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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 00:00

Le Roman du Vin Noir : « Greffées sur les collines qui drapent la vallée du Lot, les vignes environnant Cahors recèlent bien des secrets. Avec ses âges d'or, ses drames et ses bonheurs, l'histoire de ce vignoble, réputé pour son vin noir, regorge de péripéties. Intrigante, mystérieuse, elle relève du roman. Ainsi, Jean-Charles Chapuzet nous offre beaucoup plus que la simple histoire du vignoble. Avec son regard d'historien et sa plume de romancier, il fait vivre les hommes, les mentalités, les odeurs, les coutumes, les émotions... tout ce qui a façonné, depuis deux millénaires, le paysage quercynois, son vignoble et ses vins. Il signe ici un ouvrage gourmand : gourmand de vies, gourmand d'histoires. Car boire un verre de Cahors, c'est un peu, se remémorer la construction et la légende du Pont Valentré au XIIIe siècle ; guidé par un vigneron de Puy-l'Evêque ou d'Albas, c'est se souvenir des ancêtres qui luttèrent contre le phylloxéra ; c'est aussi s'asseoir, une fin d'après-midi d'été, sur la fontaine de Prayssac et savourer le bonheur de l'instant. Un livre indispensable pour découvrir une région et des vins passionnants. » tel est présenté le livre de Jean-Charles Chapuzet Cahors le Roman du Vin Noir aux éditions Féret préfacé par Michel Dovaz. 

À ceux qui s’étonnent de la prolificité de mon « inspiration quotidienne », si tant est que je fusse un jour inspiré, je réponds : « il suffit de se pencher, les histoires sur le vin se ramassent à la pelle, ou plus joliment dit, il suffit d’avoir la tête dans les étoiles, le nez au vent, le cœur léger et, comme les oiseaux du ciel qui ne sèment, ni ne moissonnent, elles viennent à moi de surcroît. Au Grand Tasting de B&D où je ne sais par quelle engeance, sans doute dans une optique stakhanoviste des grands DD (dégustateurs debout)  y’a pas l’ombre d’un petit siège pour poser son cul, manger un bout en buvant un coup, je fus cueilli par l’ami Mathieu Poirault, hébergé pour un temps à la maison Jeanjean où il me fit découvrir, entre autre trésor, le vin noir de Cahors remédiant ainsi à mon ignorance crasse. En l’écoutant me narrer l’histoire du vin noir au temps où Cahors, place forte enserrée dans une boucle du Lot, amenait par ce fleuve, affluent de la Garonne, via le port de Bordeaux, le « black wine » à la cour d’Angleterre. En effet, 1152. Aliénor d’Aquitaine épousait Henri Plantagenêt, futur roi d’Angleterre, précurseur le vin de Cahors ouvrait la voie à une grande passion de nos amis anglais pour les vins de Bordeaux. Bordeaux la grande rivale qui mettre à profit sa domination sur l’arrière-pays. Et puis, bien sûr, le foutu phylloxéra rayera de la carte le vignoble de Cahors.

Cahors, tel le phœnix, renaîtra de ses cendres après la 2de Guerre en renouant avec son cépage emblématique : le malbec. Mais revenons à l’élaboration Vin Noir, tradition ancestrale revisitée par la maison Rigal www.rigal.fr  pour vous révéler une partie du mystère. Les baies sont chauffées avant la macération suivant diverses méthodes : passage des baies dans les fours à pruneaux, chauffage des barriques ou, comme le fait Rigal en partenariat avec le Clos de Gamot, par le chauffage de la vendange éraflée avant son introduction dans des fûts de chêne neufs. Bien plus qu’un long discours le petit crobar ci-dessous est plus parlant, avec en vedette le roulage de la barrique 4 fois par jour pour briser le marc. En résumé le raisin est vinifié et élevé dans les mêmes futs de l’arrivée au chai à la mise en bouteille.

  Chou-6206.JPG

Question des questionneurs patentés « et ça donne quoi dans la bouteille votre black wine sieur Berthomeau ? À vous croire il faudrait se contenter de boire vos mots mais, désolé, il vous faut passer à l’épreuve du ciboire : le malbec c’est déjà mahousse costaud alors avec la tradition revisitée n’est-ce pas bodybuildé ? Non l’extraction ne rime pas ici avec musculation, c’est équilibré, fin, souple et soyeux. Toute l’ampleur de la complexité aromatique est révélée, merveilleusement offerte « au long nez et au bec fin » bien sûr mais aussi aux malheureux comme moi, martyrisés par le traitement Bettanedesseauvien – comme un ancien 1ier Ministre croqué par Plantu je rêvais dans les travées du Carrousel du Louvre d’une chaise à porteur – qui trouvaient dans ses fragrances de violette un réel réconfort. Pour faire chic, un conseil, si vous voulez bluffer votre futur beau-père ou épater votre patron servez-lui Le Vin Noir de Rigal avec des truffes cuites sous la cendre. Vous ferez exploser tous les compteurs. Bien sûr faut avoir une cheminée mais bon vous pouvez toujours tenter le brasero sur votre balcon ou sur la pelouse de votre résidence, ça mettra un peu d’animation dans votre quartier.

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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Michel Smith 15/12/2009 17:33


Je ne suis pas expert en oenologie, mais il semble bien que cette méthode pour faire du "Black Wine" est assez ancienne. Elle a été remise au goût du jour par quelques domaines du Cahors il y a
quelques années. Et Rigal, à juste titre, ne fait que surfer sur la vague d'un certain retour de mode du "Black Wine", mode relancée par les Cadurciens eux-mêmes qui n'hésitent pas à fraterniser
avec les Argentins au nom du Malbec. C'est Pompidou qui doit être content !


tchoo 15/12/2009 08:56


Et voilà ce que nos éminents oenologue qualifierons de Thermovinification plus tard, fort prisée dans les années 70 à cause de ce maudit Botrytis, remis au gout du jour, pour gommer la sécheresse
tannique trop présente dans les années 90.


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