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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 00:09

Je ne sais pourquoi en ce moment « La forêt » me gagne, me cerne, m’enserre, m’envahit…


Parfois il me prend des envies de commettre une somme titrée « De la forêt »


Ne souriez pas, n’y voyez aucune malice, aucun sous-entendu phonétique, c’est ainsi, au travail je suis entouré de forestiers : les Ingénieurs des Ponts, des Eaux et des Forêts, longtemps j’ai habité seul en pleine forêt au seuil du massif d’Ermenonville et, comme l’écrit Sébastien Argand la forêt « incarne le juste équilibre, la symbiose, le bonheur (…) c’est la plus grande matrice d’humus. »


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Haute sérénité proclamait Francis Blanche dans son sketch culte avec Pierre Dac. Pour la retrouver j’ai décidé de m’adresser à 2 sages, 2 Jacques.


Le premier, sans ordre protocolaire, c’est le sieur Dupont, que pour l’occasion j’ai gratifié du titre de scieur de long, depuis qu’il a entrepris l’éradication de la langue de bois.


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« En ces périodes dominées par la politique intérieure, élections, remaniement, déclaration de bonnes intentions et coups de menton, refleurit - c'est le printemps - cette délicieuse langue de bois qui fait se redresser les vieilles promesses et les lendemains enchantés.


Le « microcosme », comme le dénonçait Raymond Barre, n'a pas le monopole du discours prêt-à-parler qui convient à toute situation et entretient les bonnes relations du sol au plafond. Raymond Barre disait aussi qu'il préférait « être impopulaire qu'irresponsable ».


À Bordeaux, tous ceux qui annoncent aux consommateurs que « certes le millésime fut difficile mais qu'on y trouvera des vins excellents, lalalère... » feraient bien de s'appliquer la formule barriste. Le millésime 2013, ce n'est ni 2004 ni 2002, comme on a pu l'entendre ou le lire ici ou là. Des millésimes de moyenne garde mais délicieux ! C'est davantage 1984 avec une bien meilleure maîtrise viticole de la part des vignerons. Point. (Mauvaise floraison en 1984, désastreuse sur les merlots et une fin d'été sous la flotte...) link 

 

Le second, c’est Jacques Perrin, que je n’ai aucun mérite à qualifier de philosophe car il l’est. J’aime beaucoup ce qu’il a écrit lors de sa première journée dans le Médoc, le vendredi 28 mars. « Douceur et soleil généreux » prédisait la météo, il a un peu de temps devant lui, improvisait direction Soussans, rue du Grand Soussans (merci au GPS)


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« J’avais vaguement entendu parler d’une petite propriété dont personne ne parle. Un Margaux idiosyncrasique. Un vin d’un autre âge peut-être. J’appelle depuis la route. Le propriétaire est dans ses vignes. Il me verra venir de loin. « Je serai là  dans un quart d’heure ! » lui dis-je. Quelques vignes. Un hangar avec une porte lilas. C’est là !


M. Jarousseau, le propriétaire, est dans la vigne voisine. Une parcelle de cabernet d’une cinquantaine d’années. L’état des lieux est rapide : 2 ha de vignes au total, sur Soussans, sur Tayac, et à Virefougasse, « à côté des vignes de Boyer ! » Nous sommes ici au lieu-dit « Bigos », alors ça s’appelle le Clos de Bigos » explique M. Jarousseau, un septuagénaire buriné qui n’a jamais dû croiser le chemin du grand Bob ou de l’un de ses épigones.


Je visite les installations. Impeccables. Un petit cuvier. Un égrappoir à la main, comme autrefois. Un chai de poupée. « On peut goûter le 2013 ? » Absolument exquis ! Un vin floral et délicat, bien né, bien élevé. Surprise ! Le 2011 entrouvre de belles perspectives. Droit, ferme et nuancé. Aux antipodes des sophistications et de la rhétorique qui a cours alentours, il exprime une vérité simple et savoureuse. Celle du cru artisan que l’on apprécie à table, commensal fidèle et soucieux d’épouser le gigot ou la lamproie. » link

 

 

Reste le dernier, le Taulier, un ramier, incapable de produire une ligne  qui vaille lorsqu’il s’aventure dans l’immense maquis dégustatif. Alors que fait-il le bougre : des photos…


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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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patrick axelroud 11/04/2014 07:54


Quoi ? Que vois je ? J'hallucine ! Ce bon Taulier ce serait-il aventuré de par cheux nous ? Oui, à en croire toutes ces photos des vins de BINNER ( que je n'ai pas encore dégusté bien que
recommandé par Sébastien LAPAQUE dans  "Le Petit Lapaque DES VINS DE COPAINS" et proche de Strasbourg - un peu comme les parisiens qui ne montent jamais à la Tour Eiffel.)Que ce
Taulier là sache que ,si d'aventure ses bottes le ramènent dans vers ces lointaines marches de l'est de ce "Vieux et Cher Pays" comme disait le Grand Charles, comme pour le Roi,sa Femme
et le Petit Prince, je serais heureux de lui serrer la pince.

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