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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 00:09

Controllo-dal-medico.jpg

 

Ça vaut pour tout le monde, y compris les gens du vin. Ce disant je ne participe pour autant au dénigrement du vin avec ceux qui affirment qu’il est mauvais pour la santé, bien au contraire.


En effet, la santé qu’est-ce-que c’est ?


La réponse dans une de mes chroniques de décembre 2008 : « La Santé c’est un mythe » à la bonne vôtre... (Lire plus loin)


Pourquoi je repasse les plats ?


Tout simplement pour prévenir de l’éventuel effet boomerang d’une forme de médicalisation d’un produit alimentaire en vous proposant de lire ce qu’écrit Erwann Menthéour ancien cycliste professionnel : Les produits laitiers : un réel danger ?


Les vrais faux amis de votre alimentation ?


Manger des produits laitiers, c’est bon pour la santé. Enfin, c’est ce que l’on nous a toujours dit. La réalité semble plus complexe que cela…


« Les services marketing des grandes marques de l’industrie laitière ont eu le génie, il faut le reconnaître, de nous faire croire que le lait et ses dérivés (yaourts, fromages, etc.) nous étaient indispensables.

Pour ce faire, elles nous ont attaqué (et nous attaquent encore !) sur nos points faibles, à grands coups de slogans facilement mémorisables qui plus est : nos enfants ! Comment ne pas culpabiliser en les privant de produits laitiers, alors même que ceux-ci sont censés être, nous rabâche-t-on,  les principaux pourvoyeurs d’un calcium grâce auquel leurs os se construisent ? Qui risquerait d’affaiblir ses propres enfants ? Personne évidemment ! »


La suite ICI link 


À méditer et lorsque le Dr Charlier aura fini de vendanger et de vinifier je ferai appel à ses lumières pour nous éclairer.

 

Mais le lendemain que lis-je ?

 

Les produits laitiers : des nutriments interactifs au service de la santé Source : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles publié par Alexandre Glouchkoff, diététicien nutritionniste.

« Les produits laitiers mobilisent les chercheurs en nutrition. Leurs nutriments, nombreux et divers, agissent en synergie, ont expliqué les experts internationaux réunis à Grenade (*). Ce qui potentialise leurs effets bénéfiques et rend possible la prévention de nombreuses situations pathologiques : obésité, syndrome métabolique, maladies cardiovasculaires, ostéoporose, fonte musculaire liée à l’âge… Dans la lutte contre les maladies chroniques et « de civilisation », les produits laitiers n’ont pas dit leur dernier mot. » link

Y’a vraiment de quoi perdre son latin !


Pour ma part ce que raconte l’ancien bodybuildé ne me trouble pas j’adore les fromages qui puent et les bons laitages. J’en mange non parce que c’est bon pour ma santé mais parce c’est bon tout court.


Maintenant si ça vous dit lisez ma chronique de 2008. « La Santé c’est un mythe » à la bonne vôtre...


La scène se passe dans un cabinet médical, le praticien après avoir examiné une radio, hilare, s’adresse à son patient, assis sur la table d’examen, en caleçon et chaussettes : « Une excellente nouvelle, monsieur Ribot : vous n’êtes plus hypocondriaque, vous êtes VRAIMENT malade ! »


C’est le dessin de Bouchard dans le dernier numéro du POINT. Dans ce même numéro, le psychanalyste Jacques-Alain Miller décrypte le paradoxe de l’homme occidental qui, «n'a nourri autant d’angoisses, ni vécu aussi longtemps. »


Extraits sous forme de 3 Questions :


Le Point : Pourquoi, dans nos sociétés occidentales, la peur semble-t-elle progresser plus qu'ailleurs ?


Jacques-Alain Miller : Parce que ce sont les plus « technicisées ». Le sociologue Ulrich Beck l'a montré, la technique donne naissance à une « société du risque » : quand vous vous déplacez à cheval, tout dépend de votre habileté à vous, et de votre connaissance de la bête en question ; quand vous prenez l'avion, votre sécurité est hors de vous, car votre vie dépend d'un réseau de systèmes complexes, auxquels vous devez vous fier a priori. Mais la société du risque devient une société de la peur dès que la science cesse d'inspirer confiance. C'est le cas aujourd'hui : chacun est intimement persuadé que le grand « sujet supposé savoir » ne sait pas tout, qu'il est troué comme un gruyère, et qu'il avance et produit à l'aveugle.


