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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 12:00

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Ce dialogue je ne l’ai pas inventé mais noté dans une de mes lectures. Il eut lieu, le dimanche 8 avril 1973, à « l’Hôtel-Bar du Marché, qui fait le coin des rues de Seine et de Buci. » entre deux ivrognes. « Le ton est assez civil »


-          Je ne vous insulte pas, je dis que vous êtes une tête de con.

-         Au fond qu’est-ce que je vous ai dit moi ?

 

Et bla, et bla…


-         Monsieur je commisère…

-         Tu commissaire Bourrel, oui !

 

Pourquoi appliquer ce dialogue à Twitter ?

 

2 raisons :

 

1-      Le fil de Twitter s’apparente souvent, je n’écris pas toujours, soit à un monologue, soit à une conversation décousue type café du commerce où chacun suit son fil sans trop se préoccuper de ce dit l’autre ou les autres. Ça atteint, au mieux le niveau « brèves de comptoir », au pire le pâteux d’un monologue d’ivrogne… Je laisse de côté les invectives qui, en ce moment, fleurissent si je puis m’exprimer ainsi car ça se hausse au niveau des immondices. Je ne fais pas référence ici au Mondovino qui le plus souvent fait joujou gentiment dans son bac à sable.

 

2-     J’adore le détournement phonétique de la commisération en la traitant comme un verbe : « je commisère ». Je l’avoue, ce n’est pas très charitable, souvent à la lecture de certains échanges « je commisère » et je me dis que si j’étais « chasseur de têtes » je draguerais dans Twitter. Nul besoin de faire passer des tests à la con pour dresser le profil psychologique de jeunes gens et de jeunes filles bien comme il faut, sans doute bardés de diplômes, qui mixent avec ardeur, constance, addiction, leur sphère professionnelle et l’intime. C’est fascinant. C’est étonnant. C’est parfois affligeant de naïveté ou d’impudeur. Qu’importe je ne suis ni chasseur de têtes, ni employeur potentiel car je suis rangé des voitures.   

 

Pour la petite histoire Le Bar du Marché 75 rue de Seine existe toujours. Saisi sur le Net « Véritable bistrot parisien en plein cœur de Saint Germain. Grande terrasse ouverte été comme hiver (grâce aux "champignons chauffage"). Idéale pour profiter du spectacle de la rue. L'ambiance branchouille fait partie du tableau. Prix corrects pour le quartier. Les serveurs en salopette à l'ancienne te proposeront entre autres, Ricard, vin ou cocktails ainsi que de succulentes assiettes « apéritivantes » sic à partager telles que le club, le mini hot-dog, et bien d'autres. Un incontournable à la hauteur de son succès! Et puis la rue de Seine pour faire descendre...le paradis. » En clair, ce n’est pas un truc pour Pousson sauf pour y voir défiler les beautés du  quartier…


Pour les jeunes loups et jeunes louves addict de Twitter, coursant les followers, le commissaire Bourrel c’était le temps de l’ORTF, le noir et blanc, Raymond Souplex, les 5 dernières minutes, « Bon Dieu ! Mais c'est… Bien sûr ! ». Une éternité quoi…


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