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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 00:09

Je suis ainsi fait, à peine avais-je découvert dans la sélection des livres d’Écrivins de Laure Gasparotto  dans le Monde qui figurait un opus signé Jay McInerney baptisé « Bacchus et moi » que je me suis dit pourquoi elle et pas moi.


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Ni une ni deux j’ai trempé ma plume dans la plume belle encre pour me porter candidat auprès des éditions La Martinière à l’achat de ce livre qui ne sera en librairie qu’à partir du 3 octobre.


Bonjour,

Je chronique sur le web depuis plus de 7ans www.berthomeau.com  Vin&Cie l'espace de liberté

Je souhaite lire le livre Bacchus et moi de Jay McInerney publié chez vous avant sa sortie en librairie annoncée pour le 3 octobre.

Bien évidemment je réglerai ce livre selon les modalités que vous m'indiquerez en réponse.

Merci par avance de votre réponse.

J'habite dans le 14e  Bd st Jacques je peux donc passer récupérer le livre.

Bien à vous

Jacques Berthomeau


Réponse en retour le soir même :


Bonsoir,

Merci de cette prise de contact !

Nous devons être livrés mardi 23.

Peut-être pouvez- vous passer chercher un livre à l’accueil où nous déposerons un paquet à votre nom, le mardi 24 ?

25 Boulevard Romain Rolland

75014 Paris

 Bien à vous

Isabelle Lacroze


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J’ai donc, le jour-dit, sur ma flèche d’argent fait un aller-retour rapide aux éditions La Martinière pour récupérer le livre de Jay McInerney. Merci à cette maison d'éditions de m'avoir gratifié d'un envoi d'auteur.

 

Vous allez me dire, pourquoi un tel empressement ?

 

Tout simplement parce « considéré à ses débuts comme un éphémère oiseau de nuit des années yuppies, le romancier Jay McInerney, 56 ans, s'est imposé, avec Trente ans et des poussières et La belle vie, chronique de New York pré et post-11 Septembre, comme l'un des plus fins observateurs de son époque. » Thomas Mahler dans le Point du 26 juin 2011.


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C’est un romancier de ma génération, né en 1955, dont Nathalie Crom écrivait dans Télérama lors de la publication en français de son roman la Belle Vie en 2001 Nathalie Crom « Les surdoués vieillissent aussi. Jay McInerney n’avait pas 30 ans lorsque parut, en 1984, à New York, Bright Lights, Big City, qui le propulsa d’emblée sur le devant de la scène éditoriale américaine – donc internationale –, sorte de nouveau Fitzgerald, aussi élégant et désenchanté que l’original, devenu durablement, par l’entremise de ce seul mince livre, l’incarnation littéraire des années 80 commençant. Cela en compagnie d’un de ses cadets, Bret Easton Ellis, apparu dans le paysage l’année suivante avec le très déjanté Less than zero, et à qui, depuis, on n’a cessé de comparer McInerney. Mais tout cela, c’était il y a plus de vingt ans désormais, et beaucoup d’eau a coulé depuis lors sous les ponts de New York la grande. C’est incroyable, mais c’est ainsi : le presque trentenaire Jay McInerney a aujourd’hui dépassé la cinquantaine. »


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Maintenant Jay McInerney file vers la soixantaine mais son intérêt pour le vin date de ses années d’étudiant « Quand il n’y avait personne dans le magasin de vins où il travaillait, il prenait un livre dans la petite bibliothèque consacrée à ce sujet et, chaque soir, il rapportait chez lui une bouteille différente pour la goûter. C’est ainsi qu’il s’est découvert une véritable passion pour le vin. »


« Bacchus et moi » réunit soixante-cinq de ses célèbres chroniques parues dans House and Garden et dans le Wall Street Journal.


Il est très rare, et en France nous n’avons pas l’équivalent, d’avoir un tel talent qui met sa finesse et sa drôlerie au service de sa passion du vin.


C’est un livre imposant, 420 pages, qui ne se prête qu’à une dégustation chronique par chronique et non à une lecture à marche forcée. Alors je l’ai feuilleté, lu des passages avant de faire le choix d’une des chroniques qui n’a rien d’arbitraire, le wine-geek fondateur, mais justifié par l’une des miennes du 24 avril de cette année « Jefferson reçu de Gaillac en 1787 3 barriques de Cahuzac de son ami le duc de La Rochefoucauld puis le Saint-Georges d’Orques entra à la Maison Blanche » link


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J’adore l’entame de la chronique qui compte 5 pages (131 à 135), elle est pleine d’un humour moqueur, je laisse à ceux d’entre vous qui achèteront le livre la surprise.


