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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 00:09

MEMO0008.JPG

La France est le troisième fournisseur du marché italien en volume et le premier en valeur. La présence de la France se fonde principalement sur le Champagne125.019 milliers d’euros sur un total de 156.289 milliers d’euros. Le marché du Champagne en Italie s'apparente à un marché mûr. Le Champagne représente plus de 95 % du volume et de la valeur des vins effervescents français importés par l'Italie. Les autres vins effervescents enregistrent de faibles résultats dans la mesure où l’Italie produit ses propres bulles avec le Proseco.

 

Le marché mondial des bulles se porte. Entre 2004 et 2009 les vins pétillants autres que le champagne ont progressé d'environ 2,6% pour atteindre 169,2 millions de caisses. Au plus fort de la récession, les vins pétillants n'ont enregistré qu'une baisse de 0,9%, bien moindre que les autres catégories. Par comparaison, les ventes de champagne ont chuté de 3,6%. Un rapport de ISWR sur les tendances 2010 pointait la crise économique mondiale comme étant à l'origine de l'augmentation de la demande pour les vins pétillants espagnols et italiens: «La corrélation entre la chute spectaculaire des ventes de champagne et la tendance à la hausse des marchés pour des produits moins chers comme le prosecco et le cava constitue une preuve irréfutable de l'abandon des produits de luxe pour des vins aux prix plus accessibles». Pour ma part je serai moins catégorique sur l’abandon des produits de luxe sur lequel, et tout particulièrement le Champagne, la crise a eu un effet à la fois sur le positionnement prix et le déplacement de la demande vers de nouveaux marchés.

 

Pour revenir à l’Italie il faut rappeler que le prix d'une bouteille de Spumante varie de 8,50 euros pour une qualité moyenne à 18 euros pour la meilleure qualité. Les meilleurs crus se vendent à 45 euros la bouteille, soit la moitié des champagnes de marques. Laissons là les chiffres pour s’en tenir à ma simple impression visuelle lors de mes pérégrinations vénitiennes. Chez mon caviste Dai do Cancari il est le seul produit mis en avant de façon significative (voir photo) flanqué d’une bouteille de Blanquette de Limoux.

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Au vol j’ai noté :

- en magnum Bollinger Spécial Cuvée 190€ et Roederer Cristal 2002

- en bouteille Charles Mignon brut grande réserve 1er cru, Palmes d’or vintage 1997, Ayala brut majeur 65 €, Louis Roederer brut premier 75€, Moët Réserve Impériale 58€

- pour la Blanquette de Limoux : Domaine de Fourn à Pieusse brut 2008 médaille d’or concours du SIA 32€  http://www.robert-blanquette.com

 

Pour le reste de l’offre de vins français j’ai noté :

- un Mercurey Faiveley 2005 La Framboisière Monopole

- un Grand Echezeaux DRC 1992 n°05996 sur 12211 bouteilles

- un Château Margaux 1994

- un Monbazillac Château la Sabatière magnum 240€

- un Sancerre 2006 Comte Laffont

 

Enfin, sans prendre de notes j’ai pu constater dans une autre vineria proche du pont du Rialto le même type d’offre avec toutefois une plus large offre de vins tranquilles français mais comme je cherchais un casse-graine je n’ai pas eu le temps de prendre des notes.

 L1010976.JPG

Pour terminer ce rapide survol je ne puis m’empêcher d’ironiser sur nos chers cavistes black béret.  Imaginez-vous entrant chez l’une de ces stars de la quille boboïste et d’y découvrir des bonbonnes de vin. Horreur, malheur, vade retro satanas, péché mortel, excommunication, flagellation, crime contre le petit producteur qui fait tout à la main... Et pourtant, chez Dai do Cancari y’a des bonbonnes avec des petits tuyaux qui vont nicher leur bec dans les bouteilles des clients. Pire que cela, il le mette en avant dans leur vitrine et, pire encore, ils vendent du vin dans des bouteilles en PVC. Au risque de me voir traduit devant le tribunal des grands prêtres du vin de propriété et d’être exposé en place de Grève, je trouve ça sympa et intelligent. S’ils le font c’est qu’ils ont des clients pour ça. Oui c’est popu et alors, c’est très carbon neutral non ! Bon je n’en rajoute pas une couche mais au moins nos amis cavistes italiens sont des gens pragmatiques et plus soucieux de leurs consommateurs que leurs confrères prétentieux de notre doulce France. Je signale aux ceux qui me jetteraient aux chiens que Dai do Cancari propose à ses clients une belle gamme de vins bio.  L1010844.JPG

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Olivier Borneuf 11/07/2011 09:06



Cher  Jacques,


Il y a tellement de choses à dire sur la crise Lehman Brothers et le positionnement du Champagne … Cela étant vous avez raison, les causes sont systémiques, les réduire à une seule et unique
raison serait un peu naïf… Mais cela est notre héritage de l'aire industrielle, machiniste et réductionniste ! Certains y verront le résultat d'une croissance en volume à outrance avec
l'aggrandissement de l'aoc, d'autres accusent la montée en puissance des concurrents et le difficile maintien du prix moyen, etc. Je crois que tout cela interagit sur la situation difficile de la
région, et en même temps je trouve que le champagne est bien éloigné de son réel positionnement et aussi de son message. À l'heure où l'on annonce la fin du modèle industriel basé sur la
croissance source elle-même de développement économique, le champagne en a oublié ce qui en fait un vin unique : la diversité dans l'unité (comprenez aoc).  C'est un constat d'autant plus
diffcile à accepter que la région est la seule où les rôles sont inversés (le négoce est en haut de la pyramide qualitative pour le consommateur) À l'heure où la transparence est de mise, la
qualité prime sur la quantité, l'écologie est omniprésente, le champagne continue sur le modèle industriel en acceptant les crises calqués sur les crises mondiales. Quoi de plus normal me
direz-vous ? Sauf que tous les marchés sont inquiets, l'instabilité est omniprésente et personne ne sait quoi faire ; sauf la champagne qui continue comme si cette crise était une répétition du
passé ! Erreur mon général ! Tout problème est désormais systèmique (vous excuserez le manque d'exhaustivité des faits relatés ici) et résoudre ou expliquer la crise sous un seul modèle est une
grave erreur. Le plus dur maintenant est d'accepter les changements drastiques à mettre en place pour la pérennité de la région… Surtout quand "sans trop forcer je vends vous savez !"


PS : avez-vous vu, cher Jacques, la pub de Loïc Raison dans le métro ?


 


Amitiés.


Olivier



Luc Charlier 11/07/2011 08:17



Comme la rubrique du 11 juillet concernant le concours n’accepte pas les commentaires – ce qui est logique – voici une réaction
« qui a la pêche ». On n’arrête pas le progrès, dirais-je même sans vouloir noyer le poisson.


La photo N° 6 est une intrusion: un bivalve qui n’arrive jamais à la fermer.


More about it later on !



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