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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 00:09

Si la recette de d’une pure amitié était dans le commerce je vous la vendrais mais comme elle ne s’écrit qu’à l’encre sympathique mes mots n’en pourraient mais. L’ingrédient principal, le seul dont je sois certain qu’il soit essentiel, mais ne demandez pas la dose, c’est la capacité à saisir par les fenêtres qu’ouvre le hasard, la meilleure part de celui qui y pointe sa tronche de cake. Entre Cyril et moi, il en fut ainsi. Selon mon penchant préféré un beau matin sur mon espace de liberté je l’ai allumé sur son Grand Q glacé château gonflable, sa Pureté autoproclamée et sa Rébellion non révisée. Mon sang de vieux soixante-huitard n’avait fait qu’un tour : « sous les ceps je ne trouvais plus la plage... » Ma charge me valut une excommunication immédiate de tous les fans de PUR qui me sommèrent « Coco touche pas à notre Alonso ! » Tout le jour je ferraillais sec, défendant becs et ongles mes propos pour au soir me retrouver nez à nez avec un Cyrille Alonso qui, après m’avoir dit bonsoir, confiait à ses zélotes ébahis que le Berthomeau ne faisait là que son boulot.

  

Les jours passèrent, sereins. Et puis à la veille de prendre la route pour la Beaujoloise le 11 avril de cette année, sur FB, qu’est un réseau social un p’tit message à Cyrille pour lui annoncer que nous pourrions nous voir. La réponse fut rapide « 

Jacques,

On mange un p’tit bout à la maison avec des restaurateurs. Si tu veux ça commence à 19h30 dimanche : 1 asperge par personne et un verre de petit vin - J l’adresse 137 bd Antonin Lassalle Villefranche s/Saône.

 

Emballé c’était pesé.

 

Je me suis paumé dans Villefranche mais ma navigatrice m’a remis dans le droit chemin ce qui est chose bien malaisée quand on me connait.

Les asperges du Vaucluse étaient extra et l’andouillette à tomber par terre. Le jaja de PUR versé dans des verres troués qui se vidaient tout seul.

J’ai connu le nouvel associé de Cyril : Florian Looz du solide au flanc de notre poète vinificateur itinérant et les papa-maman et son petit frère : les premiers tiennent un beau restaurant à Sorgues (l’un des meilleurs du cru) www.restaurant-alonso.fr et le second est sommelier chez un grand de Genève dont j’ai oublié le nom.

Notre retour, en une nuit sans lune, sur les routes Beaujoloise fut guilleret.

 

Tout ça pour dire qu’en dépit de nos différences Cyril et moi sommes de vrais bons amis. Je n’aime pas tous ses vins car, comme il le concède « quand on fait dans le border line il arrive parfois de se mettre les pieds au-delà », mais ceux que j’aime je les adore, c’est du pur jus et puis notre Cyril et le Florian ils le vendent leur jaja décalé, à des grands, à des petits, à ceux qui aiment. Le monde est assez grand pour que chacun y trace son sillon et, notre vinificateur itinérant, le sien ne fait de tort à personne en suivant son chemin de petit bonhomme. PUR, sans mettre de l’eau dans son vin, assume bien son parti pris sans pour autant dire que ses voisins sont tous des crétins. Souvent sans soufre certes mais surtout sans sectarisme avec parfois encore des étiquettes qui décoiffent les vins de Cyril ont intégré le paysage et c’est fort bien ainsi. Moi j’en suis !    bottles-num-8--9--10--12-et-65.jpg

Reste la dernière création de PUR, sa cuvée UNIK, issue de son union avec l’artiste Marthe Martinez. C’est un Beaujolais Villages élégant et exclusif, vendangé en septembre 2010, égrainage à la main, macération et vinification en barrique unique, pressage lent avec micro pressoir en bois à cliquet… le tout sans levurage ni chaptalisation. Le résultat est UNIK issu des vignes de Vieux Gamay, datant de 1904. « Il a tout pour vous étonner par sa longueur en bouche et sa vivacité. Un beaujolais village aux allures de « grand » qui mêle les fins arômes de la rose, du jasmin, de l’orchidée et de l’œillet. » UNIK soulignent ses accoucheurs « marque aussi sa différence par l’exclusivité des 75 bouteilles qui sont proposées par la Maison mais aussi par la prestance des magnums qui accueilleront la cuvée vinifiée en plein air. »

Une rencontre UNIK qui fera la différence en 2011 même par le prix du magnum (99 euros) !

Production Unique Rebelle

Florian Looze – Tél. : 04 37 55 47 33 – Email : p-u-r@p-u-r.eu

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Luc Charlier 26/07/2011 13:43



Daniel, le grand provocateur que je suis, BIEN MALGRE MOI (« It’s beyond my control », voir les Liaisons
Dangereuses) essaie de ne pas égratigner les autres vignerons en cave particulière (C’est Brassens qui louait  la « solidarité sainte de
l’artisanat »). Mais c’est toi qui fais les commentaires à ma place. Peut-être qu’on est plus en accord que tu ne le crois !


