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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 17:00

tlvision2.jpgOrwell craignait ceux qui interdiraient les livres. Huxley redoutait qu’il n’y ait même plus besoin d’interdire les livres car plus personne n’aurait envie d’en lire. Orwell craignaient ceux qui nous priveraient de l’information. Huxley redoutait qu’on ne nous en abreuve au point que nous en soyons réduits à la passivité et à l’égoïsme. Orwell craignait qu’on ne nous cache la vérité. Huxley redoutait que le vérité ne soit noyée dans un océan d’insignifiances. Orwell craignait que notre culture ne soit prisonnière. Huxley redoutait que notre culture ne devienne triviale, seulement préoccupée de fadaises. Car comme le faisait remarquer Huxley dans Brave New World Revisited, les défenseurs des libertés et de la raison, qui sont toujours en alerte pour s’opposer à la tyrannie, « ne tiennent pas compte de cet appétit insatiable de l’homme pour les distractions ». Dans 1984, ajoutait Huxley, le contrôle sur les gens s’exerce en leur infligeant des punitions ; dans le Meilleur des Monde, il s’exerce en leur infligeant du plaisir. En bref, Orwell craignait que ce que nous haïssons ne nous détruise ; Huxley, redoutait que cette destruction ne nous vienne plutôt de ce que nous aimons. »

 

Que des vieilleries tout ça, Orwell et Huxley, des concurrents de Maxwell qualité filtre et de Max Mosley l’ancien président de la Fédération du Sport Automobile ? Du même tonneau que Zadig&Voltaire sur votre table de nuit !  Pire, cette citation est tirée d’un bouquin paru en 1985 aux USA « Se distraire à en mourir ». Pensez-donc, la préhistoire, un temps sans tweet, sans Face de Bouc, sans sms, donc un temps de vieux, de vieux ronchons, de vieux cons quoi ?  Lire, pourquoi faire, L’important c’est de capter l’instant, de se marrer, de faire du second degré. Tout commence avec nous, les bouquins ça se couvrent de poussière, nous préférons la neige de nos petits écrans.

 

Petit écran, cette appellation qui faisait référence au grand écran du cinéma, comme pour acter le rétrécissement de notre vision, est elle aussi à ranger au rang des accessoires vieillots. L’écran de référence est maintenant celui des Smartphones, considéré comme grand par rapport à celui, minuscule, des premiers téléphones portables. Le ciné, la Télé, c’était encore un peu de sociabilité : en salle ou en famille, l’écran du Smartphone scotche des zombis qui ne font plus qu’un avec lui. En tout lieu, omniprésents, dans Paris les obstacles les plus redoutables pour le cycliste sont ces 2 en 1 qui marchent hors le monde. Le stade ultime sera la puce implantée aux abords du cerveau : l’impulsion en ligne directe, le dépérissement du regard porté sur, la mutité absolue.

 

Je pousse le bouchon au plus loin pour mieux mettre le doigt sur la dérive du babillage où le public n’est plus qu’un auditoire et les affaires publiques qu’un vaudeville.

 

Pour finir sur une note d’humour Neil Postman dans son chapitre VI L’âge du show-business propose 3 utilisations de la télévision :

1-      La télé source de lumière pour lire une page imprimée.

2-     La télé tableau d’affichage électronique pour informer.

3-     La télé petite bibliothèque.

 indexTV.jpgimagesPhilips.jpg

Les nouveaux écrans peuvent toujours servir pour les deux premières fonctions mais pour la troisième c’est mission impossible. Faut-il y voir un mauvais présage.

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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Luc Charlier 26/10/2011 18:59



« Et Juliette avait encore son nez


Aragon n'était pas un minet


Sartre était déjà bien engagé


Au Café de Flore y'avait déjà des folles


Et mon père venait de débarquer


Il hantait déjà les boutiquiers


Dans sa chambre on croquait du café


Il ignorait qu'un jour j'en parlerais ... »


 


Le presque toubib Peyrac avait raison.


On pourrait aussi extrapoler :


 


« Et les vins avaient encore du nez


Le Fronton n’était pas un claret


Le tartre ne s’achetait pas par paquets


Au buffet des gares y’avait pas de Pomerol


Le Taulier n’était pas débarqué


Il croquait dans des bistrots d’quartier


Dans sa chambre ... ça c’est vous qui voyez


Il était sûr, que point j’n’en parlerais ... »


 


 



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