Un  seul extrait * « l’examen d’une vie aussi complexe et aussi riche que celle de Jefferson à travers de l’étroite lorgnette  de l’oenophilie soit un peu comparable à la contemplation d’une orgie au microscope électronique : on risque fort d’en rater les évènements marquants ou de les voir dans une perspective bizarre (pour exemple, le chapitre « La guerre d’indépendance américaine : forte inflation du marché du vin. »)

  • à propos de l’introduction du livre de John Hailman Thomas Jefferson on Wine

 

« En effet, la vie de Thomas Jefferson est riche et dense « En plus d’être architecte, archéologue, astronome, juriste, musicien, philosophe naturel, propriétaire d’esclaves, homme d’Etat, auteur de la Déclaration d’indépendance et troisième président des Etats-Unis d’Amérique, Thomas Jefferson fut le premier geek du vin. Nombre de Pères fondateurs de la Nation raffolaient de bons vins de Bordeaux et de Madère, mais aucun ne s’y intéressa avec un esprit aussi scientifique que Jefferson, dont l’ardeur œnophile était obsessionnelle. 


Aussi connaisseur que prosélyte, il planta des dizaines de cépages à Monticello, prophétisant qu’un jour l’Amérique rivaliserait avec la France et l’Italie pour la production vinicole»


En quelque sorte la préfiguration de Vincent Pousson.


« Aucune nation n’est ivre quand le vin y est bon marché, déclarait-il, et aucune n’est tempérante quand le prix du vin oblige à recourir aux liqueurs ardentes pour la consommation quotidienne. Le vin, en vérité, est le seul antidote à ce fléau qu’est le whisky »


Soumis à la méditation de nos amis de l’ANPAA...


Grand voyageur, fin observateur, il sut allier comme il l’écrivit à Lafayette « associer service public et gratification personnelle »


« Et quand, celui-ci (Jefferson) fut à son tour pensionnaire de la Maison Blanche, il y éleva considérablement le niveau de l’hospitalité et fit de folles dépenses en vins et en mets (ce qui contribua à sa faillite).


« Jefferson est généralement considéré comme un homme de bordeaux, car c’est le type de vin sur lequel il a le plus écrit et peut-être qui reflète le mieux son caractère. Le claret, comme l’appellent les anglais, est un vin apollinien, un breuvage d’intellectuels, d’hommes de patience et de raison. Austère dans la jeunesse, il est connu pour développer une grande complexité au fil  des ans. Bordeaux réserve peu de surprises. »


Le bourgogne, lui, fait appel aux émotions plus qu’à l’intellect. C’est un vin pour les fous, les amoureux et les poètes. Il est donc un peu surprenant d’apprendre que, durant son séjour à Paris, alors qu’il avait tous les grands crus de France à portée de main, il gardait dans sa cave plus de bourgognes que de bordeaux ; et il semble avoir fait preuve d’un goût impeccable en la matière : il avait un faible pour le volnay, resté un vin  de connaisseur jusqu’à nos jours ; et en blanc, il aimait le montrachet, sans doute encore le vin blanc le plus recherché du monde. Cependant, il choisissait parfois le moins onéreux meursault-goutte-d’or, un bourgogne blanc rustique issue d’une pente un peu moins exceptionnelle, à quelques pas des vignes de Montrachet. »


Bon François (pas le connétable de Bourgogne mais le Bourgogne live) j’attends ma bouteille de meursault-goutte-d’or !


Voilà, si je vous ai mis en appétit « Bacchus et moi » de Jay McInerney aux éditions de La Martinière c’est 23 € en librairie à partir du 3 octobre.


Pour info je vous livre ci-dessous la table des matières des chroniques.


Enfin, je vous signale la chronique « Ridge, mieux vaut tard que jamais » page 363


« Draper est à présent un doyen de la viticulture américaine sans avoir eu à  sacrifier son vaste répertoire d’intérêts intellectuels ; c’est un homme sophistiqué qui conserve un enthousiasme et une curiosité tout juvéniles, et il paraît s’intéresser davantage à la lecture de la New York Review of Books que du Wine Spectator »


Moi aussi !


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Lire ou relire ma chronique du 5 décembre 2011 « Un déjeuner avec Paul Draper au Macéo : le goût de l’intelligence. »link


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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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