Et j’en profite pour répondre à un de mes intervenants personnels (voir www.coumemajou.jimdo.com, onglet « blog ») qui
me demande si je n’ai rien d’autre à faire.


Pour l’instant, je prépare une mise en bouteille. Pour ceux qui sont étrangers au métier, c’est l’étape la plus stressante de
l’année : on peut griller tout le bon traval effectué pendant 12 mois en quelques heures. Il faut que le vin soit dégazé, mais pas trop. Il faut qu’il ne soit pas réduit, c’est une des
contraintes de la capsule à vis. Il faut qu’il soit sulfité « à point ». Chez moi, cela veut dire entre 12 et 20 mg par litre de libre. Il faut que Saint-Gobain m’ait livré les
bouteilles « just in time ». Il faut que mes aides soient déclarés à la MSA. Il faut que les étiquettes, les cartons, les capsules, les palettes, le scotch adhésif, le pic-nic, les
rallonges électriques (380 volts) soient là à temps. Entretemps, je commence à préparer la cave pour les vendanges. Et enfin, j’ai eu deux enlèvements de vin la semaine passée : on palletise
sur la camion car je n’ai pas de place pour faire tourner un Clarke (ou Fenwick) chez moi, et pas d’argent pour en acheter un de toute façon. Et je prépare un groupage : 15 clients pour un
enlèvement, càd 15 bons de commande mais une seule facture groupée, un DAE et un DEB. Il faut numéroter tous les cartons. Entretemps, ce que Christine vend en restauration doit être muni d’une
capsule congé, mis en caisse et préparé à être livré.


D’heure en heure, ce travail de manutention m’emmerde. Je suis plutôt du style bouseux-intello : ou bien les mains à la vigne, ou
bien la tête dans un bouquin. Donc, toutes les heures à peu près, je tapotte sur le clavier, comme Laville sur ses bambous. Voilà, à part cela, je n’ai rien à faire !



daniel chérel 26/07/2011 12:52



Non Luc ne cherches pqs la cuvée Unik dans les grandes surface ou chez les cavistes. Les 75 magnum (pourquoi ne dit on pas magna ?) Il sont vendus uniquement  par Pur Sarl, Alonso et Looz co
gérants sur ou par  internet . 99€ port en sus pour un Beaujolais Village est plus que dissuasif  même sis l'Iris et la Violette sont présents à l'attaque et la finale est longue
et croquante. L'étiquette sérigraphiée  de  Marthe Martinez, artiste peintre-arthérapeute  de son état ne peut pas réussir à me convaincre d'acheter le magnum Unik. Les corps
déstructurés de ces femmes aux seins opulents, sentent le soufre et  ne me paraissent pas convenir à  un vin dont l'argument de vente est  justement de ne pas en contenir. Cela
n'engage que moi bien entendu.  Par ailleurs la qualification de vin naturel ne serait elle pas exploitée à des fins purement commerciales ?



tchoo 26/07/2011 12:12



Sans levurage, mais pas sans levures, rassurez-moi!


Ne serait-ce pas de la discrimination evers étrangers?


si c'est, c'est grave, parce que des étrangers il y en a plein dans le monde (MC)



Luc Charlier 26/07/2011 09:30



. Est-ce qu’on peut le trouver au PRISUNIK?


. Plus sérieusement, pour les amateurs de Beaujolais « construit », ce qui n’est ni obligatoire, ni non plus une
incongruité, allez voir Daniel Aujas, au lieu-dit Les Fouillouses au-dessus de Juliénas. Attention homonymie avec de nombreux prénoms. Il vend encore du 1993 (!) - j’en ai acheté
un carton - et presque tous les millésimes suivants. Ce soir, ce sera une « vieille vigne 2005 » dont il m’a fait cadeau.


J’entends déjà vos commentaires : ce n’est pas la « typicité » beaujolaise que de faire des vins de garde en macération
traditionnelle, ou bien, s’il a encore de vieux millésimes, c’est que ce n’est pas assez bon pour qu’ils soient vendus facilement ...


Rien de tout cela. Il élabore des vins « à son idée », un peu rustiques, qui mettent du temps à assouplir leurs tanins. Il
travaille sa vigne, pas son image. Il habite un chemin de traverse, haut-perché, et peu de monde s’y arrête. Enfin, il n’est pas un « vendeur ». Moi, qui ne serai pas conseilleur ni
payeur, j’adoucirais un tout petit peu la trame, je demanderais qu’on me crée une étiquette un peu plus guillerette et j’échantillonnerais large. Ce n’est pas du marketing, c’est du ... XXIème
siècle.



JACQUES BERTHOMEAU 26/07/2011 09:36



Chiche l'idée d'un duo me plairait mais pour savoir pourquoi lire la sage de Marie...



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