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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 00:09

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Avec 15 % de résidents étrangers selon l'Insee, Paris est la ville d'Europe qui en compte le plus.


À ma manière j’en suis un car, comme eux, ces « expats » venus d'une centaine de pays différents, j’aime cette ville où je ne suis pas né mais qui m’a séduit pour la vie. Ni mariés, ni pacsés nous filons le parfait amour depuis presque 40 ans.


Ces gens venus d’ailleurs « qui savent faire vibrer la Ville Lumière, parfois plus que les Parisiens, souvent accusés d'être blasés. Qu'ils la décrivent dans leurs romans et dans leurs chansons, qu'ils la dépeignent dans leurs tableaux et dans leurs films, qu'ils soient américains, chinois, italiens ou japonais, tous lui portent un regard singulier, découlant d'une sensibilité qui varie selon leur pays d'origine. »  L'âme de leur Paname dans le Monde Style par Marie Godfrain, Camille Labro et Vicky Chahine.


Régine Robin dans « Le Mal de Paris » chez Stock précise, bien mieux que je ne le ferais, mes interrogations de Parisien d'adoption:


« … comment décrire cette ville sans faire référence à la « carte postale » qui a fait l’émerveillement des spectateurs de Midning in Paris récemment Comment la traverser, la parcourir, l’évoquer, la représenter sans succomber à l’angoisse de la réification, de la fossilisation, à la peur de la pétrification ? Comment sauver l’éphémère, le fugitif sans le figer ? Comment éviter, en un mot, la destruction de la ville par son image. Se rappeler que Raymond Depardon s’est souvent refusé à filmer et à photographier Paris tant il craignait le regard trop usé, trop saturé, trop formaté de la capitale. Quels remèdes à ces clichés ? Comment faire circuler les paroles, les dialogues, les discours, les images, les chansons en dehors du déjà-dit, du déjà-là, du déjà-vu ? La nostalgie est peut-être inévitable, mais la nostalgie de quoi et de quelle époque ? »


Avec mes bordées à vélo dans les plis de Paris je vais tenter de porter un regard singulier sur la vie qu’on y vit, sans verser dans une quelconque nostalgie d’un c’était mieux avant qui ne serait qu’un symptôme de sénilité.


Paris et moi nous vieillirons ensemble…


3 façons de voir Paris :


1-               Paolo Roversi, photographe italien

 

« Quand j'ai débarqué gare de Lyon pour la première fois en 1972, c'est en traversant la Seine sous la pluie, pour me rendre à mon hôtel, que j'ai vraiment réalisé que j'étais à Paris. Pour moi, ce fleuve, c'est l'âme de la ville, d'autant qu'il passe par le pont des Arts, Notre-Dame de Paris, l'île Saint-Louis et celle de la Cité, les bouquinistes, la librairie anglophone Shakespeare & Co... Le long de la Seine, je respire la ville comme nulle part ailleurs - en particulier près du pont Alexandre III, que je traverse souvent, car il se trouve près de chez moi. » www.paoloroversi.com


2-             Bess Nielsen, fondatrice danoise de la marque épice :


« Je connais le Progrès depuis que je me suis installée en France dans les années 1970, et je trouve que ce lieu n'a pas changé. Aujourd'hui, les brasseries parisiennes ont été rachetées et sont devenues des chaînes. Ici, c'est encore authentique avec de « vrais » garçons de café qui ont leurs humeurs. C'est à deux pas de mon bureau et je m'y attable souvent devant un steak et un verre de vin. »

1, rue de Bretagne, Paris 3e. Tél. : 01-42-72-01-44 www.epice.com


3-             Didier Super un type déjanté qui ne roule pas à l’ordinaire (merci Denis de m’inspirer). – j’espère que vous appréciez la subtilité – né à Douai le 27 février 1973

 

-        L’odeur de Paris c’est…

Ça pue l’ambition.


-        Quelle coutume pourrait-on importer à Paris ?


Une vieille coutume vosgienne très simple : dès que quelqu’un s’énerve sur son klaxon, les autres automobilistes lui courent après, l’attrapent et l’enculent.


-        Quelles économies d’énergie suggérez-vous ?

 

La franchise, c’est beaucoup plus reposant.


-        Pensez-vous que Paris la nuit c’est fini ?


Bien sûr et c’est tant mieux parce qu’il y a quand même des vieux qui dorment.


-        Qu’est-ce qui vous fait peur à Paris ?


Les gens qui sourient normalement dans le métro.


-        De l’autre côté du périph’, il y a quoi ?


Les esclaves de l’intérieur du périphérique.


-        Qui a le mieux écrit sur Paris ?


Les mecs de la Direction Départementale de l’Equipement.


-        Votre motif d’énervement le plus récurrent à Paris ?


Difficile de trouver une rue sans marcher sur un SDF et ça me fait perdre trop de temps.


-        Le meilleur endroit pour glander dans la capitale ?


Apparemment, l’Assemblée nationale.

 

Questions/Réponses puisées dans le journal officiel des intellos bien comme il faut Télérama. Le Super  passe à Paris les 13-14-15 février avec « Ta vie sera plus moche que la mienne » dans le cadre du Festival de La Nouvelle Seine (75005) link. Un avant-goût du gars dans une vidéo programme « j’en ai rien à foutre »

 

*  NB. Rue Pavée,

ne l’est plus.

Jacques Roubaud chez Gallimard 1999

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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