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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 07:00

La France du vin, en dépit de ses reculs, reste en pôle position du top 10 des exportateurs (en valeur) devant l’Italie et l’Espagne. L’écart avec nos voisins italiens se resserre.

 

En 2009 le recul fut brutal pour les exportations françaises : - 19% de la valeur de nos livraisons contre : -5,5% pour l’Italie, -14,4% pour l’Espagne et –9,7% pour l’Australie déjà à la peine en 2008.  Comme les années précédentes les outsiders progressent : Chili + 4,7%, Nouvelle-Zélande + 7,3% et Afrique du Sud 1%.

 

Tous nos grands marchés, 9 précisément, ont chuté de 10 à 30% sauf l’Allemagne : - 7,3%. Seul le marché chinois a résisté : il progresse de 53,8% (par rapport à 2007 la France double ses ventes).

 

Entre 2007 et 2009 :

- au Royaume-Uni, qui reste notre premier marché, nos expéditions baissent de 370 millions d’€ ;

- aux USA nos expéditions baissent 260 millions d’€ ;

- en Belgique nos expéditions baissent 220 millions d’€ (baisse de moitié) ;

- en Italie  nos expéditions baissent 100 millions d’€.

 

En 2010 le redressement des exportations françaises est très sensible (voir graphe 2 colonne de droite) : + 9,2% mais le rebond est plus fort chez plusieurs de ses concurrents : Italie +12,3, Australie +15,8%, Afrique du Sud +19,2%, Allemagne +22,9% et Nouvelle-Zélande 38,5%.

 

Au rayon des bonnes nouvelles 2010 (voir graphe 4 colonne de droite) :

- La reprise des exportations vers les USA +19 ,4% et le Canda +11,11%

- La poursuite de la conquête de la Chine : Hong-Kong devient notre 9ième client et la Chine : +62,4%

- La stabilisation de nos livraisons au Royaume-Uni notre premier client.

 

Pour les déceptions :

- L’érosion du marché japonais : -3%

- Notre essoufflement chez nos principaux voisins : Allemagne – 2,5%, Suisse – 8,5% et surtout la Belgique – 10% (- 120 millions d’€ sur les 4 premiers mois)

 

Attention un train peut en cacher un autre ! Le volumes, la valeur, les vins, les vins&spiritueux

 

 

France Agrimer annonce des exportations de vins français en baisse de 8% sur les huit premiers mois de l’année 2010, comparée à la moyenne de 2005 à 2009.

 

On note une forte baisse des volumes expédiés de vins sans IG et d'IGP (ex-VT et VP), en termes de volume (10,5%).

 

En valeurs, par contre, cette catégorie a vu son chiffre d'affaires progresser de 6%. C'est donc que leur prix moyen s'est sensiblement apprécié.

 

Les AOP, elles, ont baissé de 3,8 % en volume (à 3,4 millions d'hl) et de 3 % en valeur (à 1,8 Mrd €).

 

 

La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) annonce un retour à la hausse des exportations françaises en 2010 : +18,3 % en valeur par rapport à 2009, à 9,09 milliards d'euros. La France serait en bonne voie pour retrouver et voire dépasser les niveaux de vente record observés avant la crise : la FEVS table en effet sur une hausse de 5 à 7% des exportations pour 2011 ; les exportations de vins et spiritueux dépasseraient alors les records historiques de 2007 et 2008

 

Cette reprise est notamment menée par la progression des ventes de spiritueux : cognac (18 % des exportations de vins et spiritueux, en progression de 33% à 1,85 milliard d'euros) et vodka (+40 % à 332 M€) en tête. Les exportations de champagne (21 % des exportations, en progression de 22%, à 1,9 milliard d'euros) connaissent aussi une "remarquable reprise", a souligné M. de Jouvencel président de la FEVS ; les vins de Bordeaux représentent quant à eux 17 % des exportations.

 

« Le rebond de 2010 est fortement marqué par l'excellente performance des marchés asiatiques et par la reprise du marché nord-américain alors que les marchés de l'Union européenne amorcent une reprise plus timide", a détaillé M. de Jouvencel.

Les Etats-Unis restent la première destination des vins et spiritueux français (+25,4 % à 1,6 milliard d'euros). Le Royaume-Uni suit de près (+7,5 % à 1,3 milliard d'euros), précédant l'Allemagne (789 millions d'euros, +5,4%) et la Belgique (593 millions d'euros, -2%). La Chine entre dans ce Top 5 avec des ventes en progressions de 78,8 % à 564,8 M€.

