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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 12:00

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S’il n’y avait que des gus dans mon genre la médecine libérale serait dans la rue pour manifester afin de réclamer l’obligation pour chaque citoyen de les consulter au moins deux fois par an, le genre contrôle technique comme pour les bagnoles, car en effet je mets rarement les pieds dans les cabinets médicaux. De plus, notre beau pays ne subirait pas les affres de la contemplation du fameux trou de la SS. La seule fois où j’ai coûté cher à la SS c’était pour un défaut de fabrication de mon cœur, un syndrome de Kent dit Wolf-Parkinson-White (nom des découvreurs) qui se mettait en court-circuit. J’ai eu le plaisir, un soir, de traverser Paris dans un bolide blanc hurlant du SAMU, destination Lariboisière où je fus l’objet d’un grand intérêt : imaginez-vous un beau cas. Bref, notre chirurgie de pointe, coûteuse à souhait, permis à une équipe de fulgurer au laser, via ma fémorale, cet appendice parasite qui aurait pu vous priver à tout jamais  des chroniques de votre Taulier. Perspective affreuse et insoutenable.


Mon carnet de santé vous n’en avez rien à cirer, je sais ! Sauf que, en ce jeudi 15 novembre, jour de sortie officielle du Beaujolais Nouveau j’avais inscrit à mon agenda deux rendez-vous pour consulter : le matin à 9 heures pour mes yeux et à 16 heures pour mes dents, soit des trucs que notre SS rembourse avec pingrerie pour des raisons que j’ai du mal à comprendre car les yeux c’est la vieillerie, les dents aussi. Bref, j’en arrive aux faits. Hier matin je prends le métro direction Trocadéro. J’aime être à l’heure donc je suis pile poil devant la porte cochère lorsqu’à mon grand étonnement je constate qu’il n’y a plus l’ombre d’une plaque. Merde ! Vite fait sur le gaz je tripatouille mon IPhone et Google me sauve : le cabinet a traversé la rue, c’est en face. Ouf ! Mon ophtalmo m’accueille, consulte son ordinateur et constate que je n’ai plus mis les pieds chez elle depuis plus de 8 ans. Elle me prend pour un auvergnat mais elle procède tout de même à un petit interrogatoire et comme elle s’inquiète de mon activité je lui parle de mon blog. Banco, cette dame a acheté une vieille ferme dans le Mâconnais et elle aime le vin. L’adresse de mon blog est notée sur mon dossier médical, pas mal, non… J’imagine la tronche des hygiénistes.


Afin de contrer ceux qui m’accuseraient de ne pas chroniquer sur le vin ce matin  je me permets de souligner :


1-      Mon dentiste Christian est un fou de vin,link 

 

2-     Mon ophtalmologiste l’apprécie et se cultive.

 

Conclusion : là où le Taulier passe il amasse dans ses filets des adeptes du Vin

 

Du côté dentaire j’ai eu droit à la totale : piqure et dévitalisation, soit une bouche superbe pour la dégustation. En effet, j’avais aussi noté, après le supplice buccal, sur mon superbe agenda nrf un rendez-vous qui me semblait incontournable :


« LE BEAUJOLAIS NOUVEAU S’EST REVEILLE ! Bernard Pivot et Périco Légasse, du Comité de Défense du Beaujolais, vous convient chaleureusement à la dégustation des meilleurs Beaujolais Nouveaux 2012 en avant-première. Les vignerons seront présents pour parler de leur région ainsi que de leurs vins. Le mercredi 14 Novembre de 16H00 à 19H00 à La Petite Périgourdine (Paris). Cette opération sera à l’image de la région : exigeante, dynamique et conviviale ! LA PETITE PERIGOURDINE : 39 rue des Ecoles 75005 PARIS »


Bref, je fonce avec ma petite auto et, en moins d’une heure chrono, je me joue de tous les embouteillages pour faire Franconville-rue des Ecoles. En plus, une belle place pour me garer devant LA PETITE PERIGOURDINE me tend les bras. Je descends. J’entre dans le troquet : pas un chat. Je consulte ma boîte mail et je constate que c’était hier le pince-fesses de Pivot et de Périco. Changer de lunettes relevait donc de l’urgence absolue sauf que, tout de même, j’étais en droit de penser que le Beaujolais Nouveau ne pouvait être proposé avant la date fatidique. Donc Pivot et Périco ont joué hier les bootleggers. Mais que fait la police de manuel Valls ! Cependant, hormis ce détail légal, ce qui m’étonna plus encore c’était le désert : pas un chat à cette heure. Sans doute que la fête battra son plein dans la nuit ? Est-ce si sûr ? J’en doute car j’ai remarqué que la sortie du Beaujolais Nouveau est passé de la place publique, les bistrots, à la sphère privée : les cavistes. On se retrouve entre soi, on déguste, on discute mais la fête me semble s’être fait la malle. Détrompez-moi !


