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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 00:09

 

 

« Mon nom est Bond, James Bond » et dans « James Bond 007 contre Dr. No », le major Boothroyd, à la demande pressante de M, m’a contraint d'abandonner mon Beretta 6,35 mm fétiche pour le Walther PP 7,65 mm plus performant. Mais, comme vous le savez, j’ai plus le goût des femmes que celui des armes, alors cette histoire de Petit Magnum 1846 n’est qu’un leurre lancé par le Taulier pour vous égarer. En effet le calibre du Magnum est 357, essentiellement employé pour les revolvers, de rares fois dans des pistolets et plus fréquemment dans des carabines. Créé par Elmer Keith et le constructeur d'armes à feu Smith & Wesson le 357 Magnum a été introduit en 1934 et a connu une diffusion de plus en plus large. Son nom est inspiré du format des bouteilles.

 

« Nous revoilà à l’essentiel, nous touchons au but, nous abordons la bonne question, celle du flacon et pas n’importe lequel cher ami…

 

-          Où voulez-vous en venir Bond ?

 

-          Ne faites pas l’enfant !

 

-          Les femmes ?

 

-          Oui bien sûr, en effet qu’est-ce qui fait briller les yeux des femmes ?

 

-          Le champagne !

 

-          Oui mais « La grande année de Bollinger » !

 

-          Je n’en doute pas un seul instant mais vous ne la trouverez pas en Petit Magnum 1846 ?

 

-          Mais qu’est-ce donc que ce nouveau calibre ?

 

-          Sans risque d’être démenti, un beau calibre, un must, une pièce unique que la maison d’Aÿ a lancé en mai 2012, un flacon inspiré d’une bouteille du XIXème siècle retrouvée dans les caves de la Maison Bollinger et datée de 1846.

 

-          Mais pourquoi donc adopter cette nouvelle bouteille terriblement identitaire ?

 

-          Hormis qu’elle trouve sa genèse dans l’histoire de la Maison, ce nouveau calibre comme vous dites, unique en Champagne, a pour vocation d’exprimer mieux encore toutes les qualités d’un grand vin de champagne.

 

-          Comment cela, expliquez-vous !

 

-          « L’objectif de reprise du galbe de cet ancien flacon était d’approcher l’équilibre parfait d’un « petit magnum » aux courbes plus esthétiques que celles de la bouteille champenoise. Outre la motivation esthétique, le fait de tendre, sur cette nouvelle bouteille, vers un format type magnum avec un col plus fin et une base plus large, devrait très légèrement ralentir l’échange d’oxygène et donc offrir une qualité de vin supérieure » (Matthieu Kaufmann chef de cave)

 

-          Bravo ! Vous êtes un as de la dynamique des gaz…

 

-          Comme vous le voyez sur la courbe ci-dessous, le ratio diamètre du col/diamètre du fût de la bouteille 1846 tend plus, en effet, vers celui du magnum champenois que de la bouteille champenoise…

 

viewerbollinger

 

-          Superbe ! Depuis « James Bond 007 contre Dr. No », souvenez-vous Ursula Andress sortant de l’eau,  j’ai toujours eu un faible pour les ratios parfaits…

 

 

-          J’en conviens mon cher Bond mais vous devrez encore attendre un peu car c’est le Spécial Cuvée, fleuron de la maison d’Aÿ, qui bénéficiera en premier de ce nouveau flacon. Puis suivront Bollinger Rosé, puis votre chouchou La Grande Année et La Grande Année Rosé, Bollinger R.D. et enfin, les Vieilles Vignes Françaises. À noter toutefois que La Côte aux Enfants conserve son flaconnage traditionnel. La 1846 sera également déclinée en : demi-bouteille, bouteille, magnum et jéroboam.

 

-          J’attendrai, mon plaisir n’en sera que plus attisé…

 

-          Vous ne changerez donc jamais Bond !

 

-          De champagne, jamais ! Avec Bollinger notre complicité date de 1973, et rappelez-vous Goldeneye où dans mon Aston-Martin c’était La Grande Année 1988…

 

-          Souvenirs, souvenirs, Bond, vous vous bonifiez avec les années qui passent…

 

-          Alors longue et belle vie à la 1846… pour l’amour des grands champagnes de la maison Bollinger…

 

  N.B. Ceci n’est pas un publi-reportage mais une simple variation sur une bouteille terriblement identitaire… pour les beaux yeux d'Ursula...Le flacon ci-dessous exposé,

qui me fut porté dans son étui par coursier, est un collector de la 1846 Spécial Cuvée, elle pèse 900g et, il  se peut que, lorsque La Grande Année s’y verra logée, mon ami Ghislain, pour les éminents services que j’ai rendu à la France du vin, Champagne y compris, m’en fera porter une nouveau… pour ma collection...

 

Bollinger-002.JPGBollinger-003.JPG

 

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

luc charlier 06/06/2012 15:26


J’ai toujours pensé que Craig – beau gosse il est vrai – était moins distingué que ses prédécesseurs. Un Angélus, Pffff, quelle faute
de goût, même si à l’époque (1982) M. Hubert de Boüard n’avait pas encore réintégré la propriété et si on ne parlait pas encore d’osmose inverse dans le Bordelais. Rappelons qu’Eva Green, qui
donne la réplique au double zéro est, en dépit de son nom, française. C’est la fille de l’adorable Marlène Jobert. Ah, les taches de rousseur !


Eh oui, Léon n’est pas un cinéphile mais, à sa plus grande honte, c’est un fanatique des James Bond, films et bouquins (Ian fleming
mais aussi John Gardner qui le pastiche si bien). Boys with toys indeed. Comme le dit si bien Moneypenny, on doit être un « cunning linguist » !

Bourgogne Live 06/06/2012 10:07


Les temps changent...


Dans Casino Royale, James Bond commande un Château Angelus 1982 et se fait joliment "casser" par une charmante jeune femme pleine d'humour...OMG :-)

A voir ici : http://youtu.be/cx1B0ErGEOQ

François 

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