Mercredi 25 juillet 2012 3 25 /07 /Juil /2012 00:09

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Pour le Taulier, juillet, c’est carton plein, mon changement de millésime et ma fête. Je croule sous les années, les bises et les cadeaux, mais ce que j’aime par-dessus tout c’est que ça s’arrose ! Donc, si ça vous dit, tout au long de cette journée de mercredi je vous convie à fêter ma fête autour d’un verre – je n’ai pas écrit à faire ma fête – Faites-moi signe, j’accours ! Comment me direz-vous ? Par tous les moyens en votre possession pour me joindre… Juché sur mon fier destrier je promets à toute personne qui me joindra de lui offrir un verre dans Paris intra-muros – je ne passe jamais le périphérique.


Depuis le XVIIe siècle le mot fête désigne aussi la célébration du saint dont une personne porte le nom. La festa en italien. À côté de l’anniversaire personnel et laïque, la fête affirmait l’appartenance de chaque chrétien à la communauté protégée et répartie sous le patronage des saints dûment recensés, et affirmée par le prénom, avant que ce dernier ne se dégage de la tutelle exclusive du calendrier chrétien.


Moi c’est : Saint Jacques le Majeur, fils de Zébédée et de Salomé, était frère de saint Jean l'évangéliste. On le surnomma le Majeur, pour le distinguer de l'Apôtre du même nom surnommé le Mineur, qui fut évêque de Jérusalem. Il était de Galilée et vint au monde douze ans avant Jésus-Christ. Il exerçait la profession de pêcheur, ainsi que son père et Jean, son frère. Un jour qu'ils nettoyaient leurs filets dans une barque sur les bords du lac de Génésareth, Jésus appela les deux frères; à l'instant, quittant leur barque et leur père, ils se mirent à Sa suite et furent bientôt agrégés au collège des Apôtres.

 

Comme ce 25 juillet j’ai l’âme et le cœur léger, à tous ceux que je ne pourrai rencontrer en ce jour de fête j’offre le texte ci-dessous :


Chéri et si nous adoptions un vieux ?


-        Je sais chéri, tu t’ennuies depuis qu’ils t’ont viré comme un malpropre après toutes ces années passées à courber l’échine, à servir, sans piper mot. Oui, oui, je sais, je parle trop et tu ne m’écoutes même pas. Bien sûr tu n’étais pas le balayeur de la boîte mais tout de même le directeur-général adjoint. Une huile, quoi ! Mais pas le numéro un, seulement l’adjoint. Ça fait un peu mesquin directeur-général adjoint, porteur de serviette, pas tout à fait abouti, j’oserai même dire mal formé. Tu t’en es accommodé car tu t’accommode de tout chéri. Et maintenant te voilà scotché à cette putain de télé tout au long de la journée. Tu sens le renfermé. Chéri tu pues !

-        (…)

-        Moi j’en ai marre de t’avoir toujours dans mes pattes comme un vieux chien pouilleux qui se gratte les puces à tout bout de champ pour vérifier s’il est bien toujours en vie. Je vais te faire une proposition honnête mon amour : nous allons adopter un vieux. Ne crois pas que je plaisante : je viens de déposer une demande en bonne et due forme à l’assistance sociale. Des vieux, ils en ont un stock à ne savoir qu’en faire, oui la demande est très inférieure à l’offre : les tableaux de statistiques en Power Point pour tes conférences de direction, tu en raffolais. Ça te rassurait. Comme nous avons de la place, des moyens grâce à mon héritage, que nous sommes bien portants, notre dossier est nickel chrome. Trois coups de tampon sur les formulaires et nous toucherons notre vieux.

-        (…)

-        Tu as beau faire semblant de t’intéresser au énième put de je ne sais quel trou du parcours de je ne sais quel green plein de types bedonnants, je sais que tu m’écoutes. Notre petit vieux je l’ai demandé dépendant et c’est toi, et toi seul, qui t’en occuperas. Comme tu n’as jamais voulu avoir d’enfant, moi non plus d’ailleurs, trop encombrant, ça va te redonner un but dans la vie. Imagine ! Je sais que tu ne peux pas, tu es du genre terre à terre, mais avec non petit vieux adoptif tu vas être servi : pire qu’un bébé qui vient de naître : le lever, le laver, le nourrir, le torcher, le promener, et même s’il est un peu sourd lui faire un brin de causette avant qu’il ne s’endorme.  Beau programme mon chéri et puis, ça te fera un compagnon de télévision. Les petits vieux adorent la télévision.

-        (…)

-        D’accord, je le sais, tu aurais préféré un chien. Moi je le voulais bien à condition que ce soit un brave corniaud que nous aurions sauvé de la fourrière. Mais monsieur voulait un chien de race, le genre qui va se faire bichonner chez une toiletteuse, une chochotte qu’il faut nourrir avec des plats de luxe. Moi je préfère les chats, ils sont libres et indépendants. Tu n’as jamais pu supporter mon Pisolo. Il te le rendait bien le bougre. Paroles, paroles que tu te dis mon chéri mais pour te détromper je vais te lire un petit bout de texte d’un quidam de la belle Province qui a adopté un vieux « Lorsque j’ai accueilli Léo chez moi – je te précise, 99 ans, en fauteuil roulant –, les amis ont cru que je n’allais pas tenir, que j’allais le retourner, avec le hamster. Mais dès leur première visite, ils sont étonnés et s’exclament qu’il est formidable. Je ne peux m’empêcher de me demander s’ils pensaient voir un monstre… »

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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