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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 00:00

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Pour moi y’a un lézard quelque part, je lis dans le Télégramme de Brest que la ville de Suresnes « cherche vigneron désespérément ». Fort bien me dis-je, puisque tout le monde en parle, y compris les télés, c’est donc terriblement important comme info, même si les vendeurs de papier ou d'images nous servent tous la même tartine avec la même confiture dessus. Je cite le Télégramme :
« A cinq kilomètres de la Tour Eiffel, Suresnes est à la recherche d'un vigneron pour s'occuper de ses 4.800 pieds de vigne, étendus sur un hectare, sur les pentes du Mont-Valérien.
 La grimpante rue du Pas-Saint-Maurice mène aux vignes municipales. Avec vue sur le Sacré-Cœur et la Tour Eiffel. Au milieu, un bâtiment moderne abrite la cave, réalisée d'après les plans de l'oenologue Jacques Puisay (sic).« Depuis dix ans, nous produisons dans les règles de l'art du vin, autorisé à la vente. L'Institut français du vin (sic) nous aide à constituer un dossier pour l'obtention du label d'Identité géographique protégée, souligne Jean-Louis Testud, adjoint au maire de Suresnes, en charge des vignes depuis 1983. »

Vous connaissez mon mauvais esprit, je me dis tout de suite voilà le sujet d'une petite chronique et illico je me rue sur mon clavier. Comme toujours trouver un titre avant de démarer ! Et soudain : illumination, le  genre vision, et je déroule : « Appel à Légasse Périco pour faire le boulot de vigneron à Suresnes » car je me suis dit que vigneron c’est sa tasse de thé à notre tonitruant pourfendeur des barbares ravageurs de notre divin pinard . Y doit même en rêver la nuit que je me suis encore dit. Mais, pour ne pas en rester au pur copié-collé des fégniasses de l’info, je me suis mis en chasse pour enrichir ma pelote. Et, stupeur que trouvai-je ? Je cite en vous évitant le baratin déjà cité que : « La ville cherche à faire revivre le vin à Suresnes depuis plusieurs années, mais ne veut surtout pas changer cette activité en folklore, comme sur la butte Montmartre. Pour cela la municipalité s’est fait secondée par de grands noms pour stimuler la production viticole. Le grand critique gastronomique Périco Légasse est préposé à la vinification. » Là les bras m’en sont tombés tout le long du corps, j'ai brandiguolé, non que je misse en doute l’appellation de grand critique gastronomique octroyé à notre irremplaçable Périco, mais de là qu’on l’affublât du titre de préposé, qu’est celui dont la technocratie apatride des exPTT a collé à nos braves facteurs de terroir type Jacques Tati dans Jour de fête, ça ne m'allait pas du tout.


Pour moi la seule appellation d'origine contrôlée pour notre Périco c’était : vigneron sinon rien !

Avant d’aller plus loin vous allez me dire que mon histoire de titre c’est du baratin. Juré craché que ce n’est que la stricte vérité. D’ailleurs là n’est pas le problème mes chers lecteurs.

Où est-il alors me direz-vous ?

Tout bêtement que je m'interroge : pourquoi diable
Jean-Louis Testud, adjoint au maire de Suresnes, en charge des vignes depuis 1983 cherche-t-il un vigneron puisqu’il en a déjà un sous la main ? Ça serait’ y qu'y voudrait dégoter un gars qui sache vraiment cultiver ses vignes ? Les soigner, les bichonner, décavailloner... Sous entendu ça voudrait dire que notre Périco y sait pas faire le viticulteur y sait faire que le préposé au vin. Disons qu'en cela il serait une sorte de coopérative à lui tout seul « le prolongement de l’exploitation pour la vinification » ou une forme aboutie d'un Michel Rolland de banlieue.
Bon je ne vais pas ironiser plus longtemps sur cette étrange césure, sinon le Professeur Norbert va me tirer les oreilles pour mes mauvaises manières. Cependant je ne puis m'empêcher de rappeler que cette dichotomie entre le métier de la vigne et celui du vin est honnie par les esthètes, que cette  pratique est vilipendée par la haute critique et, pour ne rien vous cacher,  ça me chagrine un chouia que notre Périco qui chante sur tous les tons la grandeur du métier de vigneron n’en n'ai pas accepté toutes les grandeurs et toutes les servitudes. La vertu de l'exemple me séduit toujours. Ceci étant écrit lorsque nous dégusterons le vin de Suresnes IGP nous saurons maintenant à qui nous adresser pour les réclamations.Enfin dans une prochaine chronique je reviendrai sur l'histoire du vin de Suresnes.
 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Reggio 09/01/2010 10:28


Périco, Périco ? Péricoloso ? Ici, on comprend rien de vos histoires de parigots !...remarquez, on a nos histoires aussi...Et elles ne sont pas tristes...
Adiù
Reggio


JACQUES BERTHOMEAU 09/01/2010 12:03


Allons allons Reggio notre Périco est un astre national pas un parisien et avant le Grand Paris Suresnes est encore dans les Hauts de Seine un département béni des Dieux et ...
Vous devriez le consulter en tant que Michel Rolland de banlieue il est très bon pour le conseil notre Périco de Marianne...


Michel Smith 08/01/2010 07:29


Coucou Périco : si jamais tu mets les mains dans le pinard, j'aimerais bien te voir tailler dans la vigne de Suresnes par moins et quelque degrés. J'aimerais bien aussi te voir te lever tôt pour
traiter même en bio. Te voir aussi délaisser ton bureau pour vendanger ne serait-ce qu'une matinée. Je suis sûr que l'on peut faire de très bons vins à Suresnes, en tout cas, la vigne aux pieds du
Mont Valérien, c'est une très bonne chose.


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