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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 00:09

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Le 20 juillet 2011 surgissait dans le ciel sans nuages des GCC une saga « L’ouragan sur les Primeurs se prénomme Marie » : elle faisait des extras au rayon charcuterie de Monoprix.


Tous les jours, sauf le dimanche, Marie de Saint-Drézéry allait foutre un bordel pas possible dans le monde des bisounours des GCC.


« L’arrivée de Marie à la gare Saint-Jean ne passa pas inaperçue : Tintin au Congo*, déchainé, criait à intervalles réguliers « Au feu, les pompiers ! » pendant que Lénine*, altier, juché sur l’épaule de sa maîtresse, tout hérissé, plus Persan que jamais, donnait le sentiment d’être une grenade dégoupillée. Me de Candolle, flanqué de son premier clerc, ne savait trop que faire face à cette grande brigue en tongs qui baillait aux corneilles sans se soucier de la nuée de photographes et de journalistes qui la pressaient de questions. Marie, plus ébouriffée que jamais, souriait, tout en faisant claquer, à intervalles réguliers, son bubble-gum, ce qui avait le don d’exciter plus encore son chat. Une grande pouffe de Voici se poussait du col pour lui poser la question la plus bête de l’année : « Mademoiselle de Saint-Drézéry quels sont vos projets ? ». Sans se démonter Marie lui répondait « Goûter les vins du dernier millésime ! » ce qui laissait pantois le représentant du syndicat des courtiers qui s’était glissé dans la meute. Derechef, il appelait ses commanditaires « Cette fille c’est tout sauf une gourde, je suis sûr qu’elle va nous donner du fil à retordre... »


* Tintin au Congo et Lénine sont les doux noms d’animaux de compagnie (qui sont plus que des biens meubles aux yeux de la loi française)

 

Ainsi jusqu’au 20 août 2011, 28 tableaux défilèrent sur mon espace de liberté.


Pour ceux qui voudraient se replonger dans l'intégrale de l’univers impitoyable des GCC ils le peuvent en allant ICI link


Bien avant Isabelle Saporta Marie de Saint-Drézéry levait le voile pour révéler dans toute sa nudité crue les us et coutumes d’un monde impitoyable.


Comme vous vous en doutez je suis resté très lié à Marie de Saint-Drézéry et je ne fus pas surpris de retrouver dans mon courrier d’hier le communiqué ci-dessous que bien sûr je m’empresse de publier.


NDLR : ce texte n’est en rien de la main du Taulier trop de détails techniques le prouvent... Seul quelqu'un du sérail peut en être l'auteur et Marie en fait partie.


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« Un certain nombre de rumeurs malveillantes ont été colportées à propos de notre décision de ne pas vendre en primeur cette année les vins du Château Alléluia.


Je n’ignore pas qu’en France le succès et la réussite liée au travail sont des choses  condamnables et que dans le petit milieu des commentateurs fielleux autant que jaloux, il convient de salir ceux qui entreprennent, prennent des risques et parfois gagnent contre tout pronostic.


La vérité, moi je la connais, je peux la dire et la signer sans rougir. Non, le Château Alléluia  ne connait pas de problème de vente. Si nos clients chinois ont décidé de ne pas honorer leur commandes de notre fabuleux millésime 2010, nous n’en sommes ni humiliés ni gênés. Si aujourd’hui 47000 caisses de ce vin merveilleux sont à nouveau sur le marché, nous n’en sommes ni responsables ni inquiets et savons que le négoce de la place de Bordeaux sera enchanté de les récupérer et de les diffuser à leurs clients de par le monde frustrés de ne pas avoir pu en acquérir quand nous l’avons proposé en primeur. 


La qualité des vins n’est ici nullement en question et le prix élevé certes mais justifié par les efforts réalisés ces dernières années à la vigne, au chai et à l’embellissement de la propriété, ne sont pas en cause. L’aménagement du port en contrebas de notre vignoble, la piste d’atterrissage pour jet privé sur les coteaux, l’embauche d’hôtesse parlant le Russe, le Mandarin et le Comanche des hautes plaines s’avère plus que nécessaire si l’on souhaite maintenir un cru au niveau de qualité que le consommateur est en droit d’exiger. Notre souci aujourd’hui est ne pas porter atteinte à l’image de la propriété et surtout à celle de l’appellation à laquelle nous sommes profondément attachés depuis bientôt 8 générations. Mais aïeux ont taillé à la serpette les vignes de ce terroir exceptionnel et mes cousins comme moi savons ce que veut dire « porter la hotte ». Personne n’est en droit de nous faire la leçon.


Que se passe-t-il avec ce millésime 2013 ?


Nous avons les premiers compris que la météo peu favorable nécessitait une intervention vigoureuse et rapide dans les vignes. Les premiers nous avons dès juillet effeuillé le côté levant avant de passer au côté couchant le 14 aout. Cette opération très onéreuse a cependant permis de récolter à maturité des baies saines, mûres, sucrées et fruitées. A l’écoulage, les arômes étaient d’une subtilité autant que d’une puissance telle que nous avons convoqué le laboratoire PIFO-MEMORY, spécialisé dans l’analyse  pré-malo des flaveurs avant entonnage qui a constaté et relevé un indice de 92 aromatobases sur une échelle de 100.


Cependant, l’équipe technique et moi-même sommes certains que l’élevage cette année plus que les autres sera déterminant dans la qualité finale des vins livrables. Un élevage parfait devrait apporter le gras, le charnu et la finesse qui pour l’instant n’existe dans ces vins qu’à titre de précurseurs.


Nous en sommes intimement persuadés, le millésime 2013, si l’on sait doser l’oxygène nécessaire, ni trop ni trop peu, pourrait détrôner en finesse bien des millésimes de grande réputation et apporter un démenti flagrant à ceux qui dès le mois de juin, dans l’idée de dévaloriser le classement bi annuel validé par l’INAO et le ministère des anciens combattants, ont décidé de salir le travail d’une profession d’artisans. Cet élevage, s’il tient nos promesses nous permettra à son aboutissement de faire taire les malveillants et de proposer aux consommateurs un vin de la grande lignée dans la plus pure tradition bordelaise.


 Ce sont ces uniques raisons – souci du consommateur, respect de l’appellation, volonté d’aller jusqu’au bout de l’expérience- qui nous ont guidé. Le reste n’est que billevesées et calomnies. »


Norbert du Boïs de la Clairière propriétaire et vigneron au Château Alléluia

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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