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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 00:09
Imbitable, adjectif, au pluriel imbitables. Dérivé du verbe biter qui signifie comprendre. 

Sens 1 : à son sens premier, de l'argot  ce qui caractérise une chose incompréhensible.

Sens 2 : vulgaire, péjoratif, caractérise une femme sans attrait sexuel.
Je suis colère alors je m'octroie le droit d'être vulgaire.

Quel est donc la raison de mon courroux? 

Tout bêtement, parce que coup sur coup, à peine arrivé sur le lieu de mon exil j'ai lu dans le magazine Corsica puis entendu sur RFCA (Radio Forza Corsa Amora pour les ignorants de la corsitude) le bla-bla-bla d'un maître-sommelier du cru sur les vins du cru).

corsica2.jpg
Imbitable !

Lourd, bourratif, étalage d'un savoir livresque sur les cépages, les crus, les domaines, tout n'est pas bon à jeter bien sûr car presque tout y est mais cette exhaustivité est rébarbative, elle ne donne pas envie à ceux qui n'y connaissent que dalle. Trop de tout tue l'essentiel, noie le pauvre chaland ignare sous le flot d'infos guère utiles à son choix.

C'est bien joli de ne s'adresser qu'aux beaux nez : 3% qui disent s'y connaître beaucoup (un score de PSU) selon le sondage ci-dessous, de ne montez en chaire pour toujours psalmodier les mêmes antiennes pour convaincus, de tout dire pour ne rien dire en fait.

Croyez-vous vraiment que tous les maux de le consommation du vin dans notre vieux pays sont la conséquence de la funeste loi Evin ? 

C'est se rassurer à bon compte, une communication à la con bardée de pensée unique fait bien plus de ravages dans les rangs des ignorants.
J'ai toujours été frappé par la mise en garde d'une grande majorité de nos concitoyens lorsqu'on évoque auprès d'eux le vin «Moi vous savez, je n'y connais rien...» 

Beau résultat ne pensez-vous pas ?

Oui les Français estiment à 71% ne pas s'y connaître en matière de vin, selon un sondage Viavoice pour le magazine Terre de vins.

Selon Viavoice, «ce sont surtout les différences sociales qui structurent le sentiment de s'y connaître» et le résultat de ce sondage est «la preuve d'une vision encore très élitiste de l'initiation au vin dans la société française, mais aussi du sentiment (réel ou supposé) pour de nombreux ménages confrontés à des problèmes de pouvoir d'achat de ne pas avoir l'opportunité d'accéder à des vins de qualité».

Alors c'est bien joli de classer le vin au rang d'une valeur culturelle, ça rassure tout le petit monde nombriliste du vin, ça lui permet de se vivre comme une forteresse assiégée, ce qui est parfois vrai mais à force de se donner des verges pour se faire fouetter pourquoi s'en étonner.

Depuis que j'ai ouvert ce petit espace de liberté je m'époumonne à répéter qu'il n'y a pas que le vin dans la vie, comme me le faisait remarquer, en soupirant, une amie lors d'une petite fête entre bons buveurs : «Ils ne parlent que de vin...», ouvrons nos fenêtres au monde, soyons éclectiques, sortons de nos histoires de cépages, de nos master-class pour amateurs éclairés, de nos petites dégustations entre toujours les mêmes.

L'heure est au défrichement, c'est chiant mais c'est payant...

Sans cirer les pompes du sieur Dupont, qui s'Invigne facilement, je trouve qu'avec son compère Bompas ils font du bon boulot sur Le Point.fr, avec humour et compétence, pour le populo.

Comme je suis charitable, hypocrite bien sûr, j'épargnerai la presse du vin qui se contente de faire mijoter son petit fond de commerce avec pour seule ambition de câliner les bons annonceurs et de ne vivre que de leurs pinces-fesses pour amateurs qui se comptent facilement puisqu'à la question «en matière de vins avez-vous le sentiment de vous y connaître», 71% des Français répondent par la négative, dont 43% «pas du tout», contre 3% disant s'y connaître «beaucoup» et 26% «assez».

Conclusion : «Peut mieux faire !»

Beaucoup mieux même...

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Jacques, il est tôt, mon accomodationLuc Charlier 04/09/2014 08:20


Merci. J'espère que j'aurai encore le temps, avant de commencer, de lire le chef d'oeuvre de Trierweiler. Moi qui ne suis pas un fanatique de l'herboristerie et des médecines douces, j'avoue que
les dérivés du boldo sont TRES efficaces pour faire passer les nausées. Je prendrai deux comprimés effervescents d'Oxyboldine (pub gratuite) avant d'entamer ma lecture, en préventif.


Mais, comme je suis resté un clinicien malgré tout, j'ajoute une observation intéressante à la sémiologie médicale: quand les besoins sexuels de certaines femmes ne sont plus satisfaits - et
qu'en plus on baffoue leur amour-propre, avouons-le aussi - il se passe une réaction physiologique bizarre, que ni Freud ni Jung n'avaient décrite: elles produisent un fiel très particulier, en
proportion inverse de leurs sécrétions vaginales. C'est classe, ça, non. Et après, on me traitera encore de macho! 

Jacques, il est tôt, mon accomodationLuc Charlier 04/09/2014 07:48


Jacques, je la ramène une fois encore, sans doute la dernière avant les vendanges, qui approchent, même si je ne suis pas pressé. Malgré l’aveu d’incompétence vinique de tes compatriotes – enfin,
moi j’en ai quand même rencontrés qui « touchaient bien », sans doute puisés (Puisais ?) dans les 29 % - dans aucun pays que je connaisse on ne vous fait « la leçon »
avec autant de certitude et de pompe, notamment au niveau des « légendes » et des conneries qu’on raconte : le vin est « vivant », il ne « voyage pas bien »,
les cristaux de bitartrate au fond de la bouteille sont du sucre (après chaptalisation bien sûr) et j’en passe. Et la presse n’est pas en reste. Le nombre de journalistes (vrais ou se
l’imaginant) qui commencent par « moi, si j’étais de vous ... ». Eh bien, ils ne sont pas nous ! Vos gueules les mouettes. Jusque là, je me trouve assez consensuel.


Et ici, cela se gâte : je ne crois pas que les autres pays comptent plus de connaisseurs (proportionnellement), mais les autres nations ont moins tendance à donner des leçons que vous. Cela
fait presque 58 ans que mes grands-parents et puis mes parents m’emmènent régulièrement en France (on allait acheter la « tolérance » à Dunkerque, c’était le nombre de  bt de
pinard que la douane belge laissait passer sans taxes, avant la « CEE ») et cela fait plus de 9 années pleines que j’y vis, que j’y ai investi tout ce que je possédais (argent, temps,
énergie) et que j’y paie mes impôts (sauf sur le revenu, je ne suis pas encore imposable à ce titre, malheureusement). J’adore la France mais je voudrais qu’on arrête en permanence de me dire ce
que je dois faire. Surtout que comme exemple, pffff, il y a mieux, non ? Je ne suis pas sûr que le roi des cons soit flamand.


 

JACQUES BERTHOMEAU 04/09/2014 07:51



Bonne vendanges camarade : un disciple de Léon qui parle de Roi c'est un comb le 



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