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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 13:20

Coluche-017.jpg

 

Le photographe Gaston Bergeret assigne en justice «Les Restaurants du cœur » link pour les droits d'auteur de la photo de Coluche prise il y a trente ans illustrant l'affiche de l'association caritative. Il avait donné, en 1986, l'autorisation de «manière orale et à titre gratuit».


Minable, Bergeret rompt l'engagement moral qu'il avait conclu avec Coluche, lequel a eu le tort de faire confiance à sa prétendue générosité. Toutes les raisons invoquées par lui ne tiennent pas : comment peut-il reprocher à l’association d’utiliser ce cliché pour engranger des recettes supplémentaires. C’est normal et ce réveil tardif est un geste de pure cupidité.

 

 

D’autant plus que, comme le souligne le site Numérama link« Cette générosité paraît d'autant plus naturelle qu'elle ne coûtait rien. Dans le cadre d'un reportage réalisé en 2011, que nous a signalé La Parisienne Libérée, Gaston Bergeret présentait différentes photographies prises lors de sa carrière. « Celle de Coluche, c'est 10 secondes », racontait-il. « Le temps qu'on se croise, que je lui demande les faveurs d'un portrait, et bien ça a mis dix secondes ».

 

« Je crois que c'est le portrait le plus rapide que j'ai fait de toute mon existence », ajoutait-il, avant de hausser les épaules, dans ce  que l'on comprend aujourd'hui être de l'énervement et non une fierté. » C'est celui que l'on voit chaque année, qui dure... qui réapparaît comme un bon petit diable à chaque hiver ».

 

Navrant,  désolant, bien dans l’esprit de ce temps, j’espère que les juges renverront sans un rond ce piteux photographe à la contemplation de « son œuvre », l’heure de la retraite approche arrondir les fins de mois devient une nécessité.

 

Pas vu ce gus avide lorsque les Restos furent en péril « État d’urgence : la seconde mort de Coluche, ils* veulent couper l’aide européenne aux Restos du Cœur* » link


photoCOL.jpg

Photo du taulier©

 

 

« Dieu a dit : Je partage en deux, les riches auront de la nourriture, les pauvres de l’appétit»

 

« L'argent ne fait pas le bonheur des pauvres. Ce qui est la moindre des choses. »

 

« Bien mal acquis ne profite qu'après.  »

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Jacques 04/07/2013 18:19


Ce qui me gênait dans le post initial du Taulier, c'était la condamnation définitive de Bergeret et un avis ne souffrant aucune contestation... Dans ces choses là, personne n'est tout blanc
ou tout noir... Regardez ce qui s'est passé l'an dernier pour les restau du Coeur belges (pourtant créés par Coluche lui même) et à qui les Restau du Coeur France dénient le droit d'utiliser
l'image de Coluche.


Je ne demandais dans mon post qu'une chose : que l'on donne la parole à la défense après une attaque en règle aussi violente par le Taulier et donc que l'on écoute aussi ce que Bergeret
avait à dire sur la question avant de le condamner définitivement à l'infâmie. La justice passera et nous verrons bien ce qu'il adviendra de tout cela...


Je crois malheureusement que le "Charité Business" induit des dérives perverses. Autour des Restau du Coeur (comme dans pas mal d'actions médiatiques à visées humanitaires), il y a beaucoup
d'argent brassé par des sociétés de production ou des agences publicitaires (entre autres), leurs bénéfices sont considérables et j'aimerais savoir combien revient dans l'escarcelle des restau du
Coeur. Si l'action de Bergeret pouvait aider à réfléchir comment donner un peu plus de moralité au système, ce serait bien (je ne suis malheureusement pas très optimiste sur ce point).

norbert 04/07/2013 11:39


Petit droit de réponse sur les propos de Jacques que d'ailleurs le Taulier avait justement rectifié.


Dans mon post, le n°2, je n'ai jamais dit que M. Bergeret était minable. Je m'en garderais bien. En revanche je parlais de l'action qui elle me parait être minable. On peut être un grand et
avoir, des fois, des comportements décevants, n'est ce pas. Je crois même que certains avaient interprété le même genre de commentaires sur un autre grand ... Français, Belge ou Russe je ne sais
plus.


Quant aux droits de l'image, je conçois tout à fait qu'ils fassent vivre leur auteur. Mais je crois aussi, que l'on ne peut pas s'accaparer l'autre sous prétexte de droits d'auteurs. Je n'ai
jamais bien compris que les photographes possèdent, donc exploitent, les photos de classe ou autres. Mais c'est là un autre débat.

Michel Smith 04/07/2013 11:17


Excellente analyse, Léon... qui devrait aussi appaiser la vindicte populaire. Reste plus aux avocats de concocter un
accord comme quoi toute utilisation autre que l'affichage dans les restos sera poursuivie par l'auteur de la photo. C'est ce que je garantirais si j'étais à sa place. Car cette photo est belle,
très belle.

luc charlier 04/07/2013 10:07


Jacques, lorsque toi, et d’autres, aviez attiré l’attention sur la directive européenne visant à diminuer les aides aux organismes de
charité alimentaire, avant qu’elle n’entrât en pratique, j’avais promis (à moi-même et au monde, « bibi et gourbi » comme on dit au Vatican, cette autre organisation ...
charismatique) de faire un petit don aux restos ... si ma situation le permettait. Je dois malheureusement invoquer la clause suspensive, mais la promesse n’est que reportée. Ceci atteste de ma
sympathie envers les restos.


