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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 00:09

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Eh bien, non c’est le titre du premier chapitre du nouvel opus Saint-Émilionnais très sérieux et bien documenté d’Éric Bernardin et Pierre Le Hong qui récidivent après leur « Crus classés du Médoc » préfacé par Hugh Johnson. En dépit de ma supplique d’alors « J’aurais aimé écrire la préface du livre d’Éric Bernardin et Pierre Le Hong « Crus Classés du Médoc » link  les auteurs ont choisi Pierre Arditi pour les « Crus classés de Saint-Émilion » Je les soupçonne fort d’avoir écarté le trublion que je suis de peur de se faire sonner les cloches. Reste que leur œuvre ne fait que commencer et je peux espérer leur confiance, eu égard à ma popularité liée aux sans chais, voir mon nom sur la couverture d’un prochain opus Pomerolais.


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Trêve de plaisanteries passons aux choses sérieuses.


Tout commence en 350 « le poète Ausone (310-395) dont la femme appartient à l’une des plus anciennes familles de Bordeaux possède (posséderait ?) une propriété et quelques arpents de vigne à Saint-Émilion : la villa Lucianus. 1650 ans plus tard, un grand débat agite toujours le village pour savoir si elle se situait à l’emplacement du Château Ausone ou en pied de côte sur les terres de la Gaffelière – où furent trouvés des vestiges d’une villa romaine. »


Et tout fini, jusqu’au prochain épisode, en 2012, non par une chanson à boire mais par un nouveau classement qui « s’inscrit sous le signe de la générosité : pour la première fois depuis 1954, deux domaines – Angélus et Pavie – accèdent au rang de Premier Cru classé A ; quatre autre – Canon La Gaffelière, Larcis-Ducasse, La Mondotte et Valandraud – à celui de Premier Grand Cru Classé ; et neuf deviennent Grand Cru Classé. »


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La notion de générosité sied bien au prix du foncier mais je ne vais pas ironiser, je l’ai sans doute trop fait, sur ce brillant exercice où la puissance publique s’est absolument fourvoyée. Même le goupillon de Mgr Ricard et l'attractivité des hôtesses d'accueil ne changeront en rien la géologie…


Les Crus Classés du Médoc ont été accueillis avec enthousiaste : l’ami Michel Dovaz, s’enflammait (attention à tes sourcils Michel)« une bible, un livre parfait. L'œnophile sort enrichi de cette lecture. » et le Jacques Dupont, saluait « un sacré boulot avec une mise en page exceptionnelle. » Le livre a remporté le Prix Montesquieu la même année, et est consacré Best in the world aux Cooking Book Awards.


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À peine remis de ce succès, et sans doute poussé par lui, les deux compères appliquent le même principe que dans le précédent : 20 châteaux, avec 8 à 12 pages par domaine, des cartes en 3 D de chaque vignoble, une histoire de l'appellation et une présentation exhaustive de son terroir. Pour cette dernière, ils ont fait appel au plus grand spécialiste en la matière : Kees van Leeuwen.


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« Comme dans le livre sur le Médoc, des dégustations par parcelles et par cépages ont été faites afin de faire comprendre au lecteur ce qu'apporte à l'assemblage tel ou tel type de sol : les hauts de pente apportent plus de puissance, alors que les bas de pente sont plus dans la finesse. Les vins les plus aériens proviennent certainement des parcelles du plateau calcaire ou le sol est quasiment réduit à néant.


Les auteurs ont pu constater que dans de nombreux cas, le terroir supplante le cépage. Ainsi un Merlot sur plateau calcaire a la finesse et la tension d'un Cabernet-Franc. Alors qu'un Cabernet-Franc sur molasse profonde à la rondeur et la douceur d'un Merlot. »


Ce qui précède, entre guillemets, n’est pas de moi qui serais bien incapable de distinguer une grive d’un merlot.


Pierre Le Hong a dessiné des coupes de bâtiments en 3D afin que le lecteur puisse s'y balader tout en restant tranquillement dans son salon.


Et bien sûr l’ami Jean-Luc Thunevin nous conte la saga de Valandraud.


Maintenant que je suis retraité il se pourrait que j’acquière un garage à Saint-Émilion ( visionner cette vidéo link pour voir les approches indignes du Taulier : pour y accéder taper le mot de passe Bordeaux avec un B majuscule bien sur) car des voix autorisées me disent que c’est un bon investissement avec toutes les possibilités que donnent les nouveaux critères de classement, mais bien évidemment, je continuerais de vivre dans mon 14e arrondissement de Paris car les nuits de Saint-Émilion ce n’est pas particulièrement folichon sauf à passer ses folles soirées à l’Envers du Décor.


Amen


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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Vincent Pousson 02/11/2013 11:54


Il faut que je voie si je suis à jour sur le © de "Saint-&-Millions", qui d'après mes souvenirs remonte au moins à 2008 avec ce papier sur François des L.
Sinon, la "générosité" du nouveau classement, il y a un truc qui m'échappe…

Michel Smith 02/11/2013 09:08


Non, pour y garer sa Rolls ;-)


 

regis tomassian 02/11/2013 06:25


Un garage avec cuves inox celà va de soi pour un tolier. Pour le bois les carrosiers exercaient leur talent dans le 92 pas si loin de Paris. Quant aux sarments meme s'ils ne sont pas tous Princes
ils existent dans le 92. 

Roger Feuilly 02/11/2013 01:22


Un garage à Bordeaux, mais pour faire du vin bien sûr...

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