Le Point : Nos sociétés n'acceptent le risque qu'à condition de le quantifier...


Jacques-Alain Miller : En effet. Le sujet supposé savoir est maintenant mis au défi de prévoir l'avenir. Demain, vos maladies, on n'en fera plus seulement le diagnostic, on vous les prédira à partir du décryptage de votre génome. D'où l'émergence de nouvelles peurs, inédites, purs produits du calcul statistique.


Le Point : Notre santé, et en particulier notre alimentation, nous préoccupe le plus. Comment expliquez-vous cette peur ?


Jacques-Alain Miller : C'est ce qui résulte de la « mise en sécurité » comme attitude fondamentale de l'homme contemporain. Chacun est à lui-même son bien le plus précieux. Chacun se rapporte à soi-même comme à un objet, à un avoir, non à un être. L'impasse, c'est que la santé est parfaitement aléatoire. Il n'y a pas de science de la santé, disait Canguilhem, l'épistémologue de la biologie. La santé, c'est un mythe."


À mettre en parallèle avec l’enquête du Credoc qui révèle que 51 % des Français considèrent le vin comme le deuxième produit présentant des risques pour la santé, juste derrière la charcuterie. Cote en chute libre : en 2003, seuls 26 % des habitants de l’Hexagone avait cette perception négative du vin. « Hier produit du terroir, symbole de l’identité gastronomique française, le vin est désormais considéré comme un produit alcoolisé comme les autres », souligne le Credoc. Et il suscite la méfiance au même titre que n’importe quelle boisson alcoolisée…

 

Pourquoi diable ce quasi-doublement en 5 ans ?

 

Bien sûr, je n’ai pas de réponse, mais il est paradoxal que cette peur intervienne alors que le vin quotidien laisse de plus en plus la place au vin occasionnel. Boire moins, boire mieux, disait-on, mais ces nouveaux consommateurs, plus soucieux de leur forme, de leur santé que leurs aînés, placent le vin dans la palette des produits alcoolisés. Cette perception nouvelle devrait faire réfléchir ceux qui pensent que, face aux antialcooliques, le bon discours est celui du vin est bon pour la santé. Dans la mesure où le vin aliment est en voie d’extinction il me semble que ces conseils ne convainquent pas grand monde. En adoptant cette stratégie de bon contre mauvais on entre sur le terrain des conseils de santé publique, aussi généraux qu’inefficaces car ils ne sont pas ciblés sur des populations précises.


Pour ma part, en me fondant sur la définition de la santé donnée par le Robert : « bon état physiologique d’un être vivant ; fonctionnement régulier et harmonieux de l’organisme pendant une période appréciable, indépendamment des anomalies ou des traumatismes qui n’affectent pas les fonctions vitales (un aveugle, un manchot peuvent avoir la santé). La santé correspond à une idée de la norme (opposée à la pathologie) ; elle n’est pas seulement l’absence de maladies, de symptômes pathologiques, mais suppose l’absence de menace prévisible et un certain bien-être physique. »


Et celle de la santé publique : « l’ensemble des techniques propres à prévenir les maladies, à préserver la santé, à améliorer la longévité des individus par une action collective. »


La seule voie possible est celle de s’en tenir au produit, le vin, à ce qu’il est, d’où il vient, comment il est fait et affirmer, avec la plus grande tranquillité, sans mauvaise conscience, qu’il n’est pas en soi dangereux ni pour la santé des consommateurs, ni pour la santé générale des populations. Jouer sur les peurs, en les amplifiant ne fait que développer le caractère anxiogène de nos sociétés craintives et, comme le dit Jacques-Alain Miller, « une peur en chasse une autre, il y a des peurs à la mode, on invente des peurs, le public demande de la peur. Mais ce n’est pas un jeu, c’est, en deçà, de ces peurs multiformes et toujours renaissantes, ce qu’elles expriment et camouflent à la fois : une angoisse sociale diffuse et dont l’objet est voilé. »


À propos mais où est donc passé le prion qui devait faucher, selon certains grands experts, « plus de 100 000 personnes » ?


