Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 00:09

pierre-marie-doutrelant-les-bons-vins-et-les-autres-livre-8.jpg

 

Après un passage au journal le Monde, de 1966 à 1977 où il a en charge les questions agricoles – en ce temps-là il y avait un spécialiste de l’agriculture dans chaque grand quotidien – Pierre-Marie Doutrelant rejoint le service « Notre Époque » du Nouvel Observateur avec un portefeuille plus élargi.  Il publiera en 1976 un livre de référence « les bons vins et les autres » au Seuil. Bruno Frappat dans son article « Pierre-Marie Doutrelant est mort », Le Monde du 24 mars 1987 écrivait « Tendrement caustique, libre par rapport aux mondanités, aux institutions, aux pouvoirs et aux idéologies », il a « des idées qu'il affectait de considérer comme rustiques » et un « cynisme bienveillant à l'égard de ceux qui prennent leurs querelles théologiques pour l'art de la conversation ».


Dans une petite chronique de 2010 j’écrivais à propos de son opus « Bien sûr, les écrits de Doutrelant ont pris quelques rides – cependant sur le Bordeaux par exemple ses pages sont une bonne contribution à la compréhension du phénomène AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur –  mais ce qui m’importe aujourd’hui, plus que le côté factuel, c’est son approche du monde du vin de ce temps. Décontractée, rigolarde, impertinente mais sans le côté vachard ou donneur de leçons. Bien sûr que le Doutrelant il en a des copains dans le vignoble mais dans son bouquin il ne leur passe pas les plats. Il n’est pas sectaire, il n’excommunie personne, dans sa liste de ses 500 bonnes adresses y’a des vignerons, des coopératives et même des négociants. Moi ça me plaît le côté carnet de route impertinent. De plus c’est bien écrit ce qui ne gâte rien je vous assure. Bien sûr, en bon Français qui regrette toujours le bon vieux temps il ne peut s’empêcher de s’exclamer « France ton vin fout le camp ! » mais il n’en geint pas pour autant et surtout ne tombe pas dans l’élitisme. Bien au contraire, il est avant tout – je le suis aussi – un franc buveur « La fréquentation des caves incline souvent au lyrisme ou à la piété. Elle nous inspire plutôt bonne humeur et irrévérence. La d’entendre chanter des cantiques au pied de l’idole enivrante, il nous est venu l’envie d’envoyer un coup de pied dans la termitière des poncifs et des pantalonnades. Sacrilège ? Non, quand le vin est bon, nous ne connaissons qu’une manière de lui faire nos dévotions, c’est lever le coude. »


Vous imaginez la tête de Rigaud et d’Élineau face à une telle déclaration, le bucher de l’Inquisition des hygiénistes-prohibitionnistes.


Ces dernières années le domaine du vin a largement régressé dans les colonnes du Nouvel Obs.


Je ne suis pas le seul à le regretter mais, ô surprise, par la conjonction de la plume de Jay McInerney – y sont plus culture qu’agriculture à l’Obs. –  Didier Jacob nous fait savoir que « Boire ou écrire, Jay McInerney refuse de choisir » et celle de Gérard Muteaud  « MUSCADET : LE RÉVEIL DU MELON » « IN MUTEAUD VERITAS ». A l‘instar du Beaujolais, l’appellation a failli se noyer sous les flots de vins médiocres. Une nouvelle génération de vignerons monte au front pour réhabiliter le melon de Bourgogne. Avec des vins remarquables.


ACTE 1


« Qui eût dit que le célèbre romancier new-yorkais, dont les personnages sont davantage portés sur la coke que sur le pessac-léognan, passait ses journées dans les caves de Latour ou de Beychevelle à siroter, à leur invitation, leurs plus divins millésimes?


Qu'il compare un savennières 2008 à la beauté «robuste et juvénile» de Milla Jovovich dans «Resident Evil», ou la cuvée 2007 à celle de la grande Ava Gardner dans «la Comtesse aux pieds nus», Jay McInerney trouve toujours le mot qui fait mouche pour traduire dans une prose voluptueuse l'impression ressentie en dégustant un rosé de Provence ou un georges-de-latour Private Reserve (un cabernet- sauvignon de la maison Mondavi). C'est en connaisseur qu'il déguste, mais c'est en écrivain qu'il raconte. » la suite ICI link 


ACTE 2


6526777-muscadet-le-reveil-du-melon.jpg

 

« Les souvenirs sont tenaces. Et les émotions gustatives encore plus. Nombreux sont les consommateurs qui gardent un souvenir contrasté d’un "méchant" pot de muscadet à l’acidité ravageuse accompagnant une douzaine d’huîtres anémiques durant leurs vacances sur la côte atlantique. Ils auraient tort pour autant de se détourner d’une appellation qui recèle des trésors à prix doux. » la suite ICI link

 

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article

commentaires

bonjour, il y a des lustres que j'importais 17/10/2013 09:32


Bonjour,  il y a des lustres que j'importais un Muscadet des Côtes de Grand Lieu vraiment bon, équilibré en acidité , matière et flaveurs de l'Océan, quand, il y a qyelques mois, nous avons
du stopper nos relations avec ce viticulteur: trop d'acidité et perte de saveurs. Heureusement, deux jours plus tard, je lisais sur votre bloc, cher Jacques, une présentation  , en Grand
Lieu, également, d'Eric Chevalier. Consultant son site, je remarquai un choix dans sa production. Je reçus des échantillons et , magnfique, non seulement son Muscadet fût agréé mais nous avons
été étonnés pas le Chardonnay qui vaut plus que certains Bourgogne et nous avons été stupéfiés pas son Fié Gris - Sauvignon rose - cépage oublié et vin probablement unique . Mes amis et clients
ont embrayé et je suis  bien obligé de recommander.  Merci pour le tuyau....   Jacques

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents