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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 00:09

Certains amis des bêtes, je parle ici des animaux de compagnies – en 2012, plus de 63 millions de chiens, chats, oiseaux, poissons et autres petits mammifères partagent la vie des familles françaises : 48,4% des foyers possèdent au moins un animal de compagnie, soit un peu moins d’un foyer français sur deux – se positionnent de façon radicale contre le sort qui est fait aux animaux domestiques qui finissent leur vie dans notre assiette, qu’ils soient élevés pour leur viande ou pour la production de lait.


Italie 008-copie-1

Chat de la voisine 

 

Mon propos ici n’est pas d’entrer dans une quelconque polémique entre les viandards et les vegan mais de poser la question : qu’y-a-t-il dans les écuelles de nos chiens, chats, oiseaux, poissons et autres petits mammifères ?


Le marché de l’alimentation des animaux de compagnie la «pet food» c’est 3 Mds d’€/an auquel il faut ajouter 580 millions d’€/an de d’hygiène et de soins et 405 millions d’€/an d’accessoires. Soit un total de 4,2 Mds d’€/an.


Dépense moyenne/an pour un chien : 800€ et pour un chat : 600€.


SOFRES_population_3-4790f--1-.jpg

Il y a « environ 400 millions de chiens et 200 millions de chats dans le monde. Leur nourriture est un marché énorme, qui représente plusieurs dizaines de milliards d’€. »


« Les croquettes sont en partie constituées de sous-produits de l’élevage : viscères, têtes, pattes, carcasses de porcs, de volaille ou de ruminants. Il s’agit là des animaux destinés à l’alimentation humaine et dont on valorise ainsi la part que nous ne consommons pas. Par ailleurs, on estime que près de 5 millions de tonnes de poissons entrent chaque année dans la composition des boîtes et des croquettes pour chiens et chats. Même les croquettes dites « au foie » ou « au poulet » contiennent de la farine et de l’huile de poisson. Selon une étude publiée en 2009, un chien de taille moyenne aurait une empreinte écologique deux fois supérieure à celle d’un 4X4. Un chat équivaudrait à une voiture moyenne ! »


Texte extrait du livre « Les insectes nourriront-ils la planète ? » de Jean-Baptiste de Panafieu qui indique « que les farines d’insectes pourraient se substituer aux farines de poisson ou aux protéines issues des élevages terrestres. Certaines marques intègrent déjà des grillons à leur composition, mais c’est rare en Europe ! Au contraire, en Chine, de nombreuses préparations alimentaires pour animaux de compagnie contiennent des vers de farine et d’autres insectes. »

 

« Le créneau du bio

Comme dans l'alimentation humaine, c'est l'aspect santé et nutrition qui s'est le plus fortement développé ces dernières années. Les recettes ont été revues pour faciliter la digestion, favoriser la beauté du poil, l'hygiène bucco-dentaire… Purina a ainsi lancé en début d'année une offre digestion sur Friskies. Le challenger, l'espagnol Ultima (Affinity Petcare), qui gagne du terrain en France, a lui lancé un lait haut de gamme «digestion légère» pour chats en minibouteille plastique. Il a aussi mis le cap sur la prévention du vieillissement des chiens avec Protect +, à base d'antioxydants.

Les industriels se sont également saisis de la problématique de l'embonpoint, qui touche 40 % des chiens et chats, souvent en mal d'exercice. Une offre light existe depuis six ans. Pedigree (Mars) vient de lancer une gamme de croquettes pour la prévention de l'obésité. Pour la première fois dans la pet food, l'apport calorique par portion et les recommandations journalières figurent sur l'emballage. «Nous voulons rendre plus accessible la nutrition que l'on trouvait jusque-là dans les circuits spécialisés, mais plus chère», explique Michel Klersy. »


Les matières premières utilisées en France :


- 1.568.000 tonnes de produits de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche sont valorisés, dont 76 % proviennent de France, 99% de l’Union Européenne. 1% provient des Pays Tiers.


- 441.000 tonnes de sous-produits de viandes et 32.000 tonnes de sous-produits de poissons (matières fraiches ou congelées)


- 1.095.000 tonnes de matières sèches (céréales, légumes et protéines animales déshydratées)


Pour une production de :


- 1.937.717 tonnes de produits fabriqués (tonnage en poids net)


- 760.158 tonnes de produits humides (chiens/chats)


- 1.177.559 tonnes de produits secs (tous animaux)


- 48 % de la production sont exportés, soit 933.347 tonnes.


- Une balance commerciale excédentaire de 599 millions d’euros.


