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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 00:09

Ce n’est pas sorcier Il se passe toujours quelque chose dans l’Aude, certains veulent changer l’Aude en vin, un autre exorciser le démon de Limoux – à ne pas confondre avec le démon de midi cher à Pousson – et voilà qu’en provenance de Tahiti on me dit « Moins de chimie mais du génie: à Gruissan, l'Inra invente les vins du futur, à base de nouveaux cépages résistants et d'une « œnologie de précision » qui fait appel à la technologie de pointe.link


Bon plan me dis-je !


Je cite Anne CHAON l’auteure de l’article de Tahiti infos du samedi 14 Septembre 2013  « L'œnologie du futur à l'Inra: des vins techniques mais nature »


« Sélectionner des cépages plus résistants aux maladies nous semble la seule solution pour diminuer l'usage de pesticide", explique entre les vignes Hernan Ojeda, responsable de l'unité expérimentale de Pech Rouge rattachée à l'Inra de Montpellier. Car la vigne est après la pomme la deuxième culture la plus traitée en France, 6 à 20 fois par an selon les régions. Peu de traces dans les vins, mais beaucoup dans les sols et l'eau. »


« On traite encore moins qu'en bio", relève le chercheur venu d'Argentine où, comme ailleurs dans le « Nouveau Monde » du vin, le Chili, l'Australie, on tourne sans pudeur le dos aux traditions pour s'adapter. »


La « non-taille », ou taille minimale des ceps fait partie de ces nouvelles procédures testées ici - mais « adoptée depuis plus de 30 ans en Australie » -: la vigne, contrainte de s'adapter seule à son environnement, produit ce qu'elle peut gérer: moins de feuilles, mais plus de grappes. « Même si les baies sont plus petites, la production peut augmenter de 20%", note-t-il. Plus lente à mûrir, elle compense aussi les effets du changement climatique en freinant d'elle-même la production de sucre - donc d'alcool. »


Y’a un bémol mais je vous laisse le soin de le chercher.


Simultanément la révolution « Nature » se poursuit dans les cuves où l'Inra a déjà mis au point des techniques inédites comme le foulage par éclatement (en cours de brevetage) et la « flash détente » (on chauffe le raisin à 90° avant de le plonger dans un cuve sous vide): « la phase de détente favorise la libération des composants recherchés, la couleur, les polyphénols, tout ce qui structure le vin et favorise son aptitude au vieillissement », résume Jean-Michel Salomon, directeur de recherches. Pour le vigneron, du temps gagné: « Cinq minutes d'éclatement et quelques heures de macération, contre une à trois semaines. On peut obtenir très rapidement des vins charpentés », poursuit-il. L'intérêt est évident pour les caves industrielles. La plupart des grandes caves françaises sont désormais équipées mais le "flash détente" essaime aussi en Argentine et au Chili »


J’adore les chercheurs de l’INRA mais je me suis toujours demandé comment était élaborée l’OFFRE de recherche dans notre beau pays, pour la vigne et le vin tout particulièrement. Le plus grand secteur de l’exportation agricole de ce pays ne me semble pas avoir été l’une des priorités de cette maison. Détrompez-moi Benoît !


Mes commentateurs attitrés vendangent sans enrichir ni s’enrichir d’ailleurs et ils n’ont guère le temps de baguenauder sur mes lignes mais une fois le moût devenu vin le débat devrait vraiment être ouvert pour que nos chercheurs veuillent bien se pencher un peu plus qu’ils ne le font sur des sujets qui intéressent le devenir de nos vignobles…

l'émission du lundi 16 septembre 2013 le zoom de la rédaction de France Inter

L'oenologie de pointe

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

vincent R 21/09/2013 09:26


Alain,


S'il ne faut traiter la vigne que avec des produits du Dauphiné et bien on va pas se régaler souvent de vins de la bas. Mais peut-être y a t-il naturellement du glyphosate, des IBS ou autre
Fosetyl-al auquel cas bien sur il faut les privilégier aux algues !

Alain Drillat 20/09/2013 23:44


Deux remarques, la première concernant les sujets de recherche : m'est avis que le problème n'est pas d'éventuels lobbys (industriels) qui influeraient sur les sujets de recherche, mais plutôt le
fait que les chercheurs ne boivent/aiment pas assez le vin.


Deuxième remarque concernant la liste des produits donnés par le camarade Pousson, pour ne citer que celui-là, mettre des algues sur la vigne... pfff... c'est "naturel" ça ? par chez nous (en
Dauphinée/Savoie) on n'en a jamais vu beaucoup des algues... 

Michel Smith 20/09/2013 10:48


Bien sûr que tu as raison Reggio... Reste pourtant que sans l'ouverture aux progrès tecniques et à leurs connaissances nos vins ne seraient pas aussi bons. Tout n'est pas à prendre pour argent
comptant, mais sur ce que nos chercheurs cherchent et trouvent, il y a quand même du bon... 

vincent 20/09/2013 09:51


Le Bonjour d'un intégriste lobotomisé,


Si l'avenir de la viticulture c'est ça, alors je ne vois pas le mien dans ce chemin.


Moi, c'est peut-être très con, mais j'aime bien vinifier mes vins, à la main (pas d'arroseurs automatiques), je prends plaisir à voir la matière se transformer doucement, les couleurs qui
changent m'enchante, je sens les jus qui evoluent et figurez-vous, cela ne prends pas 5 mns mais 3 semaines et ça me plait comme ça.


J'aime également travailler dans mes vignes sans sentir l'épée de Damoclès au dessus de ma tête (bien que celle ci fut vide on l'aura compris) alors, c'est certainement très con aussi, mais
j'utilise du soufre, tiens je pense que cela peut marcher sur les vignes de chasselas mais bon je suis pas très fute fute, des algues , des minéraux, des huiles essentieles, du calcium, de
l'argile et aussi du cuivre évidemment et ça aussi ça me plait (moins pour le CU, mais rien n'est parfait). Je n'ai pas plus de problèmes que les autres, voir moins (cf 2012). Mon marchand de
produits me prends pour un con décervelé mais mon banquier un peu moins (le soufre par exemple c'est peu couteux) ce qui fait que ma femme est contente, c'est elle qui à les picaillons sous sa
garde et ça aussi ça me me plait.


Pour résumer je dirai que je préfère être con et  heureux qu'intelligent et ...


Le gai laboureur.

Denis Boireau 20/09/2013 09:39


La recherche sur la vigne pour diminuer les traitements et la recherche sur les technologies de production de vin industriels n'ont pas de lien entre elles.


Sur le premier point j'aimerais bien que l'INRA s'interesse aux vignes non greffees resistantes au phylloxera. Je trouve dommage qu'ils n'aient meme pas etudier le patrimoine genetique de
vignes comme le romorantin de 150ans chez Marionnet. Il y a une excellente question dans cette chronique: qui fixe les sujets de recherche de l'INRA? Ne dependent-ils pas du ministere de
l'agriculture? Notre cher Taulier pourrait-il nous eclairer?


Pour info je suis aussi a zero traitement sur le baco de mon jardin, avec un excellent rendement. Dommage que ca fasse du mauvais vin...mais il y a certainement une piste pour un futur sans
traitements avec les hybrides.

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