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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 00:09

Dans ma petite auto l’autre soir j’écoutais Oui FM et un auditeur extasié relatait avec des trémolos dans la voix le concert de Patti Smith à l’Olympia. Je me gare. Le boulevard Raspail était plein d’autos comme toujours à cette heure de migration. Au Lutetia le pianiste jouait une sonate en ut majeur de Mozart. Je commandais un Mojito pour me requinquer des émotions de la journée.  Elisa, qui sait reconnaître au premier coup d’œil les légendes vivantes de la musique de mes jeunes années, me dit Patti Smith vient de s’installer derrière nous. Et c’était bien elle, de noir vêtu, blême et hiératique. Normal elle vient de donner deux concerts à Paris les 21 et 22 novembre à l'Olympia.


Lorsque la New-Yorkaise était passée à Salle Pleyel le 22 janvier un journaliste écrivait : « Rise up and save our fucking world ! » Elle a le poing levé et sa Fender hurlante contre le cœur. Son groupe achève une version dantesque du brulot punk des Who, My generation. Les guitares grondent, le larsen monte des amplis en fusion, les murs tremblent. Le parterre est debout, en totale communion. Au premier balcon, un rabat-joie en costume impeccable tente en vain de faire asseoir un groupe de copines qui retrouvent leur 20 ans et dansent, debout, devant lui. Patti Smith fait la révolution à la Salle Pleyel ! 


Patti Smith est une légende on ne peut plus vivante. Et « Horses » est un grand cru qui vieillit magnifiquement. Epaulée par son fidèle guitariste Lenny Kaye, présent à ses côtés depuis 1971, Jay Dee Daugherty, "le seul batteur avec qui j'ai jamais joué" a-t-elle précisé, et de deux jeunes musiciens brillants - alternant basse, guitare et piano - Patti Smith lui a donné à Pleyel une profondeur et une force impressionnantes. Elle l'a joué dans l'ordre et dans la plus pure tradition rock. Sans aucun décorum, juste les amplis et ses musiciens installés près d'elle. Elle longues bottes noires, veste noire, gilet et tee-shirt blanc, recouverts par sa longue et belle crinière grisonnante. »


Paris idolâtre Patti Smith et la New-Yorkaise le lui rend bien. . Punk un jour, punk toujours… »

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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jean pierre Glorieux 27/11/2011 19:52


A Bordeaux cette semaine Patti Smith a marqué son passage par sa simplicité et son attention au public


ci-après l extrait du blog


(le Rocher de Palmer est un lieu exceptionnel une programmation eclectique et une qualité acoustique rare)


à découvrir lors d un saut en Aquitaine )


""

Par Patrick Duval, directeur
du Rocher de Palmer et de Musiques de Nuit 




Patti Smith était au Rocher vendredi dernier... 
20 novembre 2011






Ce concert tant attendu (complet depuis mi-septembre) par le public, nous l'attendions nous aussi avec impatience. Depuis plusieurs années, j'ai essayé –en vain- de programmer Patti Smith à
Bordeaux. Pas le bon moment sans doute, même si pour moi sa non venue était un mystère… Elle jouait à San Sebastian, mais personne semble-t-il ne pensait à l'inviter ici…

L'ouverture du Rocher a certainement été un moment décisif : en quelques mails, rendez-vous fut pris. 

La proposition de « lecture » a bien sûr retenue notre attention. Le projet a évolué entre temps, et cette lecture qui devait avoir lieu à 18h, dans le Salon de Musique pour un public restreint
de 200 personnes, s'est transformée en échange direct avec celles et ceux qui étaient là. 
Au milieu des questions, il y eut cette belle intervention, très courte, d'une jeune fille (20 ans ? 22 ans ?) : « je n'ai pas de question à vous poser, juste vous remercier pour vos chansons,
qui ont été déterminantes dans ma vie ». 
Nous eûmes droit à une émouvante version de « Helpless », le morceau de Neil Young enregistré en 1970 par Crosby, Stills, Nash & Young sur l'album « Déjà Vu ». 
35 minutes de proximité avec cette légende de la musique, à quelques mètres de nous… 
Le concert confirmait cette intensité ressentie : 1H45 qui resteront pour beaucoup « historiques », avec une magistrale version de « Gloria », bourrée d'énergie. 

La salle se rallume, on entend les premières notes de « My Favorite Things » jouées par John Coltrane ; et on se rappelle de son dernier livre, « Just Kids », et de cette fameuse journée de
juillet 67 où Patti Smith est envahie de tristesse à l'annonce de la mort de Coltrane. 
Tout est bien cohérent dans la démarche artistique de cette artiste exceptionnelle, la nécessité de ne pas oublier le passé, pour mieux nous faire partager le présent. 

Sans nostalgie, mais au contraire avec la vivacité de tout cet héritage. 









Patti Smith, Le Rocher de Palmer, vendredi 18 novembre 2011 / Photo Christophe Goussard







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