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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 11:00

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L'humoriste Andy Borowitz du New-Yorker dépeint un Jeff Bezos cliquant de façon frénétique sur la Toile, avec manifestement l'esprit ailleurs. Il fait dire au patron d'Amazon : « Je crois que j'étais en train de surfer sur leur site sans trop faire attention à ce que je faisais. En aucun cas je n'avais l'intention d'acheter quoi que ce soit ». Son rachat du Washington Post aurait donc résulté d'un « énorme malentendu », dont Jeff Bezos se serait rendu compte en découvrant sur son relevé de carte bancaire un débit de 250 millions de dollars. »link

 

J’adore !


Même la très officielle agence de presse Chine nouvelle (Xinhua) a pris pour argent comptant un canular.


Dans notre vieille France, où la presse est bien moins impertinente même qu’elle en devient chiante, nous sommes obligés de nous rabattre sur un petit bouquin d’un journaliste « infiltré » (embauché comme intérimaire) dans un entrepôt d’Amazon à Montélimar. J’ai écouté l’auteur sur France-Inter et je dois avouer qu’il ne m’a pas convaincu de la pertinence de son enquête. Je n’achèterai donc pas son livre sur Amazon car, ironie de la vente en ligne, le site Amazon s’affiche en premier lorsque vous cherchez son livre En Amazonie: Infiltré dans le « meilleur des mondes » de Jean-Baptiste Malet chez Fayard. Vous pouvez lire une interview de lui ICI link  et 2 critiques link et link


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J’avais un vieux compte Amazon qui traînait je l’ai clôt, non parce que les arguments de Malet m’ont ébranlés, c’était bien avant de prendre connaissance de l’existence de son reportage, mais tout bêtement parce que la « facilité » de la commande chez Amazon s’apparentait à une complicité avec un système qui s’apparente à la GD et qui ne fait que fabriquer des emplois sous-qualifiés et précaires.


« Le Syndicat de la librairie française considère aujourd’hui que, à proportions égales, la librairie indépendante française représente une activité qui génère deux fois plus d’emplois que les grandes surfaces culturelles, trois fois plus que la grande distribution et, selon les chiffres de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance, dix-huit fois plus que le secteur de la vente en ligne dont Amazon est le fleuron. (…)


Mais au-delà de ce geste il faut aussi soutenir la nouvelle génération d’éditeurs qui se lève et qui renouvelle, y compris graphiquement le livre lui-même. Tel est le cas de la nouvelle maison d’édition Zones Sensibles et du studio graphique Le Théâtre des Opérations qui produit ses livres. Je vous propose de lire son manifeste link, de découvrir son Comité de parrainage scientifique et son superbe graphisme.


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1-      Manifesto (extraits)


« Zones sensibles est une nouvelle maison d'édition belge, basée à Bruxelles et spécialisée dans les sciences de l'homme (et fruit de 15 ans d'expérience dans le domaine éditorial). « Sciences de l'homme » désigne ici un vaste domaine se rapportant à l'humain dans ses divers modes d'existence (sociale, artistique, politique, culturelle vs naturelle, etc.), domaine qui peut concerner tout autant l'anthropologie que le roman graphique, les études culturelles que l'histoire de la médecine, les mondes sonores que les atlas géographiques, les constructions urbaines comme les environnements non humains.


Les zones sensibles sont justement ces lieux autres, des hétérotopies où s'entrecroisent les disciplines et les sujets récalcitrants, les autochtones et les allochtones, des lieux de décloisonnements et de rapprochements, des zones grises car le monde n'est ni noir, ni blanc ; des zones bariolées (à l'image du zinneke) qui contrastent avec l'homogénéité des milieux de ceux qui « pensent » ou qui « gouvernent » (il n'est pire ghettos que ceux-là) ; des zones sensibles qui sont celles de la société - ni de droite, ni de gauche (mais en faveur du livre-échange), minoritaires et indisciplinées.


2-      Comité de parrainage scientifique


Philippe Descola (Collège de France, FR)

Jacques Le Goff (EHESS, FR)

Jean-Claude Lebensztejn (université de Paris-4, FR)

Lucienne Strivay (Université de Liège, BE)

Bruno Latour (Sciences Po, FR)

Alexandre Vanautgaerden (Musée de la Maison d'Erasme, BE)

Philippe Vendrix (Centre d'études supérieures de la Renaissance, FR; université de Liège, BE)


3-                  Le Théâtre des Opérations


C’est un studio graphique établi à Bruxelles et spécialisé dans la production de livres. Parmi mes clients figurent entre autres le Centre d'études supérieures de la Renaissance, université François Rabelais (Tours), Le Fresnoy (Lille), le Centre Pompidou, le Palais de Tokyo, les éditions Kargo, les Presses universitaires de France, les Presses du réel, les éditions de l'Eclat, les revues Nomad's land et Fresh Theorie (Paris), la Maison d'Erasme (Bruxelles), le Royal Museum for Central Africa (Tervuren) ou les éditions Zones sensibles.link 

 

Le livre ci-dessous a fait l'objet d'une chronique ICI link


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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans les afterwork du taulier
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commentaires

Luc Charlier 15/08/2013 12:16


Jacques, le Alexandre Vanautgaerden dont il est question dans ton billet, actuellement à la tête de la Bibliothèque de Genève, avait succédé à Jean-Pierre Vanden Branden à la direction de la
Maison d’Erasme à Anderlecht. Ce haut lieu de la mémoire, de l’humanisme et de la laïcité en Belgique jouxte bizarrement l’Eglise Saint-Guidon, l’académie de musique de la commune et ... le stade
du « Sporting Club d’Anderlecht », club de foot le plus célèbre du pays, encore appelé Parc Astrid. C’est là qu’évoluèrent des « dieux du stade » comme Robby Rensenbrink ou
même Paul Van Himst, « Paulo gazon ». On s’en fout, vas-tu me dire !


 


Oui mais : ce M. Vanden Branden et Jack Masquelier, un des premiers pionniers de la chimie des anthocyanidines, avaient été chargés de présenter un exposé dans l’amphithéâtre de l’Hôpital
Erasme à Bruxelles, justement, sur le sujet : vin et santé. Alors chargé du cours d’oenologie au Ceria à BXL (vers 1993 ou 1994), j’avais été brièvement intercalé entre eux deux pour
replacer la culture de la vigne dans son contexte historique. Avec une modestie oratoire, je m’étais dit surpris, d’entrée de jeu, moi le sans-grade, d’avoir été retenu et « sandwiché »
entre ces deux célébrités. Vous pensez, un humaniste de haut vol et un scientifique de renom mondial ! Prenant ensuite la parole à son tour, le Prof. Masquelier avait eu ce trait d’humour
adorable : « Monsieur Charlier, ce qu’il y a de meilleur dans un sandwich, ce ne sont pas les deux gros morceaux de pain, mais bien la garniture savoureuse qu’on met au milieu ».
Rien de pareil ne m’est arrivé depuis lors, sauf peut-être quand mon miroir me dit que je ne suis pas si moche que cela.

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