Plus légèrement, j’entends en boucle « qu’il faut manger des féculents… » c’est-à-dire des patates, des pâtes, du riz… et dire que pendant des décennies les mêmes nous mettaient en garde contre…


Alors, comme tout bien portant est un malade qui s’ignore, de grâce laissez-moi vivre ma vie comme je l’entends, jouir des plaisirs qu’elle m’offre, même si ça trouble vos statistiques, même si je suis un bon cotisant de la Sécu, car j’ai, comme nous tous pauvres humains, une seule certitude, même si en ce monde de peureux «on rêve de faire descendre l’éternité sur terre », c’est celle de mourir.

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Luc Charlier 05/10/2013 07:46


Je ne sais pas ce que Robert Louis Stevenson pense du Dr Charlier et de Mr Léon, mais le premier sommeille bien loin. Ce n’est pas un déni du passé mais plutôt une page de tournée.


Néanmoins, j’ai souvent dénoncé les conséquences tirées de la notion de French Paradox et affirme loud and clear qu’il faut boire du vin pour se faire plaisir, et non parce
qu’il serait salutaire. Et si on n’aime pas cela, il ne faut point en boire.


En rupture avec Michel, je ne mange ni ne bois malheureusement tout ce que j’aime : je n’en ai pas les moyens financiers et ma tendance à l’embonpoint et aux perturbations du métabolisme des
graisses m’en empêche, sous peine de disparaître très vite – ce qui n’est pas grave – ou, bien pire, de développer des pathologies très invalidantes. Je crains ceci comme la peste.


 


Toutefois, c’est promis, Jacques, je vous livrerai un jour mes vues provocantes sur le thème « Buvez du vin, mais pas sous le prétexte fallacieux que c’est bon pour la santé ». En
contrepartie, et parce que c’est vrai aussi, je vous montrerai que « le vin n’est pas mauvais pour la santé », mais Pernod-Ricard bien, ainsi que tous les coquins de promoteurs
immobiliers autour des grandes agglomérations et de la Méditerranée qui voudraient voir inscrire dans le P.O.S le territoire actuellement occupé par du vignoble. 

Michel Smith 04/10/2013 11:18


Roger, j'adhère...  La preuve :
http://les5duvin.wordpress.com/2013/10/03/retour-en-bourgogne-via-la-catalogne/

pphilippe13 04/10/2013 09:57


Bonjour Jacques


... Entendu sur FranceQ dans une émission consacrée au vin, je n'ai jamais pu vérifier la source mais l'histoire me parait tellement belle que je la couche ici :


Parait -il que dans le monde grec les buveurs d'eau étaient honnis. Pourquoi ?
Parce que les grecs considéraient que le vin était un produit dangereux ( seuls les barbares le consommaient pur ) donc ?


Si le vin est un produit dangereux ( parce que celui qui le consomme perd le contrôle ...) alors celui qui n'en boit pas fuit le danger, et celui qui fuit le danger n'a rien à apprendre ni à
transmettre à la société dans laquelle il vit.


Bonnes vendanges à tous !

Denis Boireau 04/10/2013 09:34


D'accord avec Roger!


Et maintenant un petit jeu: prenez n'importe quel texte presentant les avantages d'une categorie de produits alimentaires (legumes, feculents, ou autres) et changez le mot-cle par vin. Exemple
ici avec le texte sur les produits laitiers:


« Les vins mobilisent les chercheurs en nutrition. Leurs nutriments, nombreux et divers, agissent en synergie, ont expliqué les
experts internationaux réunis Boulevard St Jacques. Ce qui potentialise leurs effets bénéfiques et rend possible la prévention de nombreuses situations pathologiques : obésité, syndrome
métabolique, maladies cardiovasculaires, ostéoporose, fonte musculaire liée à l’âge… Dans la lutte contre les maladies chroniques et « de civilisation », les vins n’ont pas dit leur dernier
mot. »

Michel Smith 04/10/2013 08:22


Moi, je ne mange et ne bois que ce que j'aime. Et basta !  Tiens, j'vais me faire une petite ligne de
beurre Bordier aux algues et je réserve dééjà mon carignan pour le déjeuner.

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