Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 00:09

Ceci est une très belle histoire vraie. Ne jetez pas, sans réfléchir, cette chronique vous le regretteriez.

img176-Atlas.gif« Les îles abandonnées sont comme toutes les îles des bateaux immobiles. Une façon d’être sur la mer sans être obligé de travailler ; un bateau que l’on ne commande pas, et qui permet d’être un navigateur paresseux. Mais celle-là n’ont ni capitaine ni habitants. Morceaux de roche ou de corail découverts par hasard, visitées parfois, rarement habités, souvent désertés.

Est-ce les hommes qui ne voulaient plus d’elles, ou elles qui ne veulent pas des hommes ? Je connais des îles qui ne veulent pas de nous, et ceux qui se sont obstinés l’ont souvent payé de leur vie »

Olivier de Kersauson dans la Préface

 

Solitude, Île aux Ours, Sainte-Hélène, Île de la Possession, Rapa Iti, Robinson Crusoé, Banaba, Île de Pâques, Kapapuka, Samisopotchnoi, Île Clipperton, Iwo Jima, Île Cocos, Île de la Déception, Takuu... et quelques autres... dans le splendide petit Atlas des Îles abandonnées de Judith Schalansky chez Arthaud.

 

« La cartographie ne devrait-elle pas, somme toute, être intégrée au genre poétique et l’atlas à celui des belles lettres ? Ne fait-il pas, lui, remarquablement honneur, en fin de compte à sa dénomination originelle de theatrum orbis terrarum – « théâtre du monde » ?

Avant-propos

 img177-Atlas.gif

Rapa Iti Îles australes (Polynésie française) 40 km2 / 482 habitants

 

A 1180 km de Tahiti

A 3620km de la Nouvelle-Zélande

 

« Dans une bourgade des contreforts vosgiens, un petit garçon de six ans est hanté par des rêves dans lesquels on lui enseigne une langue qui lui est totalement inconnue. Bientôt, le petit Marc Liblin la maîtrise couramment, et pas qu’en rêve, sans savoir d’où elle vient, ni si elle existe réellement.

C’est un enfant solitaire, très doué, curieux d’apprendre. Adolescent il se nourrit plus de livre que de pain. À l’âge de trente-trois ans, il mène une vie de reclus en Bretagne. Il attire l’attention de chercheurs de l’Université de Rennes qui entreprennent de décoder et de traduire la langue de ses rêves. Pendant deux ans, ils alimentent une énorme machine à calculer des sons étranges qu’il profère. En vain.

Un beau jour il, il leur vient à l’esprit de faire le tour des cafés du port et de demander aux matelots en escale à terre s’ils n’auraient pas entendu cette langue quelque part ; Marc Liblin se produit donc dans un café de Rennes et monologue devant un groupe de Tunisiens, quand intervient un homme accoudé au comptoir, un ancien de la marine qui déclare avoir entendu cet idiome sur une île reculée de Polynésie. Il connaît une dame d’un certain âge qui parle exactement comme ça, l’épouse divorcée d’un militaire qui habite maintenant une HLM de la banlieue.

La rencontre avec la dame polynésienne va changer la vie de Liblin : Mertuini Make ouvre la porte, il la salue dans la langue de ses rêves, et elle répond aussitôt dans le vieil idiome rapa de son pays.

Marc Liblin qui n’a encore jamais quitté l’Europe, épousera la seule femme qui le comprenne et ira s’installer avec elle, en 1983, sur l’île où l’on parle la langue de ses rêves. »

 

Le 26 mai 1998, Max Liblin est mort à l’âge de 50 ans à Rapa Iti.

 

Désolé pour le titre mais je n’ai pas trouvé mieux pour tenter de vous faire lire cette histoire. Ceci dit vous pouvez sans problème répondre à la question.

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article

commentaires

Michel Smith 10/11/2010 15:59



Merci... Mais si j'ai droit à un second choix, je prends aussi du Chave. Dans les deux couleurs.



Denis Boireau 08/11/2010 11:38



Je viens, avec un peu de retard, de lire la chronique de Michel Smith sur les vins de Vendee: superbe!


Lisez-le tous, surtout si vous ne connaissez pas les grands progres de ce petit vignoble: http://www.berthomeau.com/ext/http://www.les5duvin.com/article-vendee-la-renaissance-de-brem-51136144.html


J'ai moi aussi ete bluffe par le Domaine Aloha lors d'une degustation recente. J'ai decouvert qu'il n'y a pas que Michon et Mourat.



Patrice Trempil 07/11/2010 19:07



Pour moi, ce serait un Hermitage rouge de JL Chave sur le millésime 1978 (encore faudrait-il que je l'ai en cave pour l'emporter).


A la fois car c'est sans doute le plus grand vin que j'ai bu à ce jour, et quitte à n'emporter qu'une bouteille, autant que ce soit de l'exceptionnel. Et surtout, car elle me permettrait
d'emporter en outre le souvenir du moment de partage entre amateurs qui m'a été donné en même temps que l'occasion d'y goûter,



Michel Smith 06/11/2010 08:25



Les vins de Vendée ? Je les ai évoqué au printemps dernier - modestement - dans un petit papier de mon cru (truffé de clichés chouans, mais tant pis) sur le divin blog www.les5duVin.com. Il
suffit de suivre ce LIEN pour le lire...



Luc Charlier 05/11/2010 11:42



Fais gaffe, je viens de regarder le clip de l’Office du Tourisme (comme si je n’avais rien d’autre à faire) et j’ai trouvé la
présentation superbe. Il se pourrait qu’on te prenne au mot. Aller faire du cyclo-tourisme à la belge, cela veut dire
« prendre un pot », non ?


Quant à Gérard Bertrand, il s’adapte tellement bien que son caméléon a toutes les couleurs en même temps : il suffit de changer
d’étiquette. Moi, je vous jure que le terroir de la Clape a une vraie personnalité.



  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents