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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 00:09
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Le slow est à la danse ce qu’est la musique militaire à la musique : un vecteur d’assaut. Alors que le tango c’est la charge de la brigade légère, tout en élégance et en mouvement chaloupé, le slow lui s’apparente à la lourde progression des Panzers lors de la percée des Ardennes. Dans la classique drague de bal du samedi soir l’irruption du slow, s’accompagnant d’un tamisé de lumière, voyait la ruée des mauvais danseurs sur les filles qui faisaient tapisserie. Qu’importait le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse... Sauf qu’un jour, l’un de nous, la lumière revenue à un bon niveau d’intensité, s’aperçut que sa belle était fort moustachue.

Dans la panoplie des slows à forte capacité d’emballage « Sag Warum » de Camillo Felgen occupait une place toute particulière. Unique, c’était le slow rauque, dans une langue, l’allemand, peut usitée dans nos contrées depuis le départ un peu forcé de France des uniformes vert de gris. Et pourtant, ce « Pourquoi ? » que nous ne comprenions pas nous donnait des frissons et le désespoir de l’homme abandonné par la femme qu’il aimait portait notre libido très au-dessus du point de fusion. Ce n’était que la reprise d’un  « Oh why ? » bien mièvre des Teddy Bears mais 50 ans après « Sag Varum » garde toujours son énorme pouvoir d’attraction sur les corps des couples d’occasion... Un détail : Camillo Felgen était luxembourgeois, il présentait une émission en langue allemande sur Radio Luxembourg.

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Luc Charlier 12/12/2010 12:14



Je n’ai pas mis de majuscule à « Bananen » car il s’agit du petit modèle, celles venant des Îles Canaries. On se rattrape
comme on peut !



Luc Charlier 12/12/2010 12:11



Comme disait mon grand-oncle, celui qui s’est cassé la gueule à Birkenau (c’est haut, un mirador) : « Warum sind die bananen
krum ? ». Et comme il me manque, avec son joli petit ceinturon, le swastika élégant au revers de sa vareuse vert de gris et la délicieuse photo dédicacée de Marine Lepen au fond du
portefeuille, je lui adresse ces quelques lignes de Rammstein :


« Ohne dich kann ich nicht sein, ohne dich


Mit dir bin ich auch allein, ohne dich


Ohne dich zähl ich die Stunden, ohne dich


Mit dir stehen die Sekunden, lohnen nicht“


Ce n’est pas du slow luxo, mais cela fonctionne aussi super bien : quand j’entends la ligne de basse, subtile comme celle de
« Californication » des petits piments, je me dis aussi que « das Atmen fällt mir ach so schwer ».



LALAU 12/12/2010 08:26



Wehrmacht. T'as fait allemand 25ème langue?



JACQUES BERTHOMEAU 12/12/2010 08:59



Pas d'allemand du tout et franchement au saut du lit un h mal placé ça vaut pas le coup de s'en priver



EricL 12/12/2010 06:51



Oui, finalement l'emphase qu'on met dans ce qu'on fait transparait...en musique c'est vrai, j'aime bien à ce propos écouter différentes interprétations du même morceau de piano au classique par
exemple.


Dans le vin...aussi, je ne sais pas ailleurs mais en Alsace c'est toute la différence entre les 90% de mièvreries et les 5% de vrais vins de passionnés.


Bon Dimanche !



LALAU 12/12/2010 00:26



Warum, Jacques, pas Varum, comme dans Vaterloo...



JACQUES BERTHOMEAU 12/12/2010 08:08



W comme Wagon, Wermarcht, Wagner... suis-je bête et en plus j'avais oublié de mettre la belle pochette



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