En France les Fabricants d’Aliments pour Chiens, Chats, Oiseaux et autres animaux familiers sont regroupés dans la FACCO, Chambre Syndicale qui a été « créée en 1965. Elle rassemble 27 sociétés nationales et est fortement représentative de l’Industrie française de production et de commercialisation des aliments pour animaux familiers. La FACCO est l’interlocuteur privilégié des Pouvoirs publics et institutions françaises. Elle agit dans ses champs de compétence afin de promouvoir l’Industrie française des aliments préparés pour animaux familiers. La FACCO est membre de la FEDIAF - Fédération Européenne des Industries d’Aliments pour animaux Familiers – et du réseau RESEDA. »

 

Le secteur est dominé par des multinationales link  qui opèrent aussi en France et leurs marques bien connues :


NESTLE PURINA PETCARE France: ONE, Gourmet, Felix, Friskies, Fido, Pro Plan, Dog Chow, Cat Chow, Procare


MARS PF France : Pedigree, Canigou, Cesar, Frolic, Nutro, Whiskas,Sheba, Kitekat, Perfect Fit…


ROYAL CANIN FRANCE SAS: Royal Canin

 

Sources :


(1) FACCO link  

 

(2) link

animaux-compagnie-France.png

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans les afterwork du taulier
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commentaires

claire 25/07/2013 06:09


c'est hallucinant le budget que les ménages sont prets à dépenser pour leurs animaux de compagnie, cela représente une sacrée addition, entre la nourriture, le toilettage, les soins et la mutuelle animaux qui se développe.

François Audouze 22/07/2013 12:33


Cet article est très intéressant. Si j'ai bien compris, il faudrait que l'on puisse entrer son 4x4 dans son appartement pour pouvoir le caresser à sa guise. Comme ça, pas d'animaux de compagnie
et empreinte carbone améliorée  

Denis Boireau 22/07/2013 10:33


@ Massotte:


- l'assurance responsabilite civile couvre les animaux du foyer, donc 99% des animaux domestiques de France sont assures.


- il y a des lois sur les ordures: on n'a qu'a l'appliquer et verbaliser tous ceux qui laissent leurs animaux chier sur le domaine public, ca sera plus educatif qu'une taxe!


- les chiens et chats doivent etre tatoues ou puces et sont donc deja inscrits sur un registre national. Il n'y a donc pas besoin de prevoir une declaration obligatoire.


@ Jacques: j'aimerait bien savoir comment ont ete calculees les empreintes carbone du chien et du 4x4. Quelle sont les sources d'apres le livre sur les insectes a manger?


Je ne savais pas que l'industrie de la nourriture pour animaux domestiques etait excedentaire en France (comme le vin!). Merci Jacques pour cette information.

JACQUES BERTHOMEAU 22/07/2013 10:37



Denis l'assurance dont il s'agit est l'équivalent de l'assurance-maladie des humains elle permet de se faire rembourser des frais vétérinaires en cas de maladie de l'animal...


Pour l'étude de 2009 il faut s'adresser à l'auteur qui ne donne aucune référence



Luc Charlier 21/07/2013 13:36


Quelle est l’empreinte carbone de M. Thibaut Ruggeri, que Nestlé (via Chef, voir http://www.nestleprofessional.com/france/fr/BrandsAndProducts/Brands/CHEF/Pages/default.aspx?UrlReferrer=https%3a%2f%2fwww.google.fr%2f)
soutient autant que leurs lignes d’alimentation animale ? Il est rassurant de voir que les fonds de sauce du Bocuse d’or sont fournis par la marque de Vevey, comme le liant des boîtes du
chat de ta voisine dans le fond .... de l’évier la salle de bains, Jacques.


Enfin, tout n’est pas mauvais : mon frère, le Dr Vét. Thierry Charlier, a été salarié chez Mars (il était le conseiller technique pour les produits Pedigree) et avant cela chez Hill’s pet
food. Cela l’a fait vivre pendant dix ans, avant qu’il ne réouvre une pratique. Et qui était son alter ego autrichien, chez Mars ? Nul autre que le vigneron autrichien le plus médiatisé,
Willy Opitz lui-même ! J’en profite pour le saluer.


 


Il me vient une idée : si on essayait de capturer toutes les tordeuses de la grappe pour en faire du pet food ? Peut-être même que les phytoplasmes ont des effets salutaires sur le poil des
chiens ?

massotte 21/07/2013 03:54


Cet article est très intéressant.


J'adore les bêtes, mais certains ont déjà du penser au potentiel de revenus que l'on peut générer :


- Rendre l'assurance obligatoire (puisque seulement 4 % des animaux sont assurés). C'est un problème de sécurité et santé majeur !


- Le nettoyage des trottoirs : cela coûte très cher : c'est un problème de sécurité et d'équité majeur ==> taxe 'propreté' !


- Mettre une taxe carbone sur les animaux , en fonction de la taille et du poids : c'est un problème d'écologie et d'équité majeur !


- Prévoir une déclaration obligatoire de détention des animaux pour envisager, éventuellement une taxe sur les naissances (comme cela était pratiqué en chine ). Ceci  pour limiter le nombre
d'animaux, ou réduire le nombre de bêtes femelles reproductrices.


- Merci d'avoir soulevé le point de la balance commerciale . On pourrait aussi parler de celui des vaccinations obligatoires , de psychothérapie, etc.  etc.


Bien sûr, tout cela n'est que fiction, et je ne le souhaite pas, mais un jour, comme on vient de le faire pour les bio-carburants, ou pourrait nous sortir des bêtises plus grosss que
nous. D'ou l'intérêt des approches systémiques que l'on ne semble pas connaître.


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