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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 17:00

dites-nous_PUDLOWSKI-673x1024.jpgJe reçois chaque matin, via le site Écrivins, les blogs du jour. Ceux qui me reprochent d’être trop prolifique pourraient y constater que je n’arrive pas à la cheville du grand Gilles Pudlowski. En comparaison de cet éminent critique gastronomique, qui publie un Guide à son nom, je ne suis qu’une poule de basse-cour à l’ancienne car lui fait dans la ponte en batterie.

 

Les pieds dans le plat, affiche l’en-tête du blog, ce qui est une belle raison sociale. Le lecteur peut donc légitimement espérer de ce stakhanoviste de la plume électronique des critiques bien senties sur les établissements visités. J’avoue que le temps me manquant j’ouvre rarement les chroniques du sieur Pudlo. Ce matin pourtant, dimanche pluvieux, je tombe sur un titre qui accroche ma curiosité : « le castel d’Erbalunga » article du 9 octobre.

 

En effet, « le Castel Brando » j’y ai passé une semaine de vacances en septembre. Alors je me dis : qu’est-ce qu’un éminent critique peut bien écrire sur ce bel hôtel ? J’ouvre donc la boîte à Pudlo. Je parcours la prose. C’est affligeant ! Non pas que le contenu le fusse mais tout simplement parce que ce n’est qu’une resucée de la présentation de l’hôtel telle qu’on peut la trouver dans le dépliant de la maison. Sans vouloir être mauvaise langue, tout ça peut s’écrire depuis Paris ce qui bien sûr fait l’économie de frais (pour qui, je ne sais pas d’ailleurs ?). D’ailleurs les photos qui illustrent la chronique sont de JD Sudres/Voyage Gourmand (www.voyage-gourmand.com   est la photothèque de Jean Daniel Sudres, photographe de voyage, de cuisine et d’art de vivre. Elle réunit ses principaux reportages et est régulièrement actualisée).

 

Je ne vais pas ici ni citer, ni même reproduire la chronique de Gilles Pudlowski. Si vous souhaitez la lire c’est ici link. Très honnêtement si vous désirez mieux connaître cette charmante et délicieuse résidence je vous conseille d’aller directement sur son site www.castelbrando.com (rubrique résidence) car vous en apprendrez bien plus que dans l’ersatz du sieur Pudlowski.

 

Tout ça est bel et beau me direz-vous mais ça n’est pas nouveau le Pudlo ne déroge pas aux pratiques ordinaires de sa profession. Ah bon ! Moi je croyais, après avoir lu la prose du dit Pudlo A quoi sert « vraiment » un critique gastronomique? Chez Armand Colin sorti en mai de cette année, qu’il se glissait dans la blouse grise d’un inspecteur scolaire (sic) lorsqu’il visitait les établissements notés. Comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même sur son blog du 18 mai ce grand critique cite la 4ième de couverture de son opus.

 

« Le critique gastronomique est un animal étrange qui n’a qu’une bouche, un ventre, deux yeux, une langue, mais doit parler, pour l’humanité gourmande, de ce qu’il mange, aime, déteste, découvre, admire. Il établit des hiérarchies, se pose en défenseur du consommateur et en arbitre du (bon) goût, livre ses émotions, fait partager ses craintes, ses agacements, ses hantises. Il est détesté, adulé, respecté, craint, comme l’inspecteur scolaire qui visite ses objets d’étude.

Un animal à part ? Il y a de ça. Gilles Pudlowski nous montre en tout cas  que le chroniqueur gourmand n’est pas seulement un donneur de plaisir, un marchand de bonheur ou un forçat de luxe, mais un bourreau de travail qui avale des kilomètres, doit disséquer des milliers de repas, d’adresses de bouche en tout genre, visitant bistrots, grandes tables et commerces d’artisans qui prouvent que la France est une vaste table d’hôte où chacun peut puiser à son goût et à son gré. »

Son rôle ? Traquer l’essentiel, découvrir les stars de demain et d’après-demain, remettre à leur place les réputations usurpées. Bref, classifier sans cesser de jauger, d’estimer et de commenter. Ce travail de mangeur de fond est d’abord un immense labeur d’écriture qui flirte avec l’ouvrage d’art. »

 

C’est beau comme de la littérature, non ! N’étant ici qu’un consommateur, donc un quidam que le Pudlo dit défendre, qu’il me soit permis de ne pas trouver mon compte dans des notices s’apparentant à de la littérature de syndicat d’initiative. Pour autant, je puis attester que le Castel Brando est une résidence de charme où il fait bon vivre puisque j’y ai séjourné et bien sûr payé la facture de ses prestations. Notre éminent critique devrait, lorsqu'il signe de telles chroniques, rebaptiser son blog : les pieds en éventail. Enfin, je souligne que ma critique ne porte que sur une seule chronique et que je n'ai pas la prétention de l'étendre au fond de commerce principal de Gilles Pudlowski...