Je suis donc remonté tristement dans ma petite auto et j’ai mis le cap sur PhiloVino afin d’aller saluer l’ami Jean-Paul BRUN. Un petit coup pour la route, quelques emplettes pour chroniquer et je suis rentré car demain je mets le cap à la première heure sur Bordeaux : la pendule tourne et dans mon métier de médiateur je ne fais pas mon beurre. Du temps de ma jeunesse flamboyante j’aurais pu me payer une nuit blanche avant d’attraper le premier train mais là, aucune tentation de la sorte, la fête a plié bagage, le vin nouveau n’est pas triste, tout juste à mon goût un trop sérieux. Voilà, cette étrange chronique s’achève. Pour l’écrire j’ai carburé au Beaujolais Nouveau de Cyrile Alonso. Une confidence qui va rendre vert Pivot et Périco, j’avais trempé mes lèvres dans le nectar PUR de Cyril depuis belle lurette… Le taulier a toujours plusieurs longueurs d’avance sur la concurrence…


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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans les afterwork du taulier
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commentaires

Eurielle 17/11/2012 00:01


Chez mon caviste, qui nous conviait à fêter le beaujolais, un des deux vignerons sélectionnés était justement Jean-Paul Brun....

Pierre Masson 16/11/2012 16:59


C'est curieux, mon ophtalmo est aussi au troca, va se retirer à  Emeringes dans le Macônnais aussi. C'est une femme.


Aujourd'hui, déjeuner aux Caves Pétrissans : pas l'ombre d'un beaujolais.


Pierre Masson

Luc Charlier 16/11/2012 14:16


Jacques, au risque de me voir accuser une fois encore de « la ramener », il me faut préciser un petit point de sémantique.
Tu fus effectivement un « beau cas » et tes cardiologues ou radiologues interventionnistes – ce ne sont généralement pas des chirurgiens, même si ceux-ci sont présents en
stand-by pour le cas où il y aurait un problème obligeant à avoir recours à leurs compétences – t’ont rendu un fier service en te fulgurant. Toutefois, ils ne sont pas de bons
communicateurs.


Le syndrome auquel tu fais allusion s’appelle de plein droit Wolff-Parkinson-White (WPW), du nom des trois cliniciens qui l’ont décrit
dans la littérature scientifique des années ’30. Stanley Kent – pas Stacey Kent, la fausse diva de Blue Note qui n’a comme seul mérite que d’avoir la peau blanche – était un physiologiste
britannique, mort presque centenaire en 1958 et qui a décrit au XIXème siècle le faisceau accessoire qui porte son nom, le pensant une variante normale de la physiologie humaine. Il n’y a
pas de syndrome de Kent. Mais il est exact que c’est justement la présence de ces fibres conductrices, tout à fait anormales mais qu’on retrouve
chez un sujet sur 250 environ, qui entraîne le mécanisme de pré-excitation ventriculaire et la symptomatologie qui va avec. CQFD.


Comment un néphrologue défroqué sait-il cela ?


Tout d’abord, en Belgique le cloisonnement entre les subspécialités de la médecine interne (cardio, gastro, pneumo, neuro, néphro,
endocrino etc ....) était moins hermétique qu’en France ou peut-être étions-nous des spécialistes moins experts, plus « généralistes » ?


Ensuite, Léon, comme Michel Smith ou Hervé Lalau le confessent parfois également,  « a travaillé pour l’autre camp » quand il était petit. Je m’explique : deux des grands pionniers en fulguration électrique en France furent une
équipe de médecins à Talence et une autre à la faculté de Médecine de Nancy, dans les années ’90. La proximité du vignoble bordelais et du vignoble vosgien a incité de nombreux cardiologues
belges à souhaiter des « séminaires » auprès de ces illustres services, associant des stages en CHU et des périodes plus récréatives. Et Luc Charlier a servi de consultant, assurant la
liaison entre les services universitaires, les domaines viticoles associés et les sociétés pharmaceutiques fournissant la « logistique ». On lui demandait par la même occasion
d’applanir les différends linguistiques au sein des délégations belges (sic). J’ai donc un peu potassé le sujet à cette époque.


Ainsi a-t-on envahi le chai d’une propriété célèbre dans les Graves, portant un nom qui rappelle le Moyen Âge et cogérée à l’époque
par un vigneron adorable également virtuose au piano (spécialisé dans les morceaux écrits par Franz Liszt) et par le fils d’une grande distillerie charentaise. Quoi, vous avez
trouvé ?


Par contre, un séminaire organisé dans l’abbaye des Prémontrés de Pont-à-Mousson, avec des ors de Kaysersberg, Wintzenheim et
Ribeauvillé, n’a pas été homologué par les autorités de tutelle belges, à l’époque, le programme scientifique ayant été trouvé trop pointu ....


Il a fallu tout annuler sous le prétexte de : « Allez vous faire fulgurer ailleurs ».


On t’a donc guéri du Syndr. de WPW. C’est bien.


Une question indiscrète : est-ce qu’on t’a également implanté un petit pace-maker, comme c’est parfois nécessaire, ou bien la
« cartographie » était-elle si favorable qu’on a pu détruire les fibres parasites sans endommager les « bonnes » ? Ça, c’est le nec plus ultra ; le genre de
traitement VIP qu’on réserve aux ministres et à leurs proches collaborateurs ! Ou alors il faut s’appeler Johnny, Doc Gynéco ou bien Faudel ....

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