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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 00:09

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Comme chacun le sait, et le sieur Dupont Jacques ne cesse de le chanter sur tous les tons, non avec le chœur des vierges mais avec les confréries vêtues de longues robes, le vin est un produit de Haute culture. Culture avec un grand C, ce qui fait, qu’avant d’aborder un sujet très sérieux, je me permets de vous parler de cul avec un petit c, ça fera plaisir à Pousson qui adore les gros nichons.


L’expression « Donner, payer des verges pour se faire fouetter, pour se faire battre », signifie «fournir à l’adversaire des arguments, des armes contre soi-même».


« Une verge est une baguette de bois, longue et flexible. Elle servait à frapper, à corriger, à infliger une punition corporelle.


« Dans les livres d’images qui ont amusé mes premières années, on voyait passer le père Fouettard avec son paquet de verges sous le bras ; mais ce n’était à mes yeux qu’une métaphore (…) Jamais je déliai ma pensée en ce paquet de verges ; jamais je n’en tirai quelque baguette d’osier assouplie par l’eau, propre à couper du premier coup la peau délicate d’un enfant. »


« Propos » d’ALAIN (1921)


Mais, comme nous sommes à Bordeaux, le Bordeaux des châteaux, le Bordeaux des Grands Culs, pardon Crus, je ne dois de faire bon poids en mettant en avant les « Les Onze Mille Verges ou les Amours d'un Hospodar » de Guillaume Apollinaire.


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« Arrivé devant la porte du vice consulat de Serbie, Mony pissa longuement contre la façade, puis il sonna. Un Albanais vêtu d'une fustanelle blanche vint lui ouvrir. Rapidement, le prince Vibescu monta au premier étage. Le vice-consul Brandi Fornoski était tout nu dans son salon. Couché sur un sofa moelleux, il bandait ferme ; près de lui se tenait Mira, une brune monténégrine qui lui chatouillait les couilles. Elle était nue également et, comme elle était penchée, sa position faisait ressortir un beau cul bien rebondi, brun et duveté, dont la fine peau était tendue à craquer. Entre les deux fesses s'allongeait la raie bien fendue et poilue de brun, on apercevait le trou prohibé rond comme une pastille. Au-dessous, les deux cuisses, nerveuses et longues, s'allongeaient, et comme sa position forçait Mira à les écarter, on pouvait voir le con, gras, épais, bien fendu et ombragé d'une épaisse crinière toute noire. Elle ne se dérangea pas lorsqu’entra Mony. Dans un autre coin, sur une chaise longue, deux jolies filles au gros cul se gougnottaient en poussant des petits "Ah" de volupté. Mony se débarrassa rapidement de ses vêtements, puis le vit en l'air, bien bandant, il se précipita sur les deux gougnottes en essayant de les séparer. Mais ses mains glissaient sur leurs corps moites et polis qui se lovaient comme des serpents. Alors voyant qu'elles écumaient de volupté, et furieux de ne pouvoir la partager, il se mit à claquer de sa main ouverte le gros cul blanc qui se tenait à sa portée. Comme cela semblait exciter considérablement la porteuse de ce gros cul, il se mit à taper de toutes ses forces, si bien que la douleur l'emportant sur la volupté, la jolie fille dont il avait rendu rose le joli cul blanc, se releva en colère en disant :


- Salop, prince des enculés, ne nous dérange pas, nous ne voulons pas de ton gros vit. Va donner ce sucre d'orge à Mira. Laisse nous nous aimer, N'est-ce pas Zulmé ?


- Oui ! Toné! répondit l'autre jeune fille.


Le prince brandit son énorme vit en criant:


- Comment, jeunes salaudes, encore et toujours à vous passer la main dans le derrière ! Puis saisissant l'une d'entre elles, il voulut l'embrasser sur la bouche. C'était Toné, une jolie brune dont le corps tout blanc avait aux bons endroits, de jolis grains de beauté qui en rehaussaient la blancheur ; son visage était blanc également, et un grain de beauté sur la joue gauche rendait très piquante la mine de cette gracieuse fille. Sa poitrine était ornée de deux superbes tétons durs comme du marbre, cernés de bleu, surmontés de fraises rose tendre et dont celui de droite était joliment taché d'un grain de beauté placé là comme une mouche, une mouche assassine. »


Tout ce qui précède est à porter au débit, ou presque, de Jacques Dupont qui a osé titrer « Foire aux vins : la décrue des grands crus ! » et qui pourra être accusé par la place bordelaise d’ajouter quelques hectolitres – mesure caractérisant le Languedoc adepte du degré hecto – à l’affreux bashing dont sont l’objet les vins de Bordeaux.


Mais comme la défense de l’honneur des GCC est très efficacement assurée au Comité National des Vins et eaux-de-vie de l’INAO, par le très cher Hubert de Boüard de Laforest, l’homme au mille talents (pas 11000) je ne suis pas dans l’ardente obligation de plaider en défense pour contrecarrer l’injuste bastonnade dont fait l’objet les vins de Bordeaux.


De plus ça ferait double emploi avec l’autre Jacques qui I love Bordeaux puisqu’il est l’auteur du guide de référence des Vins de Bordeaux.


Comme je suis très malin, ça me dédouane (c'est excellent pour l'export), je cite la conclusion de son article :


« Les grands crus de Bordeaux en perte de vitesse dans les foires aux vins disparaissent peu à peu des cartes de vins des restaurants et de l'offre des cavistes. Cela ne semble pas pour le moment affecté les châteaux, tout comme la fin de l'eldorado chinois. Le millésime 2014 qui sera proposé à la dégustation dans quelques semaines en "primeur" ne devrait pas connaître une baisse importante qui pourrait influencer favorablement le marché (on s'attend même à l'inverse) et quelque peu modifier l'image "d'arrogance" de ces crus. L'annonce par quelques-uns, relayée dans la presse anglo-saxonne, qu'ils ne seront pas présents dans les dégustations de l'Union des grands crus, mais que les acheteurs éventuels devront venir au château s'ils veulent les goûter, risque fort même d'accentuer ce sentiment. L'explication pseudo technique qui accompagne toujours ces décisions ne suffira certainement pas à optimiser le jugement de l'un des participants qui nous confiait : « Peut-être qu'à l'avenir nous devrons aussi, pour les déguster, mettre un genou à terre ou faire la révérence ? »


Allons,  allons, cher Jacques, ce ne sont là que des propos de médisants qui n’ont pas d’hélico pour aller se poser sur les beaux parkings des châteaux, tu sais ceux qui donnent des points pour le classement de seins t'em mais qui donnent de l’urticaire aux architectes de nos beaux bâtiments nationaux qui sont d’affreux fonctionnaires qui font tout pour embêter les érecteurs de chais de GCC.

 

Les illustrations sont le choix du Taulier et non de Jacques Dupont, celle de son article étant bien plus " indécente", je vous propose sa prose entière ICI  link

 

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Michel Smith 09/02/2015 07:11


Un vrai réveil-matin cet article ! ;-) Quant à Bordeaux, c'est toujours la même comédie des primeurs qui se jouera, une fois de pluset à n'enpas douter, à guichets fermés. Et la lithanie des
questions : Viendront-ils, viendront-ils pas ? Aimeront-ils ou pas ? Achèteront-ils ou pas ? Vendront-ils ou pas ? Le plaisir que déclenchent les verges ne s'use que si l'on s'en sert...

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