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Alain Leygnier 13/10/2011 11:20



@ Cad. Vous avez bien saisi la situation. J'ajoute qu'une belle écriture permet de faire passer bien des choses, comme le bidonnage, la goujaterie, le travail bâclé, la reprise textuelle
d'anciens d'articles sans en changer les informations, ce qui fait  désordre lorsque les intéressés s'en avisent. Critiquer pour le plaisir de critiquer ? Objectif avoué d'un critique bien
connu : "devenir célèbre en mangeant à l'œil".



François Audouze 13/10/2011 10:57







François Audouze 13/10/2011 09:32







Cad à Strophes! 13/10/2011 01:33



@ François


Flinguer Pudlo ?


Mais non, il ne s’agit pas de flinguer Monsieur Pudlowski, il est bien assez grand pour se flinguer tout seul. Petit à petit et ni
plus ni moins que ses confrères. « Pudlo » ne supporte pas que l’on remplace le « I » final de son nom par un « Y » (j’ai les preuves….) mais il apprécie qu’on
abrège son nom, ça fait plus « chic » : Pudlo, c’est un peu une reconnaissance, sa Légion d’honneur (s’il ne l’a pas déjà en vrai… à défaut il serait bien le seul à y avoir
échappé… encore qu’on pourrait lui filer le poireau, voire les palmes académiques parce que ce con,  en plus d’être critique, il écrit bien , ce
qui est assez rare dans ce sinistre métier).


Là n’est pas le sujet mais la digression m’amuse et j'assume totalement le fait de le traiter de con (ce qui n'est pas du tout
insultant, un président n'a pas été condamné pour avoir dit sur le même ton gentil à peu près la même chose)


Cher Monsieur, je vais reprendre vos arguments un par un. Parce que je prends le temps de le faire. Contrairement à Monsieur
« Pudlo », je travaille (vraiment! pas que sur le papier!) 350 jours par an et 6 jours et demi sur sept, et voyez vous je ne m’en plains pas, je le signale, juste, justement et très
simplement. Lorsque Monsieur « Pudlo » s’en va non pas goûter une table mais juger un chef, une équipe, il ne tient pas le temps d’un repas. Il a cette réputation d’être un maquignon de
la restauration : il va d’un pré à l’autre, goûtant ici une entrée, là un plat, ailleurs un dessert en un seul déjeuner ou en un seul dîner. Je suppose qu’il ne s’agit que de rumeurs et
d’ailleurs je ne doute pas qu’il en soit autrement.


On dit qu’il ne paie pas ses notes, eh bien, quand on ne fait pas un repas complet, l’usage veut (tous les restaurateurs, n’est-ce
pas, seront d’accord avec moi) on ne facture pas un client qui insatisfait visiblement s’en va avant la fin de son repas…


C’est le critique qui a tort ?


Non, le critique n’a jamais tort.  Le critique peut-être con (et d'ailleurs il l'est
souvent ) et prétentieux (il l'est aussi souvent que con, ça fait partie du package) mais il n’a jamais tort.


Le critique s’en va demander à voir le chef à la fin de son repas (vers 16 heures 30 s’il déjeune ou vers 2 heures du matin quand il a
dîné) ; il rencontre un chef épuisé par un service toujours difficile et lui demande de faire des heures supplémentaires qu’il ne s’imposerait pas à lui-même. Aussi, lorsque le critique s’en
vient boire un dernier verre avec un mec dégoulinant de sueur et de stress, il trouve encore, ce « critique » matière à faire des conclusions hâtives et méprisantes.


Sauf en de rares exceptions, le critique critique pour le plaisir de critiquer. Sauf bien sûr lorsque le Chef n'est pas sorti de la
cuisine mais qu'il se trouve encore dans les couloirs de telle ou telle chaîne de télévision... ou encore à l'aéroport, entre deux avions...


J’aurai trois avis différents


Vous avez trois
avis. Et vous demandez à deux équipes (une équipe en salle et une en cuisine) d’avoir toujours le sourire, de n’avoir jamais mal au dos, de n’avoir jamais mal aux pieds, ni encore moins bien sûr
mal au cul puisque cet « appareil » sert peu pendant les heures de service. Mais le client que vous êtes, Monsieur, oublie souvent de respecter le personnel, il oublie d’avoir un peu de
patience (on ne vient pas chez un étoilé pour bouffer, on y vient pour se faire plaisir – la nuance entre restauration, qui consiste à se sustenter, et gastronomie – qui consiste à se faire
plaisir – est importante). Vous parlez d’atmosphère ? de convives (de « qualité » des convives ?) de la table ? du serveur ? J’aimerais, vraiment que vous poussiez
plus avant. Je ne me risquerais pas à faire des hypothèses, sage que je suis. Développez, Monsieur. Parce que vous vous êtes, là, à vous comporter comme un critique mais sans argument.


Alors oui,
j'attends plus de vous, afin de pouvoir vous donner – peut-être (car je donne peu en général) – une réponse sinon intelligente, au moins professionnelle et circonstnciée.



François Audouze 13/10/2011 00:25



Et François Simon est un vrai critique gastronomique. Seuls les Bofs :) ne l'ont pas compris :)   ...



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