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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 10:26

Tous les jours, chaque jour je pose des mots sur mon écran blanc.


Tous les jours, chaque jour je les poste.


Au petit matin ils s’alignent sous vos yeux.


Vous si loin, si proches, vous êtes, au fil des années, devenus mon horizon, une belle part de ma vie, pour certains des amis.


Petit artisan des mots, plus maçon qu’architecte, je bâtis des cités éphémères sur la trame invisible de la Toile pour vous y accueillir, échanger, tisser des liens.


Chaque jour recommencer, c’est ça la vie, notre vie, l’héroïsme du quotidien.


Alors ce matin je vous propose un texte extrait de lignes enfouies, jamais publiées, nichées dans un grand classeur baptisé « Accrocs de Vie »


photo549.JPG

 

Lire ou relire « La fuite en Belgique » link ou « Ceci est la lamentable histoire de Marcel Cœurdeveau boucher de son état au 223 bis rue Froidevaux… » link   tirés du même opus.

 

Poseur de mots

 

Je suis un poseur de mots

Petit artisan sis aux confins d’un hameau

Où j’amasse des fagots de mots.

 

Des simples, des durs,

Des mal foutus,

Des tendres, des purs,

Des repus,

Des crottés,

Des raffinés,

Des secs,

Des sales,

Des qui font mal,

Des impecs.

 

J’en fais des tas

Que je couronne tel un moissonneur

D’un bouquet de fleurs.

 

Et le chant des oiseaux nichés au sommet

Sème des notes

Dans mes copeaux de mots

Que je rabote.

 

Étendus sur la plage de la page

Assemblés un à un

Chevillés au corps du récit

Ils vivent une nouvelle vie

Tels des baladins aux habits de lumière

Qui arpentent le dos de la terre.

 

Au son de leur son

Ils saisissent l’aubaine

D’une nouvelle maison

Pour s’envoyer en l’air

L’air de dire

Mieux vaut rire

Que d’être serf sous la plume d’un pisse-vinaigre

Accoucheur d’aigre.

 

Les plus coquins se nichent

En des lieux incertains

Je leur dis chiche

Pour qu’ils prennent le train

Des plaisirs défendus

Escaladant le mont de Vénus

Tétant le suc du sexe de femmes fleurs

Attisant leurs ardeurs

En folles rixes

Se saoulant d’effluves salés

De corps enflammés

Chavirant sur les rives illimitées du plaisir.

 

D’un geste les saisir

Les étendre

Tendres

En faire la trame d’un drame.

Les prendre debout

Fiers

Acteurs fous

D’un conte

Leur musique claque la honte

De notre assoupissement

Des massacres d’enfants

Troublant

Chassant

Le rideau de fumée

De nos aveuglements quiets.

 

Mots dérisoires

Misérables miettes d’espoir

De nos poubelles replètes.

 

 

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans les afterwork du taulier
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Caré 23/11/2013 18:53


Tous les jours, chaque jour vous postez des mots sur votre écran blanc.


Tous les jours, chaque jour je les lis.


Au petit matin ils s'alignent sous mes yeux.


Coups de gueule, émerveillements, commentaires, énervements et bien d'autres émotions


Et même si je ne poste ou ne réponds que très peu, le plaisir est toujours le même... de vous lire.


Restez vous-même c'est très bien !!!


 

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