Toutefois, je comprends ceux qui essaient de soutenir – un peu – l’initiative du photographe. J’ai essayé de lire jusqu’au bout ce que
j’ai trouvé sur le net, pas rien que les liens fournis.


Cela m’inspire trois commentaires.


1) Je n’ai jamais compris comment on peut défendre la notion de « propriété intellectuelle », mais c’est un très vaste
débat et, chaque fois que je l’ouvre (avec Jim Budd p.e.) on le ramène à une caricature du style « alors laisse boire ton vin gratuitement » ou bien « donne des étiquettes pour les
apposer sur des cubis etc ..... ». Quand on boit du vin, du vrai, ce qu’on paie c’est le travail et la matière, pas le fait que trois neurones sont intervenus. Quand on va écouter un concert
« live », c’est le temps des musicos qu’on paie. La sixième génération de descendants de Puccini (je dis n’importe quoi), pourquoi doit-elle percevoir un copyright (je suppose qu’il y a
prescription d’ailleurs) ? Quand on achète une photo, c’est son tirage et le papier qu’on paie, plus les frais encourus par le photographe et ses années d’apprentissage. J’admets que ceci
mérite développement et nuances.


2) Je vois, comme lui, qu’il est injuste que des sociétés commerciales, autres que les restos, fassent un bénéf. sur l’utilisation du
cliché qu’il a réalisé, in illo tempore. Et si son action revenait à exiger que ces bénéfices reviennent aux restos, je la soutiendrais totalement. Ce n’est pas le cas.


3) Enfin - désolé, tu es homme de droit - c’est certainement une fois encore ces enfoirés d’avocats (et hop, je perds des centaines de
milliers de clients potentiels dans l’hexagone) qui mènent la danse. Les seuls qui vont faire leurs choux gras, ce sont eux. Peu importe l’issue de ce différend, eux, ils empocheront toujours
leurs honoraires, discrétionnaires et opaques en plus. Je doute qu’ils les reversent aux restos !

JACQUES BERTHOMEAU 04/07/2013 10:11



En accord total avec toi LUC



Jacques 03/07/2013 21:51


Difficile d'être d'accord avec cette charge injuste et partiale contre Bergeret. Le premier lien permet peut-être d'avoir les motivations de Bergeret, mais les lecteurs n'iront probablement pas
jusqu'au bout de l'article de Libé Next où il se trouve (voir aussi le blog du Monde qui ajoute une mise à jour sur l'article de Libé). Non, Bergeret n'est pas un piteux photographe. Les Prix de
Rome comme lui ne sont pas légion. Doisneau disait de lui que c'est un voleur de regard. Outre le portrait de Coluche, il a fait de remarquables portraits (entre autres) et c'est de cela qu'il
vit. Que la photo ait demandé 10 secondes ou une journée ne change rien à à la chose. L'instant décisif disait un autre grand photographe ! Non, Bergeret n'est pas minable : Bergeret ne
demande pas la fin de l'utilisation gratuite par les Restau du Coeur de la photo qu'il a pris de Coluche, il demande le respect de l'accord initial et la fin de l'exploitation commerciale
par les marchands du temple pour qui les Restau du Coeur sont d'un rapport considérable (je cirte : t-shirts Eleven, les émissions des Enfoirés sur TF1 et leur rediffusion, les clips et
les disques des Enfoirés publiés par Universal France et Sony Music France, mur d'images devant RTL et TF1, tickets-restaurant...). Qui profite de la misère des gens : Bergeret ou tous
ces gens !!!

JACQUES BERTHOMEAU 04/07/2013 07:48



C'est l'attitude de Bergeret qui est minable pas son oeuvre sur laquelle je me garderai bien de formuler un jugement puisque je ne la connais pas. Quand à votre jugement sur la capacité des
lecteurs à aller au bout de la lecture d'un article en dit long sur votre hauteur de vue.


Sur le fond vous avez le droit de reprendre les arguments de Bergeret mais pourquoi a-t-il attendu aussi longtemps pour protéger son oeuvre ? Etrange non, mieux vaut sans doute laisser
s'accumuler le fric chez les prédateurs pour ensuite demander sa part du butin.


Pourquoi attaque-t-il les restos plutôt que les prédateurs ?


Enfin ceux qui achètent les tee-shirt le font pour Coluche et non pour le cliché de Bergeret...


Quand à profiter de la misère des gens je ne vois pas en Bergeret un icone de leur défense il n'a pas levé le petit doigt lors de la croisade de Véronique Colucci;


Que les artistes soient rémunérés par des droits d'auteur je suis le premier à le défendre mais la manière Bergeret me déplaît car elle n'est pas digne d'un grand artiste : je le répète son
réveil tardif est sujet à caution...



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