle qu’affectionnait le grand Gabin : Taulier, et ici présentement celui du Cheval Blanc de Courchevel une Taule que Bernard Arnault a ouvert en 2006.link


cheval-blanc-courchevel_aggrandissement_paysage.jpg

 

Imaginez le titre « L’homme aux clés d’or » (que les sieurs Charlier et Boireau ne tentent ici un quelconque détournement de titre). Oui je sais, je sais, link comme chantait Jean Gabin, le titre est déjà pris et c’était avec Pierre Fresnay.


18406579.jpg

 

Un remake à la sauce « nouveaux riches » ça ferait beaucoup d’entrées, donc du blé, vu que le scénario contient tous les ingrédients d’une lutte à couteaux tirés.


En effet, à 200 mètres du « Cheval Blanc » de Bernard voilà t’y pas que le père Niel, Xavier de son prénom, vient d’ouvrir « L’Apogée » link. Dénomination un brin irrévérencieuse, mais qui n’a pas été choisi au hasard car ce nouvel hôtel d’hyper-luxe, qui a ouvert le 11 décembre, dominera le Jardin alpin, quartier chic de la célèbre station de sports d’hiver.


lapogee2.jpg

 

Bataille d’egos je cite :


« L’Apogée aligne 9 000 mètres carrés contre 5 000 pour Cheval Blanc, ouvert en décembre 2006. Le nouveau palace dispose de 53 chambres et suites, 17 de plus que son voisin. Enfin le chalet privé attenant, avec spa, majordome et chef dédié, occupe 525 mètres carrés, contre 150 pour la maison rivale de LVMH. Le roi du luxe prend sa revanche côté tarifs : en très haute saison, la nuit revient à 28 000 euros dans L’Appartement, un penthouse en duplex que Bernard Arnault occupe volontiers en famille. Match nul enfin en cuisine : chacun a un chef deux étoiles, Yannick Franques (L’Apogée) et Yannick Alléno (Cheval Blanc). De même, les architectes décorateurs India Mahdavi et Joseph Dirand supportent la comparaison avec ­Sybille de Margerie, choisie par Arnault. »


La suite du feuilleton Dallas/neige ICI link 


Et pendant ce temps-là l’horreur : Trop galvaudée, Vuitton la marque phare de LVMH montre des signes de faiblesse. Un plan de revalorisation est en place.


« C’est la marque de luxe la plus chère du monde. Louis Vuitton représente environ 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires, pèse 70% des ventes de la division mode et accessoires de LVMH, et une grosse partie des bénéfices du groupe. Alors, quand elle s’enrhume (2% de croissance au dernier trimestre, à périmètre comparable), c’est l’empire entier qui éternue (4%).


Qu’arrive-t-il au célèbre malletier ? Bernard Arnault, le PDG de LVMH, l’a dit assez clairement au début de l’année. Dans la maroquinerie (75% des ventes de Vuitton), les sacs accessibles en toile avec leurs logos voyants et leurs motifs Monogram (deux tiers du total), ont galvaudé la marque. Une partie de la clientèle très riche, notamment en Chine (30 à 40% des ventes), a fini par lui préférer d’autres marques plus exclusives. »


La suite ICI link 


À trop tirer sur la grosse ficelle elle se distend et parfois se casse. En effet, même ces gros cons de gogos plein de pognon comprennent qu’on leur vend bien cher un luxe de pacotille.


Ça devrait inciter les propriétaires de Grosse Cloche à ne pas apposer n’importe où et n’importe comment leur patronyme car c’est en signant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui.


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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Denis Boireau 30/12/2013 09:19


Allez, moi aussi j'y vais de ma petite anecdote. Completement fausse celle-ci, c'est juste pour rire:


c'est deux milliardaires Russes qui se rencontrent. L'un dit a l'autre "je viens d'acheter un magnum de Petrus 1961 a 100 000 dollars dans ce palace"


L'autre repond "tu t'es fait avoir! Dans le palace d'a cote j'en ai achete un a 200 000 dollars"

patrick axelroud 28/12/2013 10:25


Bling Bling pas mort et si l'Ecclesiaste ne se réfère pas directement aux inconditionnels de ce que représente LVMH ( ou Nesspresso - 14 x le prix du kg de café dans une dosette ! ) il rappel et
annonce que ce comportement semble intrinsèque à la nature humaine.


Autre anecdote lue quelque part il y a plusieurs années : Un artisant maroquinier italien était poursuivi par l'auguste mallettier pour contrefaçon.La meilleure défense étant l'attaque son avocat
riposta en déclarant que c'est le plaignant qui devrait être accusé d'escoquerie pour vendre au prix de la haute maroquinerie de la toile cirée en faisant croire à sa clientèle que c'était bien
mieux. Je ne sait plus si cela setrouvait dans un roman ou a réellement était utilisé par un avocat; qui sait: les italiens sont si facétieux ?

Luc Charlier 28/12/2013 08:29


Je ne garantis pas la véracité de l’anecdote, n’en ayant pas été témoin moi-même. Mais c’est un journaliste gastro célèbre en Belgique, professeur emeritus à l’Université Catholique de Louvain
(il n’y en a pas dix pour cumuler les deux particularités, comme  lui) qui me l’a contée. Une de ses nièces (incertitude de ma part sur le lien de parenté exact) a effectué une saison
d’hiver dans un des palaces de Courcheval, en salle. On y a servi à un potentat russe le vin le plus cher de la cave : un double magnum de Petrus déjà bien âgé. Peu de jours après, car la
nouvelle avait fait grand bruit au vu du prix payé, un chef de bande rival a réitéré la demande. Il n’y avait qu’un seul de ces flacons en cave mais ... il a été servi quand même. C’est ce qu’on
appelle « reconditionner ». Sous réserve que ceci ne soit pas vrai, je vous laisse faire tous les commentaires vous-même.


 


Il est très bien, ton titre, Taulier.

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