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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 15:38

 

Ce matin retour au bureau puis déjeuner à la cantine.


suzanne-et-les-vieillards_gd.jpg

 

Au retour, dans ma petite auto, en écoutant la radio, les propos me font penser à « Suzanne et les vieillards, Suzanne au bain, épisode apocryphe racontant qu'une jeune femme, Suzanne, surprise alors qu'elle prend son bain, refuse les propositions malhonnêtes de deux vieillards qui l'accusent alors d'adultère et la font condamner à mort. Mais le jeune prophète Daniel survient, prouve son innocence et fait condamner les vieillards.

 

Suzanne et les vieillards. 81x100. Huile sur toile André Lemaître Musée André Lemaitre - boulevard de la Libération - 14700 FALAISE 

 

L’adultère…


Le récit de la « femme adultère » de Jean 8 est l'un des plus beaux de l'Evangile. Cette femme pécheresse, condamnée par les intégristes de l'époque, est relevée par Jésus, pardonnée, libérée de ses accusateurs... avec cette formule restée célèbre : « Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre ! »


Jésus enseignait dans le Temple. Les scribes et les pharisiens lui amenèrent une femme surprise en flagrant délit d’adultère : « Dans la Loi, Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Et toi, qu’en dis-tu ? » (Jean 8,5)


Mais, se baissant, il se mit, imperturbable, à tracer du doigt des traits sur le sol. Puis, se redressant, il leur dit : « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. »(Jean 8,7)


Après avoir entendu ces paroles, les accusateurs se retirèrent l’un après l’autre, à commencer par les plus âgés. Le Maître se tourna vers la femme : « Où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » « Personne, Seigneur », répondit-elle. « Moi non plus, je ne te condamne pas : va, et désormais ne pèche plus ». (Jean 8,10-11)


Comprenne qui voudra

Moi mon remords ce fut

La malheureuse qui resta

Sur le pavé

La victime raisonnable

A la robe déchirée

Au regard d’enfant perdue

Découronnée défigurée

Celle qui ressemble aux morts

Qui sont des morts pour être aimés                

Une fille faite pour un bouquet

Et couverte

Du noir crachat des ténèbres

Une fille galante

Comme une aurore de premier mai

La plus aimable bête

Souillée et qui n’a pas compris

Qu’elle est souillée

Une bête prise au piège

Des amateurs de beauté

Et ma mère la femme

Voudrait bien dorloter

Cette image idéale

De son malheur sur terre.

 

Paul Eluard

 

J’ai zappé et préféré écouter David Bowie The Man Who Sold The World avant de me remettre à écrire.


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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Patrick AXELROUD 14/01/2014 16:14


Merci au Taulier de nous rappeler ce poême dont les premiers vers furent cités par G.POMPIDOU lors d'une conférence de presse ou on l'interrogait sur le suicide de Gabrielle RUSSIER condamnée
pour  détournement de mineur !

JACQUES BERTHOMEAU 14/01/2014 16:23



de mes archives une future chronique copié-collé de l'affaire Russier (déjà en boîte)



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