 

Les exportations françaises de vins et spiritueux sont reparties à la hausse en 2010 grâce à la reprise économique et au dynamisme de l'Asie dont la Chine qui entre dans le top 5 des principaux pays importateurs, selon les chiffres publiés lundi par les professionnels.

 

Les exportations de vins et spiritueux se sont élevées à 9,09 milliards d'euros, en hausse de 18,3% par rapport à 2009, une année "particulièrement difficile" en raison de la crise, a indiqué Claude de Jouvencel, président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) lors d'une conférence de presse.

 

Si la reprise économique se confirme, le secteur mise sur une hausse de 5 à 7% des exportations pour 2011, ce qui lui permettrait de dépasser les records historiques de 2007 et 2008, a déclaré M. de Jouvencel.

 

« Le rebond de 2010 est fortement marqué par l'excellente performance des marchés asiatiques et par la reprise du marché nord-américain alors que les marchés de l'Union européenne amorcent une reprise plus timide », a détaillé M. de Jouvencel.

 

La Chine figure désormais parmi les cinq principaux pays importateurs, avec des exportations qui s'élèvent à 564,8 millions d'euros, en augmentation de 78,8% sur un an.

 

Les Etats-Unis restent sur la première marche du podium avec des importations d'un montant de près de 1,6 milliard d'euros, en croissance de 25,4%.

 

Le Royaume-Uni a aussi reconstitué ses stocks avec des achats en hausse de 7,5% à 1,3 milliard d'euros. Tout comme l'Allemagne (789 millions d'euros, +5,4%).

 

Quatrième importateur, la Belgique est le seul pays a enregistrer une baisse de ses importations (593 millions d'euros, -2%).

 

2010 est une année record pour les exportations de spiritueux: le cognac progresse de 33% à 1,85 milliard d'euros. La vodka connaît aussi un boom (332 millions d'euros, +40%).

 

Les ventes de champagne connaissent aussi une « remarquable reprise », a souligné M. de Jouvencel avec une progression des exportations de 22%, à 1,9 milliard d'euros.

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Eric JB 08/05/2011 22:35



Une remarque sur ce sujet passionnant. Sans être un spécialiste des ces sujets, j'ai souvent remarqué que le monde du vin se targue en donnant les indicateurs qui l'arrange. Il en est un rarement
observé dans les médias : c'est la part de marché (PDM - exemple : les quantités des Vins Français par rapport à l'ensemble des quantités absorbées par un marché). En effet, si ce marché augmente
de 10% et que notre augmentation ne croie que de 5%, on perd des PDM alors qu'on mesure pourtant une croissance. Ca peut passer pour un effet d'optique mais je pense que non. Pourquoi ? Tout
simplement parce que l'on sait que, en deçà d'un certain seuil de part de marché (ou part de linéaire ou quelque soit le terme), les produits sortent des rayons ! J'ai vu dans des magasins
américains qu'on n'affichait plus le terme "FRANCE" en haut des linéaires car le rayon de nos vins étaient trop petit par rapport aux vins concurrents. On va me dire que c'était un hypermarché et
que ce n'est pas notre cible ? Notre part de marché dans des magasins ou restaurants élitistes restent sans doute bon mais cela est impressionnant !

Votre avis éclairé sur le sujet ? Merci



pierre 06/05/2011 07:44



Vos informations sont pertinentes et intéressantes. Merci Jacques. 


1 - Il me semble toutefois que les indications portées sur deux des graphiques et concernant le repérage des 'barres' sont erronées. A préciser. 


2 - Globalement, le marché occidental reste encore 20 fois plus important que celui de la Chine, par exemple. Donc, même s'il y a des 'bruits faibles' encourageants, on continue de s'enfoncer.


3 - Une étude comparative (mais cela a déjà été fait) avec les pays producteurs de l'hémisphère du Sud serait intéressante... pour mémoire.


4 - Tout le monde doit se réjouir du redressement récent des chiffres à l'exportation. Le problème sera de savoir comment, avec le jeu des marges, l'augmentation des tarifs et taxes, les couts
des traitements et contraintes écologiques (par ex, vérifier un pulvérisateur = 350 € HT), etc. cela va se répercuter au niveau de l'outil de production qui doit rester performant. 


Bien